ISBN : 2916589031
Éditeur : Cambourakis (2007)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
"En avril 2006, sur le site internet de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), je suis tombée sur un reportage tourné à Beyrouth en 1984. Les journalistes interrogeaient les habitants d'une rue située à proximité de la ligne de démarcation, qui coupait la ville en ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par VanessaV, le 02 décembre 2011

    VanessaV
    "Mourir partir revenir, le jeu des hirondelles" de Zeina ABIRACHED est une bande dessinée biographie. Une bande -dessinée reportage comme je les aime.
    Elle retrace une nuit dans la ville de Beyrouth en 1984, en pleine guerre civile. Zeina, enfant avec son petit frère, attend le retour de ses parents partis rendre visite à la grand-mère à deux pâtés de maisons.
    Dans cet espace clos, l'appartement, et sous les bombardements, vont se succéder les voisins et les différents chemins pour faire avec la guerre.
    (...)
    La guerre est présente partout. Dans cette obligation de huis clos, dans les communications (...), dans les questions rester ou partir, dans le ravitaillement, le choix des cadeaux (alcool et légumes déjà lavés), dans ce discours sur la ville (comme une nostalgie de l'autre partie), dans les jeux de distinctions auditives des bombes, dans le tic tac de l'attente d'un être cher parti sous les bombes. Ce lustre aussi, épée de Damoclès et aussi témoin sonore.
    Mais c'est surtout de vie qu'est remplie l'entrée. de ces voisins bien vivants aux prises avec la guerre mais aussi leurs envies, leurs souvenirs, leurs liens d'amitié. Ce sont des portraits tendres. Anhala la femme aux services d'une famille jusqu'à connaître 4 générations (en attendant la 5ième). Chucri travailleur et bénévol aux services de l'immeuble. Ernest le coquet ancien professeur de français survivant de son frère jumeau. Mr KHALED et sa femme, anciens restaurateurs ayant fui leur quartier. Farah et Ramzi, jeunes actifs restés sur la touche par la guerre, vivant sans un bureau.
    Et puis il y a les enfants, la narratrice et son frère: ils jouent, entre impatience, angoisse et presque insouciance dans cette entrée où ils sont "quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité [là]".
    (...)
    Les graphismes en noir et blanc rappellent ceux de Marjane SATRAPI. Mais ici les personnages restent de face. Un seul profil est là comme une parenthèse lyrique et culturelle, un nez, celui de Cyrano de Bergerac.
    Les formes géométriques, la stylisation des détails, le rendu des hommes en aplats de formes et les fonds noirs rendent l'atmosphère pesante: les hommes sont presque des ornementations, tout est lenteur, attente.
    Quelle belle transmission de vie, de mémoire.
    l'avis complet en suivant le lien

    Lien : http://1pageluechaquesoir.blogspot.com/2011/10/mourir-partir-revenir..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par DamienR, le 27 février 2012

    DamienR
    Le récit d'une soirée angoissante à attendre la fin des bombardements. Les familles se retrouvent dans le seul endroit de l'immeuble assez sûr pour se protéger : l'entrée de l'appartement des parents de la narratrice. Angoisse, mais aussi une certaine joie à se remémorer le souvenir de ce moment plein de fraternité.
    Le récit est jubilatoire, malgré le contexte. Un peu saccadé, comme peuvent l'être les souvenirs des enfants. Nous pénétrons dans le Beyrouth de cette guerre absurde, dans la vie quotidienne des habitants qui ont le sentiment d'être des jouets pour les francs-tireurs.
    Le graphisme est très soigné, très stylisé. Il rappelle bien évidemment celui de Marjane Satrapi. La structure du scénario est comparable à l'œuvre de cette dernière. Mais globalement ça me gène pas trop : on commence à voir apparaître une BD bien identifiée porteuse d'un message qui enrichit nos lectures.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 23 juin 2011

