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> Anonyme (Traducteur)

ISBN : 2355840431
Éditeur : Sonatine (2010)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 1038 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Bourré de références pop, construit de telle sorte qu’on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui: de l’humour, de l’amour, de la vengeance, du sexe, de la violence et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite !"
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Hugo, le 17 avril 2012

    Hugo
    Moi vous savez, j'aime bien les histoires tordues, et plus elles sont tordues plus je prends mon pied…
    Avant toute chose, si tu es quelqu‘un de trop sérieux, trop terre à terre, un peu « cureton » sur les bords, si tu pratiques encore le « baise main », que tu te formalises pour un tas de trucs dont tout le monde se branle, bref si tu es un emmerdeur , que tu rougis encore quand on parle de cul, que tu n'as n'a jamais osé dire merde à maman , pire que tu pratiques encore le vouvoiement sur internet : alors il serait préférable, voir très judicieux de virer ton « cul bénit » de ma critique parce que pour comprendre le « Livre San nom », il faut savoir tutoyer le second degré…
    Je ne te parle pas des petites blagounettes que tu pourrais raconter à la secrétaire le lundi matin, si fier de ton humour déluré… Non là on plonge des les abysses de l'humour noir, de la décadence, du grand n'importe quoi et de la série B avec un grand B… Références non cachées à Tarentino, Rodriguez, voir les frères Cohen… (Clin d'œil à Lehane-fan et sa critique précédente)
    Imagine le trou du cul de l'enfer : « Santa Mondega »… Rempli des pires raclures de l'humanité aussi ouf que peuvent l'être les pires raclures de l'humanité…
    Là-bas on ne fait pas l'amour avec sa petite femme, non m'sieur, désolé ma p'tite dame : las bas on pilonne à tout va… personne connait le missionnaire, tout le monde pratique la levrette…
    Là-bas on ne fait pas de constats à l'amiable, les petites bagarres à "l'eau de rose" n'existent pas… non là-bas ils explosent des têtes, ils démembrent, ils évident, ils répandent de l'hémoglobine sur le sol, les murs et le plafond…
    Là-bas, c'est jamais calme, tout le monde crève avec brutalité, rarement très vieux, toujours dans d'atroces souffrances aussi improbables soient-elles…
    Là-bas il y toujours plus taré et plus balèze que toi, d'ailleurs s'il te manque juste un ou deux membres, que ton sang ne dégouline pas par tous tes orifices existants (ou pas) : c'est que tu es un p'tit veinard... enfin si tu étais un gros dur tu serais déjà mort, finalement dans ce bouquin il vaut mieux être une fillette...Je dis ça pour ton bien et celui de tes orifices hein...
    Là-bas il se passe des choses pas très catholiques, avec des gens pas trop portés sur l'eau bénite si tu vois ce que je veux dire…
    En fait là-bas, c'est le pays du second degré, de la violence gratuite, du malsain gentillet qui fait marrer, ça se prend pas du tout au sérieux, ce n'est jamais vraiment glauque, c'est juste d'une vulgarité « sans nom »… tellement jouissif et addictif qu'on en redemande…
    En résumé, soit tu fais partie de la catégorie des mecs tranquillou, des winner de seconde zone comme moi (Brad Pitt étant un winner de première zone...), dans ce cas précis tu vas t'éclater la rate... passe donc au « Tapioca », c'est un petit rad du coin... demande à « Sanchez » un petit verre d'eau fraiche et dis lui que c'est Hugo qui régale….
    Soit tu fais partie de la catégorie des gens sérieux, un peu coincés, pas très rigolos et finalement très ennuyeux, dans ce cas précis oublie le « Livre sans Nom », oublie ce que je viens d'écrire mais bonne bourre quand même…

    Au nom du père du fils et du saint esprit…Même si c'est pas très « sein » tout ça…(jeu de mot)
    Amen les copain
    Fin (peut-être…)
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    • Livres 4.00/5
    Par Skorpionnan, le 24 juillet 2010

