> Jacques Delpeyrou (Traducteur)

ISBN : 2707302600
Éditeur : Editions de Minuit (1962)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
L'histoire de trois étudiants munichois décapités en 1943, après la défaite des forces allemandes à la bataille de Stalingrad, pour avoir été les animateurs d'un mouvement de résistance, la rose blanche.
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par alaiseblaise, le 06 mai 2012

    alaiseblaise
    "N'oubliez pas que chaque peuple mérite le gouvernement qu'il supporte."
    Six allemands contre le nazisme.
    Sophie et Hans Scholl, Kurt Huber, Christoph Probst, Willi Graf et Alexander Schmorell.
    Ils fondent le mouvement de résitance passive "La Rose blanche."
    Dès 1942.
    Ils se réunissent clandestinement, distribuent des tracts, écrivent des slogans sur les murs, parcourent les villes pour prêcher la courageuse parole.
    "Il fallait une force presque surhumaine pour aller toujours à contre-courant."
    Inge Scholl, la soeur de Sophie témoigne.
    "Un matin, j'entendis sur les marches de l'école une camarade dire aux autres : ça y est, Hitler est au pouvoir."
    La plupart des membres de La Rose blanche sont de jeunes étudiants catholiques amoureux de Schiller, Rilke, Platon ou Socrate.
    Malgré le doute, malgré la peur, ils vont oser dire non, braver toutes les forces contraires.
    "Comment pouvait-on, dans une période de meurtre et de détresse, retrouver le chemin qui mène à Dieu ?"
    Insouciants, ils se sentent seuls, à la merci de la dénonciation d'un voisin...d'un ami même.
    Sophie et Hans sont dénoncés par le concierge de leur Université alors qu'ils distribuaient des tracts.
    Gestapo, interrogatoires, condamnation à mort pour haute trahison...décapitation !
    Le bourreau avoua qu'il n'avait encore jamais vu personne mourir avec autant de calme et de dignité.
    Ils avaient voulu alerter le peuple allemand : la mort fut leur seule récompense.
    Ce document est une leçon de courage. Ces héros sont notre mauvaise conscience : ne nous taisons plus, ne laissons aucun repos aux tyrans, présents ou à venir.
    Leur mémoire nous l'implore !
    Lecture obligatoire et devoir imposé !
    "Et tu dois te conduire comme si de toi et de ton acte seul dépendait le destin de ton peuple, et que toute responsabilité te soit impartie."
    Gottlieb Fichte.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lonesloane, le 30 août 2011

    lonesloane
    1943, quelque part en Allemagne, du côté de Munich et Ulm, un petit groupe d'étudiants fonde « La Rose blanche », un mouvement de résistance au nazisme. Leur objectif n'est pas de s'illustrer par des actions violentes, bien au contraire, ils souhaitent, d'une manière ou d'une autre, faire prendre conscience aux gens de l'absurdité et la folie meurtrière de l'appareil nazi.
    Des tracts seront rédigés et distribués (six au total), quelques graffitis peints sur les murs de la ville, des liens commenceront à se créer avec des étudiants issus d'autres villes du pays… Mais ces jeunes humanistes se sont engagés dans un combat bien incertain, c'est une lutte bien inégale qui les opposent aux masses silencieuses de la cité asservie et apeurée. Comment échapper, malgré toutes les précautions du monde, à l'irrésistible puissance destructrice du Reich ?
    Le matin du 18 Février 1943, Hans et Sophie Scholl furent arrêtés alors qu'ils distribuaient des tracts à l'université de Munich. Rapidement leurs « complices » furent identifiés. le procès eut lieu le 22 Février, le même jour, vers 17 heures, Hans, Sophie et leur ami Christophe Probst furent décapités en application de la sentence prononcée à leur encontre. Dans les semaines qui ont suivis, plusieurs de leurs camarades furent interpellés et confrontés à la justice expéditive des nazis, rares sont ceux qui en sortiront indemnes.
    C'est un formidable témoignage que nous propose ici Inge Scholl, la sœur de deux des condamnés. Plus encore qu'une description du mouvement « La Rose blanche » et de sa fin tragique, elle s'attache dans ce récit à montrer au lecteur l'évolution d'une conscience, la naissance d'un sentiment d'injustice et de honte, d'un besoin de résistance. L'arrivée au pouvoir de Hitler et la vague d'espoir qui l'accompagnait, les premiers questionnements, les premières exactions qu'on ne peut cautionner, le constat de l'horreur, le refus, puis la lutte… vaine, sans doute, mais tellement nécessaire…

