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ISBN : 1028100744
Éditeur : Bragelonne (14/09/2016)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Farouche Sud aurait aimé enterrer son passé sanglant une fois pour toutes. Mais lorsque son frère et sa soeur sont kidnappés et sa maison brûlée par une bande de hors-la loi barbares, il est temps de renouer avec la vengeance. En compagnie du vieux Nordique qui l'a adoptée, Farouche entame un périlleux voyage dans les plaines désertiques jusqu'à un village frappé par la ruée vers l'or, enchaînant duels et massacres ; puis dans les montagnes inexplorées, hantées par ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
22 juin 2014
★★★★★
★★★★★
Joe Abercrombie continue d'explorer l'univers réjouissant de la Fantasy spaghetti en suivant les tropes du western : l'Ouest sauvage avec ses grandes plaines et ses hautes montagnes, la nature impitoyable, les convois de pionniers, les prospecteurs, les trappeurs, la ruée vers l'or, les villes champignons et les villes fantômes, les saloons, les tripots, les bordels, les fermiers et les éleveurs qui espèrent une vie meilleure, les desperados sans foi ni loi, les indigènes sanguinaires souvent nomades et parfois sédentaires, les combats à mains nues ou au couteau, les attaques de diligences…Tout est là : j'aimerais vraiment qu'un fin connaisseur de l'univers des westerns lise cet ouvrage pour lister tous les films/livres mis à contribution, car on assiste ici à un véritable festival de reprises. (D'ailleurs le livre est dédié à Clint Eastwood, c'est vous dire !)
Et je ne préfère pas gloser sur la prose de l'auteur parfois trop visuelle pour la littérature, déformation professionnelle oblige (l'auteur était monteur pour la télévision avant de vivre de sa plume).
Difficile de ne pas penser à feu David Gemmell, l'autre spécialiste anglais du western médiéval, tant les personnages, les situations et les tirades semblent tirer de tel ou tel tome du "Cycle Drenaï". Mieux Placide semble clairement marcher dans les pas d'un Druss, mais un Druss plus sombre et plus profond. Les deux personnages plongent leurs racines dans l'héritage de R.E. Howard. Que demander de plus ?
Et à quelques détails près, tout est raccord avec les autres ouvrages se déroulant dans le Cercle du Monde créé par l'auteur : nous retrouvons ainsi des rescapé du siège de Dagoska (Temple, Dame Eider, Nicomo Cosca), des survivants de la bataille d'Osrung (Brint, Glama Doré, Dimbik, Hedges), quelques transfuges styriens (Cosca et Eider certes, mais aussi Cordial et Caul Shivers) ainsi que quelques autre figures de "La Première Loi" (et parfois pas des moindres !)

Comme les précédents ouvrages de l'auteur, on sent que tout est bien construit en amont :
Dans la 1ère partie, sobrement intitulée "Les Ennuis commencent", nous présente les protagonistes et les enjeux du romans

Dans la 2e partie, bien justement intitulée "La Communauté", on lorgne carrément sur "La Conquête de l'Ouest" !

La 3e partie, intitulée "Fronce", sent bon le revival de "Pour une poignée de dollars" (à moins qu'il ne s'agisse d'un détournement du éDruss la Légendeé de David Gemmell, mais comme ce dernier était déjà un véritable pot-pourri lorgnant sur les terres du western médiéval, difficile de trancher in fine).

La 4e partie, intitulée "Les Dragons", est une relecture fantasy du massacre de Wounded Knee

La 5e partie, sobrement intitulée "Les Ennuis reprennent", est une suite de rebondissements, twists et révélations de bon aloi qui nous mène vers un duel final et le lonesome cowboy qui s'éloigne en direction du soleil couchant.


Si j'étais à fond dedans durant 2/3 du roman, j'ai un peu décroché dans les 2 dernières parties. Je ne veux pas revenir sur les trucs qui ne marchent pas complètement pour faire un bilan d'ensemble. le roman n'est pas aussi abouti que les précédents, il m'a semblé manquer d'un peu de maturation.