    Skorpionnan
    j'ai lu ce livre sans aucun temps mort ni aucune lassitude.
    Au début du livre, on se dit, "il y a trop de personnages", ...à la fin du livre "si il veut faire un tome deux , il fa falloir en trouver des nouveaux!"
    En effet, l'espérance de (sur) vie est assez faible dans ce roman, on pense bien sur à du Tarantino, ou à Shoot'em up.
    Ca défouraille à tout va, ce n'est pas horrible, ni malsain, ni comique, juste mortel.
    On retrouve la touche de fantastique chère aux productions "Grindhouse" ( Boulevard d ela mort, Planète Terreur). Et on ne peut s'empêcher de faire le parallèle aves le cinéma car ce livre est écrit comme un film, en le lisant on voit les plans , les scènes, l'ambiance est finement décrite par quelques touches qui nous permettent de visualiser facilement le décor d'une ville Hispanique US.
    Long manteaux de cuir noirs, voitures rutilantes, chaleur étouffante ou nuit noire, le western spaghetti se retrouve ici à notre époque.
    Le style est concis, direct, incisif, sans tomber dans l'hystérique épilepsie qui gâche souvent ce genre de scènes.
    Les personnages sont attachants, notoirement plus démons que anges , mais personne n'est ici totalement innocent.
    Qui plus est , ils sont réalistes, quand ils en veulent à quelqu'un, ce qui semble être leur occupation principale, ils arrivent derrière lui et lui tirent un coup de canon scié dans la nuque, sans devoir expliquer les pourquoi du comment de la physique quantique pendant 50 pages!
    Un bon roman teinté de fantastique, qui n'aura certes pas le prix Nobel mais procure une jubilation assez coupable mais joyeuse.
    S'il fallait choisir une ambiance musicale pour ce livre, je choisirais John Thorogood et principalement "Bad to the bone " ou "One Bourbon, One Scotch, One Gin".
    Sortez votre manteau de cuir noir, votre fusil à pompe, votre cigare et votre bouteille de scotch et visitez Santa Mondega.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nyxlapolicecomicsansms, le 16 juin 2013

