"Le Château rouge est une grotte souterraine qui vient d'être ouverte au public. Lors d'une visite, un séisme violent emporte les passerelles et les galeries s'effondrent. Seules deux personnes survivent à la catastrophe : Anton Malek, un spécialiste du comportement animalier, et Marie, une vieille dame venue de Bruges. Les rescapés attendent en vain du secours, mais aucun signe de vie ne parvient de la surface."
Nous apprendrons assez rapidement que ce séisme n'est qu'une des conséquences parmi d'autres d'une explosion nucléaire dont nous ne connaîtrons jamais l'origine. Seuls quelques-uns survivront, dont Malek qui remontera à la surface et rejoindra une petite communauté de survivants.
Les rescapés feront-ils preuve de sagesse, de discernement et de bon sens ? Un monde à reconstruire s'offre à eux, mais ont-ils vraiment appris de nos erreurs ? Il y aura autant de réponses à cette question qu'il y a de survivants mais sachez qu'il n'est pas facile pour l'homme d'échapper à sa nature animale, et ce n'est pas Malek, spécialiste animalier des loups organisés en meute, qui le démentira.
Si le sujet de ce roman ne brille pas par son originalité («
Malevil » de
Robert Merle mais aussi «
La route » de
Cormac McCarthy ont déjà brillamment traité de l'après-nucléaire), il ne faudrait pas pour autant sous-estimer
André-Marcel Adamek qui se révèle une fois de plus un excellent conteur. Sans effet de manche, dans un style simple mais au combien prenant et interpellant, «
La Grande Nuit » se lit d'une seule traite tant il est difficile d'interrompre sa lecture avant le mot fin.
Un vrai bonheur de lecture malgré quelques passages difficiles (les âmes sensibles sont prévenues).
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