
par mgeffroy, le 2008-03-09 12:06:10
Impossible de me débarrasser de ma gueule de bois. J'avais picolé toute la nuit, seule. La bouteille de whisky m'avait aidée à anesthésier cette nuit que je ne sentais pas trop : elle s'apprêtait à...
par mgeffroy, le 2008-03-09 11:54:06
Pierrot n'était plus qu'un bout de chair dénué d'histoire et rangé dans un tiroir. J'essayais d'imaginer le quartier sans lui, la ville sans lui... Le monde sans lui. Peut-être qu'un infime coup de...
Le jeune commissaire Nassima Benarous ne croit pas à la culpabilité de Maxime qui s'accuse d'avoir assassiné son vieux copain Pierrot. Clochard à Batreuil dans la région parisienne, il vivait dans un camion vétuste et consignait par écrit ses réflexions sur la société. Nassima découvre que Pierrot déposait ses cahiers d'écriture en guise de reconnaissance de dettes, peut-être pour lutter contre l'oubli des ardoises laissées au comptoir de la vie, qui finissent toujours par être acquittées. Dans la seconde enquête de son héroïne, Mouloud Akkouche dépeint avec bonheur la vie des banlieusards, sans gommer leurs contradictions, avec un sens aigu du détail et de jolies trouvailles de style : le vieux Pierrot est qualifié de "grand-père multiprises". Nassima, apparue dans Avis déchéance, est une femme pour le moins atypique, rebelle et généreuse, traversant à corps et à cris sa vie amoureuse et professionnelle, avec de méchants coups de pied au triple tabou lié à ses origines, à sa condition de femme et à son statut de meneuse d'hommes. --Claude Mesplède