ISBN : 2221126912
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 2/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Juillet 1936. Barcelone. Dans l'exaltation du combat contre les militaires putschistes, la jeune anarchiste Valentina fait la connaissance du militant des Jeunesse communistes Ramon Mercader (qui se rendra célèbre quatre ans plus tard en assassinant Trotski). Mais c'est... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 1.00/5
    Par Aaliz, le 21 décembre 2011

    Aaliz
    Mon avis :
    Il se résume en 3 lettres : BOF.
    Je crois que je n'avais encore jamais rien lu d'aussi plat niveau émotionnel. Je n'ai rien ressenti à aucun moment. Je n'ai pas du tout réussi à entrer dans l'histoire ni à m'approprier les personnages. Rien à faire.
    Dès le début ça n'allait pas. La scène de rencontre entre Valentina et Artur est tellement mal racontée que je ne l'ai pas du tout trouvée crédible. Je n'ai pas du tout compris d'où sortait cette histoire d'amour, un coup de foudre ? Apparemment … mais je ne suis vraiment mais alors vraiment pas convaincue. Nuria Amat n'a pas su me toucher ni me faire rêver.
    Je n'ai pas accroché aux personnages qui sont vraiment mal dessinés, l'auteur s'en tient à des grandes lignes : Valentina forte tête, anarchiste, féministe (à un point que c'en est énervant), guerrière et Artur l'intello bourgeois et … et je suis incapable de rajouter quoique ce soit, c'est pour vous dire à quel point les personnages ont été travaillés …
    Ah oui … une petite chose : le titre original de ce roman en catalan (d'où le prix Ramon Llull qui consacre le meilleur roman écrit en langue catalane) est Amor i guerra, j'aimerais qu'on m'explique pourquoi ça donne Feux d'été en Français ? Surtout que j'ai cru comprendre que Nuria Amat s'était inspirée de Guerre et Paix de Tolstoï pour l'écriture de son roman. Influence que l'on retrouve donc dans le titre original. N'ayant pas lu Guerre et Paix, je ne peux pas dire jusqu'où s'exprime cette influence, mais je peux vous dire que ça ne me donne pas du tout envie de lire Guerre et Paix !
    A côté de cette pseudo histoire d'amour entre Artur et Valentina, on a d'autres personnages tout aussi peu charismatiques, la sœur d'Artur, petite bourgeoise promise à une belle vie bien pépère, naïve et franchement neuneu qui va finalement s'engager dans la guerre comme infirmière pour suivre le connard dont elle est tombée amoureuse.
    Et là, on arrive aux deux seuls points intéressants de ce livre : le connard en question et le contexte.
    Le connard : il s'agit de Ramon Mercader qui n'est autre que l'assassin de Trotsky. D'après mes recherches sur la toile, Nuria Amat est apparentée à la famille de ce monsieur et s'est basée sur l'histoire familiale pour écrire son roman. D'un autre côté, j'ai lu dans un autre article, qu'elle avait romancé beaucoup de choses. Alors voilà, c'est bien, on apprend des trucs sur Ramon Mercader ( et j'avoue, j'ignorais qui était ce monsieur avant d'ouvrir ce livre) mais du coup on ne sait plus quelle est la part de vérité et quelle est la part de romancé… Alors pourquoi j'utilise un terme aussi grossier pour le qualifier ? C'est tout simplement ce qu'il en ressort du portrait qu'en fait l'auteur : un type pas très futé à la base, qui obéit aveuglément à sa fanatique de mère, qui se comporte comme un vrai macho, bref…
    Le contexte : la guerre civile espagnole. Je ne connaissais que très vaguement cet épisode de l'Histoire de nos voisins espagnols et je reconnais que j'en sais dorénavant un peu plus grâce à cette lecture. A vrai dire, j'ignorais totalement quelle ampleur avait pris cette guerre civile et je suis vraiment choquée de constater qu'encore une fois l'être humain est capable de la bêtise et de la cruauté les plus abjectes. Il ressort assez bien aussi de ce roman la volonté de l'auteur de rendre hommage à la Catalogne et aussi ce sentiment indépendantiste de cette région bien particulière.
    Peut-être que je me trompe mais j'ai l'impression que finalement l'histoire d'amour n'était qu'un prétexte bidon pour écrire sur la guerre civile. Je pense que Nuria Amat aurait, dans ce cas, mieux fait de s'en tenir à la rédaction d'un essai sur le sujet, cela aurait en plus mieux convenu à son style que le genre romanesque. Car en effet j'ai trouvé son style froid et journalistique. Oui voilà ! C'est le mot, en lisant ce livre j'ai eu l'impression de lire le journal.
    Un journal assez confus par endroit, ne serait-ce que pour s'y retrouver au sein de la famille Mercader, un arbre généalogique n'aurait pas été superflu …
    J'ai toutefois apprécié les petites biographies placées en fin d'ouvrage et aussi le clin d'œil fait à George Orwell qui fait une brève apparition. J'ai trouvé ça surprenant mais sympathique (j'ignorais aussi qu'il avait participé à la guerre civile).
    Pour conclure, voilà encore un roman intéressant pour le côté documentaire mais franchement navrant pour la part romanesque. C'est dommage …


