ISBN : 208125364X
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 3.08/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Hélène, mère célibataire, rencontre Billy, musicien venant de Martinique. Après s’être installé et avoir fait quatre enfants, le couple va connaître l’hostilité croissante, la violence entre père et mère, les manipulations et les déchirements qu’éveillent les enfants. L... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Dirlandaise, le 22 mai 2012

    Dirlandaise
    Christine Angot raconte dans ce livre sa liaison avec le rappeur Bruno Beausir surnommé Doc Gynéco. Elle fait sa rencontre lors d'une soirée. Les gens se moquent de lui avec ses lunettes noires et son casque. Il l'invite à danser et sa chaleur la trouble. Une histoire d'amour s'installe tout doucement entre eux malgré le fait qu'ils soient issus de milieux très différents et irréconciliables. Bientôt, elle ne peut plus se passer de lui. Elle lui téléphone tous les jours et devient dépendante de cette relation. Mais Bruno a déjà une femme et trois enfants. Il fait donc la navette entre sa famille et son amante. de plus, il a quinze années de moins qu'elle. Ils se jurent mutuellement de toujours s'aimer mais, comme prévu, cet amour ne durera pas très longtemps. Déjà Christine rencontre le beau et séduisant Marc, un homme de cinquante ans qui remplace peu à peu Bruno dans le cœur de l'écrivaine. Se sentant abandonnée par Bruno, Christine noue une amitié avec Charly, un ami de Bruno, et devient sa maîtresse.
    Je suis une inconditionnelle de Christine Angot donc il est difficile pour moi de rédiger une critique objective tellement j'aime son style, sa sincérité, sa façon de nous faire pénétrer dans son intimité, de nous livrer ses pensées profondes, ses doutes, ses angoisses et sa peur de la vie. Manifestement, elle est très amoureuse de Bruno, elle observe tous ses comportements, ses façons d'être, de raisonner, de vivre. Elle en parle avec une grande tendresse et j'ai décelé chez elle un amour profond et sincère. Mais leurs vies respectives sont tellement différentes, leurs amis n'ont rien en commun. Lorsque Bruno accompagne Christine à des soirées, souvent il s'emmerde dans ce milieu d'intellectuels assez prétentieux et collet monté. On l'aime ou on le déteste carrément. Parfois la situation tourne à son avantage et il devient le chouchou de la soirée mais rarement. Peu à peu, Bruno s'éloigne pour finalement sortir complètement de la vie de Christine qui se console dans les bras de Charly.
    J'aime particulièrement ce genre de roman intimiste, rédigé avec sincérité et spontanéité. C'est un roman d'amour, un beau roman où les sentiments sont décrits avec une grande sobriété et une justesse remarquable. Pas une seconde je n'ai été lasse de lire malgré quelques redondances. Je suis heureuse quand je découvre un écrivain que j'aime et cette fois, c'est une écrivaine qui me fait passer des heures merveilleuses et très douces. Christine Angot évoque en filigrane sa relation incestueuse avec son père, ce qui l'a amenée à devoir entreprendre une psychanalyse vers l'âge de vingt-deux ans. Cette expérience traumatisante laissera une marque indélébile dans sa vie et la marquera profondément.
    Une bonne note donc pour ce roman écrit avec le cœur et un souci d'honnêteté que j'apprécie au plus haut point.
    « le soir, il restait dormir chez moi. Parfois il finissait la nuit dans une autre chambre, une petite chambre avec un matelas au sol, et le mur qui partait en lambeaux à cause de l'humidité, une pièce qu'on n'utilisait jamais. Quand je passais dans le couloir le matin, je poussais la porte. Au fond de la petite pièce je voyais ses mèches noires qui sortaient des draps, sa respiration calme. Il ne bougeait pas. On pouvait croire qu'il était mort. Je m'approchais, il avait les yeux entrouverts, il dormait à peine. Sa respiration était silencieuse. Je me mettais contre lui. Il ne bougeait toujours pas. J'étais là, je ne disais rien, je profitais de lui. du fait qu'il soit en vie, là. »
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    • Livres 1.00/5
    Par Kadoc, le 07 octobre 2011

