ISBN : 291141280X
Éditeur : Vents d'ailleurs (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Dans un village du Sud de la France, la rencontre d’une victime au chevet de son bourreau, vingt ans après la dictature Duvalier en Haïti.
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 15 mars 2011

    mimipinson
    Je remercie Bob et les éditions vents d'ailleurs pour la découverte de cet auteur et de son livre, ainsi que de cette maison d'édition.
    Les premiers mots qui me viennent pour qualifier cette lecture sont pesanteur, gravité. Tout est lourd et grave dans cette histoire, et ce dès le départ. Ce livre, malgré sont faible nombre de pages, ne se lit pas d'une traite ; au contraire, il faut digérer, assimiler, et se libérer de ce qu'on lit.
    Bien qu'il s'agisse d'une fiction, le lecteur sent bien tout le vécu de l'auteur, au travers de cette histoire, qui, hélas, prend appui sur les heures sombres d'Haïti, et de ses abominables dirigeants.
    Je connaissais assez mal, dans le détail si je puis m'exprimer ainsi, cette période concernant la présidence des Duvalier. Ce livre aura eu le mérite de m'éclairer davantage à ce sujet.
    Bien que la haine, le ressentiment, la douleur du vécu soient présents à chaque page de ce livre, ce qui explique la lourdeur et la gravité que je lui attribue, l'auteur a su rester sobre dans ses descriptions. C'est au travers du style, d'un vocabulaire imagé et sans concession et d'un texte assez compact, et ce malgré des chapitres relativement courts et réguliers, qu'elle a su donner à son ouvrage toute la gravité qu'il convient à cette période, sans parvenir à quelque chose de glauque.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/03/un-alligator-nomme-ro..
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    • Livres 4.00/5
    Par Skritt, le 16 mars 2011

    Skritt
    Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et Vents d'ailleurs pour ce partenariat.
    Antoine, une victime du règne des Duvalier, retrouve une tortionnaire ayant pris sa retraite et vivant en France. La première partie du roman traite de cet homme usé par son passé qu'il se remémore continuellement. Son repos, il ne le trouvera que lorsque Rosa aura confessé ou avoué ses crimes. Antoine frise la folie.
    La deuxième partie du roman traite de Laura, enfant recueillie par Rosa, qui relate à Antoine son passé. Elle aussi aura la sensation de devenir folle, et c'est ensemble qu'ils trouvent un dénouement pour essayer de refaire surface.
    L'auteure nous transporte pendant ces années difficiles qu'aura connu Haïti à travers le passé de trois personnages, des victimes et leur bourreau. Un face à faceoù se mêle folie et tragédie.
    Une oeuvre que j'ai dévoré. Les personnages sont très attachants, et nous nous retrouvons à haïr cette Rosa, cet alligator, à vouloir pousser Antoine et Laura vers l'avant. Une écriture travaillée et très fluide, nous narrant des horreurs de manière simple, sans faire dans le sensationnel. L'auteure nous livre une belle fiction, un beau témoignage de ces années de peur et de ces victimes qui ont survécu, et qui survivent aujourd'hui, toujours, dans de douloureux souvenirs. Un beau livre.

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-un-alligator-nomme-rosa-marie-cel..
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    • Livres 1.00/5
    Par soazcongar, le 16 avril 2011

    soazcongar
    Antoine Guibert répond à une petite annonce stipulant la présence d'un infirmier-écrivain près de Rosa Bosquet, vieille dame handicapée et obèse qui ne quitte plus son lit et souhaite écrire ses mémoires. Arrivé à Gourdaix, il rencontre Laura, la nièce de la patiente, qui délègue avec soulagement les soins auprès de sa tante.
    L'arrivée d'Antoine dans ce petit coin perdu du sud de la France ne doit rien au hasard. Depuis de nombreuses années Antoine traque Rosa Bosquet afin qu'elle réponde des crimes perpétrés en Haïti il y a quarante ans.

