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Myriem Bouzaher (Traducteur)
ISBN : 2221116054
Éditeur : Robert Laffont (2011)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 78 notes)
Résumé :

A l’occasion de la plus décadente fête du siècle, organisée par un magnat de l’immobilier, un écrivain narcissique en mal d’inspiration, bloqué depuis trois ans au chapitre deux de son nouveau roman, va croiser le chemin d’une minable secte satanique, baptisée : Les Enragés d’Abaddon et décidée à sacrifier une chanteuse pop pour s’ériger sur l’autel de la cé... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Albertine22
Albertine2214 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Ce mois italien réserve de belles surprises ! Niccolo Ammaniti ,dont le nom revenait souvent dans les pistes de lecture, m'a cueillie par son inventivité et son encre corrosive. Dans les rayons de la médiathèque, ma légère dyslexie dûe à la fatigue me faisait chercher désespérément un "Amaretti". J'ai réalisé au bout d'un moment que cet homme ne portait pas le nom des célèbres macarons italiens et j'ai enfin mis la main sur "La Fête du siècle" !
L'écrivain donne vie à deux personnages masculins, aussi pathétiques l'un que l'autre. le premier, Saverio Moneta, petit employé dans l'entreprise de meubles de son beau-père, cache sous une apparence terne et une soumission totale à sa femme, refaite de la tête aux pieds, son vrai MOI. Il est Mantos, grand maître de la secte satanique, les enragés d'Abaddon, qui compte le nombre astronomique de trois membres. Il est obligé de se remuer un peu les méninges car les rangs déjà clairsemés, menacent de l'être encore plus. Ses trois compères veulent une action d'éclat, une action qui, relayée sur les réseaux sociaux, leur permettra de figurer dans L Histoire. La fête donnée à Rome par Salvatore Chiatti, un magnat de l'immobilier, pourrait être l'occasion pour les quatre "branquignols" de faire passer pour de la roupie de sansonnet la nonne décapitée par une secte rivale, Les fils de l'Apocalypse.
le deuxième, Fabricio Ciba, est un écrivain, tendance BHL, au look débraillé soigneusement étudié, qui dissimule derrière son émission littéraire, ses apparitions aux cocktails et ses frasques sentimentales, le fait que son dernier roman n'avance pas d'une ligne. Il semblerait que son inspiration ait disparu, au contraire de son ego, devenu envahissant. Il cultive l'image d'un écrivain peu mondain, soit-disant observateur acerbe des moeurs de ses contemporains. Bien évidemment, cette posture ne va pas l'empêcher de participer à la fête du siècle.
Nos deux hommes se retrouvent donc au parc Ada, à Rome, que la mégalomanie de Chiatti a transformé en une immense réserve d'animaux sauvages. Ce parvenu compte en mettre plein la vue à tous les peoples italiens invités. Il a organisé non pas un mais trois safaris différents. Cette soirée doit le consacrer, faire de lui le number one ! Ce ne serait pas drôle si tout se déroulait parfaitement... Les rouages bien huilés de la fête ne résistent pas longtemps aux sabotages de nos satanistes, aux comportements irresponsables de certains et à l'apparition d'étranges créatures surnommés les hommes taupes (une grande trouvaille !)
C'est drôle, grinçant et d'un cynisme complet. Seuls quelques personnages féminins suscitent la sympathie du lecteur. Niccolo Ammaniti a une piètre opinion de la gent masculine, trop souvent nombriliste, avide de pouvoir et de reconnaissance. Les hommes ne sortent pas grandis de cette fête, véritable foire aux vanités.
Ce mois italien réserve de belles surprises ! Niccolo Ammaniti ,dont le nom revenait souvent dans les pistes de lecture, m'a cueillie par son inventivité et son encre corrosive. Dans les rayons de la médiathèque, ma légère dyslexie dûe à la fatigue me faisait chercher désespérément un "Amaretti". J'ai réalisé au bout d'un moment que cet homme ne portait pas le nom des célèbres macarons italiens et j'ai enfin mis la main sur "La Fête du siècle" !
L'écrivain donne vie à deux personnages masculins, aussi pathétiques l'un que l'autre. le premier, Saverio Moneta, petit employé dans l'entreprise de meubles de son beau-père, cache sous une apparence terne et une soumission totale à sa femme, refaite de la tête aux pieds, son vrai MOI. Il est Mantos, grand maître de la secte satanique, les enragés d'Abaddon, qui compte le nombre astronomique de trois membres. Il est obligé de se remuer un peu les méninges car les rangs déjà clairsemés, menacent de l'être encore plus. Ses trois compères veulent une action d'éclat, une action qui, relayée sur les réseaux sociaux, leur permettra de figurer dans L Histoire. La fête donnée à Rome par Salvatore Chiatti, un magnat de l'immobilier, pourrait être l'occasion pour les quatre "branquignols" de faire passer pour de la roupie de sansonnet la nonne décapitée par une secte rivale, Les fils de l'Apocalypse.
le deuxième, Fabricio Ciba, est un écrivain, tendance BHL, au look débraillé soigneusement étudié, qui dissimule derrière son émission littéraire, ses apparitions aux cocktails et ses frasques sentimentales, le fait que son dernier roman n'avance pas d'une ligne. Il semblerait que son inspiration ait disparu, au contraire de son ego, devenu envahissant. Il cultive l'image d'un écrivain peu mondain, soit-disant observateur acerbe des moeurs de ses contemporains. Bien évidemment, cette posture ne va pas l'empêcher de participer à la fête du siècle.
Nos deux hommes se retrouvent donc au parc Ada, à Rome, que la mégalomanie de Chiatti a transformé en une immense réserve d'animaux sauvages. Ce parvenu compte en mettre plein la vue à tous les peoples italiens invités. Il a organisé non pas un mais trois safaris différents. Cette soirée doit le consacrer, faire de lui le number one ! Ce ne serait pas drôle si tout se déroulait parfaitement... Les rouages bien huilés de la fête ne résistent pas longtemps aux sabotages de nos satanistes, aux comportements irresponsables de certains et à l'apparition d'étranges créatures surnommés les hommes taupes (une grande trouvaille !)
C'est drôle, grinçant et d'un cynisme complet. Seuls quelques personnages féminins suscitent la sympathie du lecteur. Niccolo Ammaniti a une piètre opinion de la gent masculine, trop souvent nombriliste, avide de pouvoir et de reconnaissance. Les hommes ne sortent pas grandis de cette fête, véritable foire aux vanités.

