> Pierre Guglielmina (Traducteur)

ISBN : 2226218726
Éditeur : Albin Michel (2011)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Ces neuf nouvelles sont toutes marquées par la guerre, la sauvagerie guerrière, l’exil et la perte.
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 04 août 2011

    brigittelascombe
    "Senores y senoras.Damas y caballeros"
    Huit nouvelles en provenance du Pérou entre cynisme,misère,cruauté, exil,perte,sauvagerie et la plume de Daniel Alarcon(distingué en 2010 par le New york comme l'un des 20 jeunes meilleurs écrivains américains.
    Lima, ton univers impitoyable. Ville de clowns tristes dégoulinants de fard dont les bonbons à la menthe et les harangues ne donnent pas le change lorsque tout près de là les gamins sniffent la colle dans des sacs de papier kraft et qu'un peu plus loin deux femmes en deuil lavent en pleurs le sol de l'hôpital pour régler la dette de soins de leur mari et ex décédé la veille.
    Siglo XX et son "université" violent univers carcéral.Odeur pestilentcielle des rues, les "diablos juniors" grandissent au choix délinquants ou terroristes pour se retrouver direct sur la case prison.
    Troisième avenue, une relation de couple foireuse et clandestine, car non voulue par les parents, ne survivra pas au mauvais sort de la maladie.
    Lima 28/7/79, jour d'indépendance, on fait la guerre avec les mains,les couteaux,la sueur, on tue des chiens pour se prouver qu'on est libre.
    Exil."La grande illusion de l'exil, c'est qu'ils sont tous là bas à la maison,vos ennemis comme vos amis tous en situation de voyeurs en train de vous regarder.Tout a pris de l'importance parce que vous êtes loin.
    Lande péruvienne. Où? Où vivez vous? "Avec mère était leur seule réponse" car ils ont donné un nom à leur vide:Erlinda.
    Jungle péruvienne et guerre aux chandelles, cette guerre du lâche qui se réfugie là bas et court en toutes circonstances sans se retourner.
    Tendresse de ce couple qui se marie chaque année le jour de naissance de sa fillette.
    Et la mort encore et toujours.
    Dur comme une révolution,fort comme une armée en marche et rapide comme un coureur de fond,celui qui court sans se retourner pour ne pas y laisser sa peau!
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  • Par Aela, le 23 mars 2011

    Aela
    Un recueil de nouvelles écrites en anglais bien que l'auteur, Daniel Alarcón, soit péruvien. Des nouvelles qui reflètent les réalités flucutantes de nos sociétés. On y voit des travailleurs en transit, candidats à l'émigration, des gens dépassés par les bouleversements politiques et sociaux. La scène se passe au Pérou ou aux Etats Unis pour ceux qui y sont partis..Les titres des nouvelles reflètent ce désarroi éprouvé par les personnages.
    « Une science pour être seul », « Déluge », « Ville de clowns », « Absence ». Il s'agit d'un journaliste parcourant Lima après la mort de son père en suivant le parcours de clowns mendiants, d'un guérillero qui essaie de fonder une famille, d'un homme qui tous les ans, le jour de l'anniversaire de sa fille, demande à sa femme qui l'a quitté de l'épouser, d'un père et de ses trois enfants qui quittent leur ville entièrement détruite et s'efforcent d'oublier la mort de leur mère au milieu de la lande péruvienne. Ces personnages ont tous l'impression d'assister de loin à la violence de leurs existences, absents. Epuisés par la vie, ils prononcent intérieurement ce genre de phrases : « Je devrais appeler ma mère, […], et lui dire que je suis vivant. Je devrais appeler Elie et lui dire que je suis mort. » Les nouvelles évoquent les blessures des guerres civiles, de l'immigration, de la pauvreté de Lima...
    De beaux portraits mais on manque parfois un peu de fil conducteur, les personnages semblent parfois englués dans leurs pensées, sans moyen d'action.
    Un auteur jeune, né en 1977, et déjà remarqué en 2010 par le New Yorker comme l'un des 20 meilleurs romanciers américains de moins de 40 ans.
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 23 mars 2011

    Fernando était premier au classement national; Il était admis à l'université. C'était arrivé si soudainement, de si bonnes nouvelles tellement inattendues que ses parents étaient venus en voiture jusqu'à Lima pour le féliciter. Ils s'étaient retrouvés à la maison d'Elías, la famille rassemblée pour un toast en l'honneur de Fernando, le benjamin. Ses cheveux noirs en bataille avaient été complètement rasés. Ca le faisait paraître plus jeune qu'il n'était, dix-sept ans, mais c'est la tradition.
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  • Par brigittelascombe, le 05 août 2011

    Je pouvais sentir, comme du sang dans ma bouche, à quel point je les haïssais.J'aurais aimé pouvoir réduire en cendres tout leur quartier.
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  • Par brigittelascombe, le 05 août 2011

    Puis,tout leur quartier a rappliqué et le nôtre aussi,et nous sommes entrés dans la bagarre,cette poussée inexplicable ,cette drogue.
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  • Par brigittelascombe, le 05 août 2011

    C'est comme ça:tu te réveilles un matin et boum! tu es un clown!
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  • Par brigittelascombe, le 05 août 2011

    Mourir est le sport local à Lima.
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