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ISBN : 2013234112
Éditeur : Hachette Jeunesse (2012)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 112 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Claris a 12 ans et vit avec son père, Eben, et son frère jumeau, Jad, dans une vallée reculée et protégée par des montagnes d'accès difficile. Malgré la disparition précoce de leur mère et la mélancolie d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Syl, le 07 avril 2013

    Syl
    En 2259, an 2 du Centaure, à l'époque du Temps Vert, à Salicande
    La Grande Catastrophe a fait fuir les Nantis. Les quelques survivants qui sont restés sur Terre ont formé des communautés. Jors, un résistant, fonde alors le royaume de Salicande en l'an 1 de la Licorne, en 2208, aidé par ses amis Blaise, Sem et Dag. Cinquante-une lunées plus tard, c'est son beau-fils Eben qui est le seigneur du Château, le Duc.
    Du haut du phare, dans la tour des livres, Eben contemple la forêt de Salicande. Autour de cette érection d'un autre temps, ère où l'eau couvrait le paysage, est le château, une vieille bâtisse en ruine et biscornue, faite de passerelles et d'escaliers, plus loin le glacier de la Licorne et au-delà des valées, d'autres fiefs… Morteterre et Vieil-Ambre. Il peut aussi regarder avec fierté et crainte, sa fille Claris qui s'entraîne dans la cour avec les garçons au fleuret. Sa fougue fait le désespoir et l'admiration de Dag, son maître d'armes. Ce n'est pas Claris qui devrait se confronter à Ugh, mais plutôt Jad, son frère jumeau.
    Eben regarde son monde avec beaucoup de mélancolie. Il se retire dans ce phare, un refuge, un lien avec celle qui n'est plus. La pluie tombe et le renvoie dans le passé, à neuf lunées. C'est par une nuit pluvieuse que sa femme Sierra a disparu. Ce mystère jamais élucidé, le ronge et c'est dans le phare aux innombrables livres qu'il recherche sa présence.
    Claris et Jad sont des jumeaux. Ils ont douze lunées. Claris a une chevelure brune et bouclée, celle de Jad, blonde et souple.
    Claris est une fille qui ne rêve que d'aventures, de combats, de prouesses épiques et c'est dans ses lectures qu'elle puise toute son imagination et sa rébellion. Blaise, appelé le Mandarin par Eben, un condisciple du grand-père Jors, un peu magicien, un peu devin, gardien des objets interdits de la salle des pas perdus et chargé de l'éducation des deux enfants, reçoit souvent ses doléances…
    « Voyons, s'écria-t-il avec entrain en ouvrant les livres, où as-tu donc été pêcher l'idée que les aventures n'arrivent jamais aux filles ?…
    Claris fit résolument face au vieil homme.
    – Ulysse, Achille, Hector, Arthur, Lancelot, Merlin, Robin des Bois, Sinbad, Robinson Crusoé, Gulliver, Angelo, Frodon, Aragorn, Harry Potter, Skywalker, Fitz, Pug, Eragon, ce sont des filles peut-être ?
    Les mains sur les anches, Claris le fusillait de son regard transparent. Comme elle ressemblait à Sierra… Un voile passa dans le regard du vieil homme. Lorsqu'il répondit, le ton était volontairement nonchalant :
    – Je vois… Tu veux dire que, dans ton incommensurable ignorance, tu n'as lu que des histoires où les héros sont de sexe masculin. Et que, même dans ces histoires-là, tu as préféré ne pas voir les héroïnes qui y sont pourtant bel et bien !
    – « Belles » peut-être, mais « bien »… Des héroïnes ? Tu veux parler de Pénélope, Guenièvre et autres Belles au bois dormant, n'est-ce-pas ?
    Blaise acquiesça.
    – Par exemple. Que leur reproches-tu donc ?
    – Ce sont de vraies PP…
    – PP ?
