ISBN : 207012911X
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
J'ai appris la nouvelle ce matin, en écoutant le répondeur.
Isa disait : Papa est décédé. Je me suis fait couler un café et je l'ai rappelée, puis j'ai composé le numéro d'Air France. Thierry est entré en bâillant, m'a regardée et a dit : Qu'est-ce qui se passe ?... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mireille.lefustec, le 08 novembre 2011

    mireille.lefustec
    Je n'ai laché ce livre qu'après le point final.(merci Fransoaz) . Ce n'est pourtant pas un récit doux et paisible.Le père était odieux et tyrannisait sa famille.
    Je pense que cela tient à la grâce de l'écriture,sans violence,et au soulagement de la narratrice. Elle n'a enfin plus peur de son père et le lecteur peut aussi s'en détacher.
    Le titre est emprunté au recueil des légendes de la Mort en Basse Bretagne
    aussi les extraits de l'ouvrage d'Anatole le Braz,s'insèrent-ils naturellement entre les chapitres.
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    • Livres 3.00/5
    Par cecileo, le 23 juillet 2010

    cecileo
    Par un message sur son répondeur, Sophie, la narratrice apprend la mort de son père. Sa réaction ? « Enfin »
    Les trois enfants et leur mère se retrouvent donc en Bretagne, pour organiser et assister aux obsèques. Ces quelques jours sont l'occasion de faire remonter les souvenirs d'une enfance soumise à la tyrannie de ce père.
    Quant à la mère, il s'agit des souvenirs d'une épouse constamment rabaissée, avec une envie de divorce volée par la maladie de Parkinson du tyran, maladie qui l'a contrainte à rester aux côtés du père jusqu'au dernier souffle de celui-ci.
    Les souvenirs douloureux, pourtant, ne font que renforcer la complicité de la fratrie, et indéniablement, ont forgé les adultes qui sont aujourd'hui, « enfin » prêts pour la délivrance –le Pardon ?-.
    Tous s'étaient éclipsés face à la tyrannie, et il faudra la mort pour que Sophie puisse dire à ce père tout ce qu'elle n'a jamais osé lui crier. Car aujourd'hui, la voici enfin guérie de lui : elle n'a plus peur.
    Des passages parfois teintés d'humour noir (scène de l'organisation au sein du caveau familial, ou encore la préparation de l'homélie),et surtout des anecdotes glissées çà et là mine de rien, comme le simple récit d'un quotidien banal, et qui pourtant vous glacent le sang.
    Je serai proche du coup de cœur sauf que… je n'ai pas été sensible aux extraits de "La légende de la mort chez les Bretons armoricains" d'Anatole le Braz qui entrecoupent régulièrement ce roman. C'est un exercice de style littéraire qui me dérange dans mes lectures . Je ne parviens pas à les considérer autrement que comme fioritures. Je sais que ces citations sont sensées amener le lecteur encore plus en profondeur dans la lecture de l'auteur, mais elles ne font que me dérouter ...
    C'est vraiment ma seule réserve, car l'écriture « pur jus » de Nelly Alard est un vrai délice !
    Il s'agit d'un premier roman, j'attends donc avec impatience le suivant.
    C'était un livre voyageur de Clara que je remercie pour cette découverte. Elle nous faisait part de son enthousiasme ici à la lecture de ce livre, et de sa joie de rencontrer l'auteur là. Coup de cœur aussi pour Mango.
    « Le crieur de nuit » de Nelly Alard –Editions Gallimard- 112 pages.

    Lien : http://lectureamoi.blogspot.com/2010/07/le-crieur-de-nuit-de-nelly-a..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 08 mai 2010

    claracambry
    «Tu es mort. Enfin.» Voilà la première chose que se dit Sophie en apprenant la mort de son père.
    Quatre mots qui en en disent long et qui nous préparent à découvrir quelle était l'attitude de ce père.
    Car ce roman est un livre sur la mort et où les souvenirs remontent à la surface. Tout y est dit avec des mots justes et remplis de pudeur, sur un ton sans fausse note.
    Ce huit-clos familial se déroule en Bretagne sur sept jours. Sept jours où Sophie va se délivrer du poids de son passé. Un père atteint de la maladie de Parkinson mais qui était un tyran pour sa famille. Autoritaire, égoïste, pouvant rentrer dans des rages folles allant jusqu'à traiter sa file de 8 ans de putain. Jamais de main levée, oh non, pas de bleus physiques mais des blessures profondes, indélébiles. On y perçoit aussi de brefs instants d'amour paternel. Rares et insuffisants. Les vacances n'en sont pas, il faut être au service et obéir à ce père. Sophie même arrivée à l'âge adulte et délivrée de la présence physique de son père en souffrira encore. La mère sera le bouclier fragile entre son mari et ses enfants. Sacrifice absolu elle s'en occupera lorsqu'il sera malade et dépendant.
    Tout le récit est entrecoupé de passages du livre " La légende de la mort chez les Bretons armoricains" d'Anatole le Braz. Et ces extraient se glissent, s'insèrent parfaitement dans le livre expliquant le caractère de la mort en Bretagne.
    Un premier roman exemplaire et magnifique qui ne tombe jamais dans le mélo. Une fois de plus, j'ai terminé ce livre la gorge serrée d'émotions et c'est un très gros coup de cœur ...vraiment !


