> Jacques Mailhos (Traducteur)

ISBN : 2351780213
Éditeur : Gallmeister (2009)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

" Au-delà du mur de la ville irréelle, au-delà des enceintes de sécurité coiffées de fil de fer barbelé et de tessons de bouteille, au-delà des périphériques d'asphalte à huit voies, au-delà des berg... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par ursus, le 30 décembre 2011

    ursus
    Une compilation de textes d'Abbey, écrit de 1970 à 1983 environ. Des histoires de marche dans le désert, de randonnée au sommet du Texas, de visite à la mer de Cortès, de descente en bateau du Colorado ou de rivières alaskienne…
    Alors ?
    Il y a là-dedans la quintessence du genre : une marche solitaire dans le désert, avec un sac énorme, des pieds en charpie et la quête obsessionnelle de l'eau… C'est de l'aventure qui ne dit pas son nom, avec de l'autodérision et du questionnement : pourquoi se faire mal ainsi ? pour le désert, pardi ! pourquoi le désert ? pour l'espace, les rares animaux visitant les points d'eau, l'absence des humains, l'introspection…
    Mais il y a autre chose dans ce livre, volontairement ou non. le « rat du désert » est aussi un touriste comme tout un chacun, pris en charge par des guides professionnels, malade, regardant au final plus la petite troupe des autres touristes que la nature. Cela relativise la folie et la science d'Abbey, mais ça le rend plus humain peut-être ; la plupart de ses histoires sont d'ailleurs plus tissées d'amitiés que de solitude.
    Mais cette petite limite de l'homme ne doit pas cacher l'essentiel : Edouard, t'es quand même le plus grand dans ton genre !
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  • Par keisha, le 17 mai 2009

    keisha
    Si vous connaissez Edward Abbey : lancez-vous sans attendre dans ce livre! L'auteur du "Gang de la clef à molette" (1927-1989) présente quelques textes écrits entre 1973 et 1984.
    Si comme moi vous n'aviez jamais rien lu de lui : c'est l'occasion de le découvrir! Et j'espère que vous serez conquis...
    De quoi parle-t-il? De nature et principalement des déserts de l'Ouest des Etats-Unis. Il voyage à pied, en bateau dans un canyon du Colorado ou en Alaska, rarement en véhicule à moteur. Il décrit les paysages avec une précision qui devient poétique et un humour pince sans rire. Cette nature sauvage, c'est sa vie, pas question de la salir! Il s'insurge donc contre tous ceux qui la détruisent, la polluent, la transforment, particulièrement au lac Powell: avant le barrage, faune et flore à volonté, après, à cause du niveau instable de l'eau dans la retenue, impossiblité à la flore, et donc à la faune, de s'installer durablement, et donc c'est mort...
    Jetez vous sur ce livre formidable, sans concessions, avec de vrais gros morceaux de nature dedans, qui vous fera voyager "dans la tête" à défaut de le faire dans la réalité.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-30016719.html
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    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 10 février 2009

    ivredelivres
    Alors pas d'hésitation, faite le plein de votre gourde, emportez trois rondelles de banane séchée, chaussez vous bien car le cactus cholla ne pardonne pas, bouclez votre sac et en avant. Attendez vous à suer, mourir de soif, à croiser des lapins antilopes, des coyotes, je ne parle pas ici serpent à sonnette et autres futilités, car pour suivre le précepte de ce fou ordinaire « ceux qui visitent le monde sauvage doivent le mériter »
    Rien à craindre nous avons un bon guide capable de repérer les points d'eau, de lire le paysage, de faire du feu n'importe, un fou des grands espaces et la ballade est magique.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2009/01/22/fou-de-de..
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    • Livres 5.00/5
    Par Filisimao, le 25 septembre 2010

    Filisimao
    Recueil réalisé par Edward Abbey, à partir de récits qu'il avait publié dans des ouvrages aujourd'hui épuisés.
    Avant d'être le talentueux romancier que l'on connaît (Le gang de la clef à molette, Le feu sur la montagne), Edward Abbey est d'abord un naturaliste. Farouche défenseur des espaces sauvages, il raconte dans ce livre quelques une de ses randonnées et méditations dans les déserts américains. Il y explique sa fascination pour ces lieux reculés, qui devraient selon lui le rester pour le bonheur de tous.
    Ce recueil n'est pas seulement un récit de voyages et d'aventures, c'est aussi un manifeste contre le développement déraisonné de l'industrie touristique.