    – PP : princesses passives…
    – Alice ? proposa-t-il.
    – Pff, ridicule… Courir derrière un lapin, boire du thé, jouer au croquet… ce n'est pas ce que j'appelle des aventures.
    – Hermione ?
    – Elle est meilleure élève que les garçons, d'accord, mais elle n'AGIT pas. Elle n'a qu'une chose en tête : ses études… Il n'y a pas que ça dans la vie !
    – Oh, bien entendu… Galadriel, Arwen ?
    – Galadriel ne compte pas ! Elle n'est pas humaine… C'est un elfe… »
    Claris rêve d'avoir une épée, de suivre son ami d'enfance Ugh, le fils de sa nourrice Chandra, de franchir les frontières, de connaître d'autres gens et de fuir sur un cheval… Elle est un feu follet qui ne se pose que pour lire.
    Son frère Jad est son contraire. A l'âge de trois lunées, il est tombé gravement malade. Depuis, de constitution fragile, il a une liaison au coeur et a très fréquemment des fièvres, des vertiges et des migraines. Dans ses appartements, il soigne des bonsaïs, étudie et écoute bien patiemment les plaintes et les revendications de sa soeur qu'il adore. Ces deux enfants sont fusionnels et complémentaires.
    Blaise et Eben observent les enfants et appréhendent. Il semblerait qu'en grandissant, ils développent des pouvoirs parapsychiques et des capacités extra-sensorielles. Afin de les guider sans qu'ils ne s'en aperçoivent, Blaise leur offre des objets interdits, en plus des livres. A Claris, un enregistreur qui prend la forme que l'on veut, et à Jad, un jeu d'échec qui a la faculté de lire le présent et peut-être aussi l'avenir. Les pièces du jeu peuvent prendre la forme de Claris, de Ugh, de Jad et se comporter comme eux. Dans l'atmosphère une inquiétude se diffuse, quelque chose va se passer…
    Le temps est peut-être venu pour un apprentissage plus savant. Elle est finie l'époque des interdits des vieilles légendes et des pratiques éculées. Depuis la disparition de Sierra, plus rien n'est naturel, paisible. La prophétie des Abdiquants qui raconte qu'un ange viendra accomplir de grandes choses, refait surface… car il est des mondes parallèles où règnent les Elémentaux, des êtres féeriques qui ont fuit le monde de la science et de la technologie et qui ne demandent qu'à revenir. Les anciens se réunissent et commencent à envisager l'avenir pour les générations futures et la bonne harmonie des quatre éléments… l'eau, le feu, la terre et l'air.
    Ce livre est un très beau roman. Il est poétique, magique et mystérieux. Nous sommes transportés dans un futur très lointain que l'on imagine avec des images féodales. Les personnages sont complexes, captivants, sincères et généreux. Des premières pages aux dernières, leur évolution est belle, pleine de force, d'hardiesse et de sagesse. Pour Claris, l'adolescence est une étape difficile. Elle rejette sa féminité et les sentiments plus qu'amicaux qui la poussent vers Ugh. Pour Jad, elle est aisée. Il se métamorphose en un garçon plus fort, plus robuste, qui laisse son esprit ouvert et libre à toute extravagance. L'auteure a écrit de très belles scènes sur l'amitié, l'amour fraternel et filial. Elle a puisé dans différents livres plusieurs anecdotes qui font référence à l'amour, au courage et à la prudence. Nous avons alors beaucoup de plaisir à nous remémorer ces lectures et leurs héros.
    Ce tome nous laisse avec des interrogations sur Sierra, les pouvoirs des jumeaux, les êtres invisibles, les devinettes de Blaise… il appelle le deuxième tome très rapidement…
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    • Livres 4.00/5
    Par michou, le 18 août 2012

