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ISBN : 2070387232
Éditeur : Gallimard (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.18/5 (sur 182 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Peut-on encore aujourd'hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L'Enfer de Dante, poétique et médiéval, n'a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n'a pas encore f... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Siladola, le 15 septembre 2014

    Siladola
    Je n'aurai garde de critiquer Dante, pour ne pas finir dans son Enfer. Je me limiterai plus modestement à la présente traduction de J-C Vegliante, parue en Poésie Gallimard et donc aisément accessible ; maniable, de plus, malgré ses 1200 pages : le poème tient en un fort gros volume mais qui reste quand même un vrai livre de poche. On peut ainsi l'emporter partout, et mieux vaut, car sa lecture, pour envoûtante qu'elle soit, reste longue, lente, ardue. Pareille au chef d'oeuvre lui-même, c'est un périple initiatique dont le prix ne s'obtient que dans les longs efforts, par vertu et patience. Mais quel prix inoubliable !
    Il faut savoir gré à JC Vegliante d'avoir tiré de l'italien médiéval un double, sans doute inégalable, du poème, pour nous permettre d'en jouir dans notre langue autant qu'il soit possible. Son parti pris de versification l'emmène parfois un peu loin de l'original (qui figure en regard - d'où les 1200 pages - mais quel bonheur de disposer du texte authentique !), parfois rend la traduction un peu alambiquée, mais la fidélité de l'ensemble paraît au-dessus de tout soupçon et l'on subit avec délices, par ce tour de force, le charme fascinant et immortel de la Comédie. Non la "Divine" Comédie : détail qui a son importance ; on apprend du traducteur qu'il s'agit en fait d'un titre générique, destiné à souligner l'audace au début du XIVème siècle florentin d'écrire en langue vulgaire et non en latin - surtout pour traiter de choses sacrées. La Comédie de Dante recevra l'épithète "divine" au cours des âges, s'agissant d'un des ouvrages les plus fréquentés de la tradition littéraire européenne.
    Alternant les vers de onze pieds qui déroutent et les décasyllabes qui rassurent, selon un savant rythme 4/2 - sans rimes toutefois mais, un peu à la manière d'un Claudel, jouant pour l'essentiel sur le halètement produit par ses longues strophes - second Virgile, M. Vegliante nous emmène pour la traversée successive de l'Enfer, du Purgatoire et (non, là c'est Béatrice...) du Paradis, avec un souffle épique, mystique, politique, tout à fait étonnant. le choix de ne donner que peu de notes, ramassées au début de chaque chant, et entre les trois cantiques, est à notre avis judicieux : certes, on reste quelquefois perplexe devant les allusions...perdues ("les allusions perdues" pourrait décrire assez bien l'impression générale produite par ce livre chez le lecteur vierge de culture italienne médiévale); mais ce que l'on perd en références, on gagne en légèreté, et, comme dit plus haut, en rythme : le pari du traducteur est ainsi gagné.
    Une expérience que cette lecture improbable, entre deux produits du prêt-à-porter littéraire contemporain ! A recommander absolument, elle ne laisse pas indemne.
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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 13 juin 2013

    olivberne
    Divine, oui, comédie, pas vraiment! On touche au divin dans ce roman, qui raconte le voyage de Dante aux enfers puis au paradis, où il va côtoyer tous les hommes illustres de son époque, mort de toutes les manières, certains attendant en enfer, d'autres heureux au paradis. On ne rit pas vraiment, on est plutôt effaré de toutes ces morts suspectes et de beau pays qu'est le paradis.
    Il faut avoir un bon appareil critique pour comprendre qui sont tous ces Florentins, Génois ou Vénitiens, mais petit à petit, on d'habitue à cette longue énumération, à ces visages et on est impressionné par la construction du récit, toute en rapport avec les cercles concentriques des enfers et du paradis.
    Dante n'est pas totalement novateur, il reprend L'Enéide de Virgile mais il ne fait pas que l'imiter, il lui donne une dimension chrétienne et mystique.
    Il y a des descriptions merveilleuse et l'amour pour Béatrice semble intemporel.
    D'autres s'y sont essayé, on pourrait faire une divine comédie pour chaque siècle de notre ère, mais peu arriveront au génie de Dante, à la qualité et la complexité de ce texte.
    C'est long mais c'est un incontournable de la littérature mondiale.
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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 22 février 2013

    isajulia
    Quelle merveilleuse trilogie! Ces livres m'ont touchée au plus profond du coeur. Dante nous emmène dans un cheminement hors du commun,celui de l'âme en quête de compréhension et de perfection divine.J'ai adoré!