    Nyxlapolicecomicsansms
    Le Livre sans nom c'est un peu comme l'alcool. On se lance par curiosité, bien souvent après en avoir longuement entendu parler. On vide chapitres après chapitres, jusqu'à atteindre la plus complète euphorie et le lendemain, on essuie sa première "gueule de papier".
    Avec joie toutefois car les effets secondaires ne sont pas les mêmes (s'il vous manquait une preuve de la suprématie du livre, la voilà). Ici en effet, le réveil n'est douloureux que si l'on n'a pas songé à acheter – ou emprunter – le deuxième tome. Pas de soif extrême non plus (si ce n'est celle d'en savoir plus !), de nausée ou encore de migraine, simplement ce maudit plaisir coupable.
    Coupable car Le Livre sans nom est loin – très loin – du chef d'œuvre mais que, pour autant, on passe un excellent moment en sa compagnie, si tant est du moins que l'on soit doté de second (voire troisième) degré.
    Au fil des pages, l'auteur semble en effet échafauder une pastiche de série B et a constamment recours à la caricature. L'histoire par exemple, qui fait graviter policiers, mafieux, moines, serial killer (liste non exhaustive) autour d'une mystérieuse pierre à la valeur inestimable, parait on ne peut plus tirée par les cheveux. le réalisme cohabite en fait ici avec l'irrationnel, l'humour avec le gore, la mort avec la fantaisie etc. Cette surenchère tant parodique qu'oxymorique permet à mon sens d'aviser le lecteur de la tonalité décomplexée du Livre sans nom, où entre autres choses, vous pourrez voir Batman servir un verre à un membre du groupe Kiss sans vous offusquer le moins du monde du caractère quelque peu invraisemblable de la scène.
    Outre cette liberté absolue – et jubilatoire ! –, le point fort du roman réside dans son rythme hautement soutenu. Chaque chapitre repose en effet sur une dynamique effrénée – chaque page recèle son lot de surprises – et voit les morts se succéder comme seul Battle Royale a su le faire jusqu'ici – à ma connaissance. L'angoisse est toutefois ici inexistante tant Le Livre sans nom regorge d'intrigues surréalistes qui enrayent toute identification. Résolument "tarantinesque", ce thriller est donc un condensé de violence (boyaux, cervelles et sang à gogo) que l'humour, l'extravagance et les divers clins d'œil de l'auteur (Seven, Usual Suspects, L'armée des 12 singes etc) atténuent inexorablement.
    J'ai également apprécié la galerie – haute en couleurs – de personnages (des filles badass au mystérieux homme dont le visage est dissimulé par une capuche en passant par le Seigneur des Ténèbres ou encore les chasseurs de primes...) tous plus stéréotypés les uns que les autres, certes – mais là encore à des fins humoristiques – car j'ai trouvé qu'aucun d'entre eux n'était totalement blanc comme neige, or, vous le savez sans doute maintenant à force de me lire, j'ai horreur des visions manichéennes. Je pense toutefois que leur caractère respectif combiné à leur prénom éminemment cliché (Elvis, Rodéo Rex etc) agaceront les lecteurs anti "too much". Pour ma part, j'ai supposé qu'ils permettaient avant tout la mémorisation et ainsi, de mieux se repérer entre tous les personnages.
    Si le style quant à lui n'est pas sensationnel, il a au moins le mérite de rendre compte d'une ville qui n'existe pas (Santa Mondega) et plus spécifiquement de l'atmosphère qui règne dans ce trou paumé d'Amérique du Sud à merveille. L'auteur a en effet une écriture très visuelle qui rappelle assez, en cela, celle des storyboards. Son style, court et incisif, retranscrit si minutieusement les décors (bars, carnaval etc) et l'ambiance singulière qui hantent le roman qu'on finit par fermer celui-ci avec l'impression d'avoir regardé un DVD. L'auteur n'a donc certes pas la plume de Marguerite Yourcenar mais il a assurément celle d'un metteur en scène ce qui, au demeurant, explique sans doute les rumeurs selon lesquelles Tarantino en serait l'auteur.
    Mon principal bémol est d'ailleurs étroitement lié à cette supposition : certains passages du Livre sans nom sont en effet clairement inspirés de longs-métrages (Desperado et El Mariachi, pour ne citer qu'eux) et, si pour ma part je ne crie pas au plagiat car ce roman hybride est à mes yeux une parodie de tous ces films, il était toutefois très déstabilisant – éthiquement – de lire des scènes tout à fait (ou presque) identiques à ces films ou encore de suivre les aventures d'un couple (Dante et Kacy) me rappelant étrangement celui de Pulp Fiction. Si ces scènes peuvent bien sûr faire office de clins d'œil supplémentaires, leur inspiration demeure pour moi discutable.
    Dernier hic enfin, les relations entre les hommes et les femmes dans le roman. Avant tout, je tiens toutefois à préciser que j'ai conscience de l'absurdité de ma remarque à venir, au vu de l'univers que j'ai dépeint jusqu'ici – à savoir une ambiance western très caricaturale et donc, assez logiquement sexiste –, mais (c'est plus fort que moi !), même quand cela va contre la logique, je ne peux me résoudre à refréner cet élan de féminisme qui comprime ma poitrine (et me fait râler) chaque fois que je vois les femmes réduites au statut habituel de partenaire soumise (Kacy) ou de femme fatale et objet (Jessica).
    En résumé, un melting-pot complètement barré, à des années lumières des proses les plus estimables mais très distrayant !
    Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.