    michou
    Au début, j'étais un peu perdue, désorientée, je ne comprenais pas bien où j'étais, dans un livre de Fantasy mais qui se passe dans le futur, je me posais quelques questions, il y avait certaines choses qui me passait au dessus, certains passages que j'avais beau lire plusieurs fois sans en saisir le sens, notamment les pouvoirs de divination d'un des personnages, et sa façon de procéder pour connaître l'avenir et savoir quoi faire. Je n'ai pas du tout saisi ce qu'il faisait, même après une seconde voire une troisième lecture et avec les dessins sous les yeux, c'était incompréhensible pour moi ce qu'il se passait dans cette grotte, et franchement, j'aurais presque pu ne pas lire ce passage que ça aurait été pareil.
    Et puis, après avoir décidé d'oublier ce moment, et de me laisser porter par la poésie de ce récit, les personnages m'ont pris par la main, et m'ont fait découvrir leur univers.
    Un univers fascinant, où la magie n'est qu'une autre façon de se servir de son cerveaux comme le dit si bien Blaise. Où chaque chose à une couleur, une saveur particulière, pour peu qu'on sache regarder avec le coeur.
    Les personnages sont le point fort de ce roman. Superbement bien travaillés, ils sont attachants dès le début, peu importe leur âge, on se retrouve un peu dans chacun d'eux.
    Claris m'aura fait sourire bien plus d'une fois, un sourire plein de nostalgie de mon enfance. Je me suis souvent reconnue en cette jeune fille de 12 ans, garçon manqué qui préfère les épées aux poupées, les pantalons aux robes, et qui rejette avec désespoir son côté féminin, ce côté petite fille que les autres voient en elle et qui l'empêche de faire tout ce qu'elle veut. Même si elle se passe bien souvent de la permission des adultes. Il ne fait aucun doutes qu'elle deviendra une jeune femme forte et de caractère, un type d'héroïne que j'affectionne tout particulièrement, et à qui il arrive de grandes choses. Elle se cache derrière une force, une bravoure, alors qu'en réalité, à l'intérieur se trouve une grande détresse. Celle d'avoir perdue sa mère très jeune. Elle n'est pas capable de faire face à sa douleur, elle ne peut s'y résoudre, si bien qu'elle la range dans un coin et oublie tout. Mais petit à petit, cette carapace risque fort bien de se fissurer...
    Son frère jumeaux, Jad, c'est tout le contraire. D'apparence fragile, à cause d'une maladie du coeur, il semble qu'un rien pourrait le briser. Il ne peut pratiquer le tir à l'arc ou même faire du cheval, comme tous les autres enfants. Torturé par des rêves, il fait beaucoup de méditation pour se relaxer, pour rester rattacher à lui-même, comme s'il risquait de se perdre. Mais c'est aussi ces mêmes rêves qui l'aident à surmonter la perte de sa mère. Tout semble séparer ces jumeaux, pourtant, ils se complètent parfaitement.
    Si c'est sa fragilité que l'on voit en premier chez Jud, c'est pourtant un jeune homme d'une grande puissance qu'on découvrira, se surprenant lui-même.
    Je pourrais vous parler d'Eben, le père déchiré par la disparition de sa femme et qui se noye littéralement dans le travail et la lecture pour ne pas penser, au détriment de ses enfants. de Ugh, ce jeune garçon qui n'a pas de père, et qui semblait s'en contenter jusqu'à maintenant, mais qui voudra plus, et qui sera plus.
    De Blaise, ha ! Blaise ! Quel personnage ! Par des côtés, et il le souligne d'ailleurs lui-même, il m'a fait pensé à Gandalf, avec ses paroles loufoques et pleine de mystère mais qui semblent être à chaque fois justes.
    Il y a aussi la nourrice, cette maman de substitution qui sent toujours bon le pain frais, contre qui on a envie de se blottir quand on se sent mal et qui ne mâche jamais ses mots.
    Ou encore Bahir et sa famille, ses filles dont certaines se battent pour une égalité, que ça soit dans les mots ou dans l'amour.
    J'ai aimé les références et petits clins d'oeil à certains films, comme Star Wars, et à certains livres, comme le Seigneur des Anneaux, pour ne citer que ces deux-là. C'était tellement plaisant de lire certaines répliques ou certains noms de héros que j'ai tant aimé, ça m'a quelque part rapprochée encore plus de tous ces personnages, de savoir qu'ils ont admiré les mêmes grandes histoires que moi, qu'ils les ont dévoré avec la même passion, se sont identifiés aux mêmes héros. J'aime quand au travers d'une lecture, on ressent l'amour que porte l'auteur aux livres, et ici, c'est clairement le cas.
    C'est un récit qui se déguste, qui se savoure, avec lequel on prend son temps. Il ne faut pas s'attendre à de grands rebondissements, à de grands combats, mais après tout, ici, on n'en a pas besoin. Sans nous brusquer, et de façon intelligente, l'auteur nous fait prendre conscience de l'importance des choses, de ce qu'est la vraie vie, elle pose des questions essentielles et toujours, malheureusement, d'actualité, que ça soit la dégradation de l'environnement par la faute de la bêtise humaine, ou la place de la femme dans la société.
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    • Livres 4.00/5
    Par Celine___, le 06 mars 2011

