> Myriem Bouzaher (Traducteur)

ISBN : 2221116054
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 3.16/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres

A l’occasion de la plus décadente fête du siècle, organisée par un magnat de l’immobilier, un écrivain narcissique en mal d’inspiration, bloqué depuis trois ans au chapitre deux de son nouveau roman, va croiser le ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 27 mai 2011

    MarianneDesroziers

    D'un côté il y a un pauvre type vendeur de meuble tyrolien dans le magasin de son beau-père qui le méprise au plus haut point, presque autant que sa propre femme …
    De l'autre un écrivain à la mode, quadra, beau gosse, célibataire, auteur de best-seller à qui tout réussi…
    Enfin, en apparence seulement car en réalité, Saverio se transforme en chef de secte satanique le soir venu et il a un plan de grand envergure : le massacre de Larita, ex chanteuse de métal satanique convertie au christianisme et à la pop doucereuse pour ados attardés, le tout avec l'épée de Durandal lors d'une soirée huppée réunissant tout ce que l'Italie compte de people…
    Quant à Fabrizio, il apprend par mégarde (alors qu'il est en plein préliminaires avec une belle traductrice qu'il connaît à peine dans le jardin d'une fête) que son éditeur ne croit plus en lui et veut même s'en débarrasser …. Et en y regardant de plus près, sa vie n'est pas si enviable.
    Leurs routes vont se croiser lors de cette fameuse fête aussi somptueuse que ridicule organisée par un millionnaire à la villa Ada. C'est en effet durant la fête (qui occupe la deuxième partie du roman) que Saverio et Fabrizio se rencontrent. Il ne s'agit pas de n'importe quelle fête mais de La Fête où il faut être et surtout être vu, de préférence au bras d'une bimbo qui passe à la télé. Car on n'est plus dans la Rome de Fellini mais dans celle de Berlusconi : la Dolce Vita a laissé place à la vulgarité et au luxe affichés sans complexe. La sensualité toute italienne d'une Anita Eckberg a été remplacée par des pin up à peine pubères et déjà botoxées et anorexiques dont le dents rayent le parquet.
    Dommage que le livre, au demeurant très drôle s'essouffle un peu vers le milieu (pendant la fête justement). Apparemment, Ammaniti est un auteur reconnu en Italie comme l'atteste les prix qu'il a reçu et le soutien des critiques, or malgré les bons moments de lecture passés avec les deux romans que j'ai lu de lui (j'avais beaucoup aimé « Comme Dieu le Veut »), j'avoue que j'ai du mal à le prendre vraiment au sérieux et à le considérer comme un auteur italien majeur. En effet, ses livres presque entièrement composés de dialogues ressemblent à des scénarios de film - de très bonnes comédies italiennes - mais j'avoue que sur un plan strictement littéraire (au niveau du style notamment), je reste sur ma faim !
    Merci en tout cas à Babelio et aux éditions Robert Laffont qui m'ont permis de recevoir ce livre gracieusement.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lillou, le 22 juillet 2011

    lillou
    J'étais plus que dubitative à la lecture des premières pages mettant en scène Mantos, la trentaine avancée, looser fini, leader des Enragés d'Abaddon, une ridicule secte sataniste (4 membres, lui inclus) : un moyen comme un autre pour lui d'exprimer toute la frustration accumulée, dans sa vie privée (avec une bimbo aigrie pour épouse, aussi allumeuse que frigide), à son ennuyeux travail au magasin de meubles tyroliens de son terrible beau-père, avec ses enfants, etc.
    Les chapitres suivant nous dépeignent Fabrizio Ciba, écrivain en vogue après un premier roman au succès phénoménal – mais, en vérité, plus célèbre pour son émission télé et son physique de bellâtre que pour ses écrits. En panne d'inspiration, pathologiquement égocentrique, il oscille constamment entre ses aspirations littéraires, l'envie d'écrire un grand roman social, et l'attrait de la facilité – dans tous les domaines.
    Ces deux opposés constituent les « axes » narratifs du roman et, autour d'eux, défilent des personnages plus cocasses les uns que les autres : un chirurgien esthétique à moitié camé dont le métier n'est qu'une machine à billets ; une actrice sublime mais stupide, qui court les plateaux télé et autres reality shows ; une chanteuse pop, ancienne égérie de hard rock reconvertie dans la mièvrerie et l'humanitaire ; des éditeurs retors pour qui seul le profit signifie quelque chose ; un prix Nobel égaré dans un monde de brutes… Et un milliardaire parti de rien cherchant à faire oublier son image de parvenu : il décide ainsi d'organiser La fête du siècle. Une soirée VIP monumentale dont le thème sera le safari : apéritif sous la tente (mais quelle tente !), chasse aux lions et autres curiosités dans un ancien parc romain acheté et aménagé pour l'occasion, concert de la fameuse pop star du moment, spaghetti party de luxe, festival pyrotechnique et tutti quanti !
    (Voir la suite...)