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    • Livres 5.00/5
    Par Derwijes, le 11 mai 2015

    Derwijes
    Ici, je ne me hasarderai pas à critiquer le poème de Dante en lui-même, car il fait parti de ces choses intouchables et intemporelles, le genre qui existe en dehors de notre dimension, qui confine presque au divin.
    Par contre, la présente traduction et édition vaut le coup d'être abordé.
    Version raccourcie et simplifiée du poème original, qui est quand même un gros,très gros pavé au style moyenâgeux, sans mauvais jeu de mot, nous avons ici de quoi nous initier doucement mais sûrement à Dante.
    Attention toutefois, c'est une édition scolaire. Ce qui implique des dossiers pour resituer l'oeuvre dans son époque et des conseils sur comment l'aborder et la savourer. Néanmoins, ces deux dossiers sont très pratiques, très agréables à lire, et facilitent réellement la lecture.
    La lecture, d'ailleurs. Quelques mots dessus.
    La Divine Comédie ne date pas d'hier, et au vu de son âge et de son épaisseur, on se doute bien que ça ne se lit pas comme un roman de gare.
    Entre chaque chapitres se trouvent quelques questions sur ce qui vient de se passer. Comme dit précédemment, c'est une édition scolaire.
    Toutefois, pour mieux apprécier la lecture, il convient de répondre à ces questions rapides, au moins mentalement, pour vérifier qu'on n'a pas lu à l'aveugle, sans faire attention aux sens des vers. Il faut prendre son temps avec Dante, car c'est seulement ainsi qu'on peut le savourer. Une lecture rapide ne laisse qu'une impression fugitive et désagréable.
    Au final, l'édition Larousse est sûrement la meilleure pour découvrir La Divine Comédie. Pas cher, facilement trouvable, avec une traduction simplifiée rendant la lecture bien plus aisée, il serait criminel de passer à côté d'une telle offre !
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  • Par yann-frat, le 13 avril 2010

    yann-frat
    Je voulais absolument lire ce chef d'oeuvre séminal dont tout le monde parle sans vraiment le connaitre (l'enfer de Dante, les sept cercles de l'enfer sont ici).
    Et effectivement c'est une écriture sublime, un poil incompréhensible du fait des milliards de clin-d'oeils que fait Dante à la politique de son temps... Mais une écriture qui vous porte et vous emmène facilement du fond du désespoir vers l'amour absolu.
    Je n'ai pas encore lu "le paradis" que je garde "en réserve", que je veux lire calmement...
    Mais pour moi c'est une lecture qui fait ré envisager la lecture.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Maxime Rovere pour le Magazine Littéraire

    Ne soyez pas impressionné(e)s : rien ne vous sépare de l’un des plus grands poèmes de l’humanité. Au contraire, s’il est grand, c’est qu’il tient sa force ... > lire la suite

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)

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Citations et extraits

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  • Par Syel, le 29 août 2015

    Tandis que je m'effondrais dans cet abîme,
    devant mes yeux se présenta quelqu'un
    dont la voix paraissait affaiblie par un long silence.
    Quand je l'aperçus dans le grand désert:
    "Aie pitié de moi, lui criai-je,
    qui que tu sois, ombre ou homme véritable !"
    Il me répondit: "Homme je ne suis,
    homme je fus jadis, et mes parents furent lombards:
    tous deux eurent Mantoue pour patrie. [...]
    Aussi je pense et je juge que pour toi
    le mieux est de me suivre, et je serai ton guide,
    et je t'arracherai d'ici à travers les lieux éternels,
    où tu entendras des clameurs de désespoir,
    où tu verras les antiques âmes dolentes, qui par leurs cris,
    proclament toutes la seconde mort; et puis tu verras
    ceux qui sont heureux dans le feu parce qu'ils espèrent
    de parvenir un jour parmi les âmes bienheureuses.
    Si tu veux ensuite monter jusqu'à celles-ci,
    une âme se trouvera plus digne que moi de te conduire;
    à mon départ je te laisserai avec elle;
    car cet Empereur qui règne là-haut,
    parce que j'ai été rebelle à sa loi,
    ne veut pas que par mon aide on entre dans sa cité"


    Apparition de Virgile






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  • Par LydiaB, le 29 octobre 2010

    Au milieu du chemin de notre vie, ayant quitté le chemin droit, je me trouvai dans une forêt obscure. Ah ! qu’il serait dur de dire combien cette forêt était sauvage, épaisse et âpre, la pensée seule en renouvelle la peur, elle était si amère, que guère plus ne l’est la mort ; mais pour parler du bien que j’y trouvai, je dirai les autres choses qui m’y apparurent.

