> Samuel Sfez (Traducteur)

ISBN : 9782867465581
Éditeur : Liana Lévi (2011)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Enaiat a dix ans lorsque sa mère l’oblige à fuir leur petit village de Nava, dans la vallée de Ghazni, en Afghanistan. Elle l’abandonne de l’autre côté de la frontière, au Pakistan, pour le protéger car Enaiat appartient à l’ethnie mongole, persécutée par les Pachtounes... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 04 septembre 2011

    litolff
    Etonnant road-movie que celui qui attend Enaiat, 10 ans, une fois qu'il se retrouve tout seul au Pakistan, de l'autre coté de la frontière afghane. Sa mère l'y a conduit pour le sauver des menaces de morts des tribus Pachtounes et Talibans sur leur ethnie Hazara et l'a abandonné pendant la nuit.
    Remettant son chagrin à plus tard, Enaiat n'a d'autre choix que de survivre, manger, dormir, se laver, et à 10 ans, c'est pas gagné ! Il apprend, au contact d'autres enfants qui, comme lui, sont livrés à eux-mêmes. La vie est dure mais il y a des moments de solidarité, des moments de bonheur, des mains tendues… Il est même parfois stupéfait de trouver sur son chemin tant de bienveillance, des gestes qui changent le cours de sa vie.
    Un parcours d'une force incroyable et un récit d'une grande valeur littéraire : l'histoire d'Enaiat a été écrite par le journaliste italien Fabio Geda, qui laisse transparaitre sous sa plume l'intelligence percutante d'Enaiat, son humour et sa courtoisie dans un texte poétique et totalement dénué de larmoiements et de sensiblerie. Au contraire, s'il est souvent émouvant, le récit reste sobre, comme Enaiat qui dit ses peurs et ses angoisses mais aussi raisonne avec logique et s'extasie sur la bienveillance qu'il rencontre. Il mettra finalement 5 ans pour arriver au terme de son périple après avoir travaillé dans un nombre incalculable de chantiers, traversé les montagnes iraniennes à pied, fait 3 jours de voyage agenouillé entre les essieux d'un camion et traversé la mer Egée en canot pneumatique pour arriver trempé en Grèce, vêtu de son seul slip.
    A découvrir l'histoire d'Enaiat, on comprend la tragédie collective d'un pays où des enfants, des jeunes gens, des adultes terrorisés n'ont d'autre choix que d'entreprendre ce voyage périlleux à travers deux continents pour venir s'échouer sur les rives européennes.
    Un livre que j'ai lu d'une traite, et où l'émotion se manifeste à chaque page.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par zorazur, le 10 janvier 2012

    zorazur
    Il ya le pays de départ, avec les persécutions, les massacres, les conflits. Les talibans. Il y a le départ. Puis la route, les dangers, les risques que l'on prend tous les jours pour rester en vie. Surtout quand on est un enfant, et qu'on est seul contre tous, et qu'il faut malgré tout se débrouiller jour après jour et survivre. Manger, dormir, se laver, gagner un peu d'argent pour manger le lendemain. Echapper à ceux qui veulent tuer, voler, exploiter. Et le tout en essayant de ne pas trop penser à ce qu'on a laissé derrière soi et qu'on a perdu pour toujours.
    Il y a enfin l'arrivée. L'Italie. Mais ce peut être la France, ou l'Espagne, ou la Grande-Bretagne. le moment arrive où l'on se demande si l'on va être accueilli, si l'on a bien fait. Si l'on va pouvoir manger, dormir dans un lit, et aller à l'école. Et où on réalise ce que signifient des choix de politique migratoire, aujourd'hui, de la part d'un pays d'Europe occidentale. Y compris vis-à-vis des enfants.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par tojadi, le 10 décembre 2011

    tojadi
    On est ému par le courage et la détermination de ce petit garçon qui accepte de suivre le chemin que sa mère lui a désigné en l'abandonnant pour le sauver .
    On l'admire dans les épreuves qu'il a traversées en essayant de suivre les préceptes qu'elle lui a inculqués et en restant digne et droit devant l'adversité et la violence qui lui est faite .
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  • Par raton-liseur, le 12 octobre 2011

