Histoire de dépression et de postdépression. Histoire d'amour, ou plutôt de postamour ! L'auteur-narrateur (Christine Angot elle-même, livrée sans fard) traîne sa petite quarantaine au moment où s'est achevé Quitter la vill... > voir plus
C'est le premier livre de Christine Angot que j'ai lu. Contrairement à certains livres auxquels j'accroche d'emblée, je n'ai pas réussi ni eu l'envie de lire ce livre d'une traite. Je suis passée par plusieurs phases. Au début, le style m'a surprise, m'a un peu dérangée. J'ai ensuite été assez agacée car je trouvais que l'histoire ne présentait pas grand intérêt, que ce récit autobiographique à peine romancé (me semblait-il) ressemblait à un monologue d'un patient chez son psychanalyste. Et puis les mots crus, le style pas assez soutenu à mon goût m'ont énervée. Parfois, j'étais agréablement surprise, je tombais sur une phrase ou un passage que je trouvais beaux ou justes. Finalement, bien que n'ayant pas trouvé d'intérêt particulier aux thèmes abordés dans ce livre, le grand mérite que j'ai reconnu à ce livre est qu'il m'a momentanément décomplexée par rapport à l'écriture : en lisant ce livre, je me suis dit que chacun était encouragé à écrire sa propre histoire, sans avoir de complexe par rapport à son style ou à l'intérêt de son récit ! Cela peut paraître ironique, je le dis pourtant sérieusement, et c'est ce point particulier qui me fait donner la note de 2 étoiles !
Un livre assez plat, une histoire "d'amour" comme on en lit de plus en plus souvent. Une écriture peu intéressante, on a l'impression que Christine Angot nous raconte sa vie action par action au début du livre, puis entre deux voyages à la fin, le tout dans une chronologie incertaine, vacillante, pourtant bien établie par des dates. On a le sentiment d'une confusion générale.
Moi je n'ai pas du tout apprécié ce livre, enfin je pense que la principale raison est que j' étais ado quand je l'ai lu, et j'ai eu beaucoup de difficultés à comprendre ce qu' elle racontait et même pourquoi le Brésil, c'est un titre qui m' évoquait autre chose... Decevant mais à relire quand même, peut-être aurais-je une autre vision...
Dans ce roman Christine Angot dissèque son histoire d'amour passionnelle avec un journaliste rencontré dans une émission de télé. Elle y évoque aussi une liaison homosexuelle passée, une psychanalyse en cours, parle de sa fille, de son ex-mari, de son père…Elle décrit aussi ses affres d'écrivain, les interférences qu'il peut y avoir entre la vie personnelle et la création. J'ai été agacée souvent par son côté fantasque, capricieux, indécis, hystérique. Je l'ai trouvée, dans ce roman du moins, un peu trop centrée sur elle-même avec une tendance à « gratter ses plaies » et à ressasser... la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-1119043.html
A l'automne 2000, Christine est au bout du rouleau. Seule, ne voulant plus croire à l'amour, elle quitte Montpellier pour Paris alors que la sortie de son livre Quitter la ville bat son plein en lui réclamant beaucoup d'énergie, et que sa fille adorée Léonore part pour les Etats-Unis avec son père. Ses angoisses la submergent régulièrement et ses échéances professionnelles (lectures au théâtre, plateau de Bouillon de Culture...) sont autant d'obstacles à surmonter. Sa rencontre avec Pierre L. R., rédacteur en chef de LivresHebdo, sera le début d'une histoire inespérée, passionnelle, chaotique, éprouvante. Ce sont ces quelques mois de sa vie que Christine Angot nous livre avec ses tripes.
(...)
« J’étais tellement fatiguée, et je n’en pouvais tellement plus, que j’en étais arrivée à la conclusion qu’il fallait que j’organise ma vie en fonction d’un bien être physique. Et que j’évite tout le reste, c’est-à-dire l’amour. Longtemps je me suis demandée comment faisaient les autres. Je ne pouvais plus me régénérer. Il m’arrivait de rencontrer des gens comme moi, ils n’en pouvaient plus non plus. J’étais tellement fatiguée, tellement épuisée, je n’en pouvais plus, je me demandais combien de temps j’allais encore tenir. C’était trop. Je ne tenais plus. J’étais tellement à bout que, à l’époque, j’aurais aimé qu’on m’emporte sur une civière ou dans une clinique. »
Ensuite. Le lendemain. Il revient. On passe comme ça plusieurs jours, à se revoir, il me téléphone la journée, un peu, on se voit. Rien n'est difficile. Je ne sais pas raconter ça. Ca glissait. Enfin. Ca glissait enfin. Enfin quelque chose qui allait. Quelqu'un qui allait. Qui pouvait aller.