> Predrag Matvejevic (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
> Pascale Delpech (Traducteur)

ISBN : 225393321X
Éditeur : Le Livre de Poche (1999)


Note moyenne : 4.53/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
A Visegrad, c'est sur le pont reliant les deux rives de la Drina - mais aussi la Serbie et la Bosnie, l'Orient et l'Occident - que se concentre depuis le XVIe siècle la vie des habitants, chrétiens, juifs, musulmans de Turquie ou " islamisés ". C'est là que l'on palabre... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par mariech, le 16 avril 2011

    mariech
    Magnifique roman écrit en 1949 et qui a reçu le prix nobel de littérature en 1961 , il nous raconte l'histoire du pont sur la drina sur 4 siècles , depuis le milieu du 16 ième siècle jusqu'en 1914 où le pont est détruit partiellement alors qu'on le croyait indestructible.
    Fresque historique sur le choc des cultures Orient- Occident , émaillée de nombreuses anecdotes qui rendent le livre vivant , on voyage dans le temps et dans l'esprit des différentes époques abordées.
    Ma partie préférée c'est au moment où la région est sous occupation austro-hongroise à la fin du 19ième siècle .Les habitants se demandent qui sont ses occupants qui doivent toujours être actifs , ils réparent , nettoyent le pont , alors qu'eux sont plus passifs , ils passent leurs journées à palabrer , rêvasser et d'ailleurs un pont ne se répare pas et se nettoye encore moins .
    Lors du recensement ,ils n'osent pas se révolter ouvertement mais essayent à leur manière de résister , ils repeignent les numéros de leurs maisons ( nouveauté obligatoire) en même temps que les murs de leurs maisons , ils affichent les numéros à l'envers .
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Piston, le 07 octobre 2010

    Piston
    Roman publié en 1945, Le Pont sur la Drina est l'humble ambassadeur d'une Europe multiculturelle.
    "A Visegrad, c'est sur le pont reliant les deux rives de la Drina - mais aussi la Serbie et la Bosnie, l'Orient et l'Occident - que se concentre depuis le XVIe siècle la vie des habitants, chrétiens, juifs, musulmans de Turquie ou " islamisés ". C'est là que l'on palabre, s'affronte, joue aux cartes, écoute les proclamations des maîtres successifs du pays, Ottomans puis Austro-Hongrois.
    C'est la chronique de ces quatre siècles que le grand romancier yougoslave Ivo Andrić, prix Nobel de littérature en 1961, nous rapporte ici, mêlant la légende à l'histoire, la drôlerie à l'horreur, faisant revivre mille et un personnages : de Radisav le Serbe empalé par le gouverneur turc, à Fata qui se jette du pont pour éviter un mariage forcé, et au vieil Ali Hodja, le Turc traditionaliste, qui voit avec consternation surgir les troupes de l'empereur François-Joseph.
    En 1914, le pont endommagé dans une explosion demeure debout. Sinistre présage, cependant, grâce auquel ce roman paru en 1945, oeuvre d'un écrivain bosniaque par sa naissance, croate par son origine et serbe par ses engagements d'alors, nous paraît aujourd'hui mystérieusement prophétique."
    Vraiment passionnant ! Pas loin du roman historique, il dépeint en instantanés les moments de joie et les moments de douleur de cette région. Tous les récits gravitent autour du pont, construit sur ordre d'un vizir turc, ancien paysan serbe enlevé dans son enfance. Cette construction transformera aussi bien le paysage que la vie des autochtones et elle même changera de fonction selon les mœurs et les époques. Il y a là dedans des moments d'éclats, qui viennent illustrer la complexité des relations entre les différents peuples. Mais également quelques sombres scènes de tortures insoutenables pour ne pas oublier que la cruauté n'a d'égal que l'imagination de l'homme. le pont fait office de charnière entre le monde chrétien et le monde musulman. Par moments il est unificateur et permet à ceux-ci de cohabiter, à d'autres il symbolise la frontière sur laquelle se heurtent les idéaux. Dans ce récit que nous traversons, nous suivons la lente évolution des mentalités de générations en générations. Si le temps détruit tout, l'édifice lui reste immuable.
    Je recommande tout particulièrement cette lecture à ceux qui s'intéressent aux Balkans et veulent en comprendre la réalité géo-politique. Mais également à ceux qui aiment s'imprégner d'une culture différente.

    Lien : http://piston.hautetfort.com/archive/2009/02/09/le-pont-sur-la-drina..
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    • Livres 5.00/5
    Par eternel, le 22 août 2011

    eternel
    Les liens culturels, sociaux, historiques, économiques que crée et concentre ce pont entre les différentes communautés d'une ville endormie des Balkans, et celà à travers les générations, est son trésor le plus grand car il est le plus partagé, il est l'âme de la ville.Si les forces centrifuges du nationalisme, du sectarisme religieux, du progrès économique, de l'enrichissement mal réparti rendent la cohésion sociale et humaine plus difficile voir impossible et ouvrent les portes à tous les excès et exclusions, le pont immuablemet est là pour rappeler avec nostalgie que l'eau n'arrête pas de couler entre ses arches et qu'il en est de même de la vie des hommes autour de ce pont.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 06 juin 2011

    cicou45
    L'histoire se déroule à Višegrad en Bosnie et le personnage principal n'est non pas un homme mais un pont. Il ne s'agit cependant par d'un pont banal puisque celui-ci a l'avantage de relier non seulement deux villes mais également deux pays, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie. de plus, c'est sur ce même pont que tout se passe : parties de cartes, discussions, déclarations des nouveaux chefs d'état...Un pont qui réunit quatre siècle d'histoire puisqu'il a été construit et 1516 mais réunit aussi, et je dirais même, surtout, des hommes de nationalité et de religion différente. Pont multi-racial qui réunit à la fois des chrétiens, des juifs et des musulmans. tout cela dans une ambiance sereine et de convivialité bien que les échanges entre ces peuples font parfois revivre l'horreur des siècles passés.
    Magnifique roman qui obtint le prix Nobel en 1961 écrit par Ivo Andrić, auteur né en Bosnie, d'origine croate et serbe de cœur et de par ses engagements, celui-ci nous apporte un magnifique témoignage de tolérance et de respect de l'autre. Je trouve que ce roman a toujours une aussi grande valeur aujourd'hui car, en regardant le monde autour de nous, nous ne pouvons nous mettre qu'à espérer et rêver de ce pont sur la Drina où les hommes, quelle que soit leur origine, leur culture ou encore leur religion, joueraient et discuteraient en paix. Quelle merveilleuse utopie, n'est-ce pas ?
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Citations et extraits

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  • Par cicou45, le 06 juin 2011

    "Le soleil se lève le matin pour que nous, les hommes, puissions voir autour de nous et vaquer à nos occupations, et il se couche le soir pour nous permettre de dormir et de nous reposer des efforts de la journée."
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  • Par jacques-ferreboeuf, le 26 août 2011

    c'est un ami serbe de Bosnie qui m'a révélé ce livre , l'an dernier, pendant les vacances!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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[La Chronique de Travnik]
Au Musée MAILLOL de la Fondation Dina VIERNY, Olivier BARROT présente "La Chronique de Travnik" de Ivo ANDRIC, roman passionnant comme ceux de DUMAS ou de Gilles PERRAULT ; aux éditions BELFOND.











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