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ISBN : 2253038040
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4.13/5 (sur 607 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s'y méprendre au Chili. Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, les paysans du domaine, se nouent et s... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par KATE92, le 03 octobre 2012

    KATE92
    Magnifique roman très bien écrit, avec une vraie et belle histoire.
    Les personnages de temps à autre imaginaires, quelquefois très réalistes ne nous abandonnent plus et les suivre m'a été très agréable, tout comme ce voyage au Chili et la découverte de son Histoire.
    Saga familiale à lire et à relire absolument.
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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 01 mai 2014

    Aline1102
    La maison aux esprits m’a beaucoup rappelé Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez. Au plus j’avançais dans le récit, au plus je me sentais revenue quelques années en arrière, quand j’ai découvert Macondo et ses fondateurs, la famille Buendía.
    Il faut dire que La maison aux esprits regorge du même « réalisme magique » que Cent ans de solitude. On est plongé, dans le cas de ces deux romans, dans des histoires à la fois profondément terre à terre (l’histoire d’une famille à travers les générations qui se succèdent) et imprégnées de surnaturel. Dans La maison aux esprits, Clara Del Valle, l’une des principales protagonistes – et celles grâce à laquelle nous connaissons l’histoire de sa famille, puisqu’elle a rempli plusieurs cahiers de notes à ce sujet – a un certain talent pour parler aux esprits, voir les fantômes, faire bouger les meubles et même, pour jouer du piano alors que le couvercle de celui-ci est fermé.
    Ce qui est étonnant, dans ce genre de roman, c’est que cette dimension magique ne choque pas du tout. Au contraire, elle s’intègre tellement bien dans le récit qu’elle semble aller de soi. Est-ce dû au talent des auteurs ou à une certaine ambiance ? A une façon d’écrire qui nous plonge directement dans le vif du sujet ? Aucune idée. Mais en tout cas, même le plus cartésien des lecteurs ne sera pas étonné d’apprendre que Clara peut faire danser une salière ou que le fantôme de Férula, la belle-sœur de Clara, est apparu à toute la famille Trueba pour annoncer son décès.
    Si cette « magie » passe si bien, c’est sans doute aussi parce que le réalisme est très présent lui aussi. Les grands événements politiques du XXè siècle (y compris les deux guerres mondiales) sont mentionnés à plusieurs reprises. Et la politique est d’ailleurs l’occasion pour Allende de critiquer, à mots couverts, le conservatisme qui fait craindre à Esteban Trueba et à ses contemporains les jeunes communistes et leurs idées novatrices.
    Le régime politique de Pinochet est également mentionné et les horreurs de la dictature et de la guerre civile participent aussi à rendre ce livre passionnant : on en apprend plus sur ces événements et sur leurs répercussions sur les familles qui ont dû les subir, par le biais de l’histoire des Trueba.
    Au niveau des personnages, mon coup de cœur va à Clara. J’ai adoré sa légèreté, sa distraction et sa bonne humeur du début, quand elle et Esteban forment encore un couple uni. La maison haute en couleurs de Clara et son intérêt pour les esprits et pour les guéridons qui lui servent à communiquer avec eux m’ont ravie.
    La maison aux esprits est un livre qui se mérite. Personnellement, je l’ai trouvé à la fois compliqué – les chapitres et même les paragraphes sont très longs, les phrases aussi, parfois – et facile – car on entre facilement dans l’histoire de cette famille et on est tout de suite dépaysé, transporté dans le monde d’Allende. Ce n’est pas une lecture que je qualifierais de « lecture-détente », mais c’est quand même un livre qui vaut la peine d’être lu, quitte à réserver pour cela quelques jours (ou semaines, suivant la vitesse à laquelle on lit) pour prendre le temps de le découvrir, de le savourer et de l’apprécier à sa juste valeur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Under_The_Moon, le 18 novembre 2013

