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Stéfanie Delestré (Préfacier, etc.)Hervé Delouche (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070789705
Éditeur : Joëlle Losfeld (2005)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :

"On votait pour la paix, on payait pour la guerre. Partout les innocents, enfournés par wagons, roulaient dans les nuits calmes. Et ceux qui pleuraient le faisaient en silence."Inhumain. C'est l'adjectif qui revient le plus souvent à l'esprit lorsqu'on lit ce texte. La marche au canon, c'est la lente dégradation de l'honneur, la guerre que l'on fait à coups de canons (celui qui tue et celui que l'on boit pour oublier les atrocités... >Voir plus
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
katiouchakatioucha10 novembre 2012
Un jour, le canon a grondé. Un premier coup a secoué l'horizon. De tressautement local en pâleurs concentriques, on nous a dit, c'est la guerre !
Immédiatement et sans délai, je suis parti à la guerre. Il me fallait des allures de petit courage. Elle avait des lettres, la bonne guerre, des lettres hautes dans le journal. On avait fait sa publicité. C'était quelqu'un, la guerre aux lettres hautes. On était badaud, bon badaud moral. On allait voir la guerre.
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katiouchakatioucha10 novembre 2012
Dans tout ce qu'on avait prétendu me faire faire, je n'avais rien compris ! Rien partout ! Je savais seulement que j'étais devenu quelque chose d'insignifiant, de négligeable, qu'on pouvait tuer comme un moucheron ou une fourmi !
Mais je revendiquais aussi ma part de pauvre héros, dans ce conflit où je n'avais rien vu, rien compris, et où je m'étais seulement mis là où l'on m'avait dit.
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JuinJuin23 avril 2014
On n'était pas des héros, on le savait. L'écoeurement était complet, sans qu'on dise. On flottait, on avait peur. On sentait que l'ultime assaut était proche et pouvait nous étendre en charognes au moment où la guerre était si près de sa fin. Ah non! Vivre d'abord ! L'honneur de l'armée n'était pas entre nos mains ! Et si tous les sous-officiers s'étaient cavalés, ces bien-pensants, ces bien-payés, ce n'était pas à nous de faire leur métier !
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TREMAOUEZANTREMAOUEZAN11 novembre 2015
Je les haïssais ! C'était farouche et furieux ! (...)
Mais que pouvait l'indignation d'un Augustin Marcadet, sinon faire rire le monde, le petit monde étroit où il vivait, aimait, souffrait et se débattait ? ...
Que pouvait donc un homme trompé, amoindri, blousé, à qui on parlait d'amour, d'union, d'humanité, et qui ne servait qu'à travailler pour enrichir les gros, et à crever pour faire du fumier de héros, qui revigorait les terrains pauvres, les idées flétries, les égoïsmes jouisseurs ? S'il n'avait pas en lui la fibre de surhomme, il n'avait plus qu'une chose à faire : déserter !
Et moi j'ai déserté ! Moi, je m'en foutais ! Moi, je suis parti vers la Suisse !
Mon nom est Vérité. Et je n'ai rien à me reprocher !
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JuinJuin23 avril 2014
Les officiers avaient un wagon entier de première classe, pour faire le voyage bien à l'aise. Malgré les rideaux bleus tirés, ça faisait une tache de luxe dans la nuit. On disait : les vaches, et on leur en voulait.
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Video de Jean Amila (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Amila
"Quand la femme s'en mêle", 1957, d'après le roman de Jean Amila.
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