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> Jacques Chambon (Traducteur)

ISBN : 2253049085
Éditeur : Le Livre de Poche (1989)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Helliconia, planète de type terrestre, surveillée depuis des siècles par un satellite terrien, tourne autour de deux soleils, Batalix et Freyr. Son orbite autour de Batalix dure une petite année de quatre cent quatre-vingts jours. Mais elle accompagne Batalix autour de ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 15 mai 2012

    finitysend
    Au bout de l'espace : Heliconia ....
    Un superbe planète opéra !
    C'est le début du cycle et la fin de l'hiver un hiver de 1000 ans ...
    La civilisation peut renaitre et les hommes quitter les profonds refuges souterrains
    et commencer de composer avec l'univers et les autochtones de ce monde ..
    Cet univers est splendide et c'est un must du genre planète opéra ..
    Les personnages sont d'une remarquable présence et l'environnement est tangible et grandiose ..
    Cette planète est peut-être le personnage principal de ce cycle .. ?
    Helliconia est le lot des hommes et des habitants originels de la planète ...
    Les deux espèces doivent se côtoyer et s'adapter aux coups de boutoir d'un environnement en pleine débâcle glaciaire ...
    C'est le sujet du roman : adaptation .. croissance et survivance ...
    Le temps passe les générations se succèdent ... le monde se construit ... s'adoucie et la civilisation se développe ..
    Mais l'émergence est un moment spectaculaire et éloquent ..
    Tout à fait le genre de bouquin dont on peut éventuellement dire que l'on ne l'apprécie pas mais dont on ne peut nier les qualités de style ..
    L'ambition et l'indéniable envergure somptueuse ..
    Le printemps au début ressemble à l'hiver et vers la fin à l'été et au milieu : il y a la route.
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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 04 juin 2013

    maltese
    Voici le roman qui ouvre l'un des cycles les plus réputés de la science-fiction.
    Brian Aldiss déploie en trois volumes un livre-univers fascinant.
    La construction tout d'abord est incroyable tant l'auteur a fouillé et élaboré le moindre aspect avec détails, s'attachant à rendre l'ensemble le plus vraisemblable possible, ce qu'il souligne notamment dans les remerciements, de nombreux scientifiques ayant été consultés.
    En suivant l'évolution d'une tribu, quelques individus, qui peuplent un petit coin d'Helliconia, appelé Embruddock / Oldorando, on a souvent l'impression d'être sur Terre, mais loin dans le futur, suite à un cataclysme. Toutefois, il s'agit bien d'une autre planète, qui connaît, particularité suprême, source de l'originalité du cycle, une double révolution puisqu'elle "dépend" de deux étoiles, Batalix et Freyr, et qu'il faut 2592 années sur Terre pour qu'une année complète sur Helliconia s'achève.
    On a droit tout d'abord à un prologue qui nous présente d'emblée les deux grandes forces qui s'affrontent, et que l'on va suivre, à savoir les humains et les phagors, qui semblent incapables de vivre ensemble en harmonie.
    Il est très curieux de voir à quel point, alors qu'il s'attache à suivre un petit groupe de personnages et l'évolution de leur société, Brian Aldiss parvient à nous parler d'un monde dans son entier, à nous décrire une planète en train d'évoluer.
    Une oeuvre majeure du genre, qui se lit lentement et dans laquelle on pourra trouver de nombreuses interrogations: il est question ici d'évolution, de religion, de sociologie, d'écologie...
    A suivre avec "Helliconia, l'été".
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    • Livres 3.00/5
    Par Malahide75, le 29 septembre 2013

