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> Myriem Bouzaher (Traducteur)

ISBN : 2221116054
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

A l’occasion de la plus décadente fête du siècle, organisée par un magnat de l’immobilier, un écrivain narcissique en mal d’inspiration, bloqué depuis trois ans au chapitre deux de son nouveau roman, va croiser le ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ChristopheM, le 27 février 2013

    ChristopheM
    A Rome, de nos jours.
    Fabrizio Ciba, écrivain à succès, la quarantaine, homme à femme ou adepte de la « jambe en l'airisme », perd de sa notoriété. Un rival brillant de vingt ans plus jeune, lui vole une grosse part de son succès. La frustration l'envahit. Il est lentement laissé de côté par son éditeur car il perd de son cachet. Pour Fabrizio c'est ignoble, il est en rage quand il sait qu'il est comparé à une nonne qui vend des livres de recettes de cuisine. C'est une insulte qui demande réparation, le gant est jeté. Son charisme suffira-t-il à retourner la tendance en sa faveur lors de La fête du siècle ?
    A côté de cela, dans la même ville, apparaît les enragés d'Abaddon, une secte sataniste sans valeur. Une petite bande transparente devant le groupuscule concurrent « Les fils de l'Apocalypse » de Kurtz Minetti. le leader des enragés, Fabrizio Moneta alias Mantos, un soumit, un vendeur de meubles pour son exécrable beau-père, marié à une femme castratrice écœurante, père de jumeaux en bas âges, est surmené, voir dépassé, par tout. L'organisation de son groupe secret composé de, lui comprit, trois autres personnes inefficaces et rock n'roll démodé : Zombie, Murder et Silvietta. Mantos approche le stade du pétage de plomb. Il découvre alors, la jouissance que procure la possibilité de dire « non ». Ce qui libère son inspiration et le pousse à orchestrer un coup énorme qui lui permettrait d'être respecter de tous. le sectaire fou et sa clique trouvent par inadvertance le moyen de se joindre à La fête du siècle. L'heure de gloire approche.
    La fête, encore et encore. Et du siècle en plus. Précipitons nous à rejoindre le tapis rouge pour gratter l'un ou l'autre sourire. Car de rire, vous ne serez pas épargné. Plus comique qu'à pouffer de rire, bon ben là, c'est en fonction du degré de réception de l'humour qu'insuffle un artiste. Tout le monde ne rigole pas aux mêmes blagues…
    Les deux invités, malgré eux quelque part, se retrouvent à la fiesta l'esprit revanchard, empli d'animosité pour des raisons qui ne se rejoignent pas toujours et même proche du grand écart.
    Tout est en légèreté, à l'humour décapant, ironique à souhait. Une vraie blague géante avec des scènes cocasses, farfelues et des situations catastrophe qui s'enchaînent. le lecteur s'amuse, c'est obligatoire, secoué par le dynamisme présent dans chaque instant. L'écriture voltige en tout sens, osée, sans barrière, imaginative et bien dosée sur l'humour, sans exagération. Si ce devait être un film, le rôle de l'écrivain, Ciba, serait taillé pour Roberto Benigni.