    Lien : http://testivore.com/la-rose-blanche/
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lali, le 08 mars 2012

    Lali
    C'est avec pudeur qu'Inge Scholl nous livre dans La rose blonde blanche, nom d'un groupe de résistants allemands, l'aventure qui a mené à l'échafaud cinq jeunes et un professeur d'université, parmi lesquels son frère Hans et sa sœur Sophie, laquelle a inspiré de nombreuses publications et trois films.
    Et pourtant. Inge Scholl aurait pu être moins détachée de cette histoire qui est aussi la sienne puisque celle des siens. Mais peut-être que la raconter autrement que de manière factuelle aurait été trop dur. du moins peut-on l'imaginer quand on lit ce récit publié une première fois en 1953 et réédité à plusieurs reprises depuis, alors que rien ne nous est cachée de l'issue. du moins nous est-il permis de le penser près de 70 ans après les événements alors qu'ils ont tant et si bien laissé leurs marques que nul ne peut avancer aujourd'hui la passivité totale de la population allemande.
    Mais six, cela ne constitue qu'un grain de sable. Pas de quoi enrayer le mécanisme de la machine bien huilée et hautement disciplinée des nazis. Ce qui nous donne à poser une question à laquelle le livre ne répond pas. Combien de mouvements du même acabit et combien de résistants allemands y a-t-il eu? Juste six? J'ose espérer que non et aussi que d'autres livres éclaireront ce pan de l'histoire trop peu dévoilé.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/la-rose-blanche/
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    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 15 mai 2012

    ATOS
    " Il n'est rien de plus indigne d'un peuple civilisé que de se laisser, sans résistance, régir par l'obscur bon plaisir d'une clique de despotes." Ainsi commençait le premier tract écrit par le réseau de résistance allemand : La Rose blanche.
    Au matin du 22 février 1943, il a été écrit sur le mur d'une cellule de la prison de Munich-Stadeheim : " Braver toutes les forces contraires- Goethe"
    Hans Scholl 25 ans , Sophie Scholl 22 ans, Christoph Probst 24 ans, membres du réseau de résistance" La Rose blanche" furent décapités à la hache le 22 février 1943 à la prson de Munich-Stadelheim, sur décision de leurs juges nazis.
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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    • Livres 3.00/5
    Par ides60, le 31 août 2011

    ides60
    Ce livre tout fin, est d'une grandeur, d'une dignité admirables.
    D'un épisode souvent passé sous silence on parle enfin.
    Dans toutes les dictatures, il doit y avoir des esprits droits, fiers, clairvoyants pour s'apercevoir que leur gouvernement se fourvoie entraînant de force dans sa déchéance et son erreur, tout un peuple.
    Ces jeunes à l'âme pure, droits et fiers, n'ont pas accepté cette boucherie et ces massacres, ils ont voulu conservé une conscience humaine constituée de belles et grandes valeurs, c'est ainsi que seuls contre tous, ils ont choisi une résistance passive ou active (peu importait la manière) pourvu qu'elle fasse obstacle à l'abrutissement.
    Par respect et hommage à ces jeunes qui n'ont pas voulu s'avilire, ce livre mérite d'exister et d'être lu.
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Citations et extraits

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  • Par lonesloane, le 30 août 2011

    La vraie grandeur est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l’enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d’eux méprisée.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par lonesloane, le 30 août 2011

    Héros ? Peut-on leur donner ce nom ? Ils n’ont rien entrepris de sublime, n’exigeant qu’un droit élémentaire, celui de vivre, librement, dans une monde qui soit humain.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)









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