    Celine___
    Les Éveilleurs, est un livre purement fantaisiste. L'histoire se déroule dans le futur, Claris et son jumeau Jad grandissent dans le château de Salicande avec leur père et leurs mentors, dans une vallée reculée et difficile d'accès, puisqu'elle est entourée de montagnes. Les enfants ont douze ans, quand l'histoire commence, ils sont comme deux moitiés qui se complètent. Les jumeaux rêvent de changement, et d'un jour visiter les vastes endroits au-delà de la vallée de Salicande.

    C'est un monde qui brille par sa magie, et dont on a toujours plus envie de découvrir les multiples facettes puisqu'il est reculé de nos héros. L'univers dans lequel grandissent Claris et Jad est mystérieux, fantastique, mais également bien secret. Les jumeaux pensent n'être rien, dans leur château prisonnier des montagnes, mais ils sont spéciaux. Ce sont leurs spécialités, leurs "pouvoirs magiques" auxquels ils sont destinés, qui vont changer la vie des jumeaux, et les faire se découvrir.

    La maîtrise des personnages dans ce livre est remarquable. Ils sont tous attachants et vrais, et on a l'occasion de plus ou mois tous les rencontrer car les points de vue s'alternent.

    Jad et Claris sont tous les deux fascinants, ils se ressemblent sans vraiment se ressembler, mais ils ont une alchimie excellente et brillamment décrite. Claris est une fillette pleine d'entousiasme, elle rechigne les idées reçues en tout genre et se bat pour prouver que ni son jeune âge ni sa condition de fille ne font d'elle une faible. Claris est drôle, son comportement et son évolution sont intéressants, mais elle montre moins de maturité que son jumeau Jad. Jad a une maladie qui l'empêche de pratiquer des efforts physiques. Tandis que sa soeur se bat chaque jour pour montrer sa force, lui préfère s'occuper de façon plus calme en lisant, par exemple. Jad est plus méditateur, il prend le temps de réfléchir et il a dès le début du livre une maturité plus avacée que sa soeur. Cela s'explique très logiquement, mais ça n'empêchera pas Claris de devenir plus mûre au fil de ses aventures.

    Un autre personnage qui m'a fort touchée est Blaise. C'est le mentor des jumeaux. Sa façon de prendre soin d'eux, de s'en inquiéter, de deviner leurs humeurs et de leur apprendre des choses de manière maligne est très touchant. Il y a un fort lien entre lui et les enfants, c'est mignon et ça peut même devenir amusant quand Blaise est confronté à d'autres enfants qui n'ont pas du tout le même caractères que les jumeaux de Salicande. Tous les trois sont très attachants :)

    Ce livre contient beaucoup de poésie, le style est beau, fluide, impeccable. Il y a de très jolies proses, et cela s'accorde parfaitement avec cet univers qui contient bien des mytères et ses personnages.

    L'histoire, quand à elle, a quelques fois trop de ralentis, il y a des moments inutiles, mais en gros, elle est assez bien rythmée. Les points qui ne m'ont pas plus personnellement proviennent de certaines explications faites vers le dernier quart du livre... J'ai trouvé que l'auteur avait pris des chemins trop prévisibles, un peu d'étonnement n'aurait pas été de refus. De ce côté là c'est la déception, parce que si je lis quelque chose que j'ai déjà compris et prévu depuis longtemps, je m'ennuie.

    Le premier tome des Éveilleurs est beau, magique, poétique, et j'ai vraiment adoré les personnages. le gros bémol étant les dénouements faciles de ces paquets de noeuds qui impressionnent au début. Je lirai la suite dans un futur proche ou lointain, car ce n'est pas le suspens qui fait qu'on aime ou pas.
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    • Livres 4.00/5
    Par c.brijs, le 02 septembre 2012