    Il y a un amas de situations impromptues qui étire les rides au point de les figer sur le visage. le lecteur prit sur le fait par un voisin, dans un bus bondé en route pour un centre-ville quelconque, serait fusillé du regard. À voir le lecteur souriant constamment, le voisin grincheux se demanderait comment peut-on lâcher un bêta dans la nature, toujours à rire bêtement alors qu'il n'y a rien de drôle, qu'on l'enferme. Ce serait une place de gagner dans ce bus qui en manque considérablement, ce matériel roulant qui n'est qu'un gros filtre ne filtrant rien et étouffant les passagers d'odeurs immondes de transpiration un jour d'été très corsé. Mais comment ne pas être cet imbécile heureux présumé ? Lorsqu'un lecteur se retrouve avec une histoire dans la main (ou en mémoire), dont des images d'un genre de festival de Canne (sauf que c'est à Rome dans la prestigieuse villa « Ada ») qui se métamorphose en phénomène sismique (et où la St Barthélémy sonne comme une berceuse à côté), tourne en boucle dans ses pensées. C'est une sorte de « Scary movie » lâchée dans un « Jurassik park » sans les dinosaures.
    Sans répits, vous l'aurez compris.
    Pas de place pour la honte, vous vous souvenez le lecteur dans le bus…Il s'en fou, il aime. À ce niveau-là, c'est même insignifiant. Par contre dans ce livre, Ciba est en conflit avec sa société aguicheuse et énervante, avec lui-même aussi, il rejette l'exubérance et s'y noie impuissant. La honte oriente ses mouvements, ses choix. Sa honte est un gilet par « apparence trompeuse » inefficace. La crainte du ridicule ou de l'indécence le turlupine. L'auteur démontre qu'il n'y a plus de honte dans la décadence. À un certain stade, elle disparait. Pourquoi s'en faire ? Être respectable, pour quoi faire ? Être exemplaire pour vendre des bouquins, des films…
    « Ce que tu appelles ces moments de honte, ce sont des éclairs de splendeur médiatique qui donne du lustre à ton personnage et te rendent plus humain et sympathique. S'il n'existe plus de règles éthiques et esthétiques, les moments de honte périclitent en conséquence. » (p206)
    Au-delà des regrets, l'envie ou l'amertume de chacun devant une fiesta mielleuse et exagérée. C'est avant tout une ode au ridicule qui ne tue point sauf dans le roman. Un contre argument au gaspillage d'intelligence. Une très belle comédie, l'horreur y est risible, quelques scènes de sentimentalisme à considérer comme la pause du lecteur dans ce chaos. C'est une sucrerie acide, de celle qui vous bloque les zygomatiques après une ou deux succions.
    Il ne faut pas tout ramener à l'excentricité et la folie servie par une élite ou des chanceux privilégiés ou encore au seul ex-futur-ex premier italien. Des milliardaires, politicards du genre capricieux, manipulateur et égocentrique, des « VIP » qui se nourrissent de copinage frauduleux ou stérile de vraisemblance, il y en a dans chaque pays avec autant de villas « Ada » que de personnes qui ont faim. Oui la connerie du pouvoir de l'argent, de ce qu'il apporte, de la recherche de reconnaissance illusoire (inculquée dès le plus jeune âge) et passagère d'une société nauséeuse. Société dans laquelle le temps déprime par sa rapidité inébranlable.
    Quand la fièvre est passée, la normalité reprend son cours. L'éphémère comédie se brise ici et naît là-bas. Ainsi est la nature humaine inapte devant ses inventions. La consommation, le progrès, la rentabilité… Faut-il s'indigner, se résigner ? Aucun des deux n'a de chance de réussite. Par contre tempérer autant que possible. Et puis sauve-qui-peut quand les eaux tumultueuses ravagent et nettoient tout sur leurs passages…
    Un très bon moment de lecture satirique. Pour qui a envie de se changer les idées en toute légèreté. Bienvenue à Rome pour une détente amusante aux frontières du paranormal et du thriller. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. J'ai bien dit aux frontières du...
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    • Livres 2.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 27 mai 2011