    Under_The_Moon
    la maison aux esprits , un livre que nous avait conseillé un prof de fac en nous disant tout simplement : " C'est un chouette bouquin".
    Ce conseil que j'ai suivi - certes "quelques" années plus tard - s'avère être avisé.
    Maintenant que c'est mon tour, je vais essayer d'être plus explicite que ne l'a été cet enseignant - que je remercie !
    la maison aux esprits, c'est un roman qui a tout pour plaire. C'est une saga familiale avec ce qu'il faut d'amours et de drames, où vient se mêler les bouleversements qu'a connu la société Chilienne dans la seconde moitié du vingtième siècle. C'est surtout l'histoire de destins maudits et tragiques.
    C'est d'abord par le destin d'Esteban Trueba, seul personnage que l'auteure fait s'exprimer à la première personne. le self-made man Chilien du vingtième siècle. Un personnage totalement détestable : arriviste, cruel, misogyne, méprisant et propriétaire terrien très paternaliste avec les paysans qui travaillent sur les terres qu'il a durement gagnées. Et à mesure que les années passent, il devient un homme aigri et acariâtre détesté par les membres de sa propre famille qu'il tyrannise par son inflexibilité.
    On peut se demander pourquoi Isabel Allende a décidé que ce serait ce personnage là précisément qui s'adresserait au lecteur. Et bien, peut-être justement parce que c'est le personnage qui est le plus victime de son destin, car il n'a pas su en comprendre les signes. Alors qu'il était encore jeune et sans le sous, la politique lui a pris la femme qu'il aimait, et il n'a pas su en tenir compte. Mais aussi sans doute parce qu'il incarne ce visage du Chili qui a fait que le peuple s'est soulevé et a voulu du changement.
    Isabel Allende nous offre avec ce récit un roman très sentimental - à plusieurs égards. Ce roman a dû être - à mon humble avis - une thérapie pour elle, la nièce du dirigeant assassiné. Et elle nous transmet son amour pour son pays et son peuple, ainsi que sa peine de l'avoir quitté dans une langue agréable à lire (même si les relecteurs n'ont pas toujours bien fait leur travail !). Les phrases sont simples et percutantes, le récit est fait de peu dialogues et de beaucoup de descriptions où s'entremêlent récits de souvenirs et évènements romanesques.
    Dans ce cas : pourquoi n'ai-je pas mis la 5ème étoile ? C'est le seul bémol que je le soulèverai : les descriptions à l'eau de rose !!! Y'a vraiment des moments où j'en pouvait plus !!
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    • Livres 5.00/5
    Par Akeera, le 20 décembre 2011

    Akeera
    J'ai terminé ce matin dans le métro un roman absolument fabuleux dont je dois vous parler à tout prix! (Rien que ça)
    J'en avais entendu pas mal de bien ces 2 dernières années, je l'avais acheté il y a 6 mois, et puis j'avais reporté sa lecture jusqu'à maintenant, faute de courage pour me lancer dans ce fleuve de pages (500 et quelques), et aussi un peu par manque d'attraction avec la littérature hispanophone...quelle erreur!
    Comment vous dire...La maison aux esprits d'Isabel Allende est une passionnante et magnifique saga familiale qui se déroule dans un pays qui ressemble beaucoup au Chili sans être précisément nommé, et qui couvre la vie d'une grande famille sur plus de 3 générations. Isabel Allende nous brosse le portrait des femmes de cette famille, à la fois fortes, fantasques et pleines de caractère, mais les hommes ne sont pas en reste, rebelles, ambitieux, et parfois célèbres pour leurs flamboyantes colères.
    Les histoires d'amour et les drames de la vie font l'ossature de ce roman fleuve, inattendus et et passionnants, dans un contexte historique et politique très proche de l'histoire du Chili avec le coup d'état de Pinochet et le régime dictatorial qui a suivi.
    L'auteure à une manière d'écrire bien à elle et déroule son histoire de manière particulière car elle soumet ses personnages à une certaine fatalité en nous annonçant très souvent leur destinée dès leur première apparition, tout en entretenant le mystère sur ce qui les y mènera. L'effet est très réussi et ramène aux pouvoirs surnaturels de la femme centrale du roman, la lumineuse Clara dont les prémonitions se réalisent toujours.
    La lecture de ce roman laisse une impression étrange de pouvoir contempler l'histoire d'une famille d'un seul regard et on ne peut cacher le fait qu'on est triste de quitter ces personnages une fois la dernière page tournée, et qu'on repartirai bien pour 3 ou 4 générations de plus!
    En bref, je vous conseille vraiment de tout coeur de vous plonger dans cette histoire incroyable, magnifique et passionnante, vous ne le regretterez pas! Et en plus ça existe en poche à moins de 9€ donc pourquoi se priver?
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    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 11 février 2014

    Sando
    C'est par le truchement des cahiers personnels de Clara, sa femme, et par son propre travail de mémoire qu'Esteban Trueba, du haut de ses 90 ans, nous conte l'incroyable histoire de sa famille. Quatre générations d'hommes et de femmes au travers desquels va se refléter toute l'histoire d'un pays : le Chili.

