ISBN : 2709634155
Éditeur : Jean-Claude Lattès (2010)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
« Les poissons qui peuplent les océans sont innombrables, même si Pline l’ancien n’en compte que 144 variétés. Mais aucune espèce ne peut s’unir avec une autre, à la différence du cheval avec l’ânesse. Les poissons ne connaissent pas l’adultère. »

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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Lune, le 27 janvier 2012

    Lune
    La crise de la quarantaine : « Mais qu'ai-je donc fait de ma vie? Il faut que je pense à moi. Ceux pour qui je me suis sacrifiée passent sans me voir, il n'est pas trop tard, etc... »
    La p'tite vieille vaguement anarchiste, totalement libérée, pourvoyeuse de mots guérisseurs...
    Les couples mal assortis, un intellectuel faible, peu ambitieux mais bon et délicat, aux études absolument passionnantes (cela donne une telle puissance au récit!), un autre ambitieux, sûr de lui, une femme sèche et revancharde, une autre subissant, etc...
    Tout ce petit monde réuni dans un compartiment de train, sous la houlette d'un contrôleur aux revendications sociales et politiques assez folkloriques vont échanger et s'échanger avec la compréhension et la connivence des uns et des autres. La présence du « roumain sourd-muet », la chorale bienfaisante, d'autres personnages ne font qu'ajouter à l'énormité des situations. Il y a certes de l'humour mais qui n'est lui aussi qu'un humour de cliché (cf. le mari entraîné dans les toilettes de la gare...).
    Évidemment, un happy-end ne pouvait que clôturer cette bluette.
    Une impression de connu, de trop connu avec d'énormes lieux communs fait que je me demande comment l'auteur spirituel de « Mort aux cons » a pu se laisser piéger à écrire un tel ramassis de banalités, à véhiculer toutes ces idées générales et cette psychologie bon marché.
    Cet avis ne prétend en aucune façon être une certitude et détenir la vérité. Certains y trouveront plaisir, espoir peut-être... moi pas.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 19 janvier 2012

    canel
    Pour ses quarante ans, les copines de Valérie/Julia lui ont offert un relooking. Nouvelle allure = nouvelle vie ? Ras-le-bol de son poste de caissière, de son blaireau de mari et de leur fille ado ingrate, la jeune quadra met les voiles, prend un train au hasard pour Toulouse.
    Le roman prend rapidement des allures de pièce, en huis-clos dans un compartiment entre six personnages principaux et une poignée de 'figurants'. Ne vous fiez pas à la bimbo sur la couverture de l'édition poche. Sous sa légèreté apparente, ce récit foisonnant et acéré nous invite à réfléchir sur le couple, la fidélité et l'adultère, le vieillissement, la séduction, l'usure de la routine. le tout sur fond de "crise de la quarantaine" féminine - particulièrement bien vue par un auteur masculin - dans cet état d'esprit particulier que peut avoir le voyageur, observateur de la vie des autres... et de la sienne en écho. Un minuscule bémol sur le personnage de Germinal, les choristes et sur la fin qui tourne un peu au ridicule - mais il serait dommage de bouder cette pépite pour si peu !
    Un excellent moment de lecture presque non-stop, une réussite qui me donne envie de découvrir Mort aux cons du même auteur.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par chocobogirl, le 26 février 2010