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/05/nelly-alard-le-crieur-de-nuit..
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    • Livres 5.00/5
    Par SD49, le 29 août 2010

    SD49
    Quelle quatrième de couverture surprenante, j'avais envie de savoir ce qui pouvait provoquer une telle réaction à la mort d'un père.
    Le livre se déroule au rythme d'un chapitre par jour à partir de l'annonce du décès.
    On découvre la vie de Sophie la narratrice en même temps que la préparation des funérailles de son père. On suit les rencontres avec le curé et la réorganisation du caveau familial qui est un moment épique et drôle du livre.
    La narratice s'adresse à son père, un père constamment en colère, qui insultait ses enfants, qui agissait en despote envers sa famille, sa fille pense qu'il est paranoïaque.
    Il leur inflige une souffrance psychologique sans jamais passer à l'acte physique, on imagine bien les enfants terrorrisés ne sachant jamais comment leur père allait réagir.
    Puis ce père tombe malade, mais ses enfants se sont endurcis et n'ont pas de compassion pour lui, et voilà pourquoi ils sont même soulagés de sa mort. L'auteur fait très bien ressentir tout ce qui a été vécu par ces enfants et aussi par leur mère.
    J'ai bien aimé l'écriture de Nelly Alard qui m'a fait découvrir ce que pouvait être la vie d'une famille avec un tel père, c'est très bien écrit, et pour un premier roman c'est une réussite.
    J'ai beaucoup aimé cette ambiance de retrouvailles entre la mère et ses enfants, et on ressent très fort ce soulagement qui les étreint tous.
    J'ai beaucoup de chance mon père n'est pas du tout, du tout comme ça, mais cela ne m'a pas empêchée d'être très touchée par cette histoire.


    Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com
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    • Livres 3.00/5
    Par liratouva2, le 21 mai 2010

    liratouva2
    'est un très beau livre que j'ai beaucoup aimé et je ne crois pas que ce soit uniquement pour avoir vécu dans les lieux où se déroule l'histoire et que j'y retrouve toute la réalité de cette Bretagne du Finistère nord, si dure et si généreuse à la fois !
    C'est une histoire de famille, douloureuse mais pleine d'amour aussi malgré les reproches, les regrets, les mauvais souvenirs, un roman très prenant où le rire et l'absurde côtoient les pleurs, où la fratrie se reconstruit autour de la mère qui est une figure magnifique ici, où tout m'a semblé juste et maîtrisé à la fois, sans exagération ni mélodrame! Juste un cri d'amour et un dernier adieu au passé et aux ancêtres pour mieux renouer avec le présent!
    C'est le premier roman de Nelly Alard, comédienne et scénariste, ancienne élève du Conservatoire national d'art dramatique de Paris

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/05/le-crieur-de-nuit-par-nelly-a..
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Citations et extraits

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  • Par lejardindestephanie, le 24 novembre 2011

    Indiscutablement, tu étais fou à lier. Comment ne nous en sommes-nous pas rendu compte à l'époque? C'était une folie insidieuse, tu savais donner le change, aux yeux de tous tu étais juste autoritaire, un peu caractériel.
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  • Par mustango, le 06 mai 2010

    Il me semble que le monde féminin est divisé en deux: les filles aimées de leur père (...) [qui] se fichent de l'opinion des autres tant elles sont rassasiées de leur bonne opinion d'elles-mêmes (...). Et puis les autres, les ignorées, les mal-aimées, celles qui avancent en trébuchant, en se cognant partout, et passeront leur vie à chercher un regard.
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  • Par mustango, le 04 mai 2010

    Tu me traitais de putain. Pas la peine de dire le contraire, tu me disais putain, je m'en souviens, tu parles. Tu disais putain, salope, ce sont les mots que tu employais. Et pouffiasse, aussi. [...]je ne savais pas ce que ça voulait dire.
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  • Par mustango, le 06 mai 2010

    «Tu ne nous as jamais frappés, mais tu m’as appris la peur, le doute, la sensation au fond de moi que tout se désagrège et s’effrite, la terreur constante de sentir le sol se dérober sous mes pieds. Jamais en ta présence je n’ai eu le sentiment de la terre ferme. C’était ce que tu voulais, sûrement.»
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  • Par claracambry, le 08 mai 2010

    Et la télévision. Dans la salle à manger, elle trône bout de table, à la place d'honneur. (...) Nous bouffons du journal télévisé à tous les repas. (...)Pour cette raison à table, le silence absolu est de règle. Il est difficile de saisir l'instant où l'on peut se risquer à demander du pain ou du sel, ou pousser devant le téléviseur pour aller en chercher en cuisine. Pendant la météo, on a compris, personne ne moufte. Pendant le journal télévisé non plus. Mais aucun programme n'est parfaitement sans danger, pas même les publicités. Il peut toujours arriver que justement, JUSTEMENT, il y avait dans cette publicité un instant précis que tu adores, une image, une phrase que tu attendais depuis le matin, qui est le rayon de soleil de ta journée, sans qu'on le soupçonne, et de se prendre une bordée d'injures, ou de se faire casser la baguette de pain sur la tête
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