ISBN : 222621514X
Éditeur : Albin Michel (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.04/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
Entre Agathe, parolière de chansons, et Jérôme, dirigeant d'une start-up, c'était le grand amour. Huit ans de mariage et deux jumeaux plus tard, tout a changé : elle écrit de moins en moins, happée par l'éducation des enfants ; il s'absente de plus en plus et la délaiss... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Kalliope, le 02 mars 2012

    Kalliope
    Excellent roman, mais… terrible ! J'avoue avoir été déçue, au début du livre, en constatant que le divorce n'avait pas été traité de manière humoristique. Mais quel roman puissant ! A ne pas lire toutefois si l'on traverse quelques turbulences dans son couple ! Triste vérité de ces divorces qui se transforment parfois en guerres impitoyables. Ecriture profonde et très touchante. Seul un «truc» qui se passe vers la fin (et que je ne vais pas vous dévoiler !) m'a déçue et laissée perplexe par son manque de logique, mais bon… après tout… c'est un roman ! Roman que j'ai dévoré et, la dernière page tournée, j'ai failli téléphoner à mon ex-mari pour le remercier d'avoir été un vrai gentleman et de ne pas s'être comporté, lors de notre séparation, comme le gougnafier «héros» de cette histoire.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 24 mai 2012

    BVIALLET
    Agathe, une parolière de chansons âgée de quarante ans, mariée depuis dix ans avec Jérôme, créateur d'une société de vente de lentilles de contact par Internet, a longtemps cru à l'amour qui dure toujours. Elle a eu deux faux jumeaux qui devaient faire son bonheur. Mais un jour, elle découvre que Jérôme la trompe et c'est le début de la descente aux enfers, la vengeance par adultère interposé, les usurpations d'identité et les faux dialogues sur Face Book pour mieux se confondre mutuellement pour finir par un divorce particulièrement douloureux...
    Dans la lignée d'« Un heureux évènement », Eliette Abecassis propose cette autobiographie romancée fort intéressante. Avec un regard perspicace et souvent ironique ou désabusé, elle propose au lecteur une véritable autopsie du divorce qui donne à réfléchir sur une assez triste réalité. Dans la capitale, la moitié des unions finissent par un divorce. le style de l'auteur est agréable et facile à lire, bien qu'un peu riche en adjectifs qualificatifs. Cette histoire, dans sa sinistre banalité, est néanmoins passionnante surtout par la qualités des analyses psychologiques. On pourra néanmoins lui reprocher une chute controuvée que le lecteur devine longtemps avant qu'elle ne survienne et un certain penchant au nombrilisme, au féminisme et à l'apitoiement sur soi-même.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par soulmates_will_die, le 15 mai 2012

    soulmates_will_die
    C'est le premier livre de l'auteur que je lisais et je ne savais donc pas à quoi m'attendre mais le résumé me donnait réellement envie de le lire.
    Dès les premières pages, j'ai su que ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. Je m'attendais à un roman sur un sujet grave: le divorce; mais avec quelques remarques cyniques, quelques notes plus légères. Mais le style de l'auteur est souvent lourd et lorsqu'on sait qu'Eliette Abecassis est professeur de philosophie ( je crois, ou alors c'est de psychologie), rien n'est étonnant. Après, bien sûr le livre se lit très bien et il est accessible à tous.
    C'est donc l'histoire malheureuse d'un couple qui s'est aimé - tout du moins on l'espère pour eux- et qui finit par divorcer à la demande d'Agathe. J'ai beaucoup eu envie de crier auprès d'elle lorsqu'il est évident qu'elle cherche à retrouver l'amour de son mari, ou qu'elle ne voit pas que son mari l'a prise à son propre piège et a utilisé exactement la même ruse qu'elle. Pourtant, je n'ai pas pu me comparer à elle. Agathe est une femme blessée qu'on a pourtant envie de secouer et pourtant je n'ai pas réussi non plus à hair Jerôme même si tout porte à croire que c'est effectivement un salaud.
    Au final, même si j'aurais aimé que le sujet soit abordé d'une manière différente, cela reste un bon livre. Bien écrit, bien travaillé, bien ficelé avec des recherches énormes derrière sur le thème. Mais je n'ai pas été conquise comme j'aurais aimé l'être.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par oops, le 07 décembre 2010

    oops
    Ceux qui l'on vécu le savent un divorce est toujours une épreuve, l'auteur dans ce roman démontre comment l'érosion de l'amour mène au désamour, au mépris, voir à la haine et combien le système judiciaire exploite la naïveté des prétendants au divorce. Une satyre contemporaine qui expose sans pudeur un certains nombre de tabous du couple tels que l'argent, la sexualité, la fidélité, les rencontres virtuelles...Le tout est assez corrosif et donne à réfléchir sur ce qu'est vraiment l'engagement.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 14 juin 2011