    canel
    Beyrouth, un soir de 1984. Deux enfants attendent le retour de leurs parents, bloqués quelques rues plus loin tandis que les bombardements font rage. Ils sont entourés de voisins, on les rassure, les adultes discutent entre eux, il y a ceux qui veulent fuir le pays, ceux qui pensent que ce cauchemar s'arrêtera bientôt...
    J'ai adoré les dessins, l'écriture est très sobre, mais le récit m'a paru un peu vide. le style rappelle en outre un peu trop les bandes dessinées de Marjane Satrapi, notamment "persepolis", et manque de ce fait d'une touche plus personnelle. Je suivrai néanmoins cette auteur.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par genieblanc, le 07 décembre 2009

    genieblanc
    Par son graphisme en noir et blanc, cette bande dessinée rappelle Persépolis de Marjane Satrapi. Avec encore plus de trouvailles visuelles; un humour comparable pour décrire au plus près le quotidien de la guerre. Sur le fond, il y a moins de critique politique, mais on se sent très concerné par ce beau témoignage.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lizouzou, le 17 février 2011

    Lizouzou
    Beyrouth, 1984. La ville est coupée en deux et la guerre fait rage. Sami et Nour sont parti chez Annie, la mère de Nour, qui habite de l'autre côté, laissant leurs deux enfants chez eux. Les tirs et les bombardements les retardent chez Annie. Heureusement, les enfants ne sont pas seuls : quand la situation devient dangereuse, les voisins de l'immeuble se réunissent dans l'entrée de Sami et Nour. Ainsi, ils s'entraident et se réconfortent.
    Evidemment cette BD fait tout de suite penser à persepolis de Marjane Satrapi, par le graphisme, par l'utilisation du noir et blanc et aussi par le contexte (pays en guerre). On retiendra la solidarité des voisins, presque une nouvelle famille, en cette période de guerre.
    Zeina Abirached insiste bien sur la répétition des dessins pour bien montrer l'attente du retour de Sami et Nour, ainsi que le temps long et pénible que dure la guerre.


    Lien : http://lespetitslivresdelizouzou.hautetfort.com/archive/2011/02/16/m..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2008
    Lecture jeune, n°125 - Nous sommes à Beyrouth, en 1984, au 38 de la rue Youssef Semaani. L’espace est confiné à l’entrée d’un appartement, lieu le plus à l’abri des obus où les voisins viennent aussi se réfugier les soirs de bombardement. Zeina Abirached retrace ici une nuit d’angoisse et d’attente. Elle et son jeune frère attendent le retour de leurs parents, qui ont rendu visite à leur grand-mère ; mais, en temps de guerre, tout déplacement est dangereux et la communication impossible. Défilent alors d’autres personnages : Anhala, Chucri, Ernest, etc. Et le temps passe entre craintes et moments de complicité. Au fil des pages, l’auteur décrit la solidarité entre des hommes et des femmes, leurs parcours de vie difficiles, les départs contraints, la perte ou l’absence des êtres chers, tout cela sans pathos. Il s’établit même un contraste entre la situation, dangereuse, et le lien qui s’instaure entre les personnages. Enfin, ce qui séduit en premier lieu dans cette œuvre, c’est indéniablement son graphisme et ces séries de dessins en noir et blanc qui jouent sur des motifs à répétitions, ou symétriques. Ainsi, le style très abouti sert à merveille le texte. Un bel album, facile d’accès, qui n’est pas sans rappeler, au premier abord, Persepolis de Marjane Sartrapi (L’Association, coll. « Ciboulette », 2000 à 2004, LJ n° 106), mais qui, à la lecture, se révèle être une œuvre tout à fait singulière et originale. Anne Clerc

> voir toutes (2)

Videos de Zeina Abirached

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Zeina Abirached

Special BD: Zeina Abirached, auteure de "Je me souviens" Books magazine 2010








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Mourir partir revenir c'est le jeu des hirondelles par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (35)

  • Ils veulent le lire (1)

> voir plus

Quiz