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ISBN : 2070573117
Éditeur : Gallimard (2005)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 630 notes)
Résumé :
Côte d'Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan. Ça sent le début des vacances mais très vite les choses vont commencer à se gâter…"Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d’Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l’école était obligatoire. J’ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n’avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie cour... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (102) Voir plus Ajouter une critique
marina53
marina5313 avril 2013
  • Livres 5.00/5
Côte d'Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan. Freshnie, elle vit sous l'oeil protecteur de ses parents, entourée de ses amies Bintou et Adjoua. Elle rêve de pouvoir faire de grandes études pour devenir médecin, afin d'échapper à la fameuse série C: Coiffure, Couture, Chasse au mari. Au grand désespoir de son père qui souhaite la voir se marier à Moussa, le digne héritier d'une entreprise productrice de Koutouckou. Ça sent le début des vacances scolaires. Ses amies comptent bien en profiter pour décaler, gazer, faire behou et draguer de beaux jeunes hommes. Pour cela, elles ont des combines pour déjouer la surveillance de leurs parents, dêh!. Un soir de fête, au maquis où sont allées décaler Adjoua, Bintou et son ami Moussa, cette dernière va tomber sous le charme de Mamadou, le plus grand séducteur du village...
Quel plaisir de lire un tel album, aussi subtil, instructif et divertissant! On est plongé dans cette Afrique chaude et accueillante dès les premières pages.
Beaucoup de sujets sont évoqués ici tels que l'omniprésence de la famille, le travail, les jeunes, les études, la liberté, la sexualité, la condition féminine...
Ici, toute une galerie de personnages prend une place importante, des parents en passant par les cousins ou neveux. Ils sont gais, pleins de vie et savoureux. L'album est empli d'espoir, d'humour, de rêves, d'insouciance mais également de destins brisés.
Clément Oubrerie a illustré avec simplicité mais avec un tel charme cet album que ses traits et ses couleurs sont incontournables. Les dessins, épurés et pertinents, reflètent à merveille ce pays. Les traits sont fins et délicats.
Quant aux couleurs, elles sont si chaudes, colorées et vivantes, avec toute une palette incroyable de planches ton sur ton, que l'on se sent sous le soleil ivoirien.
J'ai beaucoup apprécié l'utilisation du patois local, ainsi que le lexique, la recette du gnamankoudji et de la sauce arachide ainsi que l'explication pour nouer un pagne.
Un dépaysement total, rafraichissant, enrichissant et exaltant!
Aya de Yopougon, tchoko-tchaka, lisez-le, dêh!
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madameduberry
madameduberry02 septembre 2015
  • Livres 5.00/5
Ecrites par Marguerite Abouet dans le savoureux Français populaire et imagé de son quartier d'Abidjan, les aventures d'Aya et de ses copines adolescentes sont incroyablement bien rendues par le dessin nerveux et précis, les couleurs tranchées et évocatrices de Clément Oubrerie. L'effet de dépaysement est immédiat et total et cependant on est très vite en immersion totale elle aussi en compagnie de ces fines jeunes femmes qui avancent à pas hésitants ou imprudents vers leur destin de matrone ou de femme indépendante dans la Côte d'Ivoire post coloniale. On a une idée des souvenirs de Marguerite Abouet en suivant l'héroïne qui lui ressemble le plus.La sage Aya, un peu à distance des phénomènes néo pubertaires qui agitent ses amies, observe et critique sans prendre de gants la situation des femmes africaines, décrit par son observation de courtes situations quotidiennes le comportement veule des maris et des pères.
Elle n'a pas sa langue dans sa poche pour évoquer le savoir qui libère,et qui fournit la clé de l'avenir , pour se défendre contre le harcèlement verbal et sexuel incessant des hommes, mais on sent aussi sa tendresse pour les filles qui vont "gazer" dans les "maquis" avec les "genitos" qui aiment la belle sape, les airs populaires africains , les grosses bagnoles et les belles filles .Hélas la nuit africaine, qui tombe implacablement autour de 18 heures sans abaisser le moins du monde la température de l'air ni les ardeurs sexuelles, cette nuit épaisse et lourde qui gomme les contours du paysage et les visages des soupirants, cette nuit trompeuse et complice, qui facilite les étreintes, va produire l'événement fatal: une des copines est "enceintée", et donc toute la famille des deux jeunes protagonistes de l'affaire va jouer son rôle..jusqu'au dénouement comique-et provisoire.