Il aurait sans doute gagné à être un peu plus travaillé pour les rebondissements finaux prennent toute leur ampleur. Il aurait sans doute gagné à être un peu plus travaillé pour certains personnages et certains thèmes soient mieux filés. Tous mes bémols pourraient se résumer à un souci de narration : tout est raconté au travers des POVs de Farouche Sud et de Temple, mais ce sont d'autres personnages qui sont au coeur de l'action et qui possèdent les clés du roman : Placide, Nicomo Cosca, le Maire, Savian, Corline, Dab Accort, Roche Pleureuse, Waerdinur (qui semble être un autre transfuge du cycle de "La Première Loi", mais ma mémoire me fait défaut)…
Et après tout, et c'est de plus en plus sensible depuis "Servir Froid", l'auteur s'éloigne de la déconstruction de la Fantasy pour se rapprocher de quelque chose de moins amoral et de moins cynique, de moins froid et de moins noir. Bref, d'une heroic fantasy à la David Gemmell. Sauf qu'il n'arrive pas à aller ou bout de cette idée car il est piégé par l'univers et les personnages qu'il a mis en place dans son premier cycle, qui lui était grimm & gritty à souhait. C'est ainsi que j'explique la mort de quelque personnages, dont je tairai les noms, qui ne dépareilleraient pas dans une saga amorale à souhait comme "Le Trône de fer" de GRR Martin, mais qui ici ne marchent qu'à moitié. Car oui les trucs cyniques et amoraux cohabitent mal avec les trucs humanistes à la Akira Kurosawa ou à la Sergio Leone.
Le côté dark se marrie de moins en moins bien avec le côté héroïque qu'il me semble vouloir développer. Je comprends donc parfaitement que Joe Abercrombie ait envie de faire table rase du passé pour entamer un nouveau cycle avec "Half a King".
Dans tous les cas, enjoy !
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BlackWolf
24 avril 2014
★★★★★
★★★★★
En résumé : J'ai de nouveau passé un excellent moment avec ce dernier roman de l'auteur publié en France qui offre une histoire, certes au rythme peut-être plus calme que les deux derniers, mais qui nous plonge dans une histoire de fantasy et de western vraiment efficace, violente, sauvage et toujours aussi passionnante. L'intrigue se révèle habilement menée, même si un peu classique, et l'auteur continue à manier le cynisme et l'humour de façon vraiment efficace. L'univers se révèle toujours aussi solide et intéressant et l'auteur continue à développer le fil rouge qu'il travaille depuis La Première Loi. Les personnages sont toujours un des gros points forts de ses récits, se révélant à la fois sombre et héroïques selon les circonstances, mais souvent désabusés ce qui les rend vraiment attachants. Une histoire de rêve brisé et de protagonistes qui cherchent à s'améliorer vraiment fascinante. J'ai juste trouvé que la seconde partie était un peu longue et linéaire et la conclusion, explosive, offrait un peu trop de révélations en peu de temps, mais franchement rien de bien gênant tant l'ensemble est réussi et bien porté par une plume entrainant, vive et percutante. Je lirai d'autres romans de l'auteur sans soucis.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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bran_601
27 mai 2015
★★★★★
★★★★★
Bon après avoir relu juste à l'instant vos critiques sur le roman (CF SUJET SUR David Gemmell Forum), vous m'avez un peu coupé l'herbe sous le pied, mis un coup de latte dans les guiboles, savonner la plante des pieds etc; en bref ce sera dur de tomber dans l'originalité et de sortir des éléments de critique qui n'auraient pas déjà été évoqué par vous-même, alors plutôt que de vous singer je vais me contenter de synthétiser mon opinion sur le livre.
En gros j'ai adoré, je l'ai même dévoré comme un fou de la première jusqu'à la dernière page et çà fait du bien de prendre un grand bol d'oxygène avec une telle lecture.
Mine de rien, des auteurs composant avec un style aussi plaisant que peut l'être celui d'Abercrombie il y en a ... mais pas tant que çà en fait. Avec Gemmell, Cornwell, Kearney, je crois que c'est l'un des rares auteurs avec lequel je peux considérer rentrer à chaque fois dans une relation quasi symbiotique à chaque fois que j'entame un livre. Tiens maintenant que j'y pense tout d'un coup, j'ai l'impression de me contredire en disant cela dans la mesure où paradoxalement "la moitié d'un roi" m'aura donné le sentiment d'avoir lu un autre auteur (à vérifier si traducteur différent ?)...
