ISBN : 2226229930
Éditeur : Albin Michel (2011)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait c... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 22 janvier 2012

    caro64
    Carl Mork, véritable électron libre au sein de la police de Copenhague, se voit proposé la direction d'un tout nouveau service : le Département V. En charge des affaires sensibles mais classées... les fameux "cold case". Carl est un flic doué mais peu apprécié de ces collègues. Une récente fusillade a vu un de ses coéquipiers se faire descendre et Hardy, son meilleur ami, se retrouver paralysé.
Lui-même a été touché, mais les blessures semblent surtout psychologiques.
Mork se retrouve donc, au sous-sol du commissariat, seul avec des dossiers anciens. Il en est persuadé, c'est bel et bien une mise au placard.
Après quelques jours à broyer du noir, à fumer cigarettes sur cigarettes, Carl demande un assistant. C'est un certain Hafez el Assad qui se présente, homme à tout faire, le ménage, du café souvent trop fort, des photocopies, du classement... les heures s'égrènent et la cohabitation s'avère difficile...
Mais Il faut choisir un dossier, et celui de Merete Lyyngaard semble avoir été un peu bâclé. Cinq ans auparavant, celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait disparu dans des circonstances mystérieuses. Faute d'indices, de cadavre, la police avait classé l'affaire, la thèse du suicide semblant la plus plausible. Mais cette fois ci une toute nouvelle enquête commence...
    Miséricorde est un roman qui ne bouleversera pas l'histoire du polar : ses références sont classiques et il n'innove pas. Alors, que du classique, dites-vous ? En réalité, Miséricorde est un livre qui s'apprivoise lentement mais lorsque le turbo s'enclenche, vous ne pourrez plus le lâcher. Miséricorde est aussi un thriller à double tranchant, car le lecteur est en avance de plusieurs longueurs sur nos fins limiers. En effet nous savons des choses...
Dès le prologue. Merete est vivante, elle est quelque part, enfermée dans un cage, soumise à des tortures psychologiques et physiques qui dépassent l'imagination et l'entendement.
Entre chaque avancée de l'enquête, et elles vont être nombreuses et pleines de surprises, nous suivons sous forme de flash-back le calvaire de la jeune femme depuis son enlèvement...jusqu'au dénouement final.
Tic-tac, tic-tac... Miséricorde est un compte à rebours, une mécanique d'horlogerie bien huilée ; un chronomètre où chaque ligne, chaque chapitre est la roue dentée qui va entraîner ou bien gripper cette machine infernale, terriblement efficace.
    Mais le charme du livre tient aussi aux personnages de Carl et d'Assad, un duo improbable, impossible… Les deux acolytes vont se révéler complexes, tourmentés et surprenants au fil des pages. le roman prend toute son ampleur avec l'arrivée de ce petit bonhomme, affable, un brin mystérieux qui dit venir de Syrie. Il apporte un regard candide sur la société danoise, souvent drôle et décalé. Mais il va également se révéler un fin limier et un homme plein de ressources, souvent à la limite de la légalité.
Carl Mork de son côté se montre plus cynique, une grande gueule au coeur tendre et son personnage est l'occasion pour Jussi Adler Olsen de truffer son livre d'un véritable panorama de la société danoise, nordique et plus généralement européenne. Magouille politique, crise financière, problèmes sociaux, racisme... tout y passe, par petite touche, presque comme si de rien n'était, au détour d'une phrase...
Et puis, c'est une visite de la superbe capitale de Copenhague.
    Je vous recommande donc Miséricorde pour toutes ces raisons. Mais surtout à la toute fin de ce très bon thriller, on est pris d'une furieuse envie de retrouver les protagonistes, d'en apprendre plus sur Assad, sur Carl. Et tous ceux qui gravitent autour, Vigga l'ex-femme envahissante de Mork, Hardy Henningsen, Lis la secrétaire aux jolies dents qui se chevauchent de façon charmante, Mona Ibsen la psychologue de la police... on se dit : vivement un prochain épisode de leurs aventures et c'est la très grande réussite de ce premier opus.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 15 mai 2012

