Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


> Hussein Emara (Traducteur)
> Moïna Fauchier Delavigne (Traducteur)

ISBN : 2742785418
Éditeur : Actes Sud


Note moyenne : 3.76/5 (sur 95 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On se demande pourquoi l’économie est foutue ! s’est exclamé le taxi. Ce sont les gens qui la foutent en l’air. Vous y croyez, vous ? En Egypte, les gens paient plus de vingt milliards de livres chaque année en factures de téléphone. Vingt milliards de livres, ça veut d... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (31)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par isalune, le 19 juin 2013

    isalune
    -Hep, Taxi!!
    -Salam aleikum ya Hanem*, où voulez-vous aller?
    -Promenez-moi dans l'Egypte de Moubarak…

    A travers les bavardages savoureux de chauffeurs de Taxi au Caire, l'auteur nous trace une véritable chronique sociale voire sociologique de l'Egypte en 2006.
    Et même si le tableau est sombre, corruption, humiliation, et surtout, précarité omniprésente, on dévore ce livre avec beaucoup de plaisir pour la tendresse et le respect que l'auteur nous amène à ressentir pour ces hommes simples pleins d'humour et de philosophie.
    Une réussite à ne pas laisser passer.

    *Hanem = Madame
    is@ juin 2013
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Tomisika, le 04 avril 2013

    Tomisika
    Khaled, journaliste au Caire, utilise régulièrement les Taxis pour se déplacer. Il a recensé 58 anecdotes et histoires de vie narrées par les chauffeurs, qui dessinent une Egypte pauvre et corrompue dans les années 2005 et 2006, et qui permettent de comprendre pourquoi le peuple Egyptien s'est soulevé.
    Dès la première histoire, on est plongé en deux pages dans la vie d'un Egyptien, conducteur de Taxi. Entre rires et désapprobation, on navigue dans ces petits récits qui tracent un paysage économique et sociologique particulier, le tout en chaque fois 2 à 3 pages. En suivant Khaled al Khamissi, on est finalement au plus proche de la société égyptienne. Car oui, qui mieux qu'un Taxi peut connaître la population du Caire et ses habitudes? C'est finalement là tout le génie de ce livre: on est au plus proche de ces gens, assis sur la banquette arrière. le procédé est vraiment intelligent!
    La corruption des policiers, l'éducation qui ne sert à rien puisque les parents doivent se ruiner en cours particuliers pour assurer un avenir à leurs enfants (qui de toute façon n'auront pas de grands salaires même en sortant de l'université), le quotidien amer de pauvres qui abusent d'autres pauvres, mais aussi les opinions des conducteurs sur Moubarak, Nasser et Sadate, chacun pouvant justifier de l'autre. Ils sont informés de l'actualité, croyants ou bien malades.
    J'ai bien aimé cette ambiance. Avec la plume de Khaled al Khamissi, on imagine bien la discussion qui démarre dans le Taxi, le chauffeur qui redresse son rétroviseur et quelques traits physiques. Les récits sont courts, mais assez pour en apprécier la chute. L'image de la femme est malmenée, par des « salope » ou « chienne ». Ca pourra hérisser le poil de certaines féministes. Mais dans l'ensemble on s'en fiche, car quand on lit ce livre on n'est pas là pour redresser quoique ce soit, mais prendre conscience de la situation et comprendre qui ils sont, comment ils vivent, c'était quoi leur vie sous Moubarak?
    Un livre riche, qui fait voyager, qui nous permet le temps de quelques heures d'être un Egyptien dans un Taxi auquel s'adresse un autre, comme un ami ou un confident. Une place que probablement (même assurément) je n'aurai pas pu occuper. Merci à l'auteur pour cette expérience.


    Lien : http://lechateaudegaby.wordpress.com/2013/02/28/taxi-de-khaled-al-kh..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par basileusa, le 23 juin 2013

    basileusa
    L'auteur nous raconte la vie quotidienne en Egypte avant le bouleversement du printemps Arabe et le renversement de Moubarak à travers les récits de chauffeurs de Taxi .
    Ces discussions permettent de nous rendre compte de la situation des Égyptiens en 2005/2006 ,entre misère,corruption, administration défaillante,violence ...mais aussi les espoirs ,les rêves ,les changements attendus pas les égyptiens. Certaines situations sont drôles ,d'autres révoltantes !
    Un livre très intéressant sur cette société encore en transition ,qui aspire à plus de liberté .
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 18         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 14 février 2011

    kathel
    Excellente découverte que ce livre de Khaled al Khamissi, écrit de 2005 à 2006 ! Dans cinquante-huit courtes chroniques de quelques pages chacune, l'auteur retranscrit des anecdotes qui lui sont arrivées, accomode ou imagine des conversations très vivantes avec différents chauffeurs de Taxi. Ceux-ci sont témoins, et souvent victimes, de tout ce que la société égyptienne compte de dysfonctionnements : pauvreté extrême, corruption généralisée, abus de pouvoirs, absence de libertés, domination de l'arbitraire… Certains chapitres éclairent les évènements actuels, comme ceux sur les manifestations, les élections, les déplacements de Moubarak, la relation des égyptiens à la politique. Ces passeurs modernes au volant de leur Taxi ont le verbe haut, un avis sur tout, de l'Irak à l'enseignement, en passant par le foot et la démocratie, et beaucoup de blagues à transmettre, mais ce livre est bien plus passionnant que de simples conversations de « café du Commerce ».
    Il faut dire que, davantage qu'une corporation, ces conducteurs représentent un peu toutes les couches de la société, puisque un étudiant, un ex-militaire ou un comptable peuvent transformer une voiture en Taxi pour essayer de nourrir leur famille, de payer leur loyer, de vivre tout simplement. le style est au service de ces petites histoires, il les met en valeur, les rend vivantes, touchantes, humoristiques et instructives à la fois.

