Je n'ai pas pu résister bien longtemps avant d'ouvrir ce deuxième volume de la série
Ondine. Je me souviens que lorsque j'ai ouvert ce tome pour la première fois, j'avais été choquée et bouleversée par ce qu'il s'y passe, l'ampleur prise par les événements, l'évolution de Hugues. Je ne m'attendais pas du tout à cela et j'étais même révoltée que l'auteure ose faire subir ça à ses personnages. Aujourd'hui, cela m'étonne beaucoup moins, c'est même la suite logique, nécessaire et inévitable du premier tome. Dison juste que l'adolescente naïve que j'étais à 14 ans, a grandi et est un peu plus aigrie lucide aujourd'hui.
Si le premier tome était celui du changement, des décisions, celui-ci nous parle des conséquences de ce choix, il s'agit peu à peu d'affirmer ses décisions, de devenir adulte, avec toutes les conséquences que cela impose, en rigueur et en courage. Il est encore temps de tout abandonner et de reprendre le confort de ses anciennes habitudes.
Ondine doit choisir pour de bon la voie qu'elle veut suivre. Ce tome est beaucoup plus grave, beaucoup plus adulte que le précédent. Les adolescents, encore insouciants par moments ont laissé place à des adultes en train de se construire. C'est le tome de la mise à l'épreuve et celle-ci aura lieu de façon très concrète et très crue, sans pour autant que cela ne prenne jamais un tour malsain, sadique ou voyeur. Alors, bien sûr chaque être humain, ne passe pas par ce « Golgotha », mais, je crois qu'une fois de plus chaque lecteur peut y puiser des pistes pour une réflexion personnelle.
Ce tome peut sembler plus anodin que les deux autres, malgré sa dureté, tout simplement parce qu'il se consacre d'avantage à l'action qu'aux réflexions, et pourtant, il est quelque part le pivot de la série. Les décisions prises dans ce tome auront des conséquences définitives sur les personnages et nous montrent ces derniers sous leur jour véritable. Tout le jeu des apparences si bien décrit dans le premier tome, vole en éclat.
Encore une fois, la plume de
Laure Angélis est bien agréable à lire et les pages défilent toutes seules. La simplicité de la langue vient servir la justesse des situations et des sentiments décrits. Tout est en retenue, sans fausse pudeur, mais sans étalage larmoyant non plus. Bref, un style qui correspond bien au message transmis.
Un coup de cœur renouvelé donc, pour ce deuxième tome !
Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2010/10/26/200/