    Malahide75
    Sous le regard attentif des scientifiques terriens de la station orbitale Avernus, la planète Helliconia évolue et se transforme. le très long hiver qu'elle subit du fait de son orbite très elliptique autour de ses deux soleils, s'achève. le printemps arrive et avec lui des modifications radicales pour la planète et pour les communautés qui la peuplent.
    Car l'hiver rigoureux a pétrifié Helliconia, à un tel point que ses habitants ont perdu la mémoire de leur Histoire. le printemps est pour les phagors, les dorliens et les habitants d'Embruddock l'occasion de se souvenir des vieilles légendes et de reconquérir un savoir.
    Grande fan des romans-univers, Helliconia était depuis longtemps dans mes projets de lecture. Mais s'attaquer à un grand classique trente ans après sa parution est à double tranchant...
    A l'instar d'Asimov pour son cycle Fondation et d'Herbert pour Dune, Brian Aldiss a fait appel à des spécialistes pour rendre sa planète la plus vraisemblable possible (astronomie, géologie, biologie...) et ses habitants crédibles (anthropologie, sciences du vivant, etc.) aussi bien dans leur aspect que dans leurs relations.
    Le travail est donc précis, minutieux et laisse présager un roman riche en surprises.
    Alors pourquoi cette petite pointe de déception ? Tous les ingrédients sont là pourtant...
    Peut-être est-ce parce que trente ans sont passés et que la SF et ses lecteurs ont changé dans l'intervalle. L'étude du genre humain en le distanciant dans un autre univers n'est plus la thématique principale de la SF, et les lecteurs sont plus avides d'actions que de réflexion sur leur place dans l'évolution.
    Peut-être aussi que d'autres romans et cycles créateurs d'univers sont passés par là, apportant chacun leurs améliorations au genre.
    Sûrement également que l'adaptation au cinéma ou à la télévision de grands cycles (suivez mon regard) a fait augmenter le niveau d'exigence des lecteurs...
    Quoi qu'il en soit, malgré toutes les qualités d'écriture et d'imagination, "Le printemps d'helliconia" m'a semblé un peu... terne.
    Reste que l'étude anthropologique de plusieurs communautés sur une échelle de millions d'années est d'une telle intelligence et maîtrise que je ne peux juste pas en rester là. J'espère que l'été d'Helliconia sera plus chatoyant !
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    • Livres 3.00/5
    Par Chiwi, le 13 janvier 2013

    Chiwi
    Le cycle d'Helliconia est présenté comme un classique de la fantasy. Mais suite à la lecture du premier volet j'ai du mal à partager un tel point de vue. D'un côté l'idée est intéressante. Une population primitive qui voit se transformer le milieu dans lequel elle vit, comment va-t-elle se comporter face à tous les changements qui vont intervenir ? Bien sûr il y a les tenants de la ligne traditionnelle pour qui le changement est mauvais et qui préfèrent se vautrer dans la paresse en profitant des bienfaits du réchauffement climatique. Face à eux il y a les partisans de la modernité, qui veulent un développement du savoir pour faire progresser le groupe humain. Les deux parties vont devoir faire face aux velléités guerrières des Phagors. Mais un virus réveillé par par le changement climatique va mettre tout le monde d'accord.
    L'originalité se fait aussi par la présence de l'observatoire terrien qui retransmet les images de l'évolution de la population helliconienne à la population terrienne qui assiste aux retransmissions en groupe. En lisant cela j'ai eu l'impression de me retrouver face à un Truman Show à l'échelle planétaire. Comme si Brian Aldiss avait prévu la téléréalité.
    Même si l'originalité peut être accrocheuse, je dois avouer que par certains moments l'ennui était bien présent.
    D'un autre côté, le style et l'écriture m'ont déplu. J'ai trouvé cela lourd, répétitif, presque ampoulé ( bon là je pousse peut-être le bouchon un peu trop loin). En tout cas l'écriture ne m'a pas plu, il m'a fallu lutter pendant plusieurs jours pour rester accrocher aux pages et ne pas abandonner le roman. Par conséquent, la note est moyenne car si même le fond peut valoir le coup, la forme m'a beaucoup rebuté.
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 02 mai 2012