    brigittelascombe
    Une couverture flash pour un conflit explosif. Et pourtant, qui pourrait se douter en saisissant le livre, que cette affaire conjugale est une affaire de linge sale, qui ne se lave pas en famille mais avec nous lecteurs, puisqu' Eliette Abécassis s'est inspirée de son propre vécu pour nous livrer cette traversée de l'enfer.
    Qui aurait prédit que "Le baiser de Klimt", cette apothéose de l'amour, cet hymne au plaisir, ce tapis de fleurs éternel paradis où les amants fusionnent, virerait au cauchemar après huit ans de bons et loyaux services et deux adorables jumeaux, entre Agathe la parolière et Jérome dirigeant d'une star up?
    Car c'est bien leur marasme,leur échec,leur souffrance, leur combat, leurs blessures, que nous conte l'auteur.
    La séparation et le divorce sont un thème actuel qui fait couler beaucoup d'encre. On note: Pascal Bruckner avec "Le mariage d'amour a t il échoué?" , Serge Hefez avec "Scènes de vie conjugale" , les couples traversent une crise qui se solde à Paris par un divorce sur deux mariages.
    Eliette Abécassis nous donne à voir ici le point de vue féminin, celui de la femme délaissée et trompée pour laquelle sonne le glas d'un idéal, du prince charmant pour lequel elle a eu le coup de foudre. Obsédée par cette situation ingérable qui remet en cause sa vie, elle ne pense plus qu'à "ça" contaminée par l' étrange virus de la "divorcite" . Alors que son mari se serait accomodé de cette double vie, elle, la romantique, désabusée et cynique, dépressive, ira même jusqu'à s'inventer un profil face book pour faire parler le traitre. Les masques tombent des deux côtés. Elle ne se serait pas cru aussi perverse. Et puis comme souvent, dans tous les divorces, les enfants deviennent des pions à manipuler car l'autre est l'ennemi à abattre et pour atteindre ce but tous les moyens sont bons.
    Un livre qui interroge et se rapproche du film et livre éponyme "Kramer contre Kramer" qui aurait pu aussi bien s'intituler Haine contre Haine.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 25 novembre 2011

    [ Incipit ]

    Il n'y a pas de vol entre époux.
    La serrure toute simple, ancienne, ne devait pas poser de problème. Elle avait été lubrifiée, sans doute pour pouvoir être fermée à clef facilement. Avec un rayon de roue, pris sur un vieux vélo, je fis rebondir le crochet, en appliquant une pression régulière sur les goupilles. Je me concentrais sur le geste et non sur l'ouverture. Mes mains étaient correctement positionnées : certaines articulations immobiles, d'autres en mouvement. Pendant que le majeur et l'annulaire fournissaient un point d'appui, l'index manipulait le rayon. Il fallait visualiser la serrure pour en venir à bout. À force de tâtonnements, je commençais à m'en faire une image précise. Je remarquai qu'une seule goupille bloquait l'ouverture des deux plaques. Grâce au crochet, je forçai sur la serrure en poussant sur la plaque du bas.
    Tout en maintenant la pression, je consultai ma montre : il ne devait pas revenir avant deux heures. Même s'il ne m'avait jamais fait la surprise de rentrer plus tôt, je redoutais une arrivée intempestive. Les oreilles dressées comme un chien pour entendre la porte d'entrée s'ouvrir, j'étais prête à bondir à la minute même où il surgirait. La serrure semblait de plus en plus réceptive. Je la sentis prête, cette fois, à céder. Je tentais de rester calme. Encore un tout petit effort. Enfin, j'entendis le déclic. La porte s'ouvrit.

    Le bureau était dans un désordre indescriptible. Il y régnait une odeur de cendre froide, d’alcool, de haschisch, et un air de fin du monde. Un bric-à-brac encombrait la pièce : ordinateurs de plusieurs générations, scanner, imprimante, chaussettes, caleçons, livres, photos, séries de câbles et de fils, vieux emballages. Partout, des cadavres de bouteilles de bière, des mégots de cigarettes. Je consultai à nouveau ma montre : dix minutes avaient passé. Avec mon Iphone, je pris une photographie de l’ensemble de la pièce, puis d’une série de détails. J’avais préparé un sac en plastique pour collecter les pièces à conviction. A l’aide d’une spatule, j’y fis tomber les miettes de haschisch qui parsemaient son bureau. Puis je m’installai sur son siège, devant l’ordinateur. L’écran affichait la page d’accueil de son profil sur Facebook. Je me mis au travail. Tandis que je cliquais sur la fenêtre des messages reçus, je branchai un disque dur externe pour faire une copie de ses fichiers. L’ordinateur indiqua que l’opération prendrait une heure quarante-sept minutes. Je sentis mes pupilles se dilater et de nouveau la sueur sur mes paumes : j’avais à peine le temps. Je me hâtai. J’ouvris ses tiroirs les uns après les autres, photographiai les papiers administratifs, les relevés bancaires, les feuilles de salaire et les factures. Puis je revins devant l’écran de l’ordinateur pour consulter ses messages.
    C’est à cet instant, je crois, que ma vie bascula.
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  • Par liratouva2, le 12 novembre 2010

    Ceux qui n’ont pas divorcé ne peuvent pas comprendre, les célibataires ne peuvent pas comprendre, seuls ceux qui sont passés par cette expérience peuvent entendre ce que je dis. J’étais en survie. …c’était comme une maladie. Si on ne la traitait pas, elle allait empirer: j’avais la divorcite
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  • Par brigittelascombe, le 14 juin 2011

    Telle était l'histoire. Si je devais en faire un pitch je dirais ceci:j'ai rencontré un homme. Je suis tombée amoureuse de lui, nous nous sommes mariés, nous avons eu des enfants. Aujourd'hui cet homme est devenu mon pire ennemi.
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  • Par babounette, le 27 avril 2012

    Sa femme.
    Mais qu'avait-il fait de sa femme? Où était Venise? Nos serments éternels? Nos promesses, nos baisers, notre fidélité? Qu'avions-nous fait de nos "je t'aime"? ... Il était mon premier amour. Il était mon seul amour.
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  • Par mila0707, le 28 décembre 2011

    Que valait l'amour si ce n'était des mots ?
    Et que valaient les mots, si ce n'était pas de l'amour ?
    L'amour sans la fidélité, quel espoir donne-t-il ?
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