    Lien : http://ranatoad.blogspot.com/2010/09/un-fou-ordinaire.html
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Citations et extraits

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  • Par ivredelivres, le 10 février 2009

    « Au-delà du mur de la ville irréelle, au-delà des enceintes de sécurité coiffées de fil de fer barbelé et de tessons de bouteille, au-delà des périphériques d’asphalte à huit voies, au-delà des berges bétonnées de nos rivières temporairement barrées et mutilées, au-delà de la peste des mensonges qui empoisonnent l’atmosphère, il est un autre monde qui vous attend. C’est l’antique et authentique monde des déserts, des montagnes, des forêts, des îles, des rivages et des plaines. Allez-y. Vivez-y. Marchez doucement et sans bruit jusqu’en son cœur. Alors… Puissent vos sentes être légères, solitaires, minérales, étroites, sinueuses et seulement un peu en pente contraire. Puisse le vent apporter de la pluie pour remplir les marmites de grès lisse qui se trouvent à quatorze miles derrière la crête bleue que vous apercevez au loin. Puisse le chien de Dieu chanter sa sérénade à votre feu de camp, puisse le serpent à sonnette et la chouette effraie vous distraire dans votre rêverie, puis le Grand Soleil éblouir vos yeux le jour et la Grande Ourse vous bercer la nuit. » « Je me souviens du vent sec et brûlant. De l’odeur de la sauge et du genévrier, du sable et de la lave noire et dure cuisant sous le soleil. Je me souviens de la vue d’un hogan navajo au pied d’un à-pic, de la poussière rouge, d’un cheval solitaire broutant dans le lointain au creux d’un lit à sec, d’une éolienne et d’un réservoir d’eau au croisement de pistes de bétail irradiant vers l’horizon dans une douzaine de directions différentes, et du vert suave des saule, des tamaris et des peupliers de Virginie au fond d’un canyon minéral. »
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  • Par keisha, le 17 mai 2009

    "Le peu commun rat du désert de l'Ouest américain n'est qu'un pauvre bipède aux pieds nus et sans plumes comme vous et moi, mais il a quelques caractéristiques particulières : une myopie permanente, un corps intensivement soigné à l'acupuncture des cactus, deux gros orteils pourpres et morts à force de donner des coups de pied dans les pierres, et un cerveau semi-misanthropique rôti par le solei. Et il est heureux.
    Le rat du désert adore l'eau, mais préfère vivre, comme son cousin quadrupède le rat-kangourou, dans des lieux où l'eau est aussi rare que le radium. La rareté la rend précieuse, donc délectable. la plus douce es musiques, pour ce rat, est le plic ploc de l'eau qui sourd du roc et tombe danbs un quart en alu, le tintement rythmique de gouttes invisibles éclatant dans la pénombre contre une roche tympanique.
    Il est tolérablement adapté à la chaleur intense, à l'éclat continu du soleil, au sable sur ses oeufs, aux scorpions dans ses bottes, aux punaises piqueuses au fond de son duvet. Il ne crache pas sur un paysage essentiellement constitué de roches nues et de quelques plantes rachitiques rampant précautionneusement hors des fissures de la pierre; en fait, il a tendance à trouver les verts pâturages et les prairies herbues anxiogènes. ce qui nous amène à l'espace, espace interne et espace externe, et aux fétiches spécifiques du rat du désert.
    Il aime toutes les formes de vie, même l'humaine. Mais bien qu'il apprécie (avec modération) les humains, il les préfère, comme les arbres et les buissons, bien espacés les uns des autres. A distance de crachat confortable - disons deux miles - avec entre eux un monoclinal lisse de cinq cents pieds de haut en guise de barrière.
    Cela ne veut pas dire que le rat du désert soit nécessairement plus résistant que les autres rats. par exemeple, il n'est assurément pas aussi résistant que le rattus rattus urbanus, cette race hautement spécialisée qui prospère, ou tout du moins survit, sur le ciment et l'acier, dans le f
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