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> Christiane Besse (Traducteur)

ISBN : 2253127531
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Écrit en 1969, le premier volume des mémoires de Maya Angelou (née Marguerite Johnson) raconte l’enfance d’une femme exceptionnelle, devenue une figure emblématique des États-Unis.

Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage est une oeuvre majeure de la lit... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Moan, le 18 novembre 2012

    Moan
    Maya Angelou ( Marguerite Johnson) est une écrivaine américaine du Missouri. Ses livres sont étudiés dans les écoles.
    Dans cette autobiographie, elle se raconte de sa petite enfance jusqu'à ses dix-sept ans.
    A trois ans avec son frère Baley, elle quitte la Californie et ses parents trop pauvres et prend le train pour l'Arkansas. Elle y sera élevé par sa grand-mère et son oncle qui travaillent dans leur magasin général de marchandises.
    A sept ans,elle ira avec son frère vivre chez sa mère et son compagnon...
    Quelques années plus tard , elle retrouvera sa grand-mère à Stamps où elle découvrira la littérature.
    Dans ce livre, Maya Angelou raconte sa vie parfois très douloureuse.
    J'ai bien apprécié la découverte de cette Amérique dont on parle très peu!
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    • Livres 3.00/5
    Par sassenach, le 02 février 2009

    sassenach
    A Stamps, Arkansas, la petite Maya, qui n'a pas encore acquis ce diminutif et qui s'appelle donc Marguerite, vit en compagnie de Bailey, son frère d'un an plus âgé, chez leur grand-mère Annie Henderson dite Momma. La vie dans le sud des Etats-Unis dans les années 1930 n'est pas facile à cause de la ségrégation mais la petite fille ne sort que très rarement du quartier où elle habite et aide au seul magasin noir du coin, tenu par sa grand-mère …
    Cette autobiographie, classique de la littérature noire-américaine datant de 1969, est enfin rééditée en grand format (en espérant que ce livre sera plus remarqué cette fois-ci que la première fois). Cette réédition a lieu dans le cadre de la sortie du nouveau livre de cette auteure ("Tant que je serais noire", que je compte bien lire aussi) qui est en quelque sorte la suite de son autobiographie et qui, il me semble, sera plus représentatif de la lutte contre la ségrégation et le racisme. Dans "Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage", on découvre son enfance et son adolescence, tout d'abord dans une petite ville du Sud, mais aussi quelques mois passés à Saint-Louis, pour ensuite la voir vivre à San Francisco et à Los Angeles, où les conditions de vie sont totalement différentes de ce qu'elle a pu connaître jusqu'à présent. Ce témoignage est assez fascinant, même si je l'ai trouvé plutôt hâché dans la narration : j'ai eu souvent du mal à savoir à quelle époque je me trouvais et quel âge avait Maya car les indications de temps ne sont pas souvent fournies (mais heureusement, il n'y a pas d'aller-retour entre différentes époques !). Cela m'a plus fait penser à une succession d'anecdotes mises bout à bout dans un ordre chronologique et si certains passages sont vraiment réussis, d'autres sont moins intéressants. De même, Maya est peu confrontée à la ségrégation dans son enfance car elle ne sort pratiquement jamais du quartier noir et a donc une vie relativement protégée car sa grand-mère est très respectée dans leur communauté. Certains évènements n'en restent pas moins violents et terribles mais l'aspect un peu trop disparâtre de l'ensemble ne m'a pas réellement permis de rentrer dans l'histoire et de m'attacher vraiment à Maya (d'ailleurs, le compte-rendu qu'elle donne de ces évènements me semble tout aussi détaché que mes sensations de lecture). Un document intéressant à lire mais qui n'a pas eu l'impact que je pensais qu'il aurait sur moi.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 17 mars 2009

    Bunee
    Plutôt méfiante usuellement envers les oeuvres à tendance auto-biographique, je me suis trouvée comme balayée de toutes mes craintes lorsque je me suis mise à lire ce roman.
    Maya (Marguerite, Maïe, Rithie...) raconte ici son enfance avec une plume lucide et sans demie-mesure, décrivant les péripéties d'une jeune fille noire, expédiée par ses parents vers la bourgade de stamps, élevée avec son frère par sa grand mère "sévère, mais juste" et pétrie de religiosité, bref retour à St louis auprès de sa mère, viol tragique par son beau-père, découverte de la culpabilité, puis retour à stamps, ou la jeune fille se réfugie dans la littérature. Puis, la californie, l'adolescence, et le cycle se termine par .. La maternité, à 17 ans.
    Etre une jeune femme, noire, née au début des années 30 dans le sud des états unis, faire le dur apprentissage du rejet, ne pas se résigner, et avancer malgré tout. Un combat sous-jacent qui va devenir de plus en plus présent dans la réflexion de notre héroïne
    Récurrence de la référence au langage, l'écriture est fine, pertinente, cultivée, et nous offre de vrais moments de tendresse et d'émotion, d'humour (je n'ai pu m' empêcher d'éclater de rire en même temps que la narratrice lorsqu'elle relatait l'épisode de la messe et le "je t'ordonne de prêcher"). D'autres fois le ton se fait plus ironique, plus incisif.
    Très belle découverte. Pour en savoir plus sur l'auteur je vous conseille un petit tour par ici: http://www.mayaangelou.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 18 juillet 2013