    Lien : http://blopblopblopblopblopblop.blogspot.fr/2013/06/le-livre-sans-no..
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    • Livres 5.00/5
    Par Biiip, le 28 août 2012

    Biiip
    L'auteur de ce livre (anonyme soit disant passant) est un fou. Mais un fou génial. Je n'avais encore jamais lu une oeuvre pareil. C'est complètement barré et assumé. l'auteur ne cache pas ses inspirations aux films de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino (pour n'en citer que les plus influents). D'ailleurs peut-on vraiment parler d'inspiration à ce niveau là? J'ai vu une bonne partie de la filmographie des ces deux réalisateurs, et je peux vous assurer que certains passages du livre sont des copier/coller de quelques scènes cultes de leurs nombreux films. Rien que la scène d'ouverture, on est en plein Desperado de Robert Rodriguez. Hommage? Facilité?
    Aucun des deux! C'est tout simplement un immense délire. En effet, qui n'a pas rêver un jour d'écrire sa propre histoire avec le (ou les) héros (de cinéma, de littérature ou de BD) qui nous ont tant marqué?! Et bien c'est justement ce qu'a fait l'auteur (anonyme...je vous l'ai déjà dit?), car ce livre est en fait un petit plaisir personnel. D'ailleurs il faut savoir qu'à l'origine, ce livre était diffusé sur Internet. Ce n'est que plus tard qu'il est devenu "culte" et qu'il a été publié. L'auteur n'avais donc aucune contrainte et s'est amusé (comme un gamin) à façonner cet univers rempli de références et de clichés.
    A partir de là, deux choix s'offre à vous;
    - Soit vous prenez ce livre au premier degré et passerez surement à côté, restant bloqué sur le "plagiat" du livre et son manque de sérieux;
    - Soit vous le prenez (au deuxième voire au troisième degré) pour ce qu'il est et acceptez les délires de l'auteur, et dans ce cas...accrochez vos ceintures parce que vous venez de prendre un ticket pour la planète du kiff (inoubliable pour moi).
    le seul point noir selon moi (s'il faut en trouver un) se trouve dans le style de l'auteur. C'est simple (pas simpliste). Aussi, ne vous attendez pas à de la grande littérature parce que vous risqueriez d'être déçu. de plus, si vous n'aimez pas les grossièretés, passez votre chemin!
    de tout façon, on ne lit pas LE LIVRE SANS NOM pour s'attarder sur la noblesse de son écriture (inexistante), mais pour passer un bon moment, pour en prendre plein la tronche. Lire ce livre, c'est comme regarder un film. Ça va vite. Tellement vite qu'on a l'impression d'avoir passé 1h30 devant sa télévision plutôt que le nez plongé d'un un bouquin;
    - le rythme est soutenu;
    - les scènes d'action sont intenses, bien décrites et très imagées (on a parfois l'impression d'avoir un storyboard sous les yeux);
    - et certains dialogues sont dignes d'un Tarantino.
    Les personnages ne sont pas en reste. Aucun n'est mis à l'écart et bénéficient tous d'une histoire et d'une raison de se trouver dans ce trou pommé qu'est Santa Mondega, la ville la plus dangereuse du monde. Tous intéressants et attachants voire même pour certains, charismatiques, tel le Bourbon Kid. A condition encore une fois d'accepter l'univers de l'auteur, sinon les personnages vous paraîtront d'une banalité déconcertante et affreusement cliché.
    L'histoire en elle même n'a rien d'extraordinaire, c'est du déjà lu et vu. Mais on peut reconnaître un certain talent à l'auteur pour avoir su donner une cohérence à cet immense foutoir.
    J'ai passé un très bon moment avec ce livre, et j'ai vraiment hâte de lire la suite en espérant qu'elle soit aussi bonne que ce premier tome des aventures du Burbon Kid. Un livre inclassable que je recommande à tout les fans de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, ainsi qu'aux amateurs de livres cinématographiques à l'univers violent et barré.
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 24 juin 2013