    c.brijs
    XXIIIe siècle de notre ère. Les excès de notre civilisation l'ont conduite à sa perte, forçant les survivants à l'exode. Avec quelques compagnons de résistance, Jors fonde Salicande, une communauté au style de vie moyennageux qui fait table rase des Temps d'Avant et retourne au plus près de la nature. C'est dans cette société repliée sur elle-même que ses petits-enfants, les jumeaux Claris et Jad, grandissent entourés de l'affection de leurs parents, ignorant tout du monde extérieur comme du passé des hommes. Alors qu'ils sont âgés de trois lunées *, leur mère disparait mystérieusement, laissant une plaie béante dans leurs coeurs comme dans celui de leur père. Dix lunées plus tard, ils sont à l'âge des questions! Les tabous et les interdits instaurés par le fondateur pourraient bien voler en éclats...
    "Ce demi-siècle aura suffi pour effacer une culture, des techniques, des acquis qu'il avait fallu deux mille huit cents ans pour édifier."
    Récit d'anticipation, "Les Eveilleurs" nous met tout d'abord en garde contre les dérives de notre société. Nos héros découvrent peu à peu l'histoire des Temps d'Avant et ce qui a conduit à l'implosion de notre civilisation. le scénario imaginé par l'auteure est tout à fait crédible et puise directement dans les travers de notre société actuelle: un monde inégalitaire, coupé de la nature qu'il exploite sans vergogne, s'enfonçant de plus en plus dans des paradis artificiels et virtuels...
    Aussi, dans cette société du futur qui a banni toute technologie du passé et toute exploitation des facultés psy, les seules références sont les livres! Les parois circulaires de la Tour des Livres de Salicande sont tapissées de centaines d'ouvrages que Claris dévore les uns après les autres à la recherche d'héroïnes auxquelles s'identifier. C'est ainsi que, pour notre plus grand bonheur, les références littéraires sont nombreuses: L'Odyssée et l'Illiade, Les chevaliers de la Table ronde, Les contes de Perrault, Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, A la croisées des mondes, La quête d'Ewilan, ...
    "Lire est un voyage.
    On ne peut pas arriver avant d'être parti.
    On ne peut pas partir sans avoir envie d'arriver.
    Mais: être entre!
    Là, réside le vrai délice: le parcours.
    La lecture."
    Ce livre fait non seulement la part belle à la lecture mais aussi à l'écriture! Les épigraphes de la Guilde des Nomades de l'Ecriture qui introduisent les différentes parties sont à ce titre de véritables petits bijoux. Je n'ai pu m'empêcher d'y voir un hommage à la poésie marchombre de feu Pierre Bottero.
    Il s'agit également d'un récit initiatique où nos trois personnages principaux, les jumeaux Claris et Jad ainsi que leur frère de lait, Ugh, vont devoir découvrir d'où ils viennent, qui ils sont vraiment et quels sont les dons étranges qu'ils possèdent. Si ce passage se fait davantage à travers l'apprentissage et la lecture pour les jumeaux; pour Ugh, il s'agit plutôt de sortir de Salicande et d'aller à la rencontre des habitants des contrées voisines. Cette double voie permet aux héros, comme à nous lecteurs, de percer la bulle de Salicande et d'appréhender les choses tant dans le temps avec la découverte des Chroniques des Temps d'Avant que dans l'espace avec la prise de conscience que les Salicandais ne sont pas seuls au monde. Cette ouverture ne pourra qu'aller qu'en s'accélérant dans les tomes suivants...
    Bien sûr, tout est loin d'être élucidé et les mystères restent bien présents. Même si nous comblons peu à peu les trous de l'Histoire, de nombreux éléments nous restent quelque peu hermétiques: le rôle exact des Elémentaux, forces vives de la nature, que seuls certains hommes peuvent voir; la divination pratiquée par Blaise, le précepteur des enfants, ainsi que le fait qu'il dialogue avec Athéna, sa chouette, et le Gris, son chat; les tenants et les aboutissants de la prophétie qui entoure les jumeaux; les passages entre les mondes, ...
    En conclusion, tout le génie de l'auteure de cette saga est d'avoir non seulement créé en un tome un univers riche, complet et cohérent auquel nous adhérons sans restriction ainsi qu'une galerie de personnages principaux et secondaires plus attachants les uns que les autres mais également d'avoir répondu à un certain nombre de nos questions légitimes tout en éveillant notre curiosité pour la suite.
    Ajoutons à cela une écriture fluide, empreinte de poésie et truffée de références qui nous touchent directement et vous obtenez un succès littéraire indéniable. A découvrir si ce n'est déjà fait!
    Faut-il connaitre le passé pour comprendre le présent et deviner l'avenir? La réponse de Pauline Alphen est incontestablement oui!
    * une lunée équivaut à une année

