Le début du roman nous plonge dans le drame de la vie d'Axel, jeune garçon de 11 ans au moment des faits, témoin de la pendaison de son père et du viol de sa mère. le responsable de ces horreurs : Connor O'Shaunnessy, un être monstrueux et sans aucune morale qui n'hésite pas à utiliser la force sur plus faible que lui.
Axel quittera No Name avec sa mère et ses 3 demi-frères, mais ne pourra jamais oublier ce qu'il a vu et le sentiment de haine grandissant en lui arrive à son apogée, lorsque 20 ans plus tard, il est en mesure de se venger du meurtrier de son père.
Ayant retrouvé la trace du fils de Connor, Axel décide de lui donner une leçon, d'autant que le garçon n'a fait que provoquer des tensions depuis qu'Axel est revenu à No Name.
Mais alors qu'Axel Keegan s'apprête à donner la leçon de sa vie à ce blanc-bec en simulant une pendaison, la sœur de ce dernier, Cathy, se précipite dans la grange et fait une proposition inattendue pour lui éviter la mort.
Elle comptait se priver des années durant s'il le fallait pour rembourser Keegan, mais lui n'a pas tout à fait suivi le même cheminement d'idée et c'est l'esprit altéré par la vision de cette ravissante jeune femme qu'il l'entraine à l'écart et lui dit tout bonnement de se déshabiller !
Ce roman de
Catherine Anderson n'est, à mon goût, pas le meilleur que j'aie lu bien qu'il m'ait entraînée une fois encore dans un univers où la souffrance d'un passé affreux côtoie la romance de deux êtres qui n'auraient pas dû se rencontrer.
Cathy a 22 ans, elle est la fille de Connor O'Shaunnessy et de ce fait, a vécu entre la crainte des coups de son père, buveur invétéré et homme violent, et celle des hommes en général. Ne faisant confiance qu'à son frère, Cathy s'est forgé une carapace qui lui permet de se lever chaque jour et d'avancer.
Sa rencontre avec Axel va fendiller cette carapace, car non seulement il est correct et gentil avec elle, mais en plus, elle se rend compte qu'elle-même éprouve quelque chose pour lui. Hors, elle ne peut pas accepter qu'un homme la touche.
J'avais lu des critiques énonçant une certaine mièvrerie à la fin de l'histoire. Je ne suis pas d'accord. Certes on a parfois envie de secouer Cathy et de lui faire prendre conscience une fois pour tout qu'Alex n'est pas du tout comme les autres, mais ses réactions sont néanmoins compréhensibles et parfaitement légitimes.
Le roman est ponctué de petites touches d'humour et de scènes cocasses entre Axel, ses demi-frères et Cathy. le final, bien que prévisible, est poignant et laisse craindre le pire.
Heureusement, madame Anderson aime les happy end... ça tombe bien, nous aussi !