    Kadoc
    Celle qui nous fut présentée comme "la papesse de l'autofiction" et qui, dés lors que tout un chacun a compris que "l'autofiction" était un concept marketing obsolète, a essayé de se défaire de cette étiquette nous revient.
    Enfin, personnellement, elle ne me revient pas trop Christine ANGOT.
    Le personnage qu'elle s'est créé et qu'elle traine de plateau TV en Interview et d'Interview en article de presse m'indiffère totalement.
    Ce n'est pas la première fois qu'on agite un(e) rebel(le) en peau de lapin pour appâter le chaland.
    Ce qui m'intéressait avec ce livre c'était de savoir si Christine ANGOT après avoir "évacué le pue" dans L'Inceste, avait évoluée dans son écriture. Ce qui ne lui ferait pas de mal.
    La réponse est non.
    Christine ANGOT tourne encore autour de son nombril. Parle d'elle même, de ces histoires de cœur, de cul. de celles des autres. Son regard ne se pose que sur les faiblesses de ceux qui l'entourent pour mieux se complaire dans une attitude et une écriture froide et molle. Un style en creux. Comme un sculpture du vide. Une forme "d'air littérature".
    Christine ANGOT tourne encore autour de son nombril.
    De plus en plus vite. Comme attirée par sa propre vacuité.
    Comme fascinée par ce qui sort d'elle.
    Christine ANGOT tourne encore autour de son nombril.
    Autour ce trou dans lequel elle tombera définitivement, sans rémission.
    Auto dévorée par des angoisses fictionnelles ou pas.
    Auto détruite par un personnage dont elle n'est pas à la hauteur.
    Christine ANGOT tourne encore autour de son nombril.
    Son seul espoir d'évolution, en qualité d'écrivain, est de voyager vers l'autre hémisphère.
    Christine ANGOT tournera encore autour de son nombril.
    Mais dans l'autre sens.


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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 14 juin 2011

    brigittelascombe
    Christe Angot évoque dans ce livre la séparation d'un couple vue d'un point de vue typiquement masculin, alors qu'Eliette Abécassis dans "Une affaire conjugale" se place du point de vue féminin.
    Billy, cool de cool, après avoir fait quatre enfants à Hélène tente d'oublier "le regard doux qui s'est fait méchant" dans les bras de la jeune Chloé.
    Hélène, va se transformer en perverse accomplie et ira jusqu'à prétendre une soit disant agression pour envoyer Billy au dépot et prendra en otage 'Les petits' pour exercer son chantage sur celui qu'à présent elle hait. Une étude psychologique fine et poussée!
    Un livre à lire, qui a fait couler beaucoup d'encre.Billy est il le nouveau compagnon de l'auteur? Et Hélène est elle Elise, l'ex femme, la mégère au corps splendide et à la taille mannequin? Bizarre qu'en milieu de livre Christine Angot passe au "je" et qu'elle ne donne que la version de la "victime". A suivre. Ah les règlements de comptes !!! Bons pour les ventes en tous cas !!!
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    • Livres 4.00/5
    Par cathgalloy, le 14 octobre 2011

    cathgalloy
    christine angot ne parle pas d'elle, elle nous parle de nous,de la société et s'engage,comme une guerrière, dans ses livres; Elle prouve, et c'est rarissime, la fausseté de l'expression"et le reste c'est de la littérature"! C'est la vérité qu'elle scrute avec une acuité incroyable et pour elle, contrairement à presque nous tous (dont moi), la vérité et l'écrire c'est un combat; chapeau!
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    • Livres 2.00/5
    Par yv1, le 16 février 2011

    yv1
    'ai débuté avec un petit sourire dubitatif, un peu sûr de moi, -les interviews radios de l'auteure me laissait penser de la sorte. Trop confuse, sûre d'elle, de ses propres qualités, du "phénomène littéraire" qu'elle représente. Tout ce que je fuis.- me disant : "allez, on va voir ce que ça vaut, mais à mon avis, ce n'est pas terrible." Les premières pages ont confirmé mon sentiment : des tonnes de "il y a", de "on", de "ça" qui rendent la lecture très désagréable, pesante. Je me suis dit encore -décidément, je me parle beaucoup pendant mes lectures : "Qu'il est cruel de passer de Makine à Angot ! D'un orfèvre du style à une écriture adolescente." L'écriture est sèche, les phrases sont rapides. Trop. Pas de temps mort pour respirer. Et puis, certaines phrases sont bancales, mal construites, dont je me demande encore la signification.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-les-petits-65547880.html
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 14 juin 2011

    Maurice pleure. Sa mère est malade, elle doit se faire opérer. Elle a une boule du sein qui est peut être cancéreuse. J'ai pensé que c'était de ma faute. Que c'était à cause du livre que je l'avais tuée.Comme après la sortie de "Linceste" quand mon père est mort.
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Vidéo de Christine Angot

Christine Angot .
Christine Angot lit un texte paru dans Next supplément de Libération, Bordeaux le 1er février 2011, Salons Albert Mollat.








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