    MarianneDesroziers

    D'un côté il y a un pauvre type vendeur de meuble tyrolien dans le magasin de son beau-père qui le méprise au plus haut point, presque autant que sa propre femme …
    De l'autre un écrivain à la mode, quadra, beau gosse, célibataire, auteur de best-seller à qui tout réussi…
    Enfin, en apparence seulement car en réalité, Saverio se transforme en chef de secte satanique le soir venu et il a un plan de grand envergure : le massacre de Larita, ex chanteuse de métal satanique convertie au christianisme et à la pop doucereuse pour ados attardés, le tout avec l'épée de Durandal lors d'une soirée huppée réunissant tout ce que l'Italie compte de people…
    Quant à Fabrizio, il apprend par mégarde (alors qu'il est en plein préliminaires avec une belle traductrice qu'il connaît à peine dans le jardin d'une fête) que son éditeur ne croit plus en lui et veut même s'en débarrasser …. Et en y regardant de plus près, sa vie n'est pas si enviable.
    Leurs routes vont se croiser lors de cette fameuse fête aussi somptueuse que ridicule organisée par un millionnaire à la villa Ada. C'est en effet durant la fête (qui occupe la deuxième partie du roman) que Saverio et Fabrizio se rencontrent. Il ne s'agit pas de n'importe quelle fête mais de La Fête où il faut être et surtout être vu, de préférence au bras d'une bimbo qui passe à la télé. Car on n'est plus dans la Rome de Fellini mais dans celle de Berlusconi : la Dolce Vita a laissé place à la vulgarité et au luxe affichés sans complexe. La sensualité toute italienne d'une Anita Eckberg a été remplacée par des pin up à peine pubères et déjà botoxées et anorexiques dont le dents rayent le parquet.
    Dommage que le livre, au demeurant très drôle s'essouffle un peu vers le milieu (pendant la fête justement). Apparemment, Ammaniti est un auteur reconnu en Italie comme l'atteste les prix qu'il a reçu et le soutien des critiques, or malgré les bons moments de lecture passés avec les deux romans que j'ai lu de lui (j'avais beaucoup aimé « Comme Dieu le Veut »), j'avoue que j'ai du mal à le prendre vraiment au sérieux et à le considérer comme un auteur italien majeur. En effet, ses livres presque entièrement composés de dialogues ressemblent à des scénarios de film - de très bonnes comédies italiennes - mais j'avoue que sur un plan strictement littéraire (au niveau du style notamment), je reste sur ma faim !
    Merci en tout cas à Babelio et aux éditions Robert Laffont qui m'ont permis de recevoir ce livre gracieusement.
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    • Livres 4.00/5
    Par traversay, le 28 août 2012

    traversay
    Niccolo Ammaniti n'a peur de rien. Dans son roman précédent, Comme Dieu le Veut, il se colletait, avec une incroyable férocité, au monde des exclus, marginalisés dans une Italie abrutie par la société de consommation. Changement de décor avec La fête du siècle, nous voici dans le monde tapageur des VIP's, un univers d'une vulgarité crasse où starlettes, entrepreneurs, écrivains, chirurgiens esthétiques, footballeurs ..., tous confits dans la vanité de leur importance, vont déguster ..., mais pas de la manière qu'ils imaginaient.
    Pour corser l'affaire, Ammaniti introduit un quarteron de branquignols, satanistes à la manque, qui servent de contrepoint loufoque à l'élimination au lance flammes des "pipoles" auxquels l'auteur réserve un traitement de choc qui dépasse l'imagination. Qu'on se le dise, Ammaniti n'a vraiment peur de rien ! A partir de la centième page de La fête du siècle, la folle sarabande commence. Dans une sorte d'apocalypse qui prend le décor d'un invraisemblable Jurassic Park, la chasse au tigre dégénère totalement et les morts les plus spectaculaires se succèdent. On sent la jubilation de l'écrivain satiriste derrière ce jeu de massacre, une envie d'en découdre avec la société italienne du paraître et des paillettes, telle qu'elle existe depuis l'arrivée au pouvoir d'un certain Silvio B., jamais cité, mais dont l'ombre plane au-dessus de ce roman méphitique. Ammaniti en fait t-il trop ? On est en droit de le penser avec une dernière partie qui en remet une couche dans le délire façon film d'horreur. Entre Rabelais et Dario Argento, La fête du siècle nous a de toute façon emmené tellement loin que notre esprit cartésien a depuis longtemps rendu l'âme. A bien y repenser, ce roman exorciste, qui fait rire à chaudes larmes et frissonner de terreur, est une farce sociale qui pose de vraies questions sur une civilisation dont la déliquescence n'a rien à envier à celle l'Empire romain.
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    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 10 février 2013