Clairement, pour toutes les très justes raisons que vous avez citées, ce n'est pas un roman Fantasy qui adopte les codes du western, mais un western avec quelques éléments de Fantasy, rarement j'ai vu pousser aussi loin le concept dans une littérature de ce genre et si l'on s'amusait à remplacer tous les "épée" par "revolver", "arbalète" par "carabine", "fantôme" par "Apache", il ne resterait plus grand-chose de médiéval Fantasy et on aurait quasiment un livre hommage à tout ce que le genre western a fait de mieux au cinéma...
Pourtant je crois qu'on est tous plus ou moins d'accord sur le fait que le roman est brillant sur la forme à défaut d'être très original sur le fond. Cela a été évoqué par vous j'y reviens par j'adhère totalement et sans réserve à cela mais bordel que c'est bon de retrouver le neuf sanglant.
Ce personnage a un putain de charisme, j'ai halluciné à chaque fois qu'il pétait un plomb, que ce soit dans l'auberge avec les trois mercenaires qu'il massacre littéralement ou bien avec le pauvre chef des "indien" qui n'a sans doute toujours pas bien compris ce qui a bien pu déraper, ou bien son combat contre Glama Dorée où je revois encore cette scène complètement barrée où il s'acharne comme un vieux disque rayé à donner des coups de boules à ce qui reste de la tête du champion nordique , et il y en à d'autres passages où Abercrombie lâche la bête et c'est géniale.
Honnêtement je sentais arriver le final entre Shivers et Logen, çà ne m'a pas spécialement gêné en revanche j'ai peu gouté l'évolution du personnage de Cosca, j'ai d'ailleurs eu pas mal de difficultés à retrouver dans ce dernier toute la sympathie que je lui témoignais sur "Servir froid".
Le finale avec les enfants du Dragon est décevant c'est certain toutefois je préfère retenir que le livre nous livre un épilogue de plus de 150 pages en suivant. D'ailleurs j'ai encore cette image où trois personnages tentent désespérément d'immobiliser Logen, Farouche rudement accrochée à son bras fait d'ailleurs un joli salto avant par la même occasion.
David Gemmell disait que Druss avait un tel charisme auprès des fans que pour cette raison concernant le roman Drenai Loup Blanc, où Druss ne devait pas y tenir le rôle principal mais plus celui d'un guest, l'auteur avait pris le parti de ne pas le faire entrer dans le récit avant la fin du premier tiers du roman, permettant ainsi d'installer solidement Olek Skilganon comme le véritable héros du Livre. le problème avec un personnage comme Druss c'est qu'à partir du moment où il entrait en scène, le personnage avait un tel pouvoir d'attraction sur les lecteurs et sur son auteur, qu'à ce moment-là il ne pouvait s'empêcher d'attirer toute la lumière sur lui.
Logen d'Abercrombie c'est le Druss de David Gemmell.
L'une des faiblesses de Pays Rouges c'est aussi l'absence de personnages principaux vraiment intéressant, ce qui fait qu'on s'intéresse d'autant plus aux seconds rôles qui pour un grand nombre sont des têtes connues
Je suis d'accord que pour apprécier véritablement ce roman il est préférable d'avoir connaissance des évènements des épisodes précédents et je crois que seul servir Froid peut réellement s'apprécier en tant qu'one shots, et encore que...
J'ai aimé ce livre car je me suis familiarisé avec cet univers depuis la trilogie de la Première loi et à chaque nouvelle visite dans cet univers je ressens comme une forme de sentimentalisme, de nostalgie un peu à la manière dont j'avais progressivement découvert le cycle Drenai.
Donc vivement que Joe en finisse avec sa trilogie "la moitié d'un ..."
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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Igguk
05 décembre 2015
★★★★★
★★★★★
Me voilà arrivé au dernier roman de Joe Abercrombie se déroulant dans l'univers de la Première Loi ! Si les trois premiers formaient une trilogie unie, l'auteur s'est amusé depuis à écrire des one-shots se faisant écho indirectement mais qui ont chacun leur identité. Après l'époustouflant récit de guerre Les héros, le bon Joe s'attaque de front au western et à tous ses codes.