    mimipinson
    « A Stamps, la ségrégation était si totale que la plupart des enfants noirs ne savaient pas, en vérité, à quoi ressemblaient exactement les blancs. Excepté qu'ils étaient différents, et qu'il fallait avoir peur d'eux, et cette peur traduisait aussi l'hostilité des faibles contre les puissants, des pauvres contre les riches, des travailleurs contre les patrons et des mal habillés contre les bien vêtus.
    Je me rappelle n'avoir jamis cru que les blancs fussent vraiment réels. »
    Maya Angelou nous livre ici le récit de sa jeunesse ballotée entre les états du sud et la Californie. Alors que ses parents se séparent, elle part en Arkansas vivre auprès de sa grand-mère et d'un oncle handicapé avec son frère Bailey. Si la vie n'est pas rose, et si le fait d'être noire et pas comme les autres lui est rappelé constamment, cette petite bénéficie de l'amour et des valeurs familiales qui vont lui donner une assise solide pour affronter cette vie faite de douleurs , d'épreuves parfois très dures pour une petite fille, et cette enfance hantée par un sentiment d'abandon tenace.
    Malgré cela, Maya Angelou, parvient à faire de son récit un texte lumineux, où pointe à chaque fois l'espoir d'un monde meilleur. Sans plainte, ni misérabilisme, la petite Marguerite ne se résout en rien à rester la petite fille noire qui passe après les autres.
    Les femmes sont fortes dans ce sud raciste et conservateur. La présence féminine est frappante dans ce récit. Les hommes ont une place anecdotique, ou carrément méprisable (parce que certains le sont au plus profond d'eux-mêmes).
    Récit à la fois militant et objectif, ce livre, malgré quelques (rares et petits) moments de creux, se laisse agréablement lire ; tant par la façon d'aborder les chose que par l'écriture d'une grande fluidité.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.fr/2013/07/je-sais-pourquoi-chant..
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    • Livres 3.00/5
    Par amartia, le 19 décembre 2013

    amartia
    Entre la petite fille de 3 ans voyageant en direction de l'Arkansas, accompagnée uniquement de son frère à peine plus âgé d'une année et la jeune fille de 17 ans qui accouche à San Francisco, il y a la ségrégation raciale, un hommage à trois femmes, un amitié sans faille pour son frère et la découverte et la prise de conscience de soi.
    Malmenée par la vie, Maya réussit tout de même à se construire grâce d'abord à sa grand mère, personnage impressionnant que cette épicière Noire tenant le haut du pavé dans la petite ville de Stamps.
    "Dans l'autobus, elle pris un siège à l'arrière et je m'assis à côté d'elle. J'étais très fière d'être sa petite fille et certaine qu'un peu de son pouvoir magique avait déteint sur moi Elle me demanda si j'avais peur. Je me contentai de secouer la tête et m'appuyai sur son bras brun et frais. Aucun danger qu'un dentiste, surtout un dentiste noir, osât me faire mal, désormais. Pas avec Momma présente. le voyage se déroula sans incident sauf que Momma passa son bras autour de moi, ce qui était de sa part un geste tout à fait inhabituel".
    Une certaine Mme Flowers l'encourage à lire le plus qu'elle peut, mais aussi à ne pas avoir peur de s'exprimer car "les mots signifient plus que ce qui est écrit. Il leur faut la voix humaine pour leur infuser des nuances profondes".
    Et puis il y a sa mère, si belle, si sûre d'elle, si indépendante, qui, si elle n'a pu empêcher le viol de sa fille à l'âge de 8 ans, n'hésitera pas, des années plus tard, à l'encourager à devenir la première Noire, receveuse dans le tramway de San Francisco. "La vie te donnera exactement ce que tu y apporteras. Mets tout ton coeur dans tout ce que tu fais, prie et puis attends".


    Maya Angelou fait oeuvre d'autobiographie dans ce livre, qu'elle ne s'est décidée à écrire qu'à la quarantaine, après avoir milité tant par ses écrits, ses films et que dans ses reportages contre la ségrégation, mais aussi pour la liberté de chaque être humain.
    Si le fonds ne pouvait que m'intéresser, je dois avouer que la forme m'a un peu lassée et que je ne l'ai lu que par petits bouts. Je ne me suis jamais sentie entraînée à passer à la page suivante, à la suite de l'histoire. Je dirais que le propos a pris tout son sens et toute sa dimension qu'une fois arrivée à la fin du livre. Je ne sais si je lirai la suite "Tant que je serai noire" ou si, je ne chercherai pas à mieux connaître cet auteur par ses autres oeuvres, notamment poétiques.