C'est bien un petit chef d'oeuvre que je tiens entre mes mains, et j'éprouve un un plaisir qui se prolongera puisque j'ai pu trouver simultanément les trois premiers épisodes de cette saga ouest africaine des années 70.
un seul regret concernant l'édition folio, qui est une très bonne affaire: les caractères sont un peu trop petits même pour mes yeux écarquillés de plaisir.
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MachaLoubrun
MachaLoubrun19 juin 2013
  • Livres 4.00/5
Il est 19h à « Yop city ». Bon d'accord, c'est Yopougan mais ça fait plus américain que quartier populaire d'Abidjan en Côte d'Ivoire, non ?
Tout le monde est assis autour d'Ignace devant la télé pour regarder chaque soir la première grande campagne de pub en 1978. C'est une pub pour la bière Solibra, « une bière qui donne des forces. Et Ignace, cadre chez Solibra il y croit et il est drôlement fière. Alors il boit sa p'tite bière… avec tout le quartier autour de lui.
Aya, elle ne croit pas du tout que la bière donne des vitamines. Aya c'est belle plante, jolie silhouette gracile et beau port de tête, les cheveux tirés en arrière avec deux grandes créoles aux oreilles. Mais attention, pas question de comploter comme ses deux meilleures amies Adjouna et Bintou pour aller danser en cachette au « Ça va chauffer ». Il faut dire qu'elle a du caractère et elle ne veut pas finir en séries « c » coiffure, couture et chasse au mari, si vous voyez ce qu'elle veut dire ! Non elle veut devenir médecin, mais pour cela il faudra convaincre Ignace qui pense que les études, c'est pour les garçons et qu'elle ferait bien d'épouser Moussa le fils de son patron !
Connaissez-vous « l'hôtel aux mille étoiles » ? Il est insolite et il sera le théâtre d'un rebondissement dans ce premier épisode.
Mine de rien, mine de crayon, on se croirait en Afrique en regardant évoluer les couples de tous âges, le rythme est excellent, les dialogues truculents nous plongent dans une ambiance colorée, loin des clichés habituels sur l'Afrique.
Marguerite Abouet, l'auteure et Clément Oubrerie l'illustrateur, ont bien du talent et j'ai déjà hâte de retrouver Aya dans le prochain tome.
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missmolko1
missmolko127 décembre 2013
  • Livres 3.00/5
Aya de Yopougon est un titre que je voulais lire depuis un petit moment alors quand j'ai vu qu'il était disponible chez Folio, j'ai foncé. Je ne peux que saluer l'initiative de publier des BD en format poche (très pratique puisque l'on peut glisser son exemplaire partout notamment dans le sac a main.) et surtout a petit prix! Les BD sont souvent très chères, je sais qu'il y a le travail du dessinateur et puis l'impression mais quand même, je trouve dommage que les BD ne soient pas accessibles a tous. Alors merci Folio.
J'ai beaucoup aimé voyager en Cote d'Ivoire le temps du récit. J'ai beaucoup ri a certains passages. C'est un pays très contrasté entre tradition et modernité.
Je me suis demandée pendant toute ma lecture comment cette BD allait se terminer et je ne suis vraiment pas déçue par la chute. Je pense que c'est le passage que j'ai préféré.
Les personnages sont vraiment tous très différents et en même temps tous attachants et on se prend vite au jeu de savoir ce qu'il va leur arriver.
Par contre j'ai un petit quelque chose qui m'a dérangé : les transitions. On passe d'un personnage a un autre. Sur une page il fait jour et l'on est avec un premier personnage et puis on tourne la page et la il fait nuit et c'est une autre personne avec une autre histoire. C'est un peu perturbant et dommage car a mon gout ça gâche un peu la lecture.
Par contre le petit plus c'est le cahier bonus de la fin. Un lexique avec des mots pour apprendre le dialecte de la-bas, des recettes de cuisine.... Ce bonus est vraiment très réussi, il mari a merveille le coté information sur le pays et l'humour présent dans l'histoire.