    monito
    Il y a Mantos à la tête d'une secte sataniste italienne qui ressemble davantage aux pieds nickelés qu'aux adorateurs des sectes du même acabit et qui rassemble en fait quatre paumés de la vie qui se donnent surtout une raison de vivre et d'être ensemble dans une vie de merde.
    Il y a Fabrizio Cibo, écrivain vendant des best-sellers qui tour à tour est sûr de son immense talent et plein de doutes sur ses capacités mais s'illusionne d'un énorme succès de librairie, d'une faconde et d'un style de vie qui le placent sous les feux de la rampe, sa chevelure au vent, savamment et régulièrement manipulée pour lui donner de l'effet à l'instar d'un romancier français ayant un jour décerné lui-même un prix à sa création.
    Les unes et les autres évoluent en parallèle jusqu'à ce que ce qui doit être La fête du siècle les réunisse dans la villa Ada de Rome et figure comme l'apogée du roman d'Ammaniti.
    Cette fête du siècle improbable rassemble aussi les paumés anonymes aux plus grandes stars du sport, de la télé, de la politique ou de la littérature italiennes dans un scénario qui ne l'est pas moins… encore que.
    Dire plus serait dévoiler le cœur du roman qui dépeint une société italienne berlusconisée où les repères n'ont plus de sens et plus largement une société occidentale qui se perd, s'est perdue, dans un embrouillamini qu'elle a elle-même patiemment organisé pour se donner encore l'impression de vivre par delà le superficiel auquel elle s'accroche.
    On rit jaune, mais on rit beaucoup puis l'on s'interroge et l'on se dit, chiche : que le fête commence.
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    • Livres 5.00/5
    Par Charybde2, le 19 mars 2013

    Charybde2
    L'effondrement social et humain de l'Italie contemporaine dans un délire décapant !
    Publiée en 2009, et tout récemment traduite en français, "La fête du siècle" est un nouveau coup de maître de Niccolò Ammaniti. Mélange de farce baroque débridée et de satire sociale d'une grande clairvoyance, ce roman fera aussi irrésistiblement penser les connaisseurs aux mécanismes déployés par le Français Jean-Marc Agrati dans nombre de ses nouvelles.
    Sans dévoiler de moments-clé de l'intrigue, disons seulement qu'on trouvera là des sectes sataniques rivalisant pour la notoriété dans leur domaine (clin d'œil possible à la mascarade organisée par le collectif Wu Ming à ses débuts, sous le nom de Luther Blissett), des écrivains à succès - dont l'un des deux principaux narrateurs - et le cortège d'admirateurs plus ou moins sincères qui les entourent, un magnat napolitain vraisemblablement camorriste, un parc naturel reconstitué dans un ex-jardin public en plein milieu de Rome, des joueurs de football, des politiciens, des starlettes, une chanteuse de death metal devenue catholique, et un final apocalyptique dans lequel le deus ex machina est lié aux Jeux Olympiques de 1960 à Rome, cinquante ans plus tôt...
    On sort hilare et pensif de cette lecture, réalisant à quel point, sans aucun discours politique explicite, Ammaniti nous fait toucher du doigt et du rire l'effondrement social et humain largement réalisé aujourd'hui, en Italie comme ailleurs.
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Critiques presse (5)


  • Lexpress , le 09 juillet 2011
    Sa charge est féroce, son regard impitoyable, mais ses dialogues bâclés et sa prose télégraphique frisent l'anorexie : du Tom Wolfe en version BD.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 09 juillet 2011
    C'est un livre brillant, fluide, nerveux, foudroyant par moments. Mais il n'est pas totalement réussi. Est-ce qu'il faut le lire quand même ? Oui, parce qu'on rit. Oui, parce qu'à la fin on a envie de pleurer.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 27 juin 2011
    Certains y verront probablement une critique de l'Italie berlusconienne, on y verrait plutôt un Bûcher des vanités pop, savoureusement potache et forcément festif, qui donnerait envie de trinquer dans les bars gothiques...
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LePoint , le 16 juin 2011
    Ah ! Quel bonheur d'entrer dans le nouveau roman de Niccolo Ammaniti ! On cherche la comparaison : du David Lodge parmesané de Fellini ou du Tom Wolfe alla puttanesca ? [...] C'est bouffon, sexe, méchant, et d'une telle force comique !
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LaLibreBelgique , le 14 juin 2011
    En général, nous n’aimons guère ces romans caricaturaux où l’exagération lasse vite, mais Ammaniti a l’art de nous tenir quand même en haleine. Si on supporte le grotesque drôle et amer, l’écrivain nous montre alors une face de l’Italie, certes ridicule, mais pas sans fondements.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par Kanelbulle, le 22 septembre 2011