    Lien : http://monbaratin.blogspot.com/2011/07/la-fete-du-siecle-niccolo-amm..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Fromtheavenue, le 29 juin 2011

    Fromtheavenue
    Dans cette histoire, nous avons à faire tout d'abord à Fabrizio Ciba, jeune romancier à la mode, très égocentrique et imbu de lui-même. Celui-ci décide de se rendre à la fête du miliardaire Sasa Chiatti, annoncée comme La fête du siècle qui s'annonce grandiose et où tous les people sont invités (écrivains, joueurs de foot, artistes, stars, journalistes, mannequins...). le deuxième personnage du roman s'appelle Saverino Moneta, dit Mantos. Lui n'est pas invité à cette fête. Il est le leader d'une secte satanique, rejoins par trois autres membres, embauchés en tant que serveurs. Ils veulent faire parler d'eux pour être enfin reconnus par les autres sectes d'Ttalie. Leur plan : décapiter une chanteuse sur scène. Mais évidemment rien ne s'annonce comme prévu...
    Si vous admettez de vous faire embarquer dans cette histoire loufoque, vous partez pour des éclats de rire et vous irez de surprises en surprises. Ammaniti ne semble rien s'interdire, dépeint une société italienne en à bout de souffle, épingle tout le monde (presse, télé, politique...) et s'en donne à coeur joie. Son scénario part en sucette et son imagination n'a pas de limites.
    Ici, place au divertissement. Ammaniti maîtrise des dialogues drôles et percutants digne d'une véritable comédie au cinéma. Ecrire un roman drôle n'est pas un exercice facile mais selon moi, il relève brillamment le défi.....

    Lien : http://fromtheavenue.blogspot.com/2011/06/che-la-festa-cominci.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Bill, le 12 mai 2011

    Bill
    Un roman !
    Un vrai roman, qui est totalement vrai ... même ce qui est invraisemblable !
    Un roman que j'ai adoré ...
    Un roman qui m'a ramenée à Rome, qui m'a fait parcourir ses avenues et ses petites rues ...
    Je me suis vue en Vespa descendre du Monte Mario et longer le Lungotevere embouteillé ...
    J'ai descendu le Corso Vittorio Emmanuelle, et de la via dei Fori Imperiali, j'ai observé le Colisée by night, sans centurions, ni gladiateurs, ni touristes ...
    Un roman qui a confirmé mon envie d'aller visiter la Villa Ada ... que je ne regarderai certainement pas du même oeil en juin que si nous y avions été en février ...
    Un roman qui a le goût de Rome dans tous ses excès et toute sa beauté éternelle ...
    Un roman de l'Italie d'aujourd'hui qui répond en écho au Dolce Vita de Simonetta Greggio que j'ai lu il y a quelques mois ...
    Un roman avec de vrais héros, et des personnages très ordinaires, bien terre à terre avec leurs faiblesses mais aussi leurs moments de grandeur :)
    Un roman avec des tas d'histoires sous jacentes, des jalousies, des envies, des complots, des bassesses, des disparus, des stars qui se la jouent et d'autres pas du tout ...
    En bref un roman un vrai, que je vous recommande très très chaudement !


