Dans la famille Sevilla-Mendoza les Névrosés, je demande la fille. Ah oui, l'ado qui écrit et vit une relation sado-maso tortueuse et torturée avec fou mysogine qui jacte comme un charretier?
Elle est là!
Le fils! L'autiste triste racketté à l'école qui se réfugie dans ses notes de piano?
Il y est aussi!
La mère! La peintre phobique, anorexique et suicidaire incapable de retrouver sa route?
Elle se serre à leurs côtés!
Le père! Celui qui,bien que toujours amoureux, se fout de l'opinion des gens et vend en douce les tableaux de sa femme à ses maîtresses occasionnelles pour reverser leur obole à de bonnes oeuvres humanitaires?
Il est là aussi!
La grand mère! Celle qui critique tout même si c'est bien?
Oui celle là!
Le grand père! Celui qui a vécu les horreurs de la guerre et qui sursaute au moindre bruit?
Présent!
La tante! Celle qui danse le tango mais ne sait pas s'attacher les hommes?
Elle y est!
L'ami de la famille Mauro Cortes qui plaque toutes les femmes qui ne vomissent pas? Celui là, je passe,il est sorti de la gueule du requin, les autres attendent sans doute que le monstre s'endorme!
Quand le requin dort, est un roman, paru en 2010 de
Milena Agus, écrivain sarde saluée par la presse, qui relate à nouveau (cf:
Mal de pierres et Battements d'ailes) l'histoire d'une famille sarde "hors normes" sans tabous et contée par une adolescente.
J'ai moyennement aimé,préférant de loin
Mal de pierres et Battements d'ailes plus légers, car on pénètre ici par vagues dans la folie pure. Mais n'est-ce pas justement voulu puisque le symbole du requin représente l'attaque de l'intégrité émotionnelle?
A découvrir pour son originalité!