ISBN : 2234060974
Éditeur : Stock (2010)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Est-il vrai que le « ou » exprime la lourdeur comme le pense Victor Hugo et que le « r » évoque l’écoulement de l’eau comme l’affirme Platon ? Quelle est la durée moyenne de vie d’un mot ? Pourrait-on écrire un roman français en utilisant exclusivement des mots d’origin... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 08 novembre 2010

    ay_guadalquivir
    Alexakis n'a de cesse d'exposer dans ce livre, une idée parfois exagérément fraternelle, selon laquelle toutes les langues ont quelque chose à se dire, à apprendre les unes des autres, sans hiérarchie, primauté ou antériorité. La narratrice a beau chercher Le premier mot qui fut prononcé jadis par l'homme, en mémoire de son frère disparu, elle ne le trouve pas vraiment. Sans doute se laisse-t-elle bercer par le brassage des nombreuses théories que lui exposent tous ceux qu'elle rencontre au cours de sa quête, et sans doute n'a-t-elle nulle envie d'en valider une plus qu'une autre. Chaque mot originel que lui délivrent successivement les éminents savants - linguiste, paléontologue, psychiatre, neurochirurgien - nourrit un univers imaginaire, enfantin, naturel, émotionnel ; quelle folie ce serait de vouloir réduire tout cela à un seul mot, toute l'histoire de l'homme ! Ses nombreuses rencontres forgent aussi l'expérience même de ce qu'est la langue, de façon plus forte encore quand elle est le sujet même de la rencontre. Français, grec, langue des signes même, toute langue sait se faire comprendre à qui veut écouter. Toutes les rencontres sont prétextes à triturer les mots, à des connexions infinies vers d'autres lieux, d'autres hommes.
    Alexakis tourne et retourne aussi la question de l'héritage de la culture et la langue grecque. Peut-être pour conjurer la désolation présente de son pays. On peut lire Homère ou les philosophes pour un autre son de cloche, mais Alexakis ramène à un sentiment grec contemporain qui n'oublie pas la fierté et là d'où il vient. A l'aide d'un personnage impertinent de théâtre d'ombres, Karaghiozis, il questionne sans cesse la diversité grecque que nous connaissons mal (Macédoine, Alexandre, Homère, les îles), et la rend ainsi un peu moins classique.
    Mais le vrai cœur du livre, c'est le chant incessant du frère disparu. Comme si toute cette quête, toute cette énergie dépensée à vivre, à parler, à chercher à aimer, n'était qu'une façon un peu moins banale qu'une autre de « faire son deuil ». Alexakis convoque avec tendresse de délicats fantômes, des souvenirs d'enfance, des arbres magiques, des poupées traditionnelles, des bateaux pour que la transmission ait lieu, et que la vie de l'un n'emporte pas celle de l'autre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lagagne, le 03 octobre 2010

    Lagagne
    Un beau roman, lent et réfléchi, sur notre rapport à la langue, aux langues.
    La narratrice nous amène à la découverte de son frère, passionné de linguistique et de littérature comparée, qui fait de la linguistique comparée. Après sa mort elle décide de continuer la quête qu'il avait entrepris : trouver quel fût Le premier mot prononcé par l'humanité.
    Un roman avec lequel il faut prendre son temps. Très bien écrit, comme le sont habituellement tous les livres d'Alexakis, il nous amène à réfléchir, à nous attarder sur des questions que nous nous posons que très rarement, du moins la majorité d'entre nous.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par miriam, le 11 mai 2011

    miriam
    L'intérêt est dans le plaisir de la conversation. Les protagonistes sont bavards, presque tous des universitaires, des linguistes, aussi neurophysiologistes (une apparition de Changeux), ou préhistoriens. Plaisir des mots, le mot provenant de son contraire le silence mot/muet , absence des mots pour la jeune sourde qui s'exprime par la langue des signes, mots exotiques, du sanscrit au livonien ou au basque…origine ancienne des mots, Miltiadis s'amuse à construire des phrases françaises uniquement avec des mots d'origine allemande, ou arabes . Son chef d'œuvre est l'histoire du « philosophe Polyandre, poète, du triomphe d'Eros, démiurge de l'épopée satirique démocratie phagocytée par la politique et d'une anthologie d'aphorismes blasphématoires, critique de cinéma à ses heures eut un épilogue tragique, ostracisé par le Tyran Monotone Archéoptéryx, il fut saponifié par électrolyse au monastère monophysite de l'Eucharistie, à Nécropole. ». Jubilatoire !