    oops
    En 2002, Merete Lyyngaard est promise a un brillant avenir, elle est la jeune vice présidente du parti démocrate danois, malheureusement elle disparaît sur un ferry, alors qu'elle revenait de vacances avec son frère handicapé Oluf. La police n'ayant aucun indice pense qu'elle s'est noyée et fini par classer l'affaire sans suites. Cinq ans plus tard, Car Morck, un commissaire rongé par la culpabilité sa dernière enquête ayant mal tourné, un de ces collègues a perdu la vie tandis qu'un autre est cloué au lit devenu tétraplégique. A sa reprise de travail voilà qu'il se retrouve parqué au sous-sol de la criminelle promu à la tête du tout nouveau Département V. Ce service a en charge d'enquêter sur les affaires non résolues. Pour l'aider dans cette tâche, Carl Morck se voit confier par sa direction un assistant syrien, Hafed el Assad, véritable homme à tout faire qui se révélera en fait un partenaire inattendu fort efficace. Malgré cette mise au placard évidente, Carl Morck, doucement mais sûrement fini par éplucher la pile de dossiers qu'on lui a donné et ré ouvre l'enquête sur la disparition de la jeune démocrate. En alternance, l'auteur revient au travers de la voix de la jeune femme, tous les ans, à sa date anniversaire entre 2002 et 2007, c'est ce jour là que son tortionnaire psychopathe augmente la pression du caisson dans lequel elle est séquestrée. le duo Carl et Hafed remonte progressivement l'enquête et détecte rapidement des incohérences ignorées par les précédents collègues. Une enquête relativement classique menée par un duo surréaliste dont les ressources s'avèrent pourtant épatantes. Tous les personnages sont particulièrement bien pensés, notamment le profil psychologique du tortionnaire. Ce premier tome sur les dix que devraient compter cette série a été couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux et laisse donc augurer de prochaines heures de lecture sans doute agréables.

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 09 janvier 2012

    chocobogirl
    Carl Morck est un flic danois qui vient d'échapper à la mort. On ne peut pas en dire autant de ses 2 collègues. L'un est mort, abattu sous ses yeux. l'autre végète sur un lit d'hôpital, paralysé par la balle qui aurait dû tuer Carl. C'est donc sans étonnement que l'on verra Morck traîner sa culpabilité sans l'assumer. Un flic encombrant donc à qui l'on confie la direction d'un nouveau service, à moitié fantoche, pour mieux s'en débarrasser et profiter des crédits alloués. Assisté d'un improbable syrien qui prépare du thé à la menthe et fait ses prières dans le sous-sol qui leur sert de bureau, Morck est chargé de ré-enquêter sur de vieilles affaires classées. Bien décidé à profiter de ce placard pour ne rien faire, Morck finit pourtant, grâce à l'insistance d'Assad, par se pencher sur le cas de la disparition de Merete Lyyngaard, femme politique d'importance qui incarnait l'opposition.
    2002 : Merete Lyyngaard mène une vie très sérieuse où elle ne laisse pas de place à l'amour. C'est que, en secret, elle cache l'existence d'un frère handicapé qui demande beaucoup de présence et emprisonne quelque peu la jeune femme. Merete porte son fardeau avec une certaine culpabilité. C'est que, elle se sent responsable de l'accident de voiture qui a tué ses parents et handicapé son frère Oluf. Pourtant le sort continue de s'acharner sur elle. Lors d'une sortie avec Oluf, la jeune femme disparaît laissant un Oluf hagard et perdu, bientôt confié à une institution. Alors que la police conclut à un suicide, faute de preuves, Merete est en fait emprisonnée dans un caisson atmosphérique où ses tortionnaires la maintiennent sans explications.
    Plongé directement dans le coeur de cette intrigue, le lecteur ne peut qu'être happé par cette histoire !
    Il va suivre alternativement l'enquête de Carl Morck en 2007 avec le récit de l'emprisonnement de Merete qui débute en 2002 et se déroulera sur plusieurs années. le procédé rythme plutôt bien le roman et accentue le suspense qui va aller crescendo tout au long du roman. Les 2 narrations finissent par se rejoindre lorsque l'on atteint l'année 2007 et le suspense est bien évidemment à son comble.
    Le duo d'enquêteur est plutôt original et fonctionne bien entre un flic désabusé qui peine à se retrouver et un jeune assistant étranger à la fois naïf et plein de ressources.Très observateur, il sera d'une aide précieuse alors qu'il n'est censé être qu'un subalterne chargé des cafés et du ménage.
    De son côté, Carl Mock peine à reprendre les rênes de son travail d'enquêteur, perturbé par l'accident qui a coûté vie et mobilité à ses collègues. Ses visites régulières à son ancien coéquipier qui ne cesse de lui demander de l'aider à mourir n'est pas pour arranger les choses. Pourtant, le cas Merete Lyyngard va finir par retenir son attention et notre enquêteur déployer des trésors d'ingéniosité pour retrouver traces et preuves d'un fait remontant à 5 ans. Les rebondissements sont parfaitement crédibles et surtout très efficaces, sans coup de théâtre improbable qui bascule l'intrigue artificiellement.
    Parallèlement, on suit Merete dans sa prison glacée. Soumise à un traitement difficile, on assiste à l'évolution de sa personne : ses questionnements, ses peurs, sa force aussi. Elle ignore tout de ses ravisseurs et des raisons qui l'ont conduite ici. Elle se remémore le passé pour tenir et oublier sa cage. On la suit aussi dans ses tentatives de garder un semblant de dignité.
    Principaux ou secondaires, les personnages sont donc extrêmement bien construits. Leur évolution est notable et intéressante.
    Si Miséricorde n'est pas le polar de l'année, il s'avère néanmoins un très bon thriller. La figure du flic désabusé n'a rien de nouveau tout comme la construction alternée de 2 narrations. Pourtant, l'auteur s'en sort avec brio et nous livre une enquête plutôt passionnante qui respecte les codes du genre. Les personnages ne manquent pas d'humour et la figure d'Assad apporte un peu de piment dans ce duo d'enquêteurs. Sans tomber dans une représentation excessive de sévices en tout genre, l'auteur a su rendre parfaitement la tension inhérente à l'enfermement de Merete et n'hésite pas non plus à intégrer à son récit quelques éléments touchant à la politique du pays, pas si respectable qu'imaginé. le seul regret que l'on puisse exprimer est que faute de rebondissements qui retourneraient la situation, le lecteur devinera assez rapidement l'identité des ravisseurs de Merete. Mais ceci n'enlèvera rien au sel de ce roman qui se conclut de manière soignée et pas totalement joyeuse.
    Voilà donc un polar tout à fait respectable qui plaira certainement à un large public et présente de gros atouts pour que son efficace duo d'enquêteurs prennent la suite d'autres couples célèbres ! A découvrir pour passer un bon moment !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-misericorde-jussi-adle..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Beyond, le 06 mai 2012