Bref, je vous recommande cette lecture et il me tarde de voir l'adaptation qui en a été faite.
Lien : http://missmolko1.blogspot.ie/2013/12/aya-de-yop..
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Ode
Ode29 août 2015
  • Livres 4.00/5
À Abidjan à la fin des années 70, le quartier populaire de Yopougon est rebaptisé « Yop-City » en l'honneur des séries américaines de l'époque. Télévision, bière et drague sont les principales distractions locales. Aya, 19 ans, se distingue des autres jeunes par son sérieux et son ambition : elle veut faire des études de médecine et rabroue les garçons. Tout le contraire de ses amies Bintou et Adjoua qui sortent en douce le soir avec des « génitos »...
Grâce aux illustrations expressives de Clément Oubrerie et à la langue encore plus colorée de Marguerite Aboué, cette BD nous transporte immédiatement dans la chaleur et la bonne humeur de la Côte d'Ivoire d'antan. Il est plaisant de suivre le quotidien d'Aya, de sa famille et de sa bande de copines. Les personnages féminins sont bien campés, comme la mère d'Aya, une forte femme aussi connue pour ses talents de guérisseuse. Les hommes n'y ont pas souvent le beau rôle, tel ce bon à rien de Moussa, fils-à-papa du magnat de la bière locale, qui passe son temps à frimer en Toyota (signe extérieur de richesse) pour attirer les filles.
Ce premier tome emprunté à la médiathèque m'a donné envie de lire les suivants… L'adaptation en dessin animé est aussi une bonne manière de découvrir l'univers d'Aya, avec en prime quelques antiques spots publicitaires procurant une ambiance sonore et visuelle joyeusement kitch.
Oui khê ! Je me suis bien amusée dêh.
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Les critiques presse (2)
Lecturejeune01 juin 2006
Lecture jeune, n°118 - En 1978, en Côte d’Ivoire, plus précisément à Yopougon dans la banlieue d’Abidjan, tous les soirs à 19 heures, la famille et les amis d’Aya se réunissent pour visionner la campagne télévisée qui vante les mérites de la bière Solibra. Pour cette première rencontre avec les habitants de Yop City — « pour faire comme dans film américain » —, les présentations sont faites par notre guide, la jeune Aya. Ici la vie est douce, les filles sont belles et vont « gazer » — pas d’inquiétude, un petit lexique en fin d’ouvrage nous éclaire : « sortir, s’éclater en boîte ou ailleurs » — au Ça va chauffer pour rencontrer des « génitos » — « jeune homme qui a de l’argent à gaspiller » —. Aya, bonne copine, gère les amourettes, et les problèmes qui en découlent, de Binetou et Adjoua. Quant à elle, pas question de s’en laisser compter : elle travaille et veut devenir médecin. Contrairement à ses amies elle ne veut pas finir en « série C » : coiffure, couture et chasse au mari ! Cette douce chronique de l’adolescence est pleine de fraîcheur, d’humour et de tendresse. La langue est belle et vivante. Le récit, qui multiplie les intrigues — amoureuses évidemment ! — et les rebondissements, est captivant. Enfin l’illustration, déployant une gamme de couleurs séduisantes, parvient à créer des atmosphères : tons acidulés de la maison très ostentatoire de la famille de Moussa, rouge et mauve des nuits d’Abidjan, bleu profond des lieux de rencontres secrets… Le cadrage et le découpage font la part belle au mouvement, soutiennent le rythme effréné de l’histoire et nous amènent à suivre les aventures d’Aya de façon très cinématographique. n Hélène Sagnet
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Lecturejeune01 juin 2006
Lecture jeune, n°118 - Dans la Côte d’Ivoire d’avant la crise, les jeunes gens mènent une vie joyeuse et insouciante. L’heure est aux sorties et à la drague, première étape dans la quête du prince charmant. Pour sa première BD, parfaitement maîtrisée, la franco-ivoirienne Marguerite Abouet s’est inspirée de ses propres souvenirs. Elle livre dans une langue savoureuse mâtinée d’argot ivoirien un récit rythmé et réjouissant comme un (très) bon sitcom. Clément Abouet, optant pour un trait fin et des couleurs chaudes, traduit toute la vivacité et le tempérament de personnages dont on appréciera la drôlerie et le franc-parler. Vivement la suite ! n Gaëlle Glin
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
TerelireTerelire09 août 2015
Le lendemain, nous nous retrouvions chez Bintou, pour une de nos discussions interminables...