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-feux-d-ete-nuria-amat-93..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Nadael, le 06 janvier 2012

    Nadael
    Vivement intéressée par les thèmes de ce roman que sont le conflit espagnol et la place de l'amour en temps de guerre, je suis malheureusement bien déçue. de plus, la quatrième de couverture annonçait une inspiration Tolstoïenne ; le titre original de Feux d'été étant Amor i Guerri – à rapprocher avec Guerre et Paix, je suppose –. Il se trouve justement que je suis en pleine lecture d'Anna Karenine, et je peux vous assurer qu'en aucun cas le souffle romanesque présent chez Tolstoï n'apparait dans le roman de Nuria Amat.
    En revanche, la description de la guerre d'Espagne est saisissante de réalisme. Je rappelle brièvement que cette guerre civile a débuté en juillet 1936 pour se terminer en avril 1939 avec la mise en place de la dictature de Franco qui s'étendra jusqu'à sa mort en 1975. Ce conflit oppose les nationalistes et les républicains ( soutenus par les communistes, les socialistes et les anarchistes), une bien étrange union non sans discorde. C'est donc avec précision que Nuria Amat dresse le portrait de cette guerre, avec les différents clans, les stratégies mises en place, l'incursion dans son récit de personnages ayant réellement existés, la population terrorisée, la description de Barcelone sous les bombes, et toutes les horreurs infligées au peuple... le bémol à cela est qu'on est, selon moi plus proche d'un récit historique journalistique que d'un roman russe.
    Car l'histoire d'amour n'est que survolé. Aucune empathie n'est possible avec les personnages. Ces derniers sont dessinés d'une façon bien maladroite et caricaturale qui tranche d'ailleurs avec la finesse des détails sur la guerre civile. Valentina, l'héroïne, une jeune anarchiste féministe tombe amoureuse d'Artur issu d'un milieu aisé qui nous est présenté comme un grand romantique – une bien pâle figure –. Celui-ci est prisonnier des geôles staliniennes et nous suivons donc Valentina dans ses pérégrinations pour voir son amant, les risques qu'elle prend, à travers elle on entrevoit quelque peu la vie quotidienne des femmes dans la tourmente et les moyens qu'elles avaient pour se battre et tenter de survivre. On suit également le parcours de la sœur d'Artur, Mercedes – éperdument amoureuse de Ramon Mercader, qui assassinera Trotski –, un amour en sens-unique, déplorable. Cette femme, plutôt ingénue, s'enrôlera tout de même sur le terrain en tant qu'infirmière. Je n'ai ressenti aucune sorte d'émotion quant à l'histoire d'amour entre Valentina et Artur, ceci est raconté sans relief aucun. Même le « méchant », Mercader, paraît fade. Il a un comportement odieux avec les femmes mais est complètement asservi à sa mère.
    Peut-être attendais-je trop de ce roman ? Je répète tout de même que l'aspect historique est intéressant. Je connaissais mal cette guerre civile et sa portée, j'ai ainsi appris des choses, c'est indéniable, mais qu'on ne dise pas sur la quatrième de couverture que l'auteure s'est inspirée des chefs-d' œuvres de Tolstoï !


