Bois-Brûlé c'est le nom d'une jolie maison isolée que l'on devine agréable et qui pourtant est devenu le lieu d'un drame dont on ne connaitra les faits précis qu'à la toute fin du livre.
Claude Amoz distille l'angoisse lentement à travers le récit de trois des protagonistes : celui du propriétaire de
Bois-Brûlé, un notaire rongé par le manque d'estime de soi, celui de Leila, jeune fille au pair témoin impuissant et apeuré des événements dramatiques et celui de Victor, le fou, le détraqué, le dangereux. Mais si le coupable est bien Victor, tout n'est jamais blanc ou noir chez
Claude Amoz, les responsabilités et les culpabilités se mêlent pour nous entraîner loin dans les méandres de l'âme humaine, dans le malheur et la confusion qui peuvent parfois envahir nos esprits et nous faire perdre toute rationalité. On lit
Bois-Brûlé comme on serait témoin d'une catastrophe en train de se produire sous nos yeux sans qu'on ne puisse rien faire pour l'arrêter... Un roman noir, très noir à l'ambiance angoissante oui, mais aussi un roman profondément humain dans lequel le passé, les blessures d'enfance et l'indifférence adulte semblent être les vrais seuls coupables.