    Lien : http://les.lectures.de.bill.et.marie.over-blog.com/article-la-fete-d..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Atoutlivres30, le 06 mars 2012

    Atoutlivres30
    Ouvrage écrit "les doigts dans la prise".
    Les nouveaux riches et leur entourage mêlés à quelques adorateurs de Satan dans une fête qui devient une tempête !
    Quelle écriture ! Quelle imagination lumineuse ! et une fin pas banale...
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques presse (5)


  • Lexpress , le 09 juillet 2011
    Sa charge est féroce, son regard impitoyable, mais ses dialogues bâclés et sa prose télégraphique frisent l'anorexie : du Tom Wolfe en version BD.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 09 juillet 2011
    C'est un livre brillant, fluide, nerveux, foudroyant par moments. Mais il n'est pas totalement réussi. Est-ce qu'il faut le lire quand même ? Oui, parce qu'on rit. Oui, parce qu'à la fin on a envie de pleurer.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 27 juin 2011
    Certains y verront probablement une critique de l'Italie berlusconienne, on y verrait plutôt un Bûcher des vanités pop, savoureusement potache et forcément festif, qui donnerait envie de trinquer dans les bars gothiques...
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LePoint , le 16 juin 2011
    Ah ! Quel bonheur d'entrer dans le nouveau roman de Niccolo Ammaniti ! On cherche la comparaison : du David Lodge parmesané de Fellini ou du Tom Wolfe alla puttanesca ? [...] C'est bouffon, sexe, méchant, et d'une telle force comique !
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LaLibreBelgique , le 14 juin 2011
    En général, nous n’aimons guère ces romans caricaturaux où l’exagération lasse vite, mais Ammaniti a l’art de nous tenir quand même en haleine. Si on supporte le grotesque drôle et amer, l’écrivain nous montre alors une face de l’Italie, certes ridicule, mais pas sans fondements.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Kanelbulle, le 22 septembre 2011

    Le vieux avait sur la tête un couvre-chef ornemental, qui ressemblait de loin à ceux des Indiens d'Amérique, composé de stylos bic, de bouteilles de Campari Soda et de pelles en plastique coloré. De grandes lunettes de soleil Vogue leur couvraient presque tout le visage. Autour du buste, il portait une armure composée de frisbees en plastique coloré.
    La femme était coiffée d'un seau bleu et sur les côtés retombaient des nattes de cheveux blancs entrelacés avec des lanières de chambre à air et des plumes de pigeons. Elle était enveloppée dans une doudoune North Face crasseuse d'où pointaient deux petites jambes chétives et variqueuses.
    Le roi et la reine, se dit Frabizio.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Kanelbulle, le 22 septembre 2011

    Oui, l'imprévisible chef bulgare adorait la faim et haïssait l'appétit. L'appétit était l'expression d'un monde repu et satisfait, prêt à la reddition. Un peuple qui savoure au lieu de manger, qui grappille au lieu de se rassasier, est déjà mort et il ne le sait pas. La faim est synonyme de vie. Sans la faim, l'être humain n'est que l'apparence de lui-même et par conséquent, il s'ennuie et se met à philosophailler. Et Zoltan Patrovic abominait la philosophie. Surtout celle qu'on appliquait à la cuisine. Il regrettait la guerre, les famines, la pauvreté. Bientôt, il vendrait tout le saint-frusquin et irait s'installer en Éthiopie.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Kanelbulle, le 22 septembre 2011

    Il les haïssait. C'était un tas d'ignorants. Un troupeau de moutons. Il s'en fichait, qu'ils l'apprécient. Ils seraient accourus avec le même enthousiasme pour les mémoires de famille du directeur du JT de RAI ou pour les confidences amoureuses de la plus niaise des potiches télévisuelles. Ils voulaient juste avoir leur petite conversation avec la star, leur autographe, leur moment avec l'idole. S'ils avaient pu, ils lui auraient arraché un bout de ses vêtements, une mèche de cheveux, une dent, et ils auraient rapporté ça à la maison comme une relique.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Kanelbulle, le 22 septembre 2011

    Mantos, blotti à côté de la porte, s'observa. Il observa la tunique noire qu'il avait cousue avec les vieux rideaux mis au rebut du cinéma Flamingo. Il observa sa Durandal achetée sur eBay. Et il s'aperçut à quel point il était pathétique.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (3)

Videos de Niccolò Ammaniti

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Niccolò Ammaniti

Vidéo en italien. Trailer de "Como dio comanda" (Comme Dieu le veut) de Niccolo Ammaniti.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La fête du siècle par :

  • Mail
  • Blog

Lire un extrait

> voir plus

Lecteurs (37)

> voir plus

Quiz