AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253151165
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)

Note moyenne : 2.44/5 (sur 96 notes)
Résumé :
"Impossible d'écrire quand on n'est pas soi-même" affirme Christine Angot qui a depuis longtemps choisi d'écrire sur elle-même. Mais, l'auteur de Sujet Angot pousse ici l'entreprise jusqu'à ses limites : "être juste sur ma limite, m'appuyer dessus comme à la rampe qui monte chez l'avocat". Si le livre a provoqué un certain scandale, c'est moins à cause de l'évocation d'une relation incestueuse avec son père... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Laurence64
Laurence6423 septembre 2012
  • Livres 1.00/5
A l'heure de la sortie de l'Angot II, je me souviens avoir lu l'Angot I. Déniché chez un bouquiniste et revendu au même. Aussitôt.
Le thème ne me gênait pas. Au contraire. Sensibilisée sur le sujet, j'espérais un livre choc qui vomirait colère, révolte, souffrance, ou je ne sais. J'espérais un Calaferte au féminin.
Je me suis trouvée face à un monologue hystérique, pas construit. Je me suis accrochée, page après page, attendant le moment. Il n'est jamais venu. J'ai refermé le livre, l'ai regardé d'un air interrogateur. Ce n'était pas un roman ni un récit. Ce n'était pas même un journal. Ce n'était pas construit, ça ne révélait rien du secret de l'inceste, et le rien était néant.
Je suis demeurée perplexe. Et le suis restée. le microcosme intellectuel parisien se pâme-t-il dès qu'on cause graveleux dans ses salons?
Commenter    J’apprécie          301
litolff
litolff28 octobre 2011
  • Livres 1.00/5
On a parlé de génie, on a parlé de prouesse littéraire, on a parlé de littérature de caniveau ... le but de Christine Angot, était, probablement et entre autres, de faire parler d'elle, c'est réussi !
En ce qui me concerne, je n'ai pas pu aller au delà de quelques dizaines de pages : je n'aime pas le style, l'histoire ne m'intéresse pas, et globalement, je n'ai rien compris au texte ...
Commenter    J’apprécie          170
Marti94
Marti9423 février 2016
  • Livres 5.00/5
C'est mon premier Angot et je suis très contente d'avoir attendu assez longtemps pour apprécier pleinement. Alors que j'avais un a priori plutôt négatif sur « L'inceste », j'ai été secouée.
Ce livre est vraiment passionnant.
Je sais qu'à la rentrée littéraire de l'automne 1999, ce livre devient rapidement l'un des titres phares malgré le scandale auquel a donné lieu sa publication. En effet, on l'accuse d'exhibitionnisme, de recherche de scandale en rendant publique l'inceste, d'un jeu pervers auquel l'auteure, Christine Angot, se prêterait. L'inceste est vu soit comme un coup monté, un scoop, du marketing, soit comme un témoignage, auquel cas on lui reproche d'avoir étalé son intimité sur la place publique.
Et bien moi, j'y ai vu une histoire dont la puissance littéraire est rare. Je pensai que dans ce livre Christine Angot racontait les abus de son père et que j'allais avoir du mal à lire l'horreur.
J'y ai lu l'histoire d'une femme qui a vécu une expérience homosexuelle et qui se raconte. Mais ce n'est pas banal. Il y a la folie et l'explication de la folie liée à l'histoire incestueuse qu'elle aurait vécue avec son père de quatorze à seize ans.
Au début du livre, Angot se déclare homosexuelle. Tout au long du texte, elle fait allusion à cette prétendue homosexualité, en parlant de son rapport lesbien avec une femme médecin Marie-Christine, plus âgée qu'elle, déclarant même que l'homosexualité l'a toujours fascinée. Les rapports physiques sont décrits sans détours mais ce n'est pas si choquant que ça. A côté de Catherine millet ça reste assez sobre.
Je pense que ce qui gêne c'est la parole à la première personne qui tend à confondre vie et littérature.
La conviction d'une coïncidence entre l'auteure et son personnage ou l'usage du monologue semblent être des dispositifs permettant d'avouer, d'extérioriser des scènes traumatiques vécues par l'auteure, et de faire ainsi participer le lecteur au travail thérapeutique.
Ce livre donne une impression de véridicité et peut être perçu comme un témoignage.
Je ne sais pas si c'est cela mais dans l'exhibition de ses traumatismes, l'écriture de Christine Angot ressemble à un refuge. J'ai été très touchée.
Lu en février 2016
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          50
Fx1
Fx108 avril 2014
  • Livres 5.00/5
L'on peut reprocher beaucoup de choses a Christine Angot , mais certainement pas son manque d'audace . Cet opus vient encore une fois le démontrer . L'on estici dans la dénociation d'une vérité hélas bien trop courante. Oui ce livre est insoutenable , oui il est dans une logique diamétralement opposée a celle de Nabokov qui glorifiait en quelque sorte le comportement ignoble d'un pervers envers une enfant. A ce constat Angot répond de maniére percutante et ne cherche a aucun moment à étre gentille. Cette histoire est faite pour étre choquante afin que chacun réalise l'horreur de ces abus dnt sont victimes les enfants . L'on ne peut étre dans un ton demi mesure sur un sujet comme celui-ci , celui d'Angot peut choquer oui , mais tel est le but recherché , susciter une réaction chez ceux qui portent la banalisation des comportements sexuels enversles mineurs. La force de ces mots est rare , l'on est pas ici dans un roman qui fait du Pernaut en disant : tout est beau , tout va bien . Angot est là pour dire que sous le verni convenable se cache une horreur sans nom. En cela elle doit étre remerciée.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          80
Gustave
Gustave29 juin 2014
  • Livres 1.00/5
Certains extraits de roman, ou encore leur titre ou les premières pages, si ce n'est la citation en exergue peuvent être de puissants stimulants à une imagination qui ne demande qu'à être assouvie par leur lecture...Ce fut le cas pour ma part en ce qui concerne Tendre est la nuit, de Fitzgerald, dont les vers de John Keats ouvrent magnifiquement vers la grandiose détresse lyrique d'un des plus beaux récits de la littérature moderne. "Avec toi, maintenant! Combien tendre est la nuit..."