    Lien : http://lettresexpres.wordpress.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Dosamuse, le 18 janvier 2013

    Dosamuse
    Quelle jolie façon de décrire la condition humaine sans misérabilisme ni apitoiement, rester dans la dignité malgré des situations dures vécues par les chauffeurs de Taxi du Caire de Moubarak.
    Je ne peux malheureusement pas lire ce livre sans indignation, m'autorisant un parallélisme avec la Tunisie. Nous venons de fêter le 2eme anniversaire de la révolution et de plus en plus de voix s'élèvent pour dire que c'était mieux avant. Lisez ce livre, ca vous rappellera ce que c'était avant. On est au Caire certes mais les mentalités et les agissements sont malheureusement bien les mêmes.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique


Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 29 novembre 2011
    A travers ces propos rapportés, a priori anecdotiques, Al Khamissi brosse sans en avoir l'air un portrait acide de l'Egypte de Moubarak au bord de l'explosion, avec sa répression policière, ses conflits sociaux et ses problèmes du quotidien.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 27 octobre 2011
    Tel Albert Cossery, Khaled Al Khamissi use d'une plume mordante et comique. Son sens de l'observation, son écoute et son humour permettent de mieux comprendre un pays. C'est un livre prémonitoire qui explique pourquoi l'Égypte en est aujourd'hui là. Il faut aussi saluer l'écriture remarquable de l'auteur.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

> voir toutes (46)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathel, le 14 février 2011

    Mon Dieu ! Quel âge pouvait avoir ce chauffeur de taxi ? Et quel âge pouvait avoir sa voiture ? Je n’en croyais pas mes yeux quand je me suis assis à côté de lui. Il y avait autant de rides sur son visage que d’étoiles dans le ciel. Chacune poussait l’autre tendrement, créant un visage typiquement égyptien qui paraissait sculpté par Mahmoud Mokhtar. Quant à ses mains, qui tenaient le volant, elles s’étiraient et se rétractaient, irriguées par des artères saillantes comme le Nil allant abreuver la terre desséchée. Le léger tremblement de ses mains ne faisait basculer la voiture ni à gauche ni à droite. Elle marchait droit en avant, et les yeux du chauffeur, recouverts de deux énormes paupières, laissaient transparaître un état de paix intérieure qui suscitait en moi et dans le monde entier une profonde quiétude.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par kathel, le 14 février 2011

    Le chauffeur était en train de fumer une cigarette et me crachait sa fumée au visage. je n’ai pas supporté de voir ce serpent qui dansait dans l’air et se dirigeait vers mes narines. Mes poumons ont envoyé un ultimatum sans équivoque à mon cerveau : il fallait réagir immédiatement pour que cesse cette danse silencieuse.
    J’ai un peu réfléchi et me suis dit que, si je lui demandais poliment d’avoir pitié de mes poumons et d’éteindre ma cigarette, il refuserait avec dédain. J’ai donc décidé de tenter la méthode brutale pour qu’il s’imagine un instant que j’étais officier, qu’il s’incline devant mon autorité, et jette sa cigarette.
    - Jette cette cigarette, lui ai-je lancé d’une voix dure. Il y a suffisamment de pollution à l’extérieur.
    Il a scruté mon visage pour voir s’il cadrait avec celui d’un officier. Puis il a jeté sa cigarette par la fenêtre. Je me suis ainsi rendu compte que je pouvais passer pour un policier.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par isalune, le 19 juin 2013

    Je suis un ennemi acharné des droits de propriété intellectuelle vu le fossé qui s’agrandit tous les jours entre nous, le monde sous-développé, et le monde développé. Je suis persuadé qu’il faut donner au peuple auquel j’appartiens accès à la culture et aux soins médicaux afin qu’il puisse affronter les deux ennemis féroces que sont l’ignorance et la maladie, qui dévorent notre société depuis des siècles.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          3 14         Page de la citation

  • Par Dosamuse, le 13 janvier 2013

    Il faudrait qu'on arrête tous d'utiliser le mot "Américains" et qu'on dise un "protestant blanc irlandais d'Amérique", un "Musulman noir d'Amérique, un "Latino d'Amérique", un "catholique blanc d'Amérique", exactement comme ils disent ces temps-ci : Six "chiites d'Irak" et deux "sunnites d'Irak" ont été tués. Et les fils de chien, dans nos journaux, répètent tout. Evidemment ils vont aussi dire un "copte d'Egypte", ou un "musulman d'Egypte".
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la citation

  • Par Dosamuse, le 11 janvier 2013

    Le pire est ce qui arrive aujourd'hui à mes enfants. Ils ne sont jamais allés de leur vie au cinéma, ni au théâtre. Et ils n'iront jamais. Ils regardent les chaînes de la parabole dans le café en bas de la maison. Que Dieu les aide. Personnellement, je ne vois pas ce qui pourrait pousser dans leur cerveau, à part des cactus !

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

> voir toutes (2)

Videos de Khaled Al Khamissi

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Khaled Al Khamissi

Elise Costa présente le livre Taxi de Khaled Al Khamissi pour Madmoizelle.








Sur Amazon
à partir de :
14,00 € (neuf)
4,95 € (occasion)

   

Faire découvrir Taxi par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Khaled
Al Khamissi(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (162)

> voir plus

Quiz