    Lien : http://lacoupeetleslevres.blogspot.be/2012/09/lire-est-un-voyage-les..
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    • Livres 5.00/5
    Par savannah33, le 10 mars 2013

    savannah33
    (Ma première critique !!!)
    Ah, les éveilleurs, les éveilleurs, ce livre merveilleux, fantastique, que l'on ne dévore pas, mais que l'on déguste, saveur après saveur, couleur après couleur, et senteur après senteur...
    Ce livre est un chef-d'oeuvre malheureusement inconnu, que l'on peut lire de différents points de vue. Je ne résumerais pas l'histoire (à découvrir avec les 3 tomes déjà parus), mais je résumerais plutôt les différents personnages, le style, le genre de l'auteure, ou encore ce que l'on ressent lors de la lecture....
    On démarre avec une histoire enfantine, d'une jeune fille, Claris, qui ne veut pas être une fille, qui dit souffrir de l'image de fillette qu'elle renvoie et veut manier l'épée comme les garçons.
    On découvre tous les personnages, extrêmement bien développés et attachants, et à partir de ce moment là, on sent que quelque chose ne va pas, qu'il y a en coulisse un évènement qui attend le bon moment pour tout chambouler. Je vous en parlerais plus tard ...
    Pour l'instant, il y a Blaise, un homme qui, malgré ses réflexions bizarres et amusantes, souffre du fait de ne voir aucun élémentaux (ou éveilleurs, enfin il y a beaucoup de mots pour les décrire). Chandra, la nourrice hyper-protectrice, aimante et drôle, qui sent le bon pain, et qui refoule tous ses prétendants avec la même énergie qu'elle utilise pour protéger les enfants du château qu'elle considère comme ses propres enfants. Il y a aussi Eben, le père de Claris et Jad (oups je n'en ai pas encore parlé !!) qui pleure la disparition de sa femme, Sierra, et noie son chagrin dans les livres, et les galops nocturnes avec son cheval assez particulier. Jad, le frère jumeau de Claris, qui est son contraire complémentaire. l'une a les cheveux bruns bouclés souvent en bataille, avec les yeux bleus extrêmement clairs et tout le temps en mouvement, l'autre a les cheveux blonds et les yeux noirs, et, à cause d'un problème au coeur, ne peut plus courir, faire de l'équitation ou un quelconque sport. Il pratique l'Unir (une sorte de yoga) et occupe ses journées à sculpter des bonsaïs. A force de rester enfermé dans sa maladie, il ne parle plus à ses amis d'enfance, il reste seul avec sa soeur. Il y a plein d'autres personnages bien sûr mais il serait bien trop long de tous les décrire, alors je vais juste les citer: Ugh, Dag, Bahir, Maya, les filles Borges, le peuple des arbres, et puis non, je ne les citerai pas tous finalement, lisez-le vous ne le regretterez pas !!!!
    Sinon, ce livre est délicieux, une poésie des sens, écrit avec beaucoup de goût, et il nous fait réfléchir sur les conséquences de nos gestes, l'évolution de la race humaine, et le danger que nous représentons. En plus, j'ai adoré les mentions de certains films, et livres comme Harry Potter, le seigneur des anneaux, star wars, et autres classiques; ça m'a fait plaisir de retrouver mes héros préférés dans ces romans.
    Je vous le conseille fortement, et je tiens à préciser que mon roman est futile par rapport à tous ce que représente ce livre. Il nous fait aimer la nature, et nous rend mature :)
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Critiques presse (1)


  • Ricochet , le 15 février 2013
    Pauline Alphen, auteure franco-brésilienne, fait une entrée remarquée dans la littérature de l'imaginaire destinée aux adolescents. Elle montre aussi qu'elle a de l'imagination à revendre, un véritable souffle capable de créer des univers riches et foisonnants.
    Lire la critique sur le site : Ricochet

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Citations et extraits

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  • Par liliba, le 28 mai 2010

    Le Vrai Lecteur écrit le livre en le lisant. »

    « Le Vrai Lecteur est à la fois l’auteur, les personnages et l’histoire.

