ISBN : 2262028281
Éditeur : Perrin (2008)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

Ce livre, traduit dans toute l'Europe, constitue la première étude systématique sur les rapports entre la haute société allemande et les nazis. Les archives inédites, les carnets privés et les documents diplomatiques montren... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par Ecarlate, le 16 juillet 2011

    Ecarlate
    L'auteur, historien dirigeant l'Institut du temps présent, se pose la question de la montée du nazisme, son triomphe, et de relation du NSDAP avec ce que l'on appelle la bonne société. Il sait que ce type d'étude est actuellement décrié, car cela ressemble à une accumulation d'anecdotes, il est difficile d'en tirer une vision rigoureuse. Mais le parti nazi est d'abord une affaire d'hommes, et le charisme d'Adolf Hitler n'est pas une légende (voir sur ce point le livre de Ian Kershaw, Hitler, Essai sur le charisme en politique). La bonne société contrôle de nombreux rouages de la vie allemande, ne serait-ce que par le poids de son argent et de sa culture. Nécessairement, elle fut en rapport avec le parti d'Hitler. Et comme nous le démontre l'auteur, ce rapport ne fut guère conflictuel. Au fur et à mesure de ses succès, le parti nazi paraîtra de plus en plus légitime, donc on le fréquentera plus facilement. Pourtant, c'est a priori un parti du peuple pour le peuple, d'après ce que clame Hitler. Mais c'est surtout un parti de l'ordre, un parti anti-communiste. Hitler s'efforce de ne pas effrayer les mondains, et beaucoup ne pensent pas que son antisémitisme ira jusqu'à l'extrême. Adolf Hitler se place toujours dans la droite ligne des traditions, il n'y a qu'à voir son respect afficher pour Hindenburg, pour tout ce qui fut impérial. Hitler est soutenu par des nostalgiques de l'Empire, qui voient avec les nazis une transition, juste le temps de se débarrasser de la république de Weimar. le choc de la défaite de 1918, le tout complété par une nostalgie de l'enfance et d'un empire autoritaire, patriarcal, amène de nombreux Allemands, du plébéien au mondain, à apprécier les Nazis, contrairement aux Berlinois « délurés » des années folles, le Berlin de la République. Mais dès que les Nazis prennent le pouvoir, la cravache va cingler. le parti nazi fonctionne au népotisme et à l'intrigue de cours. Rien de plus mondain, nombreux sont ceux à entrer dans le jeu : pourquoi ? Mais pour les avantages, l'argent, le pouvoir. le parti a besoin d'alliés, et celui-ci sait se montrer généreux… ou impitoyable. N'oublions pas que les Nazis avaient tout un programme culturel, architectural, cinématographique, etc., ils ont écartés ceux qui leurs déplaisaient (juif, homosexuels…) et ont trouvé des partisans. Les Nazis créent leur propre image publique d'hommes dévoués à la patrie et vertueux ; Hitler se présente comme n'ayant qu'une seule maîtresse, l'Allemagne. Alors que leurs vies privées sont nettement plus scabreuses. Les premiers temps de la guerre étant victorieux, il n'y a plus grand monde (répression oblige) pour se plaindre du bellicisme d'Hitler. Surtout, c'est l'homme qui a vaincu la France, venger l'Allemagne. Avec les revers militaires, l'ambiance va être au deuil. Je relèverais de cet ouvrage une étude intéressante sur la chasse, dont Hitler avait horreur. Mais les autres (Himmler, Göring) en raffolaient. La chasse rappelle à ces vétérans la dernière guerre, la chasse s'est le moment de se surpasser, et avec les rabatteurs, les veneurs, etc., c'est une sorte de « communion » entre le peuple et l'élite, c'est très NSDAP, tout ça.
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    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf, le 05 mai 2012

    jsgandalf
    Grace à de nombreuses archives privées Fabrice d'Almeida est rentré dans le mondes des relations entre la haute société allemande et les représentants du partie Nazie. Afin de conserver le pouvoir de l'argent, cette gente pourtant la cible des quolibets de Hitler, c'est aplati et à fermer les yeux devants la guerre, l'esclavagisme des déportés, la déportation, la solution finale et l'anéantissement du peuple allemand,…
    Première étude du genre le livre a été magnifiquement accueilli dans toute l'Europe.
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les matins - Qu?est ce qui nous unit face au drame ? .
Fabrice d'Almeida. Historien, Professeur à l'université Panthéon AssasDenis CrouzetHistorienIl signe la présentation de l?édition du livre : Nous sommes des sang-mêlés : manuel d'histoire de la civilisation française écrit par Lucien Febvre, François Crouzet vient de paraître chez Albin Michel








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