Dans ce recueil dédié à
Conan Doyle,
Patricia Highsmith,
Agatha Christie et
Umberto Eco,
Boris Akounine ne se livre pas au jeu de la parodie ou du pastiche. Il se contente, oserais-je écrire de placer son enquêteur fétiche Eraste Fandorine dans l'univers littéraire, l'atmosphère des romans des auteurs précités.
Ainsi dans la première nouvelle dédiée à
Conan Doyle, La guivre des Baskakov, il nous emmène dans une région, située à une soixantaine de kilomètres de Moscou, où vit une soit disant une bête monstrueuse, la guivre appelée aussi vouivre, en réalité un anaconda ou un congénère semblable. Un drame vient de se dérouler dans le district de Pakhrinsk, au domaine des Baskakov. Anissi Tioulpanov est chargé par son supérieur Eraste Pétrovitch Fandorine d'enquêter sur la mort de la propriétaire des lieux et sur cette fameuse bête qui suscite la frayeur parmi les habitants de la région. Sophie Baskakov était malade et depuis la mort de son fils, militaire, dans un combat contre les Afghans, elle avait rédigé un testament en faveur de sa fille adoptive Barbara Ilinitchna. Celle-ci hérite donc de la demeure et de quelques arpents de terre qui ne valent rien ou presque. Ne valaient presque rien devrais-je écrire, car depuis l'annonce de la construction d'une voie ferrée, les terrains ont vu leur valeur quasiment centupler. Ce qui attise les convoitises évidemment. Mais les drames se suivent et se ressemblent, des traces d'un serpent monstrueux, à moins que
Le meurtrier se soit servi d'une bûche de bois pour les graver dans la terre meuble, sont présentes et Tioulpanov aura du mal à conclure son enquête. Heureusement l'aide efficace d'un vieux vagabond l'amènera à la solution.
Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/