Ce mois italien réserve de belles surprises ! Niccolo Ammaniti ,dont le nom revenait souvent dans les pistes de lecture, m'a cueillie par son inventivité et son encre corrosive. Dans les rayons de la médiathèque, ma légère dyslexie dûe à la fatigue me faisait chercher désespérément un "Amaretti". J'ai réalisé au bout d'un moment que cet homme ne portait pas le nom des célèbres macarons italiens et j'ai enfin mis la main sur "La Fête du siècle" !
L'écrivain donne vie à deux personnages masculins, aussi pathétiques l'un que l'autre. le premier, Saverio Moneta, petit employé dans l'entreprise de meubles de son beau-père, cache sous une apparence terne et une soumission totale à sa femme, refaite de la tête aux pieds, son vrai MOI. Il est Mantos, grand maître de la secte satanique, les enragés d'Abaddon, qui compte le nombre astronomique de trois membres. Il est obligé de se remuer un peu les méninges car les rangs déjà clairsemés, menacent de l'être encore plus. Ses trois compères veulent une action d'éclat, une action qui, relayée sur les réseaux sociaux, leur permettra de figurer dans L Histoire. La fête donnée à Rome par Salvatore Chiatti, un magnat de l'immobilier, pourrait être l'occasion pour les quatre "branquignols" de faire passer pour de la roupie de sansonnet la nonne décapitée par une secte rivale, Les fils de l'Apocalypse.
le deuxième, Fabricio Ciba, est un écrivain, tendance BHL, au look débraillé soigneusement étudié, qui dissimule derrière son émission littéraire, ses apparitions aux cocktails et ses frasques sentimentales, le fait que son dernier roman n'avance pas d'une ligne. Il semblerait que son inspiration ait disparu, au contraire de son ego, devenu envahissant. Il cultive l'image d'un écrivain peu mondain, soit-disant observateur acerbe des moeurs de ses contemporains. Bien évidemment, cette posture ne va pas l'empêcher de participer à la fête du siècle.
Nos deux hommes se retrouvent donc au parc Ada, à Rome, que la mégalomanie de Chiatti a transformé en une immense réserve d'animaux sauvages. Ce parvenu compte en mettre plein la vue à tous les peoples italiens invités. Il a organisé non pas un mais trois safaris différents. Cette soirée doit le consacrer, faire de lui le number one ! Ce ne serait pas drôle si tout se déroulait parfaitement... Les rouages bien huilés de la fête ne résistent pas longtemps aux sabotages de nos satanistes, aux comportements irresponsables de certains et à l'apparition d'étranges créatures surnommés les hommes taupes (une grande trouvaille !)
C'est drôle, grinçant et d'un cynisme complet. Seuls quelques personnages féminins suscitent la sympathie du lecteur. Niccolo Ammaniti a une piètre opinion de la gent masculine, trop souvent nombriliste, avide de pouvoir et de reconnaissance. Les hommes ne sortent pas grandis de cette fête, véritable foire aux vanités.



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ChristopheM
ChristopheM27 février 2013
  • Livres 4.00/5
A Rome, de nos jours.
Fabrizio Ciba, écrivain à succès, la quarantaine, homme à femme ou adepte de la « jambe en l'airisme », perd de sa notoriété. Un rival brillant de vingt ans plus jeune, lui vole une grosse part de son succès. La frustration l'envahit. Il est lentement laissé de côté par son éditeur car il perd de son cachet. Pour Fabrizio c'est ignoble, il est en rage quand il sait qu'il est comparé à une nonne qui vend des livres de recettes de cuisine. C'est une insulte qui demande réparation, le gant est jeté. Son charisme suffira-t-il à retourner la tendance en sa faveur lors de la Fête du siècle ?
A côté de cela, dans la même ville, apparaît les enragés d'Abaddon, une secte sataniste sans valeur. Une petite bande transparente devant le groupuscule concurrent « Les fils de l'Apocalypse » de Kurtz Minetti. le leader des enragés, Fabrizio Moneta alias Mantos, un soumit, un vendeur de meubles pour son exécrable beau-père, marié à une femme castratrice écoeurante, père de jumeaux en bas âges, est surmené, voir dépassé, par tout. L'organisation de son groupe secret composé de, lui comprit, trois autres personnes inefficaces et rock n'roll démodé : Zombie, Murder et Silvietta. Mantos approche le stade du pétage de plomb. Il découvre alors, la jouissance que procure la possibilité de dire « non ». Ce qui libère son inspiration et le pousse à orchestrer un coup énorme qui lui permettrait d'être respecter de tous. le sectaire fou et sa clique trouvent par inadvertance le moyen de se joindre à la fête du siècle. L'heure de gloire approche.
La fête, encore et encore. Et du siècle en plus. Précipitons nous à rejoindre le tapis rouge pour gratter l'un ou l'autre sourire. Car de rire, vous ne serez pas épargné. Plus comique qu'à pouffer de rire, bon ben là, c'est en fonction du degré de réception de l'humour qu'insuffle un artiste. Tout le monde ne rigole pas aux mêmes blagues…
Les deux invités, malgré eux quelque part, se retrouvent à la fiesta l'esprit revanchard, empli d'animosité pour des raisons qui ne se rejoignent pas toujours et même proche du grand écart.
Tout est en légèreté, à l'humour décapant, ironique à souhait. Une vraie blague géante avec des scènes cocasses, farfelues et des situations catastrophe qui s'enchaînent. le lecteur s'amuse, c'est obligatoire, secoué par le dynamisme présent dans chaque instant. L'écriture voltige en tout sens, osée, sans barrière, imaginative et bien dosée sur l'humour, sans exagération. Si ce devait être un film, le rôle de l'écrivain, Ciba, serait taillé pour Roberto Benigni.
Il y a un amas de situations impromptues qui étire les rides au point de les figer sur le visage. le lecteur prit sur le fait par un voisin, dans un bus bondé en route pour un centre-ville quelconque, serait fusillé du regard. À voir le lecteur souriant constamment, le voisin grincheux se demanderait comment peut-on lâcher un bêta dans la nature, toujours à rire bêtement alors qu'il n'y a rien de drôle, qu'on l'enferme. Ce serait une place de gagner dans ce bus qui en manque considérablement, ce matériel roulant qui n'est qu'un gros filtre ne filtrant rien et étouffant les passagers d'odeurs immondes de transpiration un jour d'été très corsé. Mais comment ne pas être cet imbécile heureux présumé ? Lorsqu'un lecteur se retrouve avec une histoire dans la main (ou en mémoire), dont des images d'un genre de festival de Canne (sauf que c'est à Rome dans la prestigieuse villa « Ada ») qui se métamorphose en phénomène sismique (et où la St Barthélémy sonne comme une berceuse à côté), tourne en boucle dans ses pensées. C'est une sorte de « Scary movie » lâchée dans un « Jurassik park » sans les dinosaures.
Sans répits, vous l'aurez compris.
Pas de place pour la honte, vous vous souvenez le lecteur dans le bus…Il s'en fou, il aime. À ce niveau-là, c'est même insignifiant. Par contre dans ce livre, Ciba est en conflit avec sa société aguicheuse et énervante, avec lui-même aussi, il rejette l'exubérance et s'y noie impuissant. La honte oriente ses mouvements, ses choix. Sa honte est un gilet par « apparence trompeuse » inefficace. La crainte du ridicule ou de l'indécence le turlupine. L'auteur démontre qu'il n'y a plus de honte dans la décadence. À un certain stade, elle disparait. Pourquoi s'en faire ? Être respectable, pour quoi faire ? Être exemplaire pour vendre des bouquins, des films…
« Ce que tu appelles ces moments de honte, ce sont des éclairs de splendeur médiatique qui donne du lustre à ton personnage et te rendent plus humain et sympathique. S'il n'existe plus de règles éthiques et esthétiques, les moments de honte périclitent en conséquence. » (p206)
Au-delà des regrets, l'envie ou l'amertume de chacun devant une fiesta mielleuse et exagérée. C'est avant tout une ode au ridicule qui ne tue point sauf dans le roman. Un contre argument au gaspillage d'intelligence. Une très belle comédie, l'horreur y est risible, quelques scènes de sentimentalisme à considérer comme la pause du lecteur dans ce chaos. C'est une sucrerie acide, de celle qui vous bloque les zygomatiques après une ou deux succions.
Il ne faut pas tout ramener à l'excentricité et la folie servie par une élite ou des chanceux privilégiés ou encore au seul ex-futur-ex premier italien. Des milliardaires, politicards du genre capricieux, manipulateur et égocentrique, des « VIP » qui se nourrissent de copinage frauduleux ou stérile de vraisemblance, il y en a dans chaque pays avec autant de villas « Ada » que de personnes qui ont faim. Oui la connerie du pouvoir de l'argent, de ce qu'il apporte, de la recherche de reconnaissance illusoire (inculquée dès le plus jeune âge) et passagère d'une société nauséeuse. Société dans laquelle le temps déprime par sa rapidité inébranlable.
Quand la fièvre est passée, la normalité reprend son cours. L'éphémère comédie se brise ici et naît là-bas. Ainsi est la nature humaine inapte devant ses inventions. La consommation, le progrès, la rentabilité… Faut-il s'indigner, se résigner ? Aucun des deux n'a de chance de réussite. Par contre tempérer autant que possible. Et puis sauve-qui-peut quand les eaux tumultueuses ravagent et nettoient tout sur leurs passages…
Un très bon moment de lecture satirique. Pour qui a envie de se changer les idées en toute légèreté. Bienvenue à Rome pour une détente amusante aux frontières du paranormal et du thriller. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. J'ai bien dit aux frontières du...
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MarianneDesroziers
MarianneDesroziers27 mai 2011
  • Livres 2.00/5

D'un côté il y a un pauvre type vendeur de meuble tyrolien dans le magasin de son beau-père qui le méprise au plus haut point, presque autant que sa propre femme …
De l'autre un écrivain à la mode, quadra, beau gosse, célibataire, auteur de best-seller à qui tout réussi…
Enfin, en apparence seulement car en réalité, Saverio se transforme en chef de secte satanique le soir venu et il a un plan de grand envergure : le massacre de Larita, ex chanteuse de métal satanique convertie au christianisme et à la pop doucereuse pour ados attardés, le tout avec l'épée de Durandal lors d'une soirée huppée réunissant tout ce que l'Italie compte de people…
Quant à Fabrizio, il apprend par mégarde (alors qu'il est en plein préliminaires avec une belle traductrice qu'il connaît à peine dans le jardin d'une fête) que son éditeur ne croit plus en lui et veut même s'en débarrasser …. Et en y regardant de plus près, sa vie n'est pas si enviable.
Leurs routes vont se croiser lors de cette fameuse fête aussi somptueuse que ridicule organisée par un millionnaire à la villa Ada. C'est en effet durant la fête (qui occupe la deuxième partie du roman) que Saverio et Fabrizio se rencontrent. Il ne s'agit pas de n'importe quelle fête mais de la Fête où il faut être et surtout être vu, de préférence au bras d'une bimbo qui passe à la télé. Car on n'est plus dans la Rome de Fellini mais dans celle de Berlusconi : la Dolce Vita a laissé place à la vulgarité et au luxe affichés sans complexe. La sensualité toute italienne d'une Anita Eckberg a été remplacée par des pin up à peine pubères et déjà botoxées et anorexiques dont le dents rayent le parquet.
Dommage que le livre, au demeurant très drôle s'essouffle un peu vers le milieu (pendant la fête justement). Apparemment, Ammaniti est un auteur reconnu en Italie comme l'atteste les prix qu'il a reçu et le soutien des critiques, or malgré les bons moments de lecture passés avec les deux romans que j'ai lu de lui (j'avais beaucoup aimé « Comme Dieu le veut »), j'avoue que j'ai du mal à le prendre vraiment au sérieux et à le considérer comme un auteur italien majeur. En effet, ses livres presque entièrement composés de dialogues ressemblent à des scénarios de film - de très bonnes comédies italiennes - mais j'avoue que sur un plan strictement littéraire (au niveau du style notamment), je reste sur ma faim !
Merci en tout cas à Babelio et aux éditions Robert Laffont qui m'ont permis de recevoir ce livre gracieusement.
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lalibrovore
lalibrovore13 novembre 2015
  • Livres 5.00/5
Jubilatoire!!!!!!!!!!
Encore un excellent roman signé Niccolo Ammaniti, peut-être même le meilleur, j'ai tout simplement adoré et dévoré ce bouquin !!!!
On retrouve dans " la fête du siècle" tout les codes propres à l'auteur italien, personnages atypiques et charismatiques, contexte suprenant sur fond de dénonciation sociale, satire, action, entremêlé d'un peu de sang et de sexe, tout est rassemblé!!
J'ai vraiment apprécié que l'auteur nous emmène dans le milieu de la richesse et de la notoriété italienne avec tout ce qu'elle a d'hypocrite, de superficielle et de malsaine.
Le débbut du roman pose les bases, on apprend a connaître les personnages, on s'attache beaucoup aux personnages de la secte des enragés, on aime ces loosers fauchés et simples à l'opposés des starlettes de la fête qui s'annonce. Chaque chapitre apporte son lot de surprises, on en apprend toujours plus à chaque page, aucunes longueurs dans ce roman.
Et puis la fête tant attendue commence et on rentre dans l'action purement et simplement en suivant le fil conducteur de la soirée, les personnages si bien décrit au début du roman se rencontrent, se confrontent, s'aiment , se déchirent puis s'entretuent.
Mention spéciale pour les 30 dernières pages, ou l'auteur part complêtement en vrille, je me rappelle qu'en ayant lu ces pages je me suis diit " Putain mais il pète carrément un cable là" ( dans le bon sens du terme bien-sûr) , ça part dans tout les sens, tout le monde en prend pour son grade et personne n'est épargné.
Pour finir, je dirais que ' la fète du sièce" sous une couverture de livre satirique et divertissant est une véritbable dénonciation de la société italienne en ce qu'elle a de pire: la fausse notoriété, l'hypocrisie, l'appât du gain et la superficialité. Rien de mieux pour contrecarrer ces excès que l'histoire de gens simples, déboussolés et malheureux au point de se liguer pour former une secte satanique, parce qu'au fond tout le monde, même les gens bien peuvent un jour au cours de leur vie, péter un cable eux aussi.
;
Je conseille vraiment cet ouvrage qui est un petit diamant à l'état brut
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traversay
traversay28 août 2012
  • Livres 4.00/5
Niccolo Ammaniti n'a peur de rien. Dans son roman précédent, Comme Dieu le veut, il se colletait, avec une incroyable férocité, au monde des exclus, marginalisés dans une Italie abrutie par la société de consommation. Changement de décor avec La fête du siècle, nous voici dans le monde tapageur des VIP's, un univers d'une vulgarité crasse où starlettes, entrepreneurs, écrivains, chirurgiens esthétiques, footballeurs ..., tous confits dans la vanité de leur importance, vont déguster ..., mais pas de la manière qu'ils imaginaient.
Pour corser l'affaire, Ammaniti introduit un quarteron de branquignols, satanistes à la manque, qui servent de contrepoint loufoque à l'élimination au lance flammes des "pipoles" auxquels l'auteur réserve un traitement de choc qui dépasse l'imagination. Qu'on se le dise, Ammaniti n'a vraiment peur de rien ! A partir de la centième page de la fête du siècle, la folle sarabande commence. Dans une sorte d'apocalypse qui prend le décor d'un invraisemblable Jurassic Park, la chasse au tigre dégénère totalement et les morts les plus spectaculaires se succèdent. On sent la jubilation de l'écrivain satiriste derrière ce jeu de massacre, une envie d'en découdre avec la société italienne du paraître et des paillettes, telle qu'elle existe depuis l'arrivée au pouvoir d'un certain Silvio B., jamais cité, mais dont l'ombre plane au-dessus de ce roman méphitique. Ammaniti en fait t-il trop ? On est en droit de le penser avec une dernière partie qui en remet une couche dans le délire façon film d'horreur. Entre Rabelais et Dario Argento, La fête du siècle nous a de toute façon emmené tellement loin que notre esprit cartésien a depuis longtemps rendu l'âme. A bien y repenser, ce roman exorciste, qui fait rire à chaudes larmes et frissonner de terreur, est une farce sociale qui pose de vraies questions sur une civilisation dont la déliquescence n'a rien à envier à celle l'Empire romain.
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Les critiques presse (5)
Lexpress09 juillet 2011
Sa charge est féroce, son regard impitoyable, mais ses dialogues bâclés et sa prose télégraphique frisent l'anorexie : du Tom Wolfe en version BD.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde09 juillet 2011
C'est un livre brillant, fluide, nerveux, foudroyant par moments. Mais il n'est pas totalement réussi. Est-ce qu'il faut le lire quand même ? Oui, parce qu'on rit. Oui, parce qu'à la fin on a envie de pleurer.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress27 juin 2011
Certains y verront probablement une critique de l'Italie berlusconienne, on y verrait plutôt un Bûcher des vanités pop, savoureusement potache et forcément festif, qui donnerait envie de trinquer dans les bars gothiques...
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint16 juin 2011
Ah ! Quel bonheur d'entrer dans le nouveau roman de Niccolo Ammaniti ! On cherche la comparaison : du David Lodge parmesané de Fellini ou du Tom Wolfe alla puttanesca ? [...] C'est bouffon, sexe, méchant, et d'une telle force comique !
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique14 juin 2011
En général, nous n’aimons guère ces romans caricaturaux où l’exagération lasse vite, mais Ammaniti a l’art de nous tenir quand même en haleine. Si on supporte le grotesque drôle et amer, l’écrivain nous montre alors une face de l’Italie, certes ridicule, mais pas sans fondements.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
KanelbulleKanelbulle22 septembre 2011
Oui, l'imprévisible chef bulgare adorait la faim et haïssait l'appétit. L'appétit était l'expression d'un monde repu et satisfait, prêt à la reddition. Un peuple qui savoure au lieu de manger, qui grappille au lieu de se rassasier, est déjà mort et il ne le sait pas. La faim est synonyme de vie. Sans la faim, l'être humain n'est que l'apparence de lui-même et par conséquent, il s'ennuie et se met à philosophailler. Et Zoltan Patrovic abominait la philosophie. Surtout celle qu'on appliquait à la cuisine. Il regrettait la guerre, les famines, la pauvreté. Bientôt, il vendrait tout le saint-frusquin et irait s'installer en Éthiopie.
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tonpdgtonpdg09 novembre 2013
Les mastodontes s’agenouillèrent. Puis ils déposèrent au centre de la pièce un homme et une femme, assis sur des chaises en plastique blanc.

Le vieux avait sur la tête un couvre-chef ornemental, qui ressemblait de loin à ceux des Indiens d’Amérique, composé de stylos Bic, de bouteilles de Campari Soda et de pelles en plastique coloré. De grandes lunettes de soleil Vogue leur couvraient presque tout le visage. Autour du buste, il portait une armure composée de frisbees en plastique coloré.

La femme était coiffée d’un seau bleu et sur les côtés retombaient des nattes de cheveux blancs entrelacées avec des lanières de chambre à air et des plumes de pigeons. Elle était enveloppée dans une doudoune North Face crasseuse d’où pointaient deux petites jambes chétives et variqueuses.

Le roi et la reine, se dit Fabrizio.
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traversaytraversay19 septembre 2012
Les adeptes baissèrent la tête. Le leader leva les yeux au plafond et écarta les bras.

- Qui est votre père charismatique ?

- Toi ! dirent en choeur les Enragés.

- Qui a écrit les Tables du Mal ?

- Toi !

- Qui vous a enseigné la Liturgie des Ténèbres ?

- Toi !

- Qui a commandé les papardelle ? fit le garçon, une rangée d'assiettes fumantes sur les bras.

- Moi ! Saverio tendit la main.

- Ne touchez pas. C'est brûlant.

Le leader des Enragés d'Abaddon s'assit et, en silence, se mit à manger.
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KanelbulleKanelbulle22 septembre 2011
Le vieux avait sur la tête un couvre-chef ornemental, qui ressemblait de loin à ceux des Indiens d'Amérique, composé de stylos bic, de bouteilles de Campari Soda et de pelles en plastique coloré. De grandes lunettes de soleil Vogue leur couvraient presque tout le visage. Autour du buste, il portait une armure composée de frisbees en plastique coloré.

La femme était coiffée d'un seau bleu et sur les côtés retombaient des nattes de cheveux blancs entrelacés avec des lanières de chambre à air et des plumes de pigeons. Elle était enveloppée dans une doudoune North Face crasseuse d'où pointaient deux petites jambes chétives et variqueuses.

Le roi et la reine, se dit Frabizio.
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KanelbulleKanelbulle22 septembre 2011
Il les haïssait. C'était un tas d'ignorants. Un troupeau de moutons. Il s'en fichait, qu'ils l'apprécient. Ils seraient accourus avec le même enthousiasme pour les mémoires de famille du directeur du JT de RAI ou pour les confidences amoureuses de la plus niaise des potiches télévisuelles. Ils voulaient juste avoir leur petite conversation avec la star, leur autographe, leur moment avec l'idole. S'ils avaient pu, ils lui auraient arraché un bout de ses vêtements, une mèche de cheveux, une dent, et ils auraient rapporté ça à la maison comme une relique.
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Videos de Niccolò Ammaniti (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Niccolò Ammaniti

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