ISBN : 2253120049
Éditeur : LGF (2007)


Note moyenne : 3.02/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
" Désormais ma vie ne m'appartenait plus. Je n'étais plus qu'un creux, un vide, un néant. Désormais, j'étais mère. "
E. A.

Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d'Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet " heureux événement... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Kadoc, le 05 octobre 2011

    Kadoc
    Sous l'influence de la promotion de l'adaptation cinématographique, et d'une probable fatigue généralisée et/ou d'une forme de pathologie de suicide littéraire, j'ai emprunté ce livre à une inconsciente qui l'a acheté à sa sortie.
    Elle a esquissé un sourire lorsque je lui ai demandé :"tu l'as aimé ce livre ?". Et n'a rien dit. Ensuite elle a sauté par la fenêtre. Je l'ai vue courir dans la rue, agitée de spasmes nerveux et poussant un rire diabolique. Proche de l'éructation de la hyène sous amphétamine.
    Et je l'ai lu ce bouquin... Et cela n'a pas été une sinécure. Je n'avais rien lu d'aussi pénible depuis "L'imposture informatique" de François de Closet.
    ABECASSIS nous dévoile un scoop totalement INOUÏE :
    "C'est pas tous les jours le pied d'être enceinte et d'avoir un enfant !"
    Qu'un auteur n'ai pas grand chose à dire, ça se voit souvent.
    Qu'un auteur n'ai pas de style particulier, ça se voit très souvent.
    Qu'un livre soit passable, mauvais, surcoté, ça se voit très très souvent.
    Mais qu'un auteur essaye de nous apprendre que deux et deux font quatre en soutenant mordicus qu'il est à l'origine de cette découverte, c'est très rare.
    Et bien "Un heureux événement" réussi le tour de force de rassembler toutes ces caractéristiques.
    C'est bien simple, la dernière fois que j'ai eu à tel point l'impression que l'on prenait pour un imbécile, c'est lorsque que l'on m'a rappelé que les suppositoires ne s'avalent avec un verre d'eau.
    Un article de FEMME ACTUELLE sur la grossesse est 1000 fois meilleur que ce livre prétentieux, et strictement sans aucun intérêt (si ce n'est celui de concourir pour le titre de mètre étalon de la médiocrité "littéraire").


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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par raton-liseur, le 14 octobre 2011

    raton-liseur
    « Soudain des années d'individualisme réduites à néant. » (p. 55), c'est cela ce que raconte ce livre, les bouleversements profonds et sous-estimés qui accompagnent l'arrivée d'un premier enfant. Mais plus qu'une description de la maternité, ce livre me paraît plus traiter de l'évolution de l'amour au fil du temps, et comment une relation peut (ou ne peut pas) survivre à la trivialité (comment passer d'une relation où on n'ose éternuer devant son partenaire à une relation où il vous voit les pieds dans les étriers…).
    Mais ce livre part d'une hypothèse qui me paraît erronée : on n'est pas au courant, ou alors on ne choisirait pas si facilement de faire des enfants. Je ne suis pas d'accord, je pense plutôt que l'on sait, et soit on refuse de voir, soit on est sûr que pour nous ce sera différent… Combien de personnes décideront de ne pas faire d'enfant à cause de la pseudo-vérité que prétend révéler ce livre ?
    Il est de bon ton ces temps-ci de s'attaquer au mythe de la maternité, et je pense que c'est une bonne chose que de battre en brèche le discours dominant de la maternité triomphante et idyllique. Mais je ne trouve aucun livre dont le propos me satisfait réellement. J'ai lu il y a quelques mois Lait noir de Elif Shafak, et l'ai trouvé un peu simple et sans nouveauté, même constat que pour celui-ci donc. J'ai même lu le fameux et incontournable L'Amour en plus de Elisabeth Badinter il y a quelques années et avais été déçue par le côté fallacieux du raisonnement, déçue car si je suis d'accord avec sa thèse, j'aurais aimé qu'elle me donne des arguments plus convaincants pour l'illustrer. le livre sur la maternité dans toute sa trivialité et ses doutes reste donc à écrire me semble-t-il.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par letteratura, le 17 juin 2011