A l'inverse, ces mêmes extraits peuvent fonctionner comme des répulsifs absolus. Ayant déjà subi ce que l'édition peut proposer de pire avec une semaine de vacances, j'ai su dès la lecture de cet extrait que jamais je n'irai plus loin:

"Je ne sais plus ce qu'il faut faire, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Je vais raconter cette anecdote, je ne suis pas Nietzsche, je ne suis pas Nijinski, je ne suis pas Artaud, je ne suis pas Genet, je suis Christine Angot, j'ai les moyens que j'ai, je fais avec. Il y aura une anecdote, tant pis, la description d'un déclic, ce sera Noël, ce sera descriptif. Ma folie sera décrite à travers un déclic. J'en étais à peine consciente, jusqu'à la page précédente. C'était pire."

Dont acte. Merci Mme Angot de nous montrer l'ampleur démesurée de votre prétention: vous croyez franchement que nous avons cru à votre fausse modestie? Mais qui êtes vous donc pour vous mesurer à Nietzsche ou Genet?...Vous parlez de votre folie...C'est votre part de lucidité, celle qui vous fait admettre que vos prétentions dépassent de loin votre talent, qui est inexistant. Elle est insuffisante pour vous retenir de glisser vers le pire...

La complaisance dans l'abject, qu'aucune forme d'élévation dans l'expression ne vient contrebalancer (ce que fait très bien un Houellebecq) est bien souvent la marque des médiocres, qui n'ont pas d'autre moyen à leur disposition pour émouvoir. Or en fait d'émotion, ils ne suscitent rien d'autre que de la répulsion.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          40
Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
wictoriawictoria19 juin 2010
Je ne sais plus ce qu'il faut faire, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Je vais raconter cette anecdote, je ne suis pas Nietzsche, je ne suis pas Nijinski, je ne suis pas Artaud, je ne suis pas Genet, je suis Christine Angot, j'ai les moyens que j'ai, je fais avec. Il y aura une anecdote, tant pis, la description d'un déclic, ce sera Noël, ce sera descriptif. Ma folie sera décrite à travers un déclic. J'en étais à peine consciente, jusqu'à la page précédente. C'était pire.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          100
rolandpiedsnusrolandpiedsnus16 mai 2012
Ce livre va être pris comme une merde de témoignage. Le Codec, Le Touquet, la sodomisation, la voiture, le sucer pieds nus dans la voiture, lui manger des clémentines sur la queue, tendue, le voir aux toilettes, l'entendre pousser sa crotte, les pharaons d'Egypte, Champollion, le jour où on n'est pas allés à Carcassonne. Je vais essayer dans cet ordre.
Commenter    J’apprécie          80
MAGALYMAGALY26 août 2014
L’inceste est vraiment le livre où je me présente comme une grosse merde, tout écrivain doit le faire une fois, après on verra. Ou peut-être le faire plusieurs fois, ou peut être ne faire que ça. Ecrire c’est peut-être ne faire que ça, montrer la grosse merde en soi. Bien sûr que non. Vous êtes prêts à croire n’importe quoi. Ecrire ce n’est pas une seule chose. Ecrire c’est tout. Dans la limite. Toujours. De la vie, de soi, du stylo, de la taille et du poids.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          20
Marti94Marti9423 février 2016
Je m’appelle Angot depuis mes quatorze ans, où il m’a reconnue, loi sur la filiation de 72, avant je m’appelais Christine Schwartz, mais ça vous le savez, je l’ai écrit dans presque tous mes livres ; ou alors c’est que vous n’avez pas fait attention.
Commenter    J’apprécie          30
Marti94Marti9423 février 2016
Dans Christine allusion au Christ. Je lui parlais de ma mission salvatrice, sauver les autres, crever leurs bouées habituelles, qu’ils se sauvent avec moi ou par eux-mêmes. Qui vous a donné votre prénom, « mon Dieu ! » j’ai fait.
Commenter    J’apprécie          00
Videos de Christine Angot (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Angot
Christine Angot a? Metz : 29e édition du festival Journalisme et littérature
autres livres classés : autofictionVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
180 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .