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ISBN : 2070573117
Éditeur : Gallimard (2005)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 421 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se pré... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 13 avril 2013

    marina53
    Côte d'Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan. Freshnie, elle vit sous l'œil protecteur de ses parents, entourée de ses amies Bintou et Adjoua. Elle rêve de pouvoir faire de grandes études pour devenir médecin, afin d'échapper à la fameuse série C: Coiffure, Couture, Chasse au mari. Au grand désespoir de son père qui souhaite la voir se marier à Moussa, le digne héritier d'une entreprise productrice de Koutouckou. Ça sent le début des vacances scolaires. Ses amies comptent bien en profiter pour décaler, gazer, faire behou et draguer de beaux jeunes hommes. Pour cela, elles ont des combines pour déjouer la surveillance de leurs parents, dêh!. Un soir de fête, au maquis où sont allées décaler Adjoua, Bintou et son ami Moussa, cette dernière va tomber sous le charme de Mamadou, le plus grand séducteur du village...
    Quel plaisir de lire un tel album, aussi subtil, instructif et divertissant! On est plongé dans cette Afrique chaude et accueillante dès les premières pages.
    Beaucoup de sujets sont évoqués ici tels que l'omniprésence de la famille, le travail, les jeunes, les études, la liberté, la sexualité, la condition féminine...
    Ici, toute une galerie de personnages prend une place importante, des parents en passant par les cousins ou neveux. Ils sont gais, pleins de vie et savoureux. L'album est empli d'espoir, d'humour, de rêves, d'insouciance mais également de destins brisés.
    Clément Oubrerie a illustré avec simplicité mais avec un tel charme cet album que ses traits et ses couleurs sont incontournables. Les dessins, épurés et pertinents, reflètent à merveille ce pays. Les traits sont fins et délicats.
    Quant aux couleurs, elles sont si chaudes, colorées et vivantes, avec toute une palette incroyable de planches ton sur ton, que l'on se sent sous le soleil ivoirien.
    J'ai beaucoup apprécié l'utilisation du patois local, ainsi que le lexique, la recette du gnamankoudji et de la sauce arachide ainsi que l'explication pour nouer un pagne.
    Un dépaysement total, rafraichissant, enrichissant et exaltant!
    aya de yopougon, tchoko-tchaka, lisez-le, dêh!
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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 19 juin 2013

    MachaLoubrun
    Il est 19h à « Yop city ». Bon d'accord, c'est Yopougan mais ça fait plus américain que quartier populaire d'Abidjan en Côte d'Ivoire, non ?
    Tout le monde est assis autour d'Ignace devant la télé pour regarder chaque soir la première grande campagne de pub en 1978. C'est une pub pour la bière Solibra, « une bière qui donne des forces. Et Ignace, cadre chez Solibra il y croit et il est drôlement fière. Alors il boit sa p'tite bière… avec tout le quartier autour de lui.
    Aya, elle ne croit pas du tout que la bière donne des vitamines. Aya c'est belle plante, jolie silhouette gracile et beau port de tête, les cheveux tirés en arrière avec deux grandes créoles aux oreilles. Mais attention, pas question de comploter comme ses deux meilleures amies Adjouna et Bintou pour aller danser en cachette au « Ça va chauffer ». Il faut dire qu'elle a du caractère et elle ne veut pas finir en séries « c » coiffure, couture et chasse au mari, si vous voyez ce qu'elle veut dire ! Non elle veut devenir médecin, mais pour cela il faudra convaincre Ignace qui pense que les études, c'est pour les garçons et qu'elle ferait bien d'épouser Moussa le fils de son patron !
    Connaissez-vous « l'hôtel aux mille étoiles » ? Il est insolite et il sera le théâtre d'un rebondissement dans ce premier épisode.
    Mine de rien, mine de crayon, on se croirait en Afrique en regardant évoluer les couples de tous âges, le rythme est excellent, les dialogues truculents nous plongent dans une ambiance colorée, loin des clichés habituels sur l'Afrique.
    Marguerite Abouet, l'auteure et Clément Oubrerie l'illustrateur, ont bien du talent et j'ai déjà hâte de retrouver Aya dans le prochain tome.
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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 27 décembre 2013

    missmolko1
    aya de yopougon est un titre que je voulais lire depuis un petit moment alors quand j'ai vu qu'il était disponible chez Folio, j'ai foncé. Je ne peux que saluer l'initiative de publier des BD en format poche (très pratique puisque l'on peut glisser son exemplaire partout notamment dans le sac a main.) et surtout a petit prix! Les BD sont souvent très chères, je sais qu'il y a le travail du dessinateur et puis l'impression mais quand même, je trouve dommage que les BD ne soient pas accessibles a tous. Alors merci Folio.
    J'ai beaucoup aimé voyager en Cote d'Ivoire le temps du récit. J'ai beaucoup ri a certains passages. C'est un pays très contrasté entre tradition et modernité.
    Je me suis demandée pendant toute ma lecture comment cette BD allait se terminer et je ne suis vraiment pas déçue par la chute. Je pense que c'est le passage que j'ai préféré.
    Les personnages sont vraiment tous très différents et en même temps tous attachants et on se prend vite au jeu de savoir ce qu'il va leur arriver.
    Par contre j'ai un petit quelque chose qui m'a dérangé : les transitions. On passe d'un personnage a un autre. Sur une page il fait jour et l'on est avec un premier personnage et puis on tourne la page et la il fait nuit et c'est une autre personne avec une autre histoire. C'est un peu perturbant et dommage car a mon gout ça gâche un peu la lecture.
    Par contre le petit plus c'est le cahier bonus de la fin. Un lexique avec des mots pour apprendre le dialecte de la-bas, des recettes de cuisine.... Ce bonus est vraiment très réussi, il mari a merveille le coté information sur le pays et l'humour présent dans l'histoire.
    Bref, je vous recommande cette lecture et il me tarde de voir l'adaptation qui en a été faite.

    Lien : http://missmolko1.blogspot.ie/2013/12/aya-de-yopougon-tome-1.html
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 13 octobre 2011

    litolff
    En 1978 à Yopougon, dans la banlieue d'Abidjan, la vie était plus douce que maintenant... On y découvre Aya, jeune fille ambitieuse qui rêve d'être médecin, chose quasi-impensable alors que ses copines ne rêvent que de garçons, de sorties et de flirts et placent leurs espoirs scolaires dans les séries "C", c'est-à-dire Coiffure, Couture, et Chasse au mari !
    Les personnages de Yopougon sont gais et pétillants, pleins de spontanéité, à l'image des dessins. Cependant, avec beaucoup d'humour, de finesse et de légèreté, Marguerite Abouet aborde nombre de sujets cruciaux : les ravages du patriarcat, les pères autoritaires et volages, le désintérêt général pour les études des filles, les grossesses non désirées... les hommes en prennent pour leur grade.. et on n'est qu'en 1978 !
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    • Livres 4.00/5
    Par tycos, le 18 mars 2013

    tycos
    Le tome 1 de « aya de yopougon a reçu à Angoulême en 2006 le prix du premier album. Ça aide une série à bien commencer.
    L'histoire qui se déroule à la fin des années 70 est celle de 3 copines de Yopougon, quartier populaire d'Abidjan, en Côte d'Ivoire : Aya, Bintoue et Adjoua, filles d'environ 19 ans en quête de garçons, de sorties sauf pour Aya qui souhaite étudier pour devenir médecin.
    L'histoire de ce tome 1, hormis la présentation des personnages, en 2 lignes : Adjoua, qui se retrouve enceinte, l'annonce au père présumé, Moussa, le fils de Mr Sissoko, le très riche producteur de bière d'Abidjan.
    Ce premier tome est très sympathique. On a un aperçu de la jeunesse ivoirienne, de ses préoccupations, de la différence de classes. C'est léger, le dessin est plaisant, on passe un bon moment. Je pense que ça s'adresse plutôt aux jeunes. Mais comme ce n'est pas un manga, on a du mal à convaincre !
    On appréciera en fin d'album le lexique, les recettes,le mode d'attache du pagne, la technique de roulement du "tassaba" (les fesses) présentées par les personnages de l'histoire dans le "bonus ivoirien" en annexe, ainsi que la présentation des auteurs.
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - En 1978, en Côte d’Ivoire, plus précisément à Yopougon dans la banlieue d’Abidjan, tous les soirs à 19 heures, la famille et les amis d’Aya se réunissent pour visionner la campagne télévisée qui vante les mérites de la bière Solibra. Pour cette première rencontre avec les habitants de Yop City — « pour faire comme dans film américain » —, les présentations sont faites par notre guide, la jeune Aya. Ici la vie est douce, les filles sont belles et vont « gazer » — pas d’inquiétude, un petit lexique en fin d’ouvrage nous éclaire : « sortir, s’éclater en boîte ou ailleurs » — au Ça va chauffer pour rencontrer des « génitos » — « jeune homme qui a de l’argent à gaspiller » —. Aya, bonne copine, gère les amourettes, et les problèmes qui en découlent, de Binetou et Adjoua. Quant à elle, pas question de s’en laisser compter : elle travaille et veut devenir médecin. Contrairement à ses amies elle ne veut pas finir en « série C » : coiffure, couture et chasse au mari ! Cette douce chronique de l’adolescence est pleine de fraîcheur, d’humour et de tendresse. La langue est belle et vivante. Le récit, qui multiplie les intrigues — amoureuses évidemment ! — et les rebondissements, est captivant. Enfin l’illustration, déployant une gamme de couleurs séduisantes, parvient à créer des atmosphères : tons acidulés de la maison très ostentatoire de la famille de Moussa, rouge et mauve des nuits d’Abidjan, bleu profond des lieux de rencontres secrets… Le cadrage et le découpage font la part belle au mouvement, soutiennent le rythme effréné de l’histoire et nous amènent à suivre les aventures d’Aya de façon très cinématographique. n Hélène Sagnet
  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Dans la Côte d’Ivoire d’avant la crise, les jeunes gens mènent une vie joyeuse et insouciante. L’heure est aux sorties et à la drague, première étape dans la quête du prince charmant. Pour sa première BD, parfaitement maîtrisée, la franco-ivoirienne Marguerite Abouet s’est inspirée de ses propres souvenirs. Elle livre dans une langue savoureuse mâtinée d’argot ivoirien un récit rythmé et réjouissant comme un (très) bon sitcom. Clément Abouet, optant pour un trait fin et des couleurs chaudes, traduit toute la vivacité et le tempérament de personnages dont on appréciera la drôlerie et le franc-parler. Vivement la suite ! n Gaëlle Glin

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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 25 juin 2012

    - C'est avec Bintou qui est nulle comme toi que tu vas aller faire des exercices ?
    - De quoi je me mêle ?
    - Dis plutôt que tu vas chercher les garçons.
    - Tais-toi, avec ta grosse bouche on dirait cul de vache.

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  • Par petitsoleil, le 30 novembre 2012

    - Je connais 2 filles, Bintou et Adjoua, elles sont dans ton quartier.
    - Ce sont mes copines. C'est donc toi le fameux Moussa !
    - Elles t'ont parlé de moi, hein ? Je sais, elles font toutes ça.
    - Je vois, tu es tellement irrésistible.
    - C'est drôle qu'elles ne m'aient pas parlé de toi.
    - C'est parce que je ne veux pas qu'elles parlent de moi à n'importe qui.
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  • Par Missbouquin, le 21 octobre 2012

    "Arrête de m'embrouiller avec ton français !
    Tu crois quoi ? que c'est toi seule qui as la cervelle de tout le quartier pour parler gros français compliqué ? "

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  • Par mandarine43, le 22 mars 2011

    Mes amies, l'un de mes secrets (parmi d'autres) pour faire rentrer mon mari plus vite du bureau, et surtout le garder à la maison, c'est ma fameuse SAUCE ARACHIDE, appelée aussi "aller-retour" : tu goûtes une fois, tu en redemandes.

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  • Par Voltaire, le 16 juin 2011

    En 1978, la Côte d'Ivoire, mon beau pays, connut sa première campagne publicitaire télévisée. Elle vantait les mérites de la Solibra, notre bière reconnue dans toute l'Afrique de l'Ouest. Dago, un comédien à la mode, en buvait une gorgée, ce qui lui donnait la force de dépasser les bus à vélo.

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