    Lien : http://meslecturesintantanees.blogspot.ch/2013/12/maya-angelou-je-sa..
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    L’herbe crissa et je me levai d’un bond. Louise Kendricks pénétra dans mon bosquet.
    (…)
    - Que fais-tu ici toute seule, marguerite ?
    Elle n’accusait pas, elle se renseignait. Je lui répondis que j’observais le ciel.
    (…)
    Elle leva la tête.
    - Tu ne peux pas voir beaucoup de ciel d’ici.
    Puis elle s’assit non loin de moi. Découvrant deux racines saillantes, elle posa de minces poignets dessus comme si elle avait été dans un fauteuil. Lentement, elle appuya son dos contre le tronc. Je fermai les yeux en pensant à la nécessité de me trouver un autre endroit et à l’impossibilité probable qu’il en existât un présentant les mêmes avantages. J’entendis de petits cris en cascade et, avant que j’aie pu rouvrir les yeux, Louise saisit ma main.
    - Je tombais (elle secoua ses longues nattes), je tombais dans le ciel !
    Je l’aimais d’être capable de tomber dans le ciel et de l’avouer. Je suggérai :
    - Essayons ensemble. Mais il faut qu’on se redresse après avoir compté jusqu’à cinq.
    - Tu veux qu’on se tienne par la main ? dit Louise. Juste au cas ?
    J’acceptai. Si l’une de nous tombait, l’autre pourrait la tirer d’affaire.
    Après quelques dégringolades dans l’éternité (nous savions toutes deux ce que c’était), nous éclatâmes de rire à l’idée d’avoir joué avec la mort et la destruction, et de leur avoir échappé.
    - Regardons ce bon vieux ciel en tournant, dit Louise.
    Nous prenant par les mains, nous nous mîmes à tourner au milieu de la clairière. Tout doucement d’abord. Le menton levé et les yeux fixés sur le séduisant morceau d’azur. Plus vite, juste un peu plus vite, puis plus vite et encore plus vite. Et puis finalement l’éternité pris le dessus. Impossible de nous arrêter de tourner jusqu’à ce que l’exigeante gravité m’arrachât aux mains de Louise et me renvoyât à mon sort en bas – non, au-dessus, pas en bas. Je me retrouvai saine, sauve et étourdie au pied du sycomore. Louise avait échoué sur ses genoux de l’autre côté du bosquet.
    A coup sûr, le moment était venu de rire. Nous avions perdu, mais sans rien perdre. Nous commençâmes par glousser et ramper en titubant l’une vers l’autre, puis nous éclatâmes d’un gigantesque fou rire, suivi de grandes tapes dans le dos et d’autres rires. Nous avions ridiculisé ou fait mentir quelque chose et n’était-ce pas là un exploit formidable ?
    En osant défier l’inconnu avec moi, Louise devint ma première amie.
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  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    A Stamps, la ségrégation était si totale que la plupart des enfants noirs ne savaient pas, en vérité, à quoi ressemblaient exactement les Blancs. Excepté qu’ils étaient différents, et qu’il fallait avoir peur d’eux, et cette peur traduisait aussi l’hostilité des faibles contre les puissants, des pauvres contre les riches, des travailleurs contre les patrons et des mal habillés contre les bien vêtus.
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  • Par MegGomar, le 18 avril 2014

    Elle m’attirait parce qu’elle ressemblait à des gens que je n’avais jamais rencontrés personnellement. Par exemple, ces héroïnes de romans anglais qui se promenaient dans les moors (quoi que ça puisse être) avec leurs chiens fidèles courant derrière à distance respectueuse. Ou les femmes qui, assises devant des cheminées ronflantes, ne cessaient pas de prendre du thé servi sur des plateaux d’argent remplis de scones et de rumpets. Des dames qui arpentaient le heath, lisaient des livres reliés en maroquin et avaient des noms de famille à tiroirs. On peut dire à coup sûr que Mme Flowers me rendait fière d’être noire, rien qu’en étant elle-même.
    Elle se comportait avec autant de raffinement que les Blancs dans les films et les livres, et elle était plus belle car personne n’aurait pu approcher ce teint chaud sans avoir l’air terne en comparaison.
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  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    Malgré toute sa gaité, Vivian Baxter était sans merci. A l’époque, un dicton courrait à Oakland qui, si elle ne le citait pas elle-même, expliquait son attitude. « Compassion voisine avec con dans le dictionnaire et je ne sais même pas lire. » Son tempérament ne devait pas s’assagir avec le passage des années, et, quand une nature passionnée ne se tempère pas d’un peu de pitié, le mélodrame n’est vraisemblablement pas loin. Dans chaque explosion de colère, ma mère était juste. Elle avait l’impartialité de la nature avec le même manque d’indulgence ou de clémence.
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  • Par Moan, le 18 novembre 2012

    Un matin,au moment où je quittais la maison,elle me dit: " La vie te donnera exactement ce que tu y apporteras. Mets tout ton coeur dans tout ce que tu fais, prie et puis attends. "

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