    Le Vrai Lecteur est le livre.

    La Guilde se trompe.

    Le Vrai Lecteur n’est pas celui qui comprend ce que l’auteur a voulu dire.

    Le Vrai Lecteur est celui qui, en lisant, réinvente le livre.

    Et s’il lit autre chose que ce qu’a écrit l’auteur, alors celui-ci a gagné son pari, il a fait son travail.

    Le Vrai Lecteur court tous les risques.

    Celui de savoir ce que les personnages ne savent pas.

    Celui de ne pas savoir ce que savent les personnages.

    Celui de comprendre autre chose que ce que voulait l’auteur.

    Le Vrai Lecteur s’en fiche, il voyage…
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    La légende disait que c’était à cause du phare que Jors le Fondateur avait établi sa petite communauté dans la vallée reculée de Salicande, cinquante et un ans auparavant. Parce que la vue de ce monument maritime mangé de lierre rouge échoué parmi les montagnes l’avait fait rire, lui qui ne riait pas. Ce fut un rire formidable, un rire qui fit jaillir les larmes pendant si longtemps que ses compagnons crurent que son esprit s’était enrayé pour de bon.
    Avec ce rire dément, Jors avait évacué les horreurs de la Grande Catastrophe qu’ils venaient tous de vivre. Les spasmes qui agitaient son ventre et les larmes qui coulaient à flots de ses yeux avaient chassé de son corps, sinon de sa mémoire, les enfants disparus, les Élémentaux sacrifiés, l’avenir brutalement éteint comme l’on mouche une bougie. Ce fut la dernière fois qu’on le vit rire. Au moins, cette partie de la légende est vraie, pensa le Mandarin.
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  • Par Hillel, le 06 mai 2013

    -Fort bien. Je n’ai plus rien à dire, sinon ceci : en revenant de chez Borges, Ugh m’a demandé si tu étais son père. Il ne l’avait jamais fait auparavant et j’estime que s’il a posé cette question maintenant, c’est parce qu’il peut entendre la réponse. Je lui ai répondu qu’il était né de ta semence et que c’était à vous deux de décider si cela faisait de toi son père.
    -Mais tu viens de dire qu’il n’a pas besoin d’un père ! Ce n’est pas cohérent ! protesta Blaise, soudain paniqué de voir la situation exposée aussi clairement.
    -Ahhh !
    Blaise sentit tous ses poils se hérisser au cri sauvage de Chandra. Les yeux fermés, les poings serrés, la nourrice faisait un effort manifeste pour se contrôler. Se tournant vers lui, elle grinça :
    -J’étais en colère, chéri… Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je SUIS en colère… Tu te pointes la gueule enfarinée, quatorze lunées plus tard, pour dégobiller tes concepts sur la paternité et tu voudrais que je pleure de joie au retour du père prodige ! Par la très patiente Déesse, il n’y a pas de cohérence lorsqu’on est en colère !
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    — Ha ! Synchronicité ! déclara Borges d’un ton enthousiaste.
    — Qu’est-ce que c’est ?
    — Ce qui se passe lorsque deux événements apparemment sans relation pointent dans la même direction. A peu de temps d’intervalle, presque simultanément, le cordonnier et moi nous te parlons des couleurs. Nous ne nous connaissons pas, nous n’avons probablement pas la même relation aux couleurs. Qu’est-ce qui nous lie ?
    — Moi ?
    — Parfaitement ! s’exclama Borges. Peut-on imaginer que toi, Claris, tu aies en quelque sorte provoqué ces conversations pour des raisons qui t’échappent peut-être mais qui t’appartiennent ?
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    Sa voix de basse, un peu rauque, était singulièrement captivante, à la fois ferme et mélodieuse. Maya prononçait les mots comme si elle les cueillait avec soin dans un bouquet de possibilités, les égrenant avant de se décider. Lorsqu’elle ne parvenait pas à choisir, elle les énumérait tous, ce qui donnait un rythme déconcertant à ses phrases.

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La remise du prix Jeunesse s'est effectuée dimanche 5 décembre dans le cadre du salon du livre de Montreuil. Réaction de Pauline Alphen.








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