En effet, Pays Rouge nous emmène dans le Pays Lointain, contrée sauvage peuplée d'indigènes et de colons qui souhaitent changer de vie en se disputant les parcelles de terres regorgeant d'or (enfin, à ce qu'il parait…). Ça vous rappelle quelque chose ? C'est normal. Abercrombie nous sert sur un plateau tous les repères bien connus de la conquête de l'ouest américain, avec ses caravanes d'exilés pleins d'espoir, ses villes construites dans la boue à la va-vite, ses « sauvages » qui attaquent les convois, etc… Bien sûr, il l'adapte à son univers, enlève les six-coups pour les remplacer par de bonnes vieilles épées, remplace les indiens par des « Fantômes » à la peau pâle, et place ses personnages au milieu.
Nous suivrons Farouche Sud et son (à peu près) père Placide qui partent dans une odyssée sanglante, lorsque des brigands vont réduire leur ferme en cendres et kidnapper le frère et la soeur de la jeune femme. Pour retrouver les deux enfants, ils vont suivre un convoi de voyageurs se rendant au plus profond des terres désertiques, là où la loi n'est pas encore tout à fait arrivée, mais les salauds oui. Comme dans les deux romans précédents, on croisera beaucoup de têtes connues, Cosca, Glama Doré, Caul Shivers, etc… On les retrouve vieillis mais toujours fidèles à eux-même.
La quête de nos deux héros nous amènera donc à croiser différentes factions et les placera au milieu d'un bon gros n'importe quoi : La bande de mercenaires de Cosca qui traquent les rebelles pour le compte de l'inquisition, les fantômes qui attaquent les colons, les deux « chefs » qui se disputent l'autorité de la ville de Crease… L'univers du Pays Lointain est complexe et impitoyable. Comme d'habitude chez Abercrombie, pas vraiment de « gentils » ou « méchants », juste une bande de types et de nanas qui défendent leurs intérêts et font ce qu'ils peuvent. Farouche devra se démener dans tout ce bordel et garder son seul objectif en tête : sauver sa famille.
L'auteur est arrivé, avec ces six romans, à donner à sa galerie de personnages un côté iconique très efficace avec chacun son aura. le moment où on voit débarquer une tête connue est toujours réjouissant, et en quelques minutes il arrive à donner aux nouveaux venus une épaisseur et un caractère très attachants. C'est là qu'on se rend compte du travail de construction et de la personnalité de l'auteur, il nous a gravé son univers dans la tête comme si de rien n'était, et quand on nous évoque un évènement passé au détour d'une page, on est assailli par ces souvenirs presque malgré nous.
C'est toujours le cas ici, certaines scènes d'action restent ancrées dans nos mémoires, l'attaque des fantômes, le combat singulier de Placide à Crease, le roman excelle dans cet exercice. le seul défaut est qu'entre ces scènes mémorables, le rythme est un peu en dent de scie. Malgré des dialogues excellents et l'aspect rigolo-impertinent de la narration, il y a toujours des longueurs qui trainent, on n'est pas à fond 100% du temps. Mais quand ça redémarre, là on est dans l'efficace et la castagne, on repart dans l'aventure avec enthousiasme.
On place souvent Joe Abercrombie en tête de file de la tendance « Grimdark fantasy« , mais dans Pays Rouge, on n'est plus vraiment dans le nihilisme complet. On remarque que malgré le côté sombre et implacable de son univers, il arrive à insuffler à beaucoup de ses personnages un certain optimisme, une quête de rédemption et d'espoir qui donne un côté positif à l'ensemble qu'on avait pas autant dans les opus précédents. Je ne sais pas si c'est une évolution volontaire, mais ici on est encore plus dans l'anti-Game of thrones, on se rapproche de la démarche d'un David Gemmell qui balançait pas mal d'humanisme dans un univers sans espoir. D'ailleurs, le côté « Druss-esque » de Placide est assez évident (oui, je sais, je vais finir par voir du Gemmell partout).