    Dès les premières pages, et malgré le cadre idyllique du bord de mer, « Entre mer et montagne, Gourdaix domine toute la côte, vue imprenable, site admirable, rocher isolé au cour de la Méditerranée ; Gourdaix, la plus belle carte postale du midi ! » on devine que l'on va assister à un déferlement de violence. Antoine décline immédiatement son identité et son dessein : il souhaite venger les membres de sa famille torturés et tués par les sbires du gouvernement Duvalier dont Rosa était un pilier. (...)

    Lien : http://bevanhalennebzh.over-blog.com/article-un-alligator-nomme-rosa..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lizouzou, le 26 février 2011

    Lizouzou
    Antoine, garde-malade, est engagé par Laura pour s'occuper de sa vieille tante obèse nommé Rosa, ainsi que pour écrire ses mémoires. Antoine n'est pas là par hasard. En effet, il connait Rosa à travers les yeux d'un petit garçon de 7 ans qui a vu mourir sa famille entière, sous les ordres d'une tortionnaire, fidèle à la dictature de Duvalier en Haïti ! Ce petit garçon, c'est lui, et des années plus tard, il décide de venir se venger...
    La première partie de ce roman constitue l'histoire d'Antoine. On comprend tout de suite qu'il désire se venger de Rosa. Puis, petit à petit, on découvre son enfance et on comprend la raison de sa colère et de sa haine envers cette femme.
    La deuxième partie fait référence à la découverte de la venue d'Antoine dans leurs vies, puis de son enfance tourmentée par sa tante Rosa.
    Ensemble, ils s'écouteront et se comprendront mutuellement.

    La suite sur mon blog ;)

    Lien : http://lespetitslivresdelizouzou.hautetfort.com/archive/2011/02/26/u..
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  • Par Elora, le 24 mai 2011

    Elora
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Citations et extraits

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  • Par Skritt, le 09 mars 2011

    Le visage en extase, transfigurée dans une jouissance muette, Rosa s'empare de l'objet, elle le caresse, fait mine de prendre pour cible ceux qu'elle appelle ses petits soldats [...]. Elle promène l'arme sur ses joues, sur ses lèvres, sur son sexe, et tout son corps se trouve agité de soubresauts convulsifs. Et c'est alors, alors seulement, qu'elle les reçoit en elle, dans une étreinte âpre, rapide et sauvage, où elle semble les engloutir, les avaler, pour combler quelque gouffre obscur. Mais, lorsqu'ils partent, ils la laissent plus que jamais vide, tenaillée par une faim beaucoup plus tenace et inassouvissable, qui en elle mord, car elle sait que, dans les coulisses, ces jeunes bâtards se moquent d'elle, la méprisent, comparent en ricanant leurs prouesses auprès d'elle.
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  • Par Skritt, le 14 mars 2011

    "Priez les enfants, priez encore et encore." On leur apprenait à réciter par cœur ces longues oraisons auxquelles elles ne comprenaient rien. "Notre Père qui êtes aux cieux, pardonnez nos offenses." Mais son père à elle n'était nulle part, et de quelle offenses était-elle coupable ? Telle une eau glaciale qui tomberait goutte à goutte en son cœur, lui reviennent les listes de saints dont il fallait implorer la clémence.
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  • Par Lizouzou, le 26 février 2011

    Il passe en revue les animaux les plus terrifiants; aucun d'entre eux n'arrive à la cheville de son adversaire. On dit des alligators qu'ils sont sans pitié, elle doit être de la même race qu'eux : un reptile féroce, venimeux et cruel comme seuls peuvent l'être ces animaux.
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  • Par Skritt, le 09 mars 2011

    On la prétend belle, intelligente, mais à la veille de ses vingt cinq ans, elle ne comprend pas pourquoi sa vie ne se résumerait qu'à une longue attente. Tout autour d'elle s'agitent des pantins, et des poupées qui, pour survivre, couchent avec des bêtes qui portent des bottes. [...] Rosa refuse d'être un pantin [...].
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  • Par mimipinson, le 15 mars 2011

    « N’ouvre pas tant la bouche, c’est très vilain et tu m’effraies. Je n’aime pas voir cet affreux dentier. Cela me fait penser à un crocodile, non, à un alligator ! On le prétend plus cruel. »
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