    Oui, l'imprévisible chef bulgare adorait la faim et haïssait l'appétit. L'appétit était l'expression d'un monde repu et satisfait, prêt à la reddition. Un peuple qui savoure au lieu de manger, qui grappille au lieu de se rassasier, est déjà mort et il ne le sait pas. La faim est synonyme de vie. Sans la faim, l'être humain n'est que l'apparence de lui-même et par conséquent, il s'ennuie et se met à philosophailler. Et Zoltan Patrovic abominait la philosophie. Surtout celle qu'on appliquait à la cuisine. Il regrettait la guerre, les famines, la pauvreté. Bientôt, il vendrait tout le saint-frusquin et irait s'installer en Éthiopie.
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  • Par tonpdg, le 09 novembre 2013

    Les mastodontes s’agenouillèrent. Puis ils déposèrent au centre de la pièce un homme et une femme, assis sur des chaises en plastique blanc.
    Le vieux avait sur la tête un couvre-chef ornemental, qui ressemblait de loin à ceux des Indiens d’Amérique, composé de stylos Bic, de bouteilles de Campari Soda et de pelles en plastique coloré. De grandes lunettes de soleil Vogue leur couvraient presque tout le visage. Autour du buste, il portait une armure composée de frisbees en plastique coloré.
    La femme était coiffée d’un seau bleu et sur les côtés retombaient des nattes de cheveux blancs entrelacées avec des lanières de chambre à air et des plumes de pigeons. Elle était enveloppée dans une doudoune North Face crasseuse d’où pointaient deux petites jambes chétives et variqueuses.
    Le roi et la reine, se dit Fabrizio.
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  • Par Kanelbulle, le 22 septembre 2011

    Le vieux avait sur la tête un couvre-chef ornemental, qui ressemblait de loin à ceux des Indiens d'Amérique, composé de stylos bic, de bouteilles de Campari Soda et de pelles en plastique coloré. De grandes lunettes de soleil Vogue leur couvraient presque tout le visage. Autour du buste, il portait une armure composée de frisbees en plastique coloré.
    La femme était coiffée d'un seau bleu et sur les côtés retombaient des nattes de cheveux blancs entrelacés avec des lanières de chambre à air et des plumes de pigeons. Elle était enveloppée dans une doudoune North Face crasseuse d'où pointaient deux petites jambes chétives et variqueuses.
    Le roi et la reine, se dit Frabizio.
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  • Par Kanelbulle, le 22 septembre 2011

    Il les haïssait. C'était un tas d'ignorants. Un troupeau de moutons. Il s'en fichait, qu'ils l'apprécient. Ils seraient accourus avec le même enthousiasme pour les mémoires de famille du directeur du JT de RAI ou pour les confidences amoureuses de la plus niaise des potiches télévisuelles. Ils voulaient juste avoir leur petite conversation avec la star, leur autographe, leur moment avec l'idole. S'ils avaient pu, ils lui auraient arraché un bout de ses vêtements, une mèche de cheveux, une dent, et ils auraient rapporté ça à la maison comme une relique.
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  • Par mireille.lefustec, le 03 décembre 2013

    Ce que tu appelles figures de merde sont des étincelles de splendeur médiatique qui donnent du brillant au personnage et qui te le rendent plus humain et sympathique. Si les règles éthiques et esthétiques cessent d'exister les figures de merde disparaissent.

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