Pays rouge nous parle de bien et de mal, mais surtout de tout ce qu'il y a entre les deux : la lâcheté, la peur, le regret, la cupidité. Beaucoup des personnages sont âgés, ou du moins ils ont un lourd passé derrière eux, et cet épisode est un peu le temps des bilans. Que ce soit Temple, Farouche, Placide, ou tous les personnages connus qu'on recroisera dans ce livre, le pays lointain et toute cette aventure est un nouveau départ et une occasion de se réinventer. Certains pourront surmonter leurs défauts, d'autres retomberont dans leurs travers. Plusieurs personnages ont cette démarche de « j'ai toujours fait ça, est-ce que je peux faire autrement ? », mais bon, « Man has to be what he is, don't he? ».
S'il reste un cran en dessous des Héros, Pays Rouge est une excellente aventure aux personnages exceptionnels et à l'action réjouissante. le léger changement de ton de l'auteur est bienvenu et malgré son rythme inégal, cette odyssée dans un far-west imaginaire complète à merveille l'univers de Joe Abercrombie.
Lien : http://ours-inculte.fr/pays-..
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Toon
10 octobre 2015
★★★★★
★★★★★
Abercrombie aurait-il inventé l'Heroic-Spagetti ? on peut en tout cas le croire dès la première page et cette dédicace à un certain Clint et dès le premier chapitre dont une ruée vers l'or est question.
Alors bien sur et pour être complet dans ce style western, on y trouve des saloons trempés d'alcool où l'on joue aux cartes, des diligences, l'équivalent des indiens, une ville tout en bois refuge des mineurs et de la cour des miracles qui va avec "à la tombstone", des cavaliers qui vont par 7, des arcs, des flèches et une nouvelle arme fonctionnant à base de poudre noire, l'inévitable duel... Le "Pays lointain" n'est autre que la traduction de "FAR LAND", remplacez par LAND par WEST et...bref je vous ai convaincu.
A lire après "Les Héros" puisque situé chronologiquement après, Le roman s'ouvre sur une nouvelle batterie de personnage dont la grande négociatrice Farouche Sud et le quelque peu benêt Placide. Retourné à leur ferme depuis la ville où ils ont vendu certains biens, il découvrent qu'elle a été pour partie incendié et 2 enfants (les jeunes frere et soeur de Farouche) kidnappés.
En parallèle nous suivons également une troupe d'ignoble soudards menée par le non moins connu Cosca, chef qui a nettement perdu de sa superbe depuis Servir Froid et qui s'est attribué les services d'un juriste et d'un biographe. Ce petit monde étant missionné par le grand inquisiteur Lorsen, et dont l'objectif est de retrouver un chef rebelle hostile à l'Union.
L'intérêt du roman se trouve à nouveau dans le peu de temps morts que l'auteur nous accorde MAIS SURTOUT à ses dialogues oscillants entre le jubilatoire et la franche rigolade (mention spéciale aux tirades entre Temple et Farouche et ce récurrent "Saut par la fenêtre"). Abercrombie a également un certain talent à décrire des scènes ignobles en quelques mots, laissant finalement le lecteur s'imaginer les détails.
Pour autant j’émets quelques "réserves" mais que cela ne vous empêche pas de le lire :
- la construction m'a un peu gêné: en effet alors qu'au début on alterne les chapitres ou les paragraphes entre les 2 groupes en factions, vla-ti-pas que le groupe de Cosca disparaît pendant un bon tiers du roman...
- j'ai eu l'impression parfois d'un enchaînement de scène sans vraiment de cohérence globale: Farouche et Placide ont quand même un objectif que rien ne saurait détourner...
- on est vraiment en très low fantasy.
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Les critiques presse (1)
Elbakin.net21 mai 2014
Peut-être pas le plus rythmé, peut-être pas le plus sanglant, peut-être pas le plus noir, mais sans aucun doute l’un des plus équilibrés que l’auteur nous ait donné à découvrir. Pays rouge ne constitue donc pas une claque mais nous ne sommes plus très loin du point culminant…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca13 mars 2017
-La conscience est parfois douloureuse, certes, mais les coliques aussi. Un adulte doit savoir subir ses afflictions en privé et ne pas en faire subir ses amis et collègues.
-La conscience et les coliques sont loin d'être équivalentes.
-En effet. Les coliques ne sont que rarement mortelles.