    Luniver
    Santa Mondega n'est décidément pas une ville comme les autres : seule au monde à accueillir une éclipse de soleil tous les cinq ans, elle semble attirer tout ce qu'il y a de moins recommandable dans les environs. Malgré la rude concurrence, quelques malfrats parviennent à se faire un nom, comme le Bourbon Kid, bien connu pour éradiquer la population d'un bar chaque fois qu'il vide un bourbon.
    Et ce fameux Bourbon Kid semble bien remontrer le bout de son nez, peu de temps avant la prochaine éclipse. Il n'est d'ailleurs pas le seul : deux moines envoyés en mission, une jeune fille qui s'éveille après cinq années de coma, des tueurs à gages, ou encore un inspecteur spécialisé dans les affaires surnaturelles. Ces fortes personnalités s'entrechoquent en faisant des étincelles, ce qui n'est jamais bon dans une ville qui vit par la poudre et les balles...
    Ce thriller part dans tous les sens et ne fait pas dans la dentelle : les protagonistes sont des gros durs qui roulent des mécaniques et qui ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins. Deux regrets cependant : l'aspect fantastique n'était à mon sens pas nécessaire, les personnages sont suffisamment déjantés pour s'en passer. Il n'est d'ailleurs pas vraiment exploité et donne un côté « too much » qui pourra rebuter certains. Et ensuite, le manque de personnages féminins dans l'histoire : une Bonnie Parker ou une Calamity James aurait été du plus bel effet.
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 24 janvier 2011

    Sanchez avait horreur que des inconnus entrent dans son bar. En fait, il détestait également les habitués, mais il les accueillait tout simplement parce qu'il avait peur d'eux. Éconduire un habitué, ce serait signer son propre arrêt de mort. Les criminels qui fréquentaient le Tapioca étaient toujours à l'affût de la moindre occasion d'y prouver ce qu'ils valaient, parce que c'était le plus sûr moyen d'acquérir une renommée, jusqu'au sommet de la hiérarchie du monde du crime.

    Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. Ses murs étaient jaunes, et pas d'un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. Rien d'étonnant à cela : l'une des nombreuses règles tacites du Tapioca était l'obligation, pour l'ensemble de la clientèle, de fumer. Cigares, pipes, cigarettes, joints, narguilés, cigarillos, bangs, tout était autorisé, excepté ne pas fumer. Ne pas fumer était tout à fait inacceptable. Le fait de ne pas boire de l'alcool était aussi considéré comme un péché, mais le plus grand des péchés, c'était d'être un inconnu dans ses lieux. Dans ce bar, personne n'aimait les inconnus. Les inconnus n'apportaient que des problèmes. On ne pouvait pas se fier à eux.
    Aussi, lorsqu'un homme, vêtu d'une longue cape, capuche rabattue sur la tête, entra et s'assit sur un tabouret de bois au bar, Sanchez eut la certitude qu'il ne ressortirait pas en un seul morceau.
    La vingtaine d'habitués attablés cessèrent leur conversation et toisèrent longuement l'homme encapuchonné assis au bar. Sanchez remarqua qu'ils s'étaient également arrêtés de boire. C'était mauvais signe. S'il y avait eu une musique d'ambiance, elle se serait sûrement interrompue dès l'entrée de l'inconnu. Le seul son audible était à présent le bourdonnement continuel du gros ventilateur fixé au plafond.

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  • Par Luniver, le 24 juin 2013

    « Nous avons un cadavre, lieutenant, répondit-il. Une femme d'une soixantaine d'années. Sa tête est plantée à une patère derrière la porte, et le reste du corps est assis sur une chaise, face à une table. On a toujours pas retrouvé les yeux et la langue.
    — Des pistes ? »
    Borthwick se redresse.
    « Ouais, répondit-il d'un ton las. On a un témoin qui prétend avoir vu Freddy Krueger sortir de la roulotte en courant, ce matin. D'après elle, il serait parti au volant d'une Porsche métallisée. Mais on a pas de numéro de plaque minéralogique.
    — Freddy Krueger ? répéta Scraggs, interdit.
    — C'est un déguisement, lieutenant. C'est la Fête de la Lune, vous savez ? »
    [...]
    « Rien d'autre? demanda-t-il, grimaçant à la vue de la tête empalée derrière la porte.
    — Si, j'ai ma petite théorie, lieutenant. »
    Scraggs porta un regard étonné sur Diesel Borthwick. Ce policier était réputé n'avoir tout juste qu'un demi-cerveau : il était tout à fait anormal de l'entendre émettre la moindre opinion ou suggestion.
    « Vraiment ? Et quelle est-elle ? demanda Scraggs.
    — Je pencherais pour la thèse du suicide, répondit Borthwick avec un sourire malicieux.
    — Espèce d'imbécile. »
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  • Par Satine, le 31 août 2011