    chocobogirl
    Valérie vient de rater son bus. Elle sait qu'elle va être en retard à son travail et devoir supporter l'enguelade de son patron. A travers ce bus qui s'en va, c'est toute la lourdeur d'une vie pesante auquelle elle veut soudain mettre fin. Valérie est une femme de 40 ans, caissière, qui a consacré sa vie à sa famille. Son mari ne la regarde plus et se moque même de la tentative de relooking que ses copines lui ont offerte pour son anniversaire. Ses relations avec sa fille sont devenues conflictuelles.
    Alors Valérie s'en va. Sans bagages. Elle prend un peu au hasard un train en partance de Toulouse où une vague cousine est susceptible de l'accueillir. Son départ va être l'occasion de réveiller la femme qui est en elle. Peu à peu, elle va reprendre de l'assurance, à travers le regard flatteur des hommes. Elle se rebaptise Julia, en hommage à l'actrice de "Pretty Woman". le trajet va être l'occasion de se réapproprier la liberté qu'elle avait perdue. Dans son compartiment, elle fera connaissance avec Colette, une vieille dame dont le coeur balance entre 2 hommes ; ainsi que deux amis chercheurs qui partent à un colloque, accompagnés de leurs femmes. Vincent, l'un des deux, ne semble pas indifférent au charme de Julia.
    Julia saura-t'elle se libérer des chaines qui la contraignent depuis tant d'années ?
    Le roman commençait sous de bons augures. Une femme, absolument pas épanouie dans sa vie, décide de tout plaquer pour vivre enfin. Valérie est bien à plaindre en effet. On peut dire qu'elle a une vie de merde. Ses relations avec son mari sont loin de tout amour et de toute affection et on est ravie que cette femme délaissée prenne enfin le taureau par les cornes pour sortir de l'ornière où elle est tombée.
    Julia est la narratrice et nous partageons avec bonheur ses pensées et son envie de renouveau.
    Puis peu à peu, le point de vue alterne. On entre dans la tête des voisins de compartiment, du controleur de train. Intéressant certes, mais ça éparpille quelque peu l'intrigue qui n'est plus aussi centrée sur Julia.
    J'aurais préféré un narrateur omniscient, plutot que de passer d'un point de vue à un autre ou resté plonger dans l'esprit de Julia qui est très attachante.
    Puis le récit tombe peu à peu dans le surréaliste : le controleur décide de ne plus controler et raconte sa vie dans les hauts-parleurs, un groupe de chroristes improvisent un concert où tout le monde vient danser, un sourd-muet rate son arret et le train s'arrête un peu plus loin, exprès pour lui, ....
    Là je dois dire que je n'ai pas du tout adhéré à cette folie désordonnée et pas désagréable malgré tout.
    J'attendais un récit plus concentré sur l'aspect dramatique de cette vie qui se termine ou qui commence un nouvel épisode. J'ai aimé le côté romantique d'un amour naissant dans un train, genre un inconnu vous offre des fleurs ! (c'est mon côté bluette qui ressort lol) mais j'y trouvé aussi le cliché des comédies romantiques qu'on peut voir à la télévision. Je ne serais d'ailleurs pas étonné que le roman soit adapté au cinéma.
    Bref, un avis très mitigé pour ce roman que je ne saurais dire avoir aimé sans pour autant le détester.
    Julia est un personnage très attachant avec sa démarche courageuse qu'on a Tous peut-être rêvé de faire un jour mais l'intrigue est quelque peu convenue et se perd dans une folie un peu débridée fort mal à-propos.


    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-les-poissons-ne-connai..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Tamara, le 15 février 2010

    Tamara
    Valérie est une femme fatiguée. Fatiguée de son mari, Djamel, qui ne la voit que comme une bonne à tout faire à la maison et qui se saoûle plus qu'à son tour. Fatiguée aussi de sa fille, une adolescente qui compte sur elle pour préparer ses repas et repasser ses vêtements sans même penser à la remercier. Fatiguée enfin de son métier : caissière dans une supérette, elle subit la mauvaise humeur des clients et le courroux des petits chefs lorsque la caisse n'est pas juste ou qu'elle a cinq minutes de retard.
    Alors le jour où ses copines lui offre un relooking par une pro qui oeuvre pour un magazine (rubrique "Avant / Après"), elle se laisse convaincre et la voilà rajeunie de plusieurs années. Elle se sent belle, différente. De retour chez elle, c'est la douche froide : son mari et sa fille se moquent d'elle. le lendemain matin, prise d'une impulsion, elle ne se rend pas à son travail mais à la gare et quitte sa vie routinière pour la première destination venue. En chemin, elle décide de se choisir un nouveau prénom, qui correspond davantage à son nouvel esprit et son look moderne. C'est donc une Julia pimpante et un peu stressée aussi par ce qu'elle est en train de faire qui monte dans le Paris - Toulouse.
    De là s'ensuit un sympathique voyage au milieu de personnages hauts en couleurs, du contrôleur ultra-rigoureux aux choristes d'une troupe musicale, d'une vieille dame à l'oeil coquin, de professeurs d'histoire plutôt attirants... le trajet est naturellement parsemé de péripéties, parfois légères, d'autres fois plus dramatiques, mais le ton reste léger, les protagonistes plaisants et le roman ma foi fort distrayant et réjouissant.
    Les passagers accompagnant les voyageurs sont priés de rester sur le quai, les voyageurs intéressés sont priés de monter à bord !
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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 06 juin 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Carl Aderhold est un auteur que j'ai découvert avec "Mort aux cons", livre que j'avais apprécié. Idée originale avec une bonne dose de cynisme. Je le retrouve ici dans un livre bien plus tendre que le précédent.
    Au départ du roman, Valérie alias Julia décide de tout quitter sur un coup de tête et de partir pour Toulouse rejoindre sa cousine. Son mari Djamel n'est pas ce que l'on peut appeler un mari aimant. Il est à la limite de la considérer comme un meuble, si ce n'est pas déjà fait. Sa fille, adolescente il me semble n'est pas vraiment présente elle non plus. Quant à son métier, caissière, il ne comble pas ce vide qu'elle ressent.
    C'est un relooking organisé par ses amies qui va lui donner enfin envie de vivre comme elle le souhaite. Elle saute donc dans le premier train pour Toulouse et va ainsi rencontrer de nombreux personnages. Tous plus étonnants les uns que les autres mais surtout tous terriblement humains.
    Colette, Vincent, Nicolas, Aude, Muriel. Tous ces personnages sont des répliques de personnes déjà rencontrées. Il y a encore peu de temps, je prenais le train deux fois par jour et je me suis ainsi retrouvée dans certaines situations, certains dialogues. L'auteur décrit ces personnes avec beaucoup de justesse. Nous pourrions tout à fait rencontrer ces personnes au détour d'un train ou d'une gare. Ils sont vrais, sensibles. Parfois énervants, tête à claques, arrogants, irrespectueux. Humains tout simplement !
    Des rebondissements vont avoir lieu. Des rebondissements qui peuvent paraître anodins mais qui pourtant, changent une vie. Je me suis attachée à ces personnages et même ceux qui ne m'apparaissaient pas sympathiques au début. On en vient à ressentir de l'empathie pour ces personnes qui portent en eux des souffrances qui pourraient être les nôtres.
    En conclusion, une très belle découverte, un agréable moment de lecture. Un roman mêlant tendresse et justesse. Jeanne Garcin du magazine Elle dira que c'est « galerie de paumés attachants », c'est un peu ça, c'est un peu nous aussi.
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Citations et extraits

