> Lydia Chweitzer (Traducteur)

ISBN : 2264027312
Éditeur : 10-18 (1999)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres

Après avoir fait scandale lors de sa première publication dans les années trente, Roman avec cocaïne fut plébiscité lors de sa parution en français en 1983. Attribué successivement à un agent secret, à un cert... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Epytafe, le 14 octobre 2011

    Epytafe
    Un roman construit presque comme une une autobiographie d'une classique déchéance, d'une plongée dans l'enfer de la drogue. Sauf que! Sauf que ce roman se passe dans le Moscou pré-révolutionnaire, sauf que ce roman se passe dans le milieu des lycéens russes. Sauf que ce roman est surtout construit comme un roman russe, et ça c'est éblouissant.
    Les plongée en eau profonde dans l'esprit torturé, jouisseur et cynique du protagonniste principal sont fascinantes, la si fameuse "âme russe" trouve ici un nouvel avatar, un nouvel angle d'approche.
    Un livre a lire de tout urgence.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par snybril, le 18 août 2009

    snybril
    L'amour, le sexe et autres préoccupations sentimentales me fournissent une magnifique introduction. C'est encore l'été et malgré le retard, je peux toujours commencer mes carnets de vacances pour vous faire la revue d'un Roman avec cocaïne de M. Aguéev.
    Comme c'est l'un des points qui poussent la plupart des lecteurs curieux à lire ce livre, je suis bien obligé de dire quelques mots sur l'auteur. M. Aguéev (Maurice ? Marcel ? Un prénom russe imprononçable ?) est un mystère. Il n'est connu que pour quelques manuscrits, dont le Roman avec cocaïne, envoyés à un éditeur parisien. Roman presque anonyme, l'auteur n'a laissé aucune adresse et n'a jamais été formellement identifié. Il faut dire que dans les années 30 évoquer crûment les réalités sombres de la drogue et du sexe fait scandale. Quantité de légendes circulent au propos de M. Aguéev, et de son mystérieux envoi expédié de Constantinople. Est-ce un roman autobiographique ? Est-ce un prête-nom pour un illustre Nabokov ou autre ne voulant pas se salir la plume, l'auteur est-il encore vivant de nos jours. Les émanations de souffre de l'ouvrage sont encore bien sensible presque un siècle plus tard et son talent intact nous touche toujours.
    Nous sommes à Moscou, pendant la première guerre mondiale mais les horreurs de la guerre ne touchent pas la jeunesse oisive du lycée. On découvre Vadim, un jeune lycéen observateur cynique de son époque. Il se présente comme un jouisseur méprisant et brutal pour qui le tableau de la vie c'est d'abord le quotidien du lycée ou les machinations sociales permettent de grappiller de l'influence, pour qui les femmes ne sont que des faire-valoir d'un "enfant prodige érotique".
    Mais derrière la carapace, Vadim est un écorché vif qui agit le plus souvent guidé par des impulsions et le désir de paraître. Il souffre de sa propre cruauté et de son comportement, son humanité transpire dans les regrets et les remords qu'il éprouve. A ce titre le deuxième chapitre où il trompe l'innocence de la jeune Zinotchka pour finalement souffrir de l'inutilité de son geste est assez révélateur.
    Finalement, Vadim terminera le lycée et rencontrera l'amour. Celui avec un grand A, que tous attendent. Vadim le trouvera et il causera sa perte et sa déchéance. Malgré tout le cliché de ce concept, le regard perçant et la froide analyse livrée par le narrateur, l'étude de l'antagonisme fatal entre sentiment et désir font de ce roman un chef d'œuvre, très loin du côté romantique et fleur bleue du thème abordé.
    La dernière partie ou Vadim sombre petit à petit dans la cocaïne est tout aussi magistrale, mais donne à penser que le point d'orgue est passé. C'est une erreur et le dernier paragraphe fait entrer le roman au panthéon des œuvres immortelles.
    Ce livre est monstrueux et merveilleux, il est futile et essentiel, en bref il m'a marqué.

    Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2009/08/les-oiseaux-ont-chante.html
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ecrits-slaves, le 29 juin 2008

    Ecrits-slaves
    En voici un chef d'oeuvre ... Ca commence comme n'importe quel roman russe de l'époque, la fin est prévisible, certains passages longuets ... Et pourtant ! On retrouve cette marque qui m'emeut tant : la recherche frenetique pour comprendre l'âme humaine... Qui, mieux que les russes, a su se pencher ainsi au dessus de nos faiblesses ?
    Le fait est que l'auteur est inconnu et que cela plonge d'emblée le lecteur dans un mystère tout à fait agréable. le titre est accrocheur et on ne sait pas bien à quoi s' attendre... Mais des les premieres pages, qui retracent la vie lyceenne du heros, Vadim, on sent la spirale du drame se mettre en marche...Derriere certaines phrases, le froid apparait et met mal à l'aise le lecteur.... Les descriptions de sa mère, de ses camarades, de cette russie post-tsariste qui se cherche ... Quand Sonia le quitte, Vadim sombre ... Aucun miserabilisme, des phrases courtes, des chapitres qui s'enchainent et toute l'âme humaine decrite en quelques paragraphes... c'est rapide, precis et ça fait mouche !
    Un passage absolument magistral sur la théorie de la balançoire ... L'homme serait une balançoire capable des plus hauts comme des plus bas sentiments ... Il oscille entre les deux avec plus ou moins de force et peut s'elever très haut puis descendre tres bas...mais ce bas est lui meme haut de part la qualité et la rudeur de ces sentiments.... La solution serait elle de devenir froid et d'arreter de se balancer ? celui qui ne ressent rien est il à l'abri de ce tragique destin ? Peut on lutter contre ce mouvement "bipolaire" ?
    Ce dessin "en fer à cheval" est omnipresent dans le roman et j'aime beaucoup ce style litteraire qui veut que le roman soit bien construit sans que l'on se sente emprisonné dans une prison de rigueur ...
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par systool, le 27 août 2010

    systool
    On sait finalement peu de choses de Maurice Aguéev, auteur russe qui laisse à la postérité son Roman avec cocaïne, envoyé à la revue littéraire (et non mathématique) Nombres, au début des années 30. Davantage récit intelligent que bêtement provoquant, ce texte que l'on avait tout d'abord attribué à Nabokov et situé en 1916 nous dépeint l'histoire d'un certain Vadim Masslenikov, jeune moscovite « cruel, volage et veule », comme cela est si bien explicité sur le quatrième de couverture de l'édition poche (chez 10/18). Scindé grossièrement en trois parties, Roman avec cocaïne débute durant les années de lycée de Vadim, un individu observateur et solitaire...
    la suite sur le blog

    Lien : http://www.gueusif.com/article-20820437.html
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Citations et extraits

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  • Par line70, le 18 mars 2011

    Pour un homme amoureux, toutes les femmes ne sont que des femmes, à l'exception de celle qu'il aime - elle est pour lui un être humain. Pour une femme amoureuse, tous les hommes ne sont que des êtres humains, à l'exception de celui qu'elle aime; pour elle, c'est un homme.
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  • Par Penelope, le 10 août 2009

    Pour un homme amoureux, toutes les femmes ne sont que des femmes, à l'exception de celle qu'il aime - elle est pour lui un être humain. Pour une femme amoureuse, tous les hommes ne sont que des êtres humains, à l'exception de celui qu'elle aime; pour elle, c'est un homme.
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  • Par sarasvati, le 23 avril 2011

    p.111/ Deux semaines s'écoulèrent, durant lesquelles ma sensation de bonheur devenait de plus en plus agitée et fiévreuse, avec ce mélange d'inquiétude déchirante, propre sans doute à tout bonheur qui s'est accumulé d'une façon trop dense, en quelques jours, au lieu de s'écouler sur des années, tranquille et léger. Tout, en moi, se dédoublait.
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  • Par solisol, le 22 juin 2010

    L'attrait principal et ardent de la dépravation humaine est la violation de la pudeur, et non son absence.
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  • Par solisol, le 22 juin 2010

    L'attrait principal et ardent de la dépravation humaine est la violation de la pudeur, et non son absence.
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