    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/2010/11/30/vassilis-alexakis-le..
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    • Livres 1.00/5
    Par lapublivore, le 18 janvier 2011

    lapublivore
    Ce roman a fait partie de la liste des lauréats au Goncourt de l'automne dernier. C'était une grosse sortie. Et aussi… une grosse déception (pour moi !) J'étais attirée par ce choix car l'auteur est un écrivain grec très connu pour son amour des langues, et de l'étymologie. En fin de compte, j'ai eu l'impression, tout le long de ma (pénible) lecture, que je n'allais jamais en venir à bout. EN BREF : ASSOMMANT.
    Avec un romancier réputé pour son amour de la langue, je m'attendais à une révélation. Finalement, ce roman s'avère être très chiant. Désolée, je ne partage pas l'avis de certains, et ne suis pas tombée en extase.
    En plus, l'auteur en profite pour asséner ses opinions personnelles à tout bout de champ, et je ne lis pas un roman pour lire de la propagande politique. Ça m'a gonflée. Et pourtant, certains écrivains laissent parfois transparaître leurs convictions que je ne partage pas toujours, sans que cela me gêne.
    Et dans ce livre, le rythme est d'un lent ! Beaucoup de digressions, de passages confus. On se demande notamment pourquoi l'auteur passe un long moment à expliquer … les règles fascinantes du sudoku.
    LA SUITE DU COUP DE GRIFFE ... Sur mon blog !


    Lien : http://lapublivore.wordpress.com/2011/01/18/le-premier-mot-vassilis-..
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  • Par sebastienL, le 21 août 2010

    sebastienL
    L'enquête se fait depuis un salon, les indices sont dispersés dans les livres ou dans la mémoire de quelques chercheurs, les protagonistes sont conscients d'être âgés. Un livre au rythme lent, qui ouvre cependant de jolies pistes de réflexion.

    Lien : http://www.leglobelecteur.fr/index.php?post/2010/08/21/Vassilis-Alex..
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Citations et extraits

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  • Par Lagagne, le 02 octobre 2010

    J'ai voulu lui demander pouquoi la mort d'une langue le chagrinait autant, mais cela n'a pas été nécessaire.
    _ Les langues sont des civilisations, des traditions, des histoires, m'a-t-il expliqué en bon professeur. Chacune d'elles préserve un mystère qu'aucune autre ne connaît. Je dois aux langues que j'ai apprises bien des pensées que je n'aurais jamais eues sans elles. Chaque langue que je découvre garantit à sa façon ma liberté.
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  • Par ay_guadalquivir, le 03 mars 2011

    "- quel est le mot le plus précieux pour vous ?
    - "Imagination". Sans elle, aucun de ces ouvrages n'aurait vu le jour. Elle est indispensable même aux textes qui se limitent apparemment à la transcription de faits réels. L'écriture crée inévitablement sa propre réalité. Classer séparément textes autobiographiques et textes de fiction n'a aucun sens, étant donné que les uns comme les autres découlent du dialogue mystérieux que chaque auteur entretient avec les mots."

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  • Par ay_guadalquivir, le 26 octobre 2010

    « Le plus bel hommage qu’on puisse rendre à un défunt a été imaginé, à mon avis, par certains aborigènes d’Australie. Lorsque leur chef meurt, ils suppriment un mot, l’effacent définitivement de leur langue. Mais je ne suis pas certain que notre ami nous approuverait si nous faisions de même car il aimait les mots, tous les mots, même ceux qui ne lui plaisaient pas. »
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  • Par MyriamBachon, le 08 juin 2011

    Aucun peuple ne peut légitimement tirer vanité de sa langue car aucune n'est la création d'un seul peuple;
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  • Par sebastienL, le 21 août 2010

    A travers la langue que nous parlons résonnent les voix des peuples qui se sont éteints il y a des milliers d’années
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Livre de Bord à Jerusalem
Sur les rives de la Mer morte et de la Méditerranée, au coeur historique de Jerusalem et sur les hauteurs de Tel Aviv, Brice & Nicky vous présentent l'actualité du livre et rencontrent David Fitoussi, Richard Bohringer et Eliette Abecassis.Et aussi, l'incroyable voyage d'Edouard et Mathilde Cortes.Richard Bohringer : "Traîne pas trop sous la pluie" (Flammarion), Christian Oster : "Le miroir menteur du méchant prince moche" (L'école des loisirs), Alain McDonald : "Raoul Craspouille joue et gagne" (Folio cadet), Isabelle Carrier & Elsa Valentin : "Derrière le mur" (Alice jeunesse), David Fitoussi : "La Bar-Mitsva de Samuel" (Livre de poche), "Le premier mot (Vassilis Alexakis), Charles Dantzig : "Pourquoi lire ?" (Grasset), Edouard & Mathilde Cortes : Un chemin de promesses (Pocket), Alan McDonald : "Les trolls font du camping" (Folio cadet), Valérie Vandescal : "Panique au château" (Folio cadet), Eliette Abecassis : "Une affaire conjugale" (Albin Michel).Et aussi : René Grousset : "L'épopée des croisades" (Tempus), Amin Malouf : "Les croisades vues par les Arabes" (J'ai Lu), Jean Diwo : "Les chevaux de St Marc" (J'ai Lu), Jacques Heers : "La première croisade" (Tempus), Claude Rappé : "Dieu le veut" (Albin Michel), Jacques du quesne : "Jesus" (Livre de poche), Paul Mattei : "Le christianisme antique de Jesus à Constantin" (Armand Colin), Evangiles apocryphes (Albin Michel), Frédéric Lenoir : "Comment Jesus est devenu Dieu" (Fayard), Eric de Broqueville : "Le secret de Paul" (Mols), Gérald Messadié : "Judas le bien-aimé" (Livre de poche).








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