- Ton vieux n'a même pas vu que tu étais sortie ?

- Non, comme il était saoul, tu vois quoi !

- Il nous surveille trop. Il est pire qu'un policier.

- Oui, il abuse, il est trop sévère...

- Au moins, le policier, il reste à son poste, alors que ton père, il est toujours dehors à faire la fête.

- Et votre soirée, hier, c'était bien ?

- Trop chic !

- Oui... et le génito de Bintou a assuré : on pouvait manger et boire à gogo.

- Aya, t'as raté quelque chose.

- Je sais, mais j'avais trop de devoirs !

- Eh, Aya ! C'est toujours toi qui as des devoirs.

- Oui. Tu fais comme si tu pouvais aller loin dans les études.

- Oui kêh ! Je ne veux pas finir en série "C", moi.

- C'est quoi "séries C", même ?

- Coiffure, couture et chasse au mari.

- Ah ! Ah ! Ah !

- Eh Aya ! Tu fais rire dêh. En tout cas, moi j'aime les séries C. Je me vois déjà dans mon grand salon de coiffure acheté par mon mari...

- Et moi donc, dans mon magasin de couture, où toutes les plus grandes femmes d'Abidjan viendront se faire coudre leurs habits... (pp. 17-18)

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PatLynePatLyne08 février 2014
La série de Bandes Dessinées, Aya de Youpougon est vraiment génial. J'ai commencé par lire un livre et je n'ai plus été capable de laisser les autres. J'ai lu toute la série. J'en suis contente et je vous invite à faire la même chose. J'espère voir le long métrage un jour prochain.

Marguerite Abouet signe ici un véritable chef d'oeuvre.

Aya, l'héroïne de la Saga, est une jeune fille de 19 ans, comme ses amies Adjoua et Bintou. Aya veut devenir médecin, au contraire de ses copines qui elles aiment les soirées au maquis et font la chasse au mari.

Dans ce livre on découvre de nombreux personnages colorés, attachants et aux destins divers. Impossible de ne pas aimer cette atmosphère; la chaleur qui se dégage de ce livre. Rien n'est laissé au hasard.......

Le livre est bien illustré par Clément Oubrerie. Les deux, l'illustrateur et l'auteur, font du bon travail dans ce livre. Les images sont très réalistes et les dialogues nous emmènent tout droit, à Abidjan, en Côte d'Ivoire. C'est un beau voyage ! Vous apprendrez à parler le Noutchi, la langue!

Bonne lecture!!!!!
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petitsoleilpetitsoleil30 novembre 2012
- Je connais 2 filles, Bintou et Adjoua, elles sont dans ton quartier.

- Ce sont mes copines. C'est donc toi le fameux Moussa !

- Elles t'ont parlé de moi, hein ? Je sais, elles font toutes ça.

- Je vois, tu es tellement irrésistible.

- C'est drôle qu'elles ne m'aient pas parlé de toi.

- C'est parce que je ne veux pas qu'elles parlent de moi à n'importe qui.
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le_Bisonle_Bison25 juin 2012
- C'est avec Bintou qui est nulle comme toi que tu vas aller faire des exercices ?

- De quoi je me mêle ?

- Dis plutôt que tu vas chercher les garçons.

- Tais-toi, avec ta grosse bouche on dirait cul de vache.
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MissbouquinMissbouquin21 octobre 2012
"Arrête de m'embrouiller avec ton français !

Tu crois quoi ? que c'est toi seule qui as la cervelle de tout le quartier pour parler gros français compliqué ? "
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Vidéo de Marguerite Abouet
Clément Oubrerie en interview sur PlaneteBD.com .Clément Oubrerie n?est pas un auteur de bande dessinée comme les autres. C?est un explorateur graphique qui après Penninghen part pour les Usa. Là-bas, il exerce plein de métier, avant de finir dans un pénitencier aux Nouveau-Mexique, car il n?avait plus ses papiers? Après cette expérience riche de deux ans, il revient en France où il entre dans le monde de la bande dessinée avec Aya de Yopougon, un carton en librairie. Cette série réalisée en compagnie de Marguerite Abouet a même été transposée sur grand écran. Par la suite, tout s?enchaîne avec Zazie dans le métro, Jeangot, Pablo, les Royaumes du Nord, avant de remettre le couvert avec Julie Birmant, pour un eastern baptisé Il était une fois dans l?Est... Un véritable touche-à-tout graphique que planetebd.com a rencontré.
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