    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-feux-d-ete-96145147.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par spleen, le 27 décembre 2011

    spleen
    J'avais été séduite par les promesses du résumé fort alléchant promettant une bellehistoire d'amour sur fond de Guerre d'Espagne mais je n'ai pas été transporté d'exaltation en suivant les péripéties des différents héros.
    C 'est dommage, ce livre est bien documenté à condition déjà de connaitre un peu l'histoire de la Guerre d'Espagne, il montre combien le camp republicain pouvait être divisé entre des courants politiques aux objectifs très différents mais toutes ces explications donnent un cotê très journalistique au récit sans pour autant être didactique, il a fallu que je lise d'autres documents pour comprendre qui était avec qui , et reprendre globalement la chronologie de ce conflit.
    La plus grosse deception vient de l'histoire d'amour annoncée qui ne parvient pas à être émouvante ou poignante, Valentina n'a rien d'une heroïne romanesque,Artur, son amant,est bien palichon.
    Quant à Ramon Mercader autre figure importante du roman et qui a vraiment existé ,il n'apparait pas non plus fort sympathique et l'on suit ses aventures sans émotion.
    L'histoire fait souvent des retours en arrière qui brouillent les esprits et stoppent toute velléité d'intérêt immédiat à l'intrigue .
    Le nombre de personnages intervenant également au cours de la narration rajoute à la complexité de la compréhension.
    On est bien loin du merveilleux roman d'Hemingway "Pour Qui Sonne Le Glas" qui se lit d'une traite tellement on est précipité dans l'action et le combat.
    Nuria Amat si elle a voulu s'inspirer de Guerre et Paix n'a pas su reproduire l'ambiance si particuliere de ce gros pavé qui fait que l'on oublie ses longueurs ...
    je remercie NewsBook et les éditions Robert Laffont pour ce partenariat;


    Lien : http://lejournaldelouloune.over-blog.com/article-feux-d-ete-par-nuri..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nahe, le 17 janvier 2012

    Nahe
    C'est tout d'abord la perspective d'en apprendre davantage sur la Guerre d'Espagne qui m'a attirée dans ce partenariat ; ensuite, la référence à Tolstoï (et le rappel de mes lectures de Guerre et Paix dont le souvenir transparaissait dans le titre original de l'ouvrage) a achevé de me convaincre. C'est donc munie de ces références, historique et littéraire, de choix que j'ai commencé ma lecture de Feux d'été.
    Pourtant, rapidement, je me suis sentie en dehors de l'histoire, restant en quelque sorte sur ma faim. Si Nuria Amat nous parle de passion, d'amour maudit, j'avoue avoir eu du mal à m'en convaincre et à me sentir touchée par les personnages.
    La suite sur mon blog...

    Lien : http://nahe-lit.blogspot.com/2012/01/feux-dete-de-nuria-amat.html
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Citations et extraits

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  • Par Nadael, le 06 janvier 2012

    L'effort surhumain que représentait le désir de donner le jour à un enfant dans un monde où tous se savaient condamnés était probablement pure folie. Mais la vie est une ombre, elle laisse vivre et mourir jusqu'à ce que son spectre ou son délire apparaisse.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Nadael, le 06 janvier 2012

    La stratégie de l'ennemi consistait à terroriser la population par des bombardements qui d'occasionnels devenaient systématiques, faisant sur leur passage des milliers de morts et de blessés. Les écoles, les hôpitaux, les usines étaient les cibles préférées des avions ennemis. Les bâtiments s'écroulaient dans un effrayant fracas de cris, de sang et de fumée. Peur et ruines. Barcelone fut surnommée « la ville des bombes ».
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Nadael, le 06 janvier 2012

    N'importe quelle personne d'apparence normale et de comportement honnête pouvait devenir en quelques minutes un criminel. Valentina lui avoua que les fusillades étaient quotidiennes, qu'on tirait pour un rien. Sans jugement préalable. Parce que. Pour se sentir important.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Nadael, le 06 janvier 2012

    Ils moururent comme on les avait autorisés à vivre. Le mensonge à la bouche et la vérité inconfortable réduite à néant.
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