    BVIALLET
    Sur Helliconia, planète de type terrestre qui tourne autour de deux soleils, Batalix et Freyr, règne une sorte d'hiver permanent qui dure depuis plus de cinq cent ans. Les saisons sont donc si longues que les habitants, sortes de primitifs vêtus de peaux de bêtes et vivant de chasse, n'en conservent qu'un très vague souvenir qu'ils se transmettent oralement lors de fêtes rituelles sous forme de légendes. L'une d'elles raconte la saga de Yuli, fils d'Alehaw, et père d'une longue lignée. S'étant retrouvé seul dans cet univers blanc, le jeune garçon trouvera d'abord refuge dans la cité souterraine de Panneval où il sera formé par des prêtres avant de s'enfuir et d'être recueilli dans une cité composé de tours de pierres appelée Oldorando laquelle, au fil des siècles et des générations successives, verra de nombreux changements : radoucissement du climat, domestication des hoxney, apparition de la monnaie (le roon) et également épidémie de fièvre osseuse...
    Ce « Printemps » est le premier tome d'une ambitieuse trilogie que l'on peut considèrer comme l'oeuvre majeure de l'auteur. Il repose sur la description minutieuse et parfois laborieuse d'un univers d'une richesse et d'une cohérence rappelant celles nettement plus célèbres du Cycle de Dune de Frank Herbert, de la saga d'Hypérion de Dan Simmons et à un degré moindre, du monde du Seigneur des Anneaux. Cependant l'inspiration en est totalement différente car Aldiss privilégie toujours la fresque pseudo-historique au panache du héros sur qui l'avenir d'un monde repose. Les procédés romanesques habituels de l'intrigue de fantaisie à rebondissements sont évincés au profit d'une méditation quasi-philosophique et de considérations poético-oniriques peut-être écrites sous l'influence de substances. de plus, Aldiss introduit une mise en abîme du regard de son lecteur qui interdit une immersion franche et directe (et donc une jouissance complète ?) dans la "réalité secondaire" de son monde inventé (par exemple, les Terriens de la station orbitale Avernus observent les Helliconiens sans jamais intervenir dans le cours des événements). Ces raisons peuvent expliquer sans doute pourquoi cette oeuvre n'a pas atteint le même degré de popularité que les trois autres. Elle est néanmoins considérée comme un des sommets du genre et mérite très largement le détour tant Aldiss y déploie des trésors d'imagination et d'inventivité.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par Malahide75, le 29 septembre 2013

    Et Shay Tal dit :

    Vous croyez que nous vivons au centre de l'univers. Je dis que nous vivons au centre d'une cour de ferme. Notre position est si obscure que vous ne sauriez vous faire une idée de son obscurité.
    A vous tous je dis ceci. Une catastrophe s'est produite dans le passé, le lointain passé. Si générale que personne aujourd'hui ne saurait en expliquer la nature ou l'origine. Nous savons seulement qu'elle a entraîné une longue période de ténèbres et de froid.
    Vous tâchez de vivre le mieux possible. Très bien, très bien, profitez de la vie, aimez-vous les uns les autres, soyez bons. Mais n'allez pas prétendre que cette catastrophe ne vous concerne pas. Elle a beau s'être produite il y a longtemps, elle n'en empoisonne pas moins chaque jour nos existences. Elle nous vieillit, elle nous use, elle nous dévore, elle nous arrache nos enfants. Elle nous rend non seulement ignorants mais amoureux de notre ignorance. Nous sommes pourris d'ignorance.
    Je vais vous proposer une chasse au trésor - une quête, si vous voulez. Une quête à laquelle chacun de nous peut participer. je veux que vous ayez conscience de notre déchéance, et que vous fassiez preuve d'une vigilance constante à l'égard de tout ce qui pourrait nous informer sur sa nature. Il nous faut reconstituer ce qui est arrivé pour nous réduire ainsi à cette cour de ferme glacée ; alors nous pourrons améliorer notre sort, et veiller à ce que ce malheur ne s'abatte pas une nouvelle fois sur nous et nos enfants.
    Tel est le trésor que je vous offre. La connaissance. La vérité. Certes, vous redoutez cela. Mais c'est ce que vous devez rechercher. C'est ce que vous devez apprendre à aimer.
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  • Par liberliger, le 07 octobre 2012

    La vénération naît de l'ignorance. Croire en une chose bien arrêtée est une marque d'ignorance.

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  • Par OlivierH77, le 09 mai 2014

    Batalix s'était échappé d'un de ces gigantesques châteaux pourpres où l'enfermaient les nuages pour inonder le paysage d'or. Les rayons de la sentinelle se diffusaient obliquement sur la peau cannelle d'Oyre, tout emperlée de gouttelettes au niveau des épaules et des seins. Des filets d'eau suivaient les dédales de sa chair pour s'étaler au bout de leur course sur la pierre où elle se tenait, comme pour l'unir, telle une naiade, à l'élément qui leur était commun.
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