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BlackWolfBlackWolf22 avril 2014
- [...] J'essaie de transmettre la pitié de Dieu à nos prisonniers.
L'un d'eux arborait une longue plaie béante sur les côtes. Les yeux dans le vague, il articulait des ordres ou des prières insensées. Les blessures dégageant une telle odeur laissaient peu d'espoir. Cela dit, les perspectives des autres n'étaient pas plus réjouissantes.
- Si dieux existe, c'est un escroc mielleux et tout le contraire de fiable, murmura Temple. La pitié, ce serait de les tuer.
Bermi approuva.
- C'est ce que je dis depuis le début.
- Mais ça demanderait du courage, objecta Sufeen en lui tendant la poignée de son épée. As-tu du courage Temple?
Temple répondit d'un rire incrédule. Sufeen laissa tomber l'arme.
- Moi non plus. Donc je leur donne de l'eau, et je n'en ai pas assez.
+ Lire la suite
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AlfaricAlfaric18 juin 2014
Un homme détestable, que la rude aiguille du temps n’avait en rien amélioré : terriblement vaniteux, aussi fiable qu’un scorpion et ne suivant aucune morale. Mais après quelques jours dans la Compagnie des Bienfaiteurs, l’Inquisiteur Lorsen avait conclu avec regret que Cosca, ou le Vieux comme l’appelait affectueusement, était peut-être le meilleur d’entre eux. Ses subordonnés directs n’offraient pas de contre-exemple. Le capitaine Brachio était un vil Styrien à l’œil toujours vitreux, séquelle d’une vieille blessure. Bon cavalier, il était néanmoins aussi large qu’une maison et son égoïste indolence était sa seule religion. Le capitaine Jubair, un Kantique noir comme du goudron à la carrure impressionnante, avait inversement fait de la religion une folie égoïste. La rumeur le prétendait ancien esclave, ayant combattu dans de fosses. Il avait beau ne plus fréquenter ces dernières, Lorsen soupçonnait qu’elles le hantaient encore. Le capitaine Dimbik était un homme de l’Union, soit, mais expulsé de l’armée pour incompétence. Faible et pétulant, il arborait une bandoulière usée jusqu’à la corde, souvenir de gloires passées. Pour contrer sa calvitie, il avait laissé pousser ses cheveux. Aussi, en plus d’être à moitié chauve, il avait l’air complètement fou.
D’après Lorsen, aucun d’entre eux ne croyait en quoi que ce soit, si ce n’est en son propre profit. Sans compter le chouchou de Cosca, Temple, le juriste, pire membre de l’équipée, célébrant l’égoïsme, l’avidité et la manipulation comme des vertus, un homme si mielleux qu’il en devenait écœurant. Lorsen contempla avec un frisson les visages qui entouraient l’énorme diligence fortifiée du Supérieur Pike : des ordures issues de toutes les races et mariages bâtards, balafrées, malades, dépravées, se délectant à l’avance du pillage et de la violence qui les attendaient.
+ Lire la suite
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BlackWolfBlackWolf23 avril 2014
- [...] On m'a chassé de scène ! Moi ! Iosiv Lestek ! Moi qui ai régné sur les théâtres du Midderland comme s'il constituait mon fief privé ! (Il saisit sa propre chemise, tachée sur le devant.) On m'a lancé des déjections ! J'ai été remplacé par un trio de filles aux seins nus. Sous une salve d'applaudissements, qui plus ets. Est-ce là tout ce que demande la foule de nos jours ? Des paires de seins ?
- Ils ont toujours été très populaires...
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AlfaricAlfaric12 juin 2014
[Bee à propos de Grega Cantiss] Elle se souvint du jour où il l’avait invitée à danser, parmi toutes les autres filles. Elle s’était sentie si heureuse. Elle revit la scène, mais soudain il lui sembla si laid, mesquin, vaniteux, égoïste… proprement odieux. Il se servait des gens, puis s’en débarrassait, dévastant tout sur son passage. Comment avait-elle pu l’aimer ? Pour ces quelques instants de bonheur où il lui avait donné l’impression de valoir mieux que de la merde. Le reste du temps passé avec lui, elle se sentait bien pire que ça.
+ Lire la suite
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