    Discussion entre les deux moines d’Hurbal Kyle et Peto qui vient de livrer un combat contre Rodeo Rex le roi de l’arène :
    « Apparemment, Rex a sciemment bridé la force de son coup de poing pour s’assurer qu’il ne casserait aucune de tes dents. C’est plutôt gentil de sa part, tu ne trouves pas ? demanda Kyle.
    - Oh, qu’est-ce que c’est sympa, il a bien mérité qu’on lui offre à boire ! Putain de merde, ma tête. Merde. rétorqua Peto .
    -Pourrais-tu cesser d’être grossier, s’il te plaît Peto ? Il ne me semble pas nécessaire de parler ainsi.
    - Bien sûr. Demande un peu à Rodeo Rex de te mettre un putain de pain dans la gueule. On verra quel effet ça te fait, ducon. »

    Un autre extrait à propos du « livre sans nom » qui est un indice important à l’enquête. Il débute ainsi :
    « Cher lecteur, seuls les cœurs purs sont dignes de contempler les pages de ce livre. Chaque page que vous tournez, chaque chapitre que vous lirez vous rapprochera un peu plus de la fin. Tous n’y arriveront pas. Les nombreuses histoires et les nombreux styles sont susceptibles d’éblouir et de confondre. Et, tandis que vous recherchez la vérité, elle ne cessera jamais d’être sous vos yeux. Les ténèbres viendront et, avec elles, un mal indicible. Et ceux qui auront lu le livre pourraient ne jamais revoir la lumière. »


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  • Par jadzia, le 25 mars 2013

    - Il n’y aura pas de gros retournements de situation dans cette enquête. On ne va pas découvrir que c’est en fait l’ex-femme du Bourbon Kid qui a commis tous ces meurtres pour l’en accuser. Ce ne sera pas non plus le majordome, et Kevin Spacey ne fera pas irruption dans le commissariat, recouvert de sang, en criant : Inspecteur ! ... Inspecteur !, d’une voix suraiguë, et vous ne trouverez certainement pas la tête de votre épouse dans un boite en carton au milieu du désert.
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  • Par sheila, le 26 octobre 2013

    Bertram Cromwell inspira profondément puis enfonça vigoureusement la pointe du couteau dans l'avant-bras de Dante. Deux choses se produisirent quasi simultanément: la lame s'enfonça de cinq centimètre, et Dante poussa un hurlement retentissant.
    - AOUH!... PUTAIN!... Mais merde!... AOUH!... Espèce de putain d'abruti! Putain de merde, vous m'avez planté! BORDEL DE MERDE! Espèce de... espèce de vieil enculé!
    - Ça fait mal? Demanda Kacy et ce ne fut franchement pas l'une de ses plus brillantes remarques.
    - BIEN SÛR QUE ÇA FAIT MAL, PUTAIN! JE VIENS DE ME FAIRE POIGNARDER, BORDEL!
    (...)
    - Sentez-vous la blessure guérir d'elle-même, Dante? demanda-t-il posément.
    - Vous vous foutez de ma gueule? Vous avez failli me couper le bras en deux. Bien sûr que c'est pas en train de guérir tout seul. Ça va prendre des putain de semaines à guérir. Il va sûrement falloir me faire des points de suture. Putain, Cromwell, mais qu'es-ce qui vous est passé par la tête? Je pensais que vous alliez juste me faire une petite entaille, pas me découper le bras, bordel de merde!
    - Je suis confus, Dante. Je voulais simplement que la plaie fut assez conséquente pour nous assurer sans l'ombre d'un doute de l'efficacité de la pierre ou de son inefficacité.
    - En tout cas si le but c'était de me laisser une putain de cicatrice à vie, je crois qu'on peut dire qu'elle est sacrément efficace, cette putain de pierre!
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