    Tout commence au début du XXème siècle avec les del Valle, une famille bourgeoise traditionnelle et néanmoins très engagée dans la vie politique de son pays. de l'union de Severo et de Nivea naîtront quinze enfants, dont l'envoûtante Rosa. Sa mort tragique mettra un terme inattendu à ses fiançailles avec Esteban Trueba, alors jeune pionnier parti faire fortune dans les mines. Afin d'oublier son chagrin, celui-ci décide de partir reconquérir les terres léguées par ses ancêtres et suera sang et eau jusqu'à devenir un riche propriétaire terrien et ainsi prétendre à la main de Clara, la sœur cadette de Rosa. de l'union improbable entre cet homme rude, brutal et caractériel et de cette femme douce, sensible et extralucide naîtront trois enfants.

    Si les personnages sont multiples dans cette intrigue extrêmement dense, Esteban et Clara n'en demeurent pas moins les piliers. C'est à travers leur voix que la mémoire ancestrale se perpétue et c'est sur leurs épaules que repose la stabilité de la famille. Si Esteban, en bon conservateur, représente le patriarche, l'ordre et la fermeté, Clara semble quant à elle évoluer dans une toute autre sphère, bien éloignée des préoccupations terrestres… Elle incarne à la fois la bonté, la patience et fait preuve d'un véritable don pour prévoir les malheurs, sans toutefois parvenir à les éviter… C'est peut-être là tout le drame de cette famille qui, en dépit de ses dons, ne sera jamais épargnée par les tragédies…

    Avec ce premier roman, Isabel Allende nous offre une saga familiale magistrale, devenue un classique de la littérature Chilienne ! Cela faisait longtemps que j'avais envie de découvrir ce texte et, grâce une l'organisation d'une lecture commune, c'est maintenant chose faite et j'en suis ravie ! A travers l'histoire passionnante de cette famille, c'est toute l'histoire du XXème siècle au Chili que l'on découvre avec la montée du communisme, la révolte des pauvres contre la bourgeoisie, jusqu'au coup d'Etat qui plongera tout le pays dans une vague de terreur et d'incertitude. La famille Trueba semble être aux premières loges et assiste impuissante et bien malgré elle à tous ces changements. Elle ne sera épargnée ni par les coups du sort, ni par la souffrance dans un pays en pleine crise politique. Heureusement, l'amour, le courage et l'idéalisme sont là pour apporter une bonne dose de lumière sur un texte qui, sans cela, serait bien sombre. L'extravagance et le mysticisme donnent également droit à des scènes particulièrement hautes en couleurs et apportent une certaine folie et une fraîcheur bienvenue ! Par ailleurs, la plume d'Isabel Allende, à la fois fluide et percutante, ne manque pas d'humour et parvient à désamorcer les tensions dans les moments les plus tragiques. Elle nous fait trembler, rire et pleurer avec le plus grand talent. Difficile de rester insensible devant un récit d'une telle ampleur ! Bref, vous l'aurez compris, c'est un grand coup de cœur !
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Citations et extraits

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  • Par KATE92, le 26 septembre 2012


    C’était une longue semaine de pénitence et de jeûne, on ne jouait pas aux cartes, on ne faisait pas de musique, qui eût incité à la luxure et à l’oubli, et l’on observait dans les limites du possible les plus grandes tristesses et chasteté, quoiqu’en ces jours précis l’aiguillon du démon tentât avec plus d’insistance que jamais la faible chair catholique. Le jeûne consistait en de mœlleux feuilletés, de savoureuses ratatouilles de légumes, des omelettes bien baveuses et de larges fromages rapportés de la campagne, avec lesquels les familles commémoraient la Passion du Seigneur, se gardant de toucher le moindre morceau de viande ou de poisson gras, sous peine d’excommunication, ainsi que le proclamait instamment le père Restrepo. Nul ne se serait hasardé à lui désobéir. Le prêtre était pourvu d’un long doigt dénonciateur pour désigner publiquement les pécheurs et d’une langue bien entraînée à susciter les remords.
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  • Par KATE92, le 19 septembre 2012

