ISBN : 2844901506
Éditeur : Farrago (2004)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Un homme sort d'une prostration de soixante années dans la clinique psychiatrique de l'île de Luz. Ce retour à la réalité a été provoqué par le suicide d'un autre pensionnaire, qui se rêvait peintre et en accomplissait chaque jour les gestes. Pierre Argan redécouvre alo... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par Yuko, le 10 janvier 2011

    Yuko
    Le premier roman de Hafid Aggoune est une réussite. D'abord parce qu'il mélange avec délicatesse douceur de vivre, souvenirs, absence et regrets dans les yeux d'un personnage vieilli, prostré par un passé qu'il n'a su accepté.
    Mais également réussit parce qu'il démontre l'ambiguité des souvenirs, leur impact sur les êtres et le lien qui peut être fait entre la vie et la mort, le souvenir et l'immortalité.
    Réveillé par la mort de son compagnon d'infortune, peintre de l'invisible, Pierre devient l'incarnation du souvenir, de l'attente expliquée, des avenirs dissipés...
    Un roman doux comme l'attente de cet homme sur le quai d'une gare imaginaire, au travers d'une écriture sensible, épurée qui peut néanmoins paraitre lourde à certains endroits par des répétitions, l'utilisation de synonymes juxtaposés et un style écorné.
    Un très beau premier roman, à découvrir.


    Lien : http://art-enciel.over-blog.com/article-les-avenirs-de-hafid-aggoune..
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Citations et extraits

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  • Par Yuko, le 10 janvier 2011

    Le temps remuait et s'avançait vers moi. Il était là depuis le début, sur la main du peintre, dans sa main tracée sur l'air, sans matière, flottante.
    Quelque chose en moi suivait des couleurs invisibles.
    Dans ce silence, c'est la vie qui, de l'infini le plus lointain, s'approchait de moi et, au passage, dérobait à la nuit des lambeaux d'étoiles comme des peaux mortes à la surface du soleil, comme l'amour et la douleur arrachent des copeaux de corps fossilisés par l'érosion durable de la mélancolie.
    En secret, une part qui m'était étrangère me guidait vers le point de lumière, au-delà des pierres, la faille qui, un jour, s'ouvrirait pour ne plus se refermer. Au bord de la vie, elle sauvegardait mon dedans disponible à l'éveil.
    Jour après jour, année après année, les décennies ont passé et je continuais de disparaître dans l'image du monde. Je m'engouffrais dans un reflet orphelin.
    Je m'étais laissé tombé dans l'attente, livré à elle, donné à elle.
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  • Par PinkCanary, le 22 avril 2010

    L’amour est cette ombre parfumée qui ne vous quitte jamais. Vivre ce lien comme si l’autre était l’ombre vivante de soi et soi l’ombre vivante de l’autre.
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  • Par PinkCanary, le 22 avril 2010

    La guerre transforme chaque bonheur en brûlure parce qu’on se dit toujours que ce sera le dernier.
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  • Par PinkCanary, le 22 avril 2010

    Déporté, ça veut dire être loin de ce qui nous porte, loin de la vie.
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