    letteratura
    Je pense que ce livre a été une très grande surprise, car je ne m'attendais pas à une telle profondeur d'écriture. Quand on y pense, c'est obligatoire car la naissance est un moment très sacré. Je suis donc très heureux d'avoir lu ce livre, même si ce n'est pas très consistant pour être un coup de cœur.
    L'histoire concerne Barbara qui est enceinte, jusqu'à l'accouchement elle est contente de pouvoir donner la vie mais malheureuse de perdre sa jeunesse, à l'accouchement et après, tout va mal, son couple hésite, elle ne sait pas comment être avec son enfant et sa vie.
    L'histoire est divisé par deux, avant l'accouchement et après. Avant, on assiste à toutes les étapes d'une grossesse avant des détails réalistes, on comprend son état tant psychologique que physique. Ceci est vraiment un bonne expérience, surtout pour les hommes comme moi, car les femmes ne racontes pas forcément tout à leur maris. Après, il y a l'élément crucial où l'on voit toutes les facettes de cet “heureux évènement”, où Barbara hésite encore sur l'enfant, mais elle raconte aussi ses souffrances qui se cristalliseront par là suite, donc c'est un bon guide pour les femmes qui veulent avoir des enfants. L'après accouchement se passe selon des étapes définit, la découverte de l'enfant, l'appartenance et les problèmes de couples.
    Pendant toute la lecture, on ressent que cette femme ne sait pas tous des sentiments maternels, elle apprend petit à petit, parfois avec humour mais aussi avec larmes. J'ai beaucoup aimé cette découverte de l'être inconnu et l'appartenance à celui-ci.
    On peut considérer ce roman comme un mélange entre roman et essai, car il y a de nombreux passages très agréable à lire qui reflète la pensée de l'auteure, elle énonce des problèmes qu'elle essaye de résoudre selon elle. On peut prendre l'exemple de la vie Barbara où elle se demande si elle devrait avoir une vie autre que maman. Elle nous dit toutes ses pensées, avec une approche philosophique.
    Je parlais d'approche philosophique, c'est exact, car l'auteure se pose de nombreuses question sur sa vie, et son sens, à partir de ces expériences, elle essaye d'y répondre avec une subjectivité présente, on sent vraiment qu'elle est insérée dans son personnage, on sent vraiment qu'elle a déjà eu des enfants. C'est grâce à cela, qu'elle s'attaque au tabou de la maternité en entrant dans les détails les plus insignifiants qu'il le devienne. Elle aide les femmes à partir d'un roman, ce n'est pas comme les guides de la maternité. Puisqu'ici, Barbara apprend elle-même les notions de maternité.
    L'écriture est vraiment très bonne, je pourrais qualifier le style tragicomique, elle nous fait tant rire que pleurer, on peut dire que c'est un véritable talent, que je continuerais à lire. Parlons dernièrement de la fin, une bombe qu'elle laisse exploser, car cette nouvelle est bouleversante dans cette histoire, on ne sait pas comment réagir, on aurait aimé avoir une suite.

    Lien : http://litteraire-en-herbe.blogspot.com/2011/06/un-heureux-evenement..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Alinee, le 10 janvier 2012

    Alinee
    Je ne serai pas aussi dure avec Eliette Abécassis que dans certaines critiques que j'ai lues. Pour la simple et bonne raison que je m'identifie à elle. Je n'ai pas encore connu d'"heureux événement" mais je me sens, comme elle, si loin de me sentir prête ou d'imaginer les bouleversements qu'apporte l'arrivée d'un enfant dans une vie.
    Là où les gens l'ont jugée dure, violente, injuste dans ses propos, j'ai juste envie de lui dire merci. Merci de parler aussi sincèrement d'une chose qui fait peur à plus d'une femme, une chose que l'on avoue pas souvent: oui, la grossesse, l'accouchement, la maternité ne sont pas les moments les plus épanouissant de la vie pour tout le monde.
    On ressent toute la contradiction de la mère qui finalement, reconnaît que sa fille est tout pour elle car c'est elle, la petite Léa, qui a "mis au monde" sa maman en la poussant au delà de ses limites, des limites qu'elle pensait ne pas pouvoir atteindre, des choses qu'elle pensait ne pouvoir surmonter.
    Une lecture rapide, brusque qui laisse à réfléchir...
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par sagebooker, le 18 novembre 2011