    Beyond
    L'histoire de Merete commence en 2002. L'histoire d'une belle et brillante politicienne qui mène tant bien que mal une vie professionnelle archi-pleine et une vie personnelle hyper-secrète à cause d'un frère handicapé mental dont elle s'occupe. Un vie tranquille jusqu'à ce qu'on la kidnappe et la séquestre dans des conditions atroces pour des raisons qu'elle ignore.
    L'histoire de Carl commence en 2007. L'histoire d'un flic de la criminelle, pas très aimé car trop bourru, et qu'on essaie de mettre au placard en lui accordant une promotion (si, si, c'est comme ça dans l'administration). le voici donc à la tête du département V, unité fraichement créée pour enquêter sur des affaires très spéciales où les investigations sont arrivées dans un cul-de-sac. Pour l'aider dans cette tâche, un assistant ménager du nom de Assad, pas plus flic que vous et moi, mais qui n'en est pas moins doué, observateur, fin et intelligent, avec ou sans ses gants Mappa.
    Dès le départ, on se demande quel est le lien entre ces deux histoires, qui ne se déroulent même pas au même moment, puis l'inspecteur (pardon, vice-commissaire!) rouvre le dossier de la disparition de la jeune politicienne, considérée comme morte sans en avoir la preuve.
    Celle-ci, en parallèle, nous décrit son calvaire au fil du temps qui passe. On ignore si, en 2007, au moment où l'enquête de Carl débute, Merete est réellement morte ou si elle vit toujours.
    L'usage du temps est remarquablement bien utilisé dans la mesure où l'on évolue sur deux plans, et l'on suit chaque action du détective comme autant de courses contre la montre. Tout l'intérêt est de savoir si Carl parviendra à résoudre l'affaire (on se doute que oui) avant la mort de Merete (et ça, on en est moins sûrs).
    En ce qui me concerne, j'ai compris assez tôt qui était le criminel et quelles étaient ses motivations, mais cela n'enlève rien à l'efficacité globale du texte, puisque, comme je l'ai dit, l'enjeu n'est pas là. Tout repose en effet sur l'opiniâtreté des deux protagonistes principaux: celle du policier qui veut résoudre ce cas, et celle de la victime, qui refuse d'abandonner sans se battre. Que l'un des deux flanche, et tout s'écroulera comme un vulgaire château de cartes.
    Un bon thriller, qui tient les promesses du genre et qu'on n'a pas envie d'arrêter en route. le fait que l'histoire se déroule au Danemark apporte quelque chose de nouveau aux décors et aux noms dont j'avais jusque là l'habitude. Je conseille donc cette lecture, qui se révèle rapide malgré l'épaisseur du bouquin.
    A vous les studios.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ppette007, le 01 janvier 2012