    Comment j’y entrai, je ne le saurais dire, tant j’étais plein de sommeil quand j’abandonnai la vraie voie, mais, arrivé au pied d’une colline, là où se terminait cette vallée qui de crainte m’avait serré le cœur, je levai mes regards, et je vis son sommet revêtu déjà des rayons de la planète qui guide fidèlement en tout sentier, alors la peur qui jusqu’au fond du cœur m’avait troublé durant la nuit que je passai avec tant d’angoisse fut un peu apaisée.

    Et comme celui qui, sorti de la mer, sur la rive haletant se tourne vers l’eau périlleuse, et regarde ; ainsi se tourna mon âme fugitive pour regarder le passage que jamais ne traverse aucun vivant.
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  • Par Nastasia-B, le 13 avril 2013

    Nous entrâmes dans un bois
    où nul sentier n'était tracé.
    Ses feuilles n'étaient pas vertes, elles étaient sombres ;
    ses branches n'étaient pas droites, mais nouées et tordues ;
    il n'avait pas de fruits, mais des épines empoisonnées.
    [...]
    J'entendais partout des lamentations
    et ne voyais personne qui pût les faire ;
    aussi je m'arrêtai tout éperdu.
    Je crois qu'il crut que je croyais
    que toutes les voix sortaient, entre ces branches,
    de gens qui se cachaient à nous.
    [...]
    Alors je tendis un peu la main devant moi
    et cueillis un rameau d'une grande ronce ;
    son tronc cria : " Pourquoi me brises-tu ? "
    Et quand il fut tout noir de sang,
    il se remit à dire : " Pourquoi me déchires-tu ?
    N'as-tu en toi nul esprit de pitié ?
    Nous fûmes hommes, et nous sommes broussailles :
    ta main devrait nous être plus bienveillante,
    même si nous étions âmes de serpents. "
    [...]
    ainsi du bois brisé sortaient à la fois
    des mots et du sang ; moi je laissai la branche
    tomber, et restai là, saisi de crainte.

    L'ENFER, chant XIII.
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  • Par Nastasia-B, le 27 avril 2013

    Parmi cet amas repoussant et sinistre
    couraient des gens nus et pleins d'épouvante,
    sans espoir de refuge ou d'héliotrope :
    les mains liées derrière le dos par des serpents
    qui leur dardaient aux reins leurs queues
    et leurs têtes, et se nouaient par-devant.
    Soudain sur un damné qui était près de nous
    un serpent se jeta, qui le transperça
    à l'endroit où le cou se rattache à l'épaule.
    En moins de temps qu'on écrit O ou I
    il s'alluma, et il brûla,
    puis il tomba tout entier en cendres ;
    et quand il fut à terre ainsi détruit,
    la poussière se rassembla d'elle-même
    et recomposa la forme précédente.

    L'ENFER, Chant XXIV, (91-105).
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  • Par Nastasia-B, le 15 avril 2013

    Les rives étaient encroûtées de moisi,
    car les relents d'en bas s'y empâtent,
    offensant à la fois les yeux et l'odorat.
    (...)
    Nous vînmes là ; et de là dans la fosse
    je vis des gens plongés dans une fiente
    qui semblait tirée des latrines humaines.
    Et comme des yeux je scrutais le fond,
    j'en vis un à la tête si souillées de merde
    qu'on ne comprenait pas s'il était laïc ou bien clerc.
    Il me cria : " Pourquoi es-tu donc si friand
    de me regarder moi, plus que tous ces affreux ? "
    Et moi à lui : " Parce que, si je m'en souviens bien,
    je t'ai déjà vu avec les cheveux secs :
    tu es Alessio Interminei de Lucques ;
    c'est pourquoi je te reluque plus que les autres. "
    Et lui alors, en se battant la courge :
    " Dans ce fond m'ont noyé les flagorneries
    dont ma langue n'était jamais lassée. "
    Alors mon guide : " Tâche donc, me dit-il,
    de porter tes regards un peu plus loin,
    pour que tes yeux atteignent bien la face
    de cette souillon échevelée
    qui se griffe là de ses ongles merdeux,
    et tantôt s'accroupit et tantôt se redresse.

    L'ENFER, chant XVIII.
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Francesco Fioretti - le livre secret de Dante .
Francesco Fioretti vous présente son ouvrage "Le livre secret de Dante" aux éditions HC. Traduit de l'italien par Chantal Molroud. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/fioretti-francesco-livre-secret-dante-9782357201873.html Notes de Musique : Musique : "Alfonso Ferrabosco - Lamentations III" par The Tudor Consort (http://tudor-consort.org.nz) Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/








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