    sagebooker
    Le regard est très juste sur ce qu'on demande aujourd'hui aux femmes qui deviennent mères, et le rapport à la réalité qui fait tomber de très très haut... avant, on avait les grand-mères, les mères, les belles-mères, les voisines à notre chevet. Aujourd'hui, on affronte seule, et on se retrouve dans les griffes de la Leche League, association à la limite de la secte parfois.
    C'est très bien vu de la part de l'auteur, encore que dit d'une façon tellement égocentrique (mais comment peut-on vivre autrement cet événement ?), mais très mal vu de le dire aujourd'hui dans une société qui veut la femme mère et allaitante, travailleuse et indépendante, quand c'est dans les faits simplement une galère.
    Alors livre à lire ou non ? Si on est passée par-là, on se le rappelle mais on n'entre pas du tout dans la vie de l'auteur qui se présente de prime abord comme une belle égoïste, avec une vie tellement privilégiée qu'il est difficile de s'y raccrocher et s'y projeter (encore moins s'y reconnaître). Si on n'est pas passé par-là, on peut passer par-là, c'est quasiment impossible d'apprécier le livre, condensé de retour sur so
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 16 mars 2011

    Dans l'ordre, mais quel ordre ? L'ordre de ceux qui divorcent six mois après avoir eu un enfant, ou l'ordre de ceux qui en refont un autre pour tenter de réparer les dégâts ? L'ordre de ceux qui se séparent au bout de sept ans de mariage et trois enfants, ou l'ordre de ceux qui font trois enfants, passent vingt ans ensemble et finissent par se séparer après que les enfants ont grandi ? L'ordre de ceux qui font deux enfants et qui restent ensemble même s'ils ne s'aiment plus parce qu'ils n'ont pas le courage de se séparer, ou l'ordre de ceux qui ont des enfants et sont malheureux ensemble, et ont chacun des maîtresses ou des amants ? Ou encore l'ordre de ceux qui sont malheureux en famille, qui s'arrangent pour être très pris par leur travail et voyager un maximum pour les voir le moins possible ? Il existe tous les cas de figure. Mais de couple amoureux avec des enfants, sur la durée, je n'en connaissais pas un seul. Pas un seul.
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  • Par mandarine43, le 16 mars 2011

    Pourtant, j'étais attachée à elle et à lui. Mon compagnon, père de mon enfant, et elle, ma petite : un lien solide s'était tissé entre nous. Cela n'avait rien à voir avec la passion amoureuse. C'était quelque chose de viscéral et d'évident, de naturel et d'originel. Quelque chose d'organique et d'indéracinable.
    Peut-être était-ce cela, l'amour ?
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  • Par raton-liseur, le 14 octobre 2011

    Mais d’où vient cette folie que les gens ont des enfants – qu’ils décident d’avoir cette outrecuidance ? Pour qui se prennent-ils ? Est-ce qu’ils savent ce qu’ils fon, est-ce qu’ils ont conscience de tout ? Non, en fait, personne n’a rien compris. Comme le Bourgeois gentilhomme, ils font de la métaphysique et ils ne le savent pas. Ils font l’acte le plus commun et le plus inouï, qui consiste à reproduire l’humanité, en prenant en charge un petit d’homme. En étant responsables d’un autre, alors qu’ils ne le sont pas d’eux-mêmes. C’est vertigineusement banal. Ils se mettent à la place de Dieu, en toute innocence. (p. 15, Chapitre 3).
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  • Par Alinee, le 11 janvier 2012

    (...) Ces moments où sourdement l'on sait qu'on s'est trompé, que la vie, ce n'était pas l'Italie et ce n'était pas La Havane, et que, portés par Venise, on arrive à avoir assez de distance pour se dire que l'on s'aime encore, que l'on s'est trop aimés pour ne plus s'aimer, que la vie sans amour n'a pas de sens...
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  • Par Alinee, le 05 janvier 2012

    J'avais peur. Je n'avais pas la fibre maternelle. Je n'avais jamais fantasmé d'être enceinte. Je ne l'avais jamais imaginé. Je ne m'étais jamais intéressée aux bébés; quant aux enfants, je ne les aimais pas particulièrement. Tout ce qui avait trait au monde de l'enfance, je le trouvais bête et ennuyeux.
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