    raton-liseur
    Il est rare que l'on dise d'un livre qu'il est trop court, pourtant c'est ici le cas. du haut de ses 170 pages, ce récit raconte beaucoup : cinq ou six ans de la vie d'un enfant qui devient homme en traversant six pays, immigré clandestin qui espère toujours que plus loin sera mieux. Fabio Geda a fait tout le travail de la mise en forme de ce récit vrai, lui donnant la poésie d'un langage d'ailleurs (les enfants ne sont pas plus grands que les chèvres, et non hauts comme trois pommes) et toute la naïveté d'un regard d'enfant (qui d'ailleurs évolue au fur et à mesure qu'Enaiatollah prend de l'âge). Mais hélas, tout n'est qu'effleuré, une expulsion est vite remplacée par un voyage clandestin en bus, une traversée des montagnes par celle de la mer Egée).
    Je suis ressortie de ce livre avec un sentiment de faim non rassasiée et la confirmation que l'immigration clandestine est une impossible aventure dans laquelle seuls les plus désespérés ou les plus inconscients se lancent.
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    • Livres 5.00/5
    Par illys, le 06 août 2011

    illys
    Petit bonhomme "pas plus haut qu'une chèvre", Enaïat appartient à la tribu des hazaras persécutée par les Pachtounes et les Talibans en Afghanistan. Pour le protéger, sa mère l'abandonne au Pakistan. Commence alors un périple de cinq années et de plusieurs milliers de kilomètres pour rejoindre l'Italie en passant par l'Iran, la Turquie et la Grèce.
    Dans ce voyage long et dangereux mais toujours tourné vers l'avenir, le jeune garçon débrouillard connaît des conditions de vie extrêmes, des errances, des moments de désespoir mais aussi des amitiés, des coups de chance et instants de bonheur.
    Écrit à quatre mains, cette histoire vraie est un témoignage saisissant raconté à travers le regard de l'enfant, où l'humour, l'auto-ironie et la poésie battent en brèche tout pathos.
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Citations et extraits

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  • Par Neigeline, le 22 mai 2012

    Quand le premier m'a dit qu'il était français, j'ai dit : Zidane. Puis quand le deuxième m'a dit qu'il était brésilien, j'ai dit : Ronaldinho. C'est tout ce que je connaissais de leurs pays, je voulais leur faire comprendre que je les appréciais. Ils m'ont demandé d'où je venais. J'ai répondu ; Afghanistan. Ils ont dit : Taleban, taleban. C'est tout ce qu'ils connaissaient de mon pays.
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  • Par Neigeline, le 22 mai 2012

    Alors je me suis assis dans un coin, entre deux chaises, sur les talons, et j'ai pensé que je devais réfléchir. Comme disait mon maître, penser qu'on doit réfléchir est déjà une bonne chose. Mais il n'y avait aucune idée dans ma tête, rien que la lumière qui ensevelissait tout et m'empêchait de voir, comme quand on regarde le soleil en face.
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  • Par lululifat, le 25 février 2011

    [...] il faut toujours avoir un désir devant soi,comme une carotte devant un âne, parce que c'est en essayant de satisfaire ses désirs qu'on trouve la force de se relever, il faut toujours avoir un rêve au-dessus de la tête, quel qu'il soit, alors, la vie vaudra la peine d'être vécue [...]
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  • Par litolff, le 04 septembre 2011

    "Comment on trouve un endroit pour grandir, Enaiat? Comment le distingue-t-on d'un autre?», lui demande Fabio Geda. «Tu le reconnais parce que tu n'as plus envie de t'en aller. Bien sur, il n'est pas parfait. Ça n'existe pas, un endroit parfait. Mais il existe des endroits où, au moins, personne ne cherche à te faire du mal."
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  • Par raton-liseur, le 12 octobre 2011

    il faut toujours avoir un désir devant soi, comme une carotte devant un âne, parce que c’est en essayant de satisfaire ses désirs qu’on trouve la force de se relever, il faut toujours avoir un rêve au-dessus de la tête, quel qu’il soit, alors la vie vaudra la peine d’être vécue. (p. 12, Chapitre 1, “Afghanistan”).
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Vidéo de Enaiatollah Akbari

Fabio Geda - Dans la mer il y a des crocodiles .
Fabio Geda vous présente son ouvrage "Dans la mer il y a des crocodiles, l'histoire vraie d'Enaiatollah Akbari" aux éditions Liana Levi.http://www.mollat.com/livres/fabio-geda-dans-mer-des-crocodiles-histoire-vraie-enaiatollah-akbari-9782867465581.htmlNotes de musique : Afghanistan - Traditional Musicians - 2 Shah Kokojan








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