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  • Par El0die, le 14 février 2010

    Seule Julia placée en face d’elle remarque la petite lueur espiègle dans les yeux de Colette, derrière ses lunettes aux verres épais. L’ironie passe souvent inaperçue chez les vieux, sans doute parce que, leurs traits affaissés ne manifestant plus que des expressions en demi-teinte, on les pense indifférents. Peut-être aussi parce qu’au fil du temps leur ironie s’est émoussée jusqu’à ‘être plus qu’une tendresse malicieuse - semblables en cela aux spectateurs qui, connaissant la fin de la pièce, se prennent de sympathie pour les personnages.
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  • Par chocobogirl, le 26 février 2010

    Le vrai se dévoile presque par hasard. A notre insu. Nous n'avons de cesse, dans l'amour comme dans tout le reste, que de nous créer des habitudes. Notre existence ne repose que sur une chose : la répétition. Le don juan, le globe-trotteur ou même l'érudit cherchent chacun à apprivoiser le désir. Mais, au fond de nous, nous le savons, à la fin, nous ne garderons en mémoire que la première fois, cette première fois où, avec l'unique secours de notre imagination, nous nous sommes jetés à l'eau.
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  • Par Malice, le 16 février 2010

    " Elle était vieille et puis après ? La belle affaire ! Elle avait lutté de toutes ses forces contre le vieillissement des chairs, dépensé des fortunes dans des crèmes, sa seules fantaisie, pour freiner l'apparition des rides ou l'affaissement des traits."
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  • Par leolechat, le 07 juillet 2011

    « Alors elle rebrousse chemin. Elle dépasse le MacDo où elle emmenait Laura petite, le samedi après l'école. Elle sourit aux passants qui ont tous l'air de flâner, aux timides rayons de soleil printanier, aux arbres sans feuilles, aux quelques-uns qui s'activent. Sous le coup de l'émotion, elle allume une cigarette. Elle ne fume pas avant sa pause de 11 heures. Du moins, elle essaie. L'excitation la gagne. Elle va rentrer bien sûr. Mais pas tout de suite. Elle n'a jamais marché comme ça, la tête relevée, bien droite, les épaules redressées, les jambes souples. L'ivresse de se sentir différente, une démarche d'actrice, avec les talons hauts qu'elle a mis ce matin, auxquels elle n'est pas habituée. Elle a l'impression qu'une caméra la suit. Dans sa tête, elle entend une musique, celle de la scène ou l'héroïne se décide enfin à faire ce que tous les spectateurs attendent depuis le début du film. Partir.
    Prendre le train».
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 06 juin 2011

    Vous avez remarqué, les chansons de variété ont toujours l'air un peu bêbête avec leurs paroles naïves et leur musique facile? Et pourtant, elles expriment exactement ce que nous ressentons...
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