    "… c’est pourquoi je vous prie de faire quelque chose pour ma petite fille avant qu’il ne soit trop tard, car cela fait des semaines que je ne dors plus, j’ai couru tous les bureaux, tous les ministères, toutes mes anciennes relations sans que personne ait rien pu pour moi, à présent ils ne veulent plus me recevoir, ils m’obligent à faire le pied de grue pendant des heures, moi qui ai rendu tant de services à tous ces gens, par pitié, Transito, demandez-moi ce que vous voulez, je suis encore riche, même si les choses ont été plus difficiles pour moi du temps du communisme (…) je ne veux pas vous faire perdre votre temps, l’important est que ma situation est bonne, mes affaires ont le vent en poupe, aussi suis-je en mesure de vous donner ce que vous demanderez, n’importe quoi, pourvu que vous retrouviez ma petite-fille Alba avant qu’un fou furieux ne se remette à m’envoyer d’autres doigts coupés ou n’ait l’idée de m’expédier des oreilles et ne finisse par me rendre cinglé ou par me tuer d’un infarctus, excusez-moi de me mettre dans un état pareil, mes mains tremblent, je suis à bout de nerfs…"
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  • Par pleblon, le 18 mars 2011

    Clara passa son enfance et les débuts de sa jeunesse entre les murs de la maison, dans un univers d'histoires merveilleuses, de silences paisibles où le temps ne se décomptait pas sur les cadrans ou les calendriers et où les objets avaient leur vie à eux, où les revenants prenaient place à table et devisaient avec les vivants, où passé et futur étaient de la même étoffe, où la réalité présente était un kaléidoscope de miroirs sens dessus dessous, où tout pouvait survenir. C'est un régal pour moi de lire les cahiers de cette époque où se dépeint un monde magique désormais révolu. Clara habitait un univers conçu pour elle, qui la protégeait des rigueurs de la vie, où se mêlaient indissolublement la prosaïque vérité des choses tangibles et la séditieuse vérité des songes, où les lois de la physique ou de la logique n'avaient pas toujours cours. Clara vécut cette période toute à ses rêvasseries, dans la compagnie des esprits aériens, aquatiques et terrestres, si heureuse qu'en neuf ans elle n'éprouva pas le besoin de parler. Tout un chacun avait perdu l'espoir d'entendre à nouveau le son de sa voix quand, le jour de son anniversaire, après qu'elle eut soufflé les dix-neuf bougies de son gâteau au chocolat, elle étrenna une voix qui était restée remisée pendant tout ce temps-là et qui sonnait comme un instrument désaccordé…
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  • Par Under_The_Moon, le 15 novembre 2013

    - Vois-tu, ma petite-fille, dans la plupart des familles il y a toujours un fou ou un idiot, (...). Parfois on ne les remarque pas, parce que les gens les cachent comme quelque chose de honteux. Ou les enferment dans les pièces les plus reculées afin que les visiteurs ne les voient pas. En vérité, il n'y a pas de quoi avoir honte, car eux aussi sont l'oeuvre de Dieu.
    - Mais, grand-mère, il n'y en a aucun chez nous, répliqua Alba.
    - Non. Ici le grain de folie est réparti entre tous et il n'y en a plus de reste pour que nous ayons notre idiot de la famille.
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  • Par Under_The_Moon, le 12 novembre 2013

    Esteban se renversa sur son siège recouvert de velours rouge et sut gré aux Anglais d'avoir eu l'initiative de fabriquer des voitures de première classe où l'on pouvait voyager comme quelqu'un de respectable sans avoir à supporter la poulaille, les paniers, les cartons arrimés avec des bouts de ficelle, les pleurnicheries de la marmaille d'autrui. Il se félicita de s'être résolu à la dépense d'un billet plus coûteux, pour la première fois de sa vie, et décréta que c'était ce genre de détails qui faisaient la différence entre un monsieur comme il faut et un vulgaire péquenot.
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