> Edwige de Chavanes (Traducteur)

ISBN : 2070440834
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres

Un homme prend le train pour Tôkyô. Un passager lui parle d'un fantôme en manteau de pluie. Quelques instants plus tard, il croise une personne en manteau de pluie, trop léger pour la saison. Dans sa chambre d'hôtel, un troisième... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 29 juin 2011

    Malaura
    Deux nouvelles posthumes du grand auteur de littérature japonaise Ryûnosuke Akutagawa (1892-1927) qui préparent la mise en scène de son suicide.
    Dans la 1ère "Engrenage", le narrateur, un écrivain neurasthénique, voit dans les choses qui l'entourent autant de signes prémonitoires de sa mort prochaine : un manteau de pluie, une pantoufle manquante, les couleurs blanc et noir...des signes qui le poussent toujours un peu plus vers la folie.
    La seconde "La vie d'un idiot" est le journal autobiographique et testamentaire de l'auteur avant son suicide en 1927.

    Ces deux nouvelles sont les dernières qu'a écrites Ryûnosuke Akutagawa peu avant son suicide en 1927.
    Publiées à titre posthume, elles expriment avec un sentiment de malaise croissant, les peurs et les angoisses de l'auteur, la crainte de devenir fou comme le fut sa mère, la lassitude de vivre dans un monde dont il ne voit que la noirceur.
    Si elles illustrent son état d'esprit, sa superstition, son interprétation des signes vus par le spectre de son obsession de la mort, elles reflètent également sa grande passion pour les auteurs occidentaux.
    A découvrir.
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    • Livres 5.00/5
    Par Myrtle, le 29 juillet 2011

    Myrtle
    Je suis tombée sous le charme de l'écriture de cet auteur japonais si tourmenté. Ces deux nouvelles, censées préfigurer son suicide, sont empreintes d'un désespoir qui m'a presque contaminée, le temps d'une journée.
    Toujours à mi chemin entre réel et rêverie - ou plutôt cauchemar, tant l'angoisse de l'auteur est omniprésente - Akutagawa livre son mal être, ses obsessions. Il trouve sans cesse des mauvaises augures sur son chemin, comme si le destin le narguait, et craint sans cesse de verser dans la folie qui a emporté sa mère.
    Son amour pour les auteurs occidentaux - Anatole France, Radiguet, Rousseau - éclairent furtivement ses pensées, avant qu'il ne replonge dans ses pensées suicidaires et s'inquiète de sa mauvaise santé.
    J'ai réellement adoré la force de ses images, et me sens touchée par ce destin si sombre. Je vais donc m'attaquer au reste de ses oeuvres - notamment "Rashomon", dont je vais regarder l'adaptation ciné.
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  • Par Iluze, le 11 avril 2011

    Iluze
    On se retrouve ici avec deux nouvelles du célèbre Akutagawa. La première s'appelle Engrenages. Tout commence avec l'histoire qu'on raconte à notre narrateur. Une légende locale prétend qu'un fantôme se déplace en manteau de pluie. Comme c'est intriguant ! Petit à petit -d'où le "engrenages"- notre narrateur sombre dans la folie. J'ai trouvé cette nouvelle très touchante car je m'étais vraiment attachée à cet écrivain qui lit du Maupassant et Dostoievski. Il est difficile à dire où s'arrête la fiction et où commence la réalité que vit l'auteur, Akutagawa, au moment où il écrit cette nouvelle. Tout parait tellement réaliste et faire écho à sa propre vie !
    ...

    Lien : http://iluze.over-blog.com/article-ryunosuke-akutagawa-la-vie-d-un-i..
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Citations et extraits

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  • Par Austral, le 19 mai 2012

    Il sentit les ailes du papillon effleurer ses lèvres sèches une infime seconde. Mais le velours des ailes qui les avaient un jour caressées en passant brillait encore sur ses lèvres tant d’années plus tard.
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  • Par Austral, le 19 mai 2012

    - Aujourd’hui, j’ai passé la moitié de la journée en voiture.
    - Vous aviez des affaires à régler ?
    Le menton appuyé dans le creux de la main, son interlocuteur lui répondit avec la plus grande nonchalance du monde :
    - Pas du tout. J’en avais envie, c’est tout.
    Ces paroles lui ouvrirent les portes d’un royaume inconnu – le royaume de l’ego si proche de celui des dieux.
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  • Par Myrtle, le 29 juillet 2011

    - Mais comment cela va-t-il ces temps-ci?
    - Toujours les nerfs à vif, comme d'habitude.
    - Aucun médicament ne pourra vous aider. Vous n'éprouvez pas l'envie de vous convertir?
    - Si cela m'était au moins possible...
    - Cela n'a vraiment rien de difficile. Il suffit seulement de croire en Dieu, de croire en Christ le Fils de Dieu, de croire dans les miracles qu'Il a accomplis...
    - Ce que je peux, c'est croire au Diable!
    - Alors, pourquoi ne croyez-vous pas en Dieu? Si vous croyez en l'ombre, comment vous défendre de croire en la lumière?
    - Mais il existe aussi des ténèbres sans lumière.
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  • Par Myrtle, le 29 juillet 2011

    - Qu'est-ce qui se passe?
    - Non, rien du tout.
    Relevant enfin son visage, elle poursuivit avec un sourire forcé :
    - Vraiment, rien du tout. Mais comme ça, tout d'un coup, j'ai eu comme le pressentiment que tu allais mourir...
    Ce fut le moment le plus terrifiant de ma vie. - Je n'ai plus la force de continuer à écrire. Vivre dans ces conditions m'est devenu une souffrance intolérable. Ah! Si quelqu'un pouvait avoir le geste de m'étrangler tout doucement pendant mon sommeil...
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  • Par Myrtle, le 29 juillet 2011

    Je vis à présent dans le plus malheureux des bonheurs. Mais, aussi étrange qu'il puisse paraître, je ne regrette rien. Je plains seulement ceux qui ont eu le mauvais mari, le mauvais fils, le mauvais père que je suis. Alors adieu. Dans ce manuscrit, je ne pense pas avoir, du moins consciemment, plaidé ma cause.
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Video de Ryûnosuke Akutagawa

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Vidéo de Ryûnosuke Akutagawa

Rashōmon, film (1950), réalisé par Akira Kurosawa, d'après la nouvelle de Ryunosuke Akutagawa "Dans le fourré" (1922). Bande-annonce








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