    ppette007
    Carl Morck est un vice-commissaire danois en proie à la culpabilité suite à une intervention qui s'est soldée par la mort d'un co-équipier et la tétraplégie d'un autre. Désirant le mettre sur la touche, sa hiérarchie lui confie la direction du nouveau « département V », un département fantoche chargé d'enquêter sur des affaires anciennes non élucidées. Et ce poste est tout sauf une promotion: notre policier se retrouve isolé au sous-sol du commissariat, ne disposant que d'un maigre budget et d'un seul « assistant » nommé Hafez el Assad, un réfugié politique d'origine syrienne au passé mystérieux, sorte d'homme à tout faire. Pour son premier dossier, ce duo bien improbable choisit de relancer l'enquête sur « l'affaire Merete Lyyngaard », du nom de cette députée brillante mystérieusement disparue lors d'un trajet en ferry cinq ans plus tôt et dont le corps n'a jamais été retrouvé. L'hypothèse du suicide avait été privilégiée à l'époque faute d'indices, malgré la carrière prometteuse qui s'offrait à Merete Lyyngaard.
    C'est donc une sorte de Cold Case littéraire que nous propose Jussi Adler-Olsen. L'originalité du roman réside dans son duo d'enquêteurs qui fonctionne à merveille et se révèle petit à petit irrésistible. Carl Morck, énième personnage de policier abimé par la vie en marge de la société se voit obligé de cohabiter avec son assistant, d'un enthousiasme sans faille qui le couvre de pâtisseries, l'abreuve de thé, et dont la méconnaissance des us et coutumes danoises offre des moments d'une grande drôlerie. Cette touche d'humour est d'ailleurs salutaire dans ce roman d'une grande noirceur. Au fil des pages, les personnages prennent de l'épaisseur et deviennent attachants, à commencer par Carl Morck dont l'incapacité à nouer des relations est touchante et parfois comique.
    Le récit est bien mené car il alterne entre les pistes remontées par les enquêteurs en 2007 et des flashbacks qui révèlent le calvaire vécu par la députée au cours des années précédentes. le lecteur apprend en effet rapidement que Merete ne s'est pas suicidée mais qu'elle a été kidnappée et enfermée dans un bunker. Il assiste impuissant à la lente dégradation de la santé de la députée, soumise à toutes sortes d'expérimentations dérangeantes (obscurité permanente, différentes pressions). Merete ignore pourquoi elle doit subir de tels sévices et tente par tous les moyens de ne pas sombrer dans la folie. L'enfermement de la victime est particulièrement bien rendu et contribue à créer une atmosphère de plus en plus angoissante. le lecteur, qui en sait plus que les enquêteurs, prend plaisir à les voir tâtonner, à la recherche de la vérité. le suspense va crescendo car les espaces temps que le lecteur suit en parallèle se rapprochent peu à peu mais parviendront-ils à se croiser ?
    En revanche, la grosse déception de ce roman vient du fait que le lecteur devine trop vite l'identité du kidnappeur et c'est dommage pour un roman policier ! Néanmoins, le livre se révèle très prenant et nous aurons plaisir à retrouver nos deux compères dans leurs prochaines aventures.
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Citations et extraits

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  • Par oops, le 29 avril 2012

    Il ne savait pas grand-chose de la mort sinon qu'elle survenait quand on s'y attendait le moins, rapide comme l'éclair, puis infiniment tranquille une fois qu'elle avait frappé sa victime. En revanche, il connaissait sa violence et le sentiment d'impuissance qu'elle laissait derrière elle. Celui-là, il le ressentait tous les jours.
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