ISBN : 2742778012
Éditeur : Actes Sud Junior (2008)


Note moyenne : 4.62/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

Le bonheur et la honte après l'annonce de l'acquittement. Mais pour Célia, c'est de sa vie qu'il s'agit. Une vie sans Alex, et pourtant une vie à vivre.

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Critiques et avis

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  • Par emmyne, le 13 avril 2012

    emmyne
    Un récit court, dense, un monologue. Un texte fort, proche du texte théâtral, à écouter, à ressentir. Pour l'éprouver. Eprouvant. Pour réfléchir.
    Cette collection d'Actes Sud Junior porte bien son nom D'une seule voix : " des textes d'un seul souffle. Les émotions secrètes trouvent leur respiration dans la parole. Des textes à murmurer à l'oreille d'un ami, à hurler devant son miroir, à partager avec soi et le monde. "
    ( A noter : la grosseur de la typographie est choisie pour faciliter la lecture à voix haute ).
    Ces textes - ce texte - interpellent. Cependant, malgré son intensité, la narration est sobre, au plus direct, au plus juste sans être cru, aucune complaisance avec les mots et les sentiments soi-disant adolescents. Un récit qui bouscule parce qu'il touche terriblement à la conscience de soi. Les phrases de ce livre, ce sont à la fois les expériences marquantes et les questions, une violence intérieure.
    La piscine était vide relate l'accident qui a coûté la vie au jeune Alex, qui a entraîné son amie Célia dans un procès. le récit alterne l'historique de la relation amoureuse entre les deux adolescents et les rapports conflictuels avec la mère jusqu'au jour du drame aux heures qui suivent l'annonce de l'acquittement.
    C'est le récit du premier amour, celui du deuil, du déni et du doute; deuil-déni-doute qui ne concernent pas que la mort. C'est une parole qui interroge sur le sens de la parole, celui qu'il donne à la vie, ce tout-puissant pouvoir; qui interroge encore sur la justice. Vivre avec une culpabilité. Une confrontation intime à entendre.
    " Cest de ma vie qu'il s'agit. Une vie foutue mais une vie à vivre. "



    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2012/04/13/23988063.html
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    • Livres 5.00/5
    Par atchoumgirl, le 20 décembre 2011

    atchoumgirl
    Un petit roman qui en quelques pages vous laisse avec plein de questions.
    Dans la collection "d'une seule voix" chez actes sud, la voix du narrateur emplit l'espace et laisse entrevoir un point de vue, un récit intèrieur.
    La narration dans ce roman n'est pas linéaire car on rencontre Célia au moment de son acquittement pour un crime qu'elle n'a pas commis. Elle laisse entrevoir petit à petit le drame qui s'est joué, cette mort "stupide" comme Alex et elle s'amusaient à l'imaginer du temps où tout était envisageable.
    Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est la mélodie des mots, le rythme de la narration qui lu à voix haute gagne encore en force.
    De flashback en retour à la réalité, on découvre l'héroïne dans toute sa complexité, ses doutes, ses peurs, ses rêves anéantis, la rivalité avec la mère, la fascination du premier amour...
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Dans ce roman, l'auteur entremêle habilement les sentiments contradictoires qui animent l'héroïne. le lecteur ressent d'autant plus fortement les émotions qui envahissent la jeune fille que le récit est écrit à la première personne. L'écriture est limpide mais, sous une apparente clarté de la narration qui rend aisée la lecture à voix haute, transparait le fil sombre du récit. La mère du garçon, que Célia réduit à une figure noire omniprésente, n'est-elle pas la conscience de l'adolescente ? L'ultime dernière phrase du roman est suffisamment ambiguë pour le laisser à penser. La collection D'une seule voix chez Actes Sud Junior, est novatrice. Elle présente des textes d'un seul souffle à murmurer à l'oreille d'un ami, à hurler devant son miroir, à partager avec soi et le monde.
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    • Livres 5.00/5
    Par auphal, le 23 décembre 2011

    auphal
    Gilles Abier a un style. Très rapidement, on rentre dans ses récits grâce à cette voix - ici, celle de Célia, qui, stupidement, voit sa vie tourner à la tragédie. Pas de mièvrerie, pas d'écriture qui se veut travailler pour la jeunesse mas au contraire de la finesse. Célia est une victime et il est facile de s'identifier à elle, de suivre petit à petit le fil des événements qui l'ont emmené en prison, de ressentir la peine de ne plus revoir celui qu'on aimait. Et pourtant... Car en plus, d' être un auteur doué pour nous plonger dans la tourmente de son personnage, Gilles Abier sait faire preuve aussi de subtilité. La fin de son récit n'en est que plus prenante.
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    • Livres 5.00/5
    Par Tuclasakoi, le 26 mars 2011

    Tuclasakoi
    Célia a 16 ans et est folle d'Alex mais un terrible accident va les séparer. Alors qu'ils se disputaient dans le jardin, Alex glisse et tombe dans la piscine vide. Sa mère a tout vu et accuse Célia d'avoir volontairement poussé Alex.
    Ce roman très court, seulement 65 pages, relate le procès de Célia tout en retraçant, à l'aide de flashback, leur vie de couple, l'accident et sa vie en prison en attendant le procès. Très facile à lire, il est vivement conseillé à ceux qui on envie de lire, une histoire remplie d'émotions, sans y passer des heures. On s'identifie très bien à Célia et on ressent sa douleur tout au long de l'histoire.
    Un roman à découvrir sans tarder avec une fin assez surprenante !

    Lien : http://www.tubize-tuclasakoi.be/2011/03/26/la-piscine-etait-vide-de-..
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Citations et extraits

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  • Par hotaru, le 13 novembre 2011

    Je fixais son corps qui paraissait embrasser le carrelage... dans l'attente qu'il s'anime, qu'Alex se relève.... c'est là qu'il y a eu ce long silence horrible. Comme si le monde prenait une pause. Comme si plus rien n'existait hormis le sang d'Alex qui s'étendait lentement.
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  • Par lilimarylene, le 08 juin 2011

    Je m'appelle Célia, j'ai seize ans et j'étais accusée d'avoir tué Alex.
    Son fils. Mon mec.
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