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Anonyme (Traducteur)
ISBN : 2355840431
Éditeur : Sonatine (03/06/2010)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 1663 notes)
Résumé :
"Bourré de références pop, construit de telle sorte qu’on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui: de l’humour, de l’amour, de la vengeance, du sexe, de la violence et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite ! "
The Telegraph.

Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez ? Lisez Le Livre sans nom. À vos risques et périls.
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Critiques, Analyses & Avis (361) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
17 avril 2012
★★★★★
★★★★★
Moi vous savez, j'aime bien les histoires tordues, et plus elles sont tordues plus je prends mon pied…
Avant toute chose, si tu es quelqu‘un de trop sérieux, trop terre à terre, un peu « cureton » sur les bords, si tu pratiques encore le « baise main », que tu te formalises pour un tas de trucs dont tout le monde se branle, bref si tu es un emmerdeur , que tu rougis encore quand on parle de cul, que tu n'as n'a jamais osé dire merde à maman , pire que tu pratiques encore le vouvoiement sur internet : alors il serait préférable, voir très judicieux de virer ton « cul bénit » de ma critique parce que pour comprendre le « Livre San nom », il faut savoir tutoyer le second degré…
Je ne te parle pas des petites blagounettes que tu pourrais raconter à la secrétaire le lundi matin, si fier de ton humour déluré… Non là on plonge des les abysses de l'humour noir, de la décadence, du grand n'importe quoi et de la série B avec un grand B… Références non cachées à Tarentino, Rodriguez, voir les frères Cohen… (Clin d'oeil à Lehane-fan et sa critique précédente)
Imagine le trou du cul de l'enfer : « Santa Mondega »… Rempli des pires raclures de l'humanité aussi ouf que peuvent l'être les pires raclures de l'humanité…
Là-bas on ne fait pas l'amour avec sa petite femme, non m'sieur, désolé ma p'tite dame : las bas on pilonne à tout va… personne connait le missionnaire, tout le monde pratique la levrette…
Là-bas on ne fait pas de constats à l'amiable, les petites bagarres à "l'eau de rose" n'existent pas… non là-bas ils explosent des têtes, ils démembrent, ils évident, ils répandent de l'hémoglobine sur le sol, les murs et le plafond…
Là-bas, c'est jamais calme, tout le monde crève avec brutalité, rarement très vieux, toujours dans d'atroces souffrances aussi improbables soient-elles…
Là-bas il y toujours plus taré et plus balèze que toi, d'ailleurs s'il te manque juste un ou deux membres, que ton sang ne dégouline pas par tous tes orifices existants (ou pas) : c'est que tu es un p'tit veinard... enfin si tu étais un gros dur tu serais déjà mort, finalement dans ce bouquin il vaut mieux être une fillette...Je dis ça pour ton bien et celui de tes orifices hein...
Là-bas il se passe des choses pas très catholiques, avec des gens pas trop portés sur l'eau bénite si tu vois ce que je veux dire…
En fait là-bas, c'est le pays du second degré, de la violence gratuite, du malsain gentillet qui fait marrer, ça se prend pas du tout au sérieux, ce n'est jamais vraiment glauque, c'est juste d'une vulgarité « sans nom »… tellement jouissif et addictif qu'on en redemande…
En résumé, soit tu fais partie de la catégorie des mecs tranquillou, des winner de seconde zone comme moi (Brad Pitt étant un winner de première zone...), dans ce cas précis tu vas t'éclater la rate... passe donc au « Tapioca », c'est un petit rad du coin... demande à « Sanchez » un petit verre d'eau fraiche et dis lui que c'est Hugo qui régale….
Soit tu fais partie de la catégorie des gens sérieux, un peu coincés, pas très rigolos et finalement très ennuyeux, dans ce cas précis oublie le « Livre sans Nom », oublie ce que je viens d'écrire mais bonne bourre quand même…

Au nom du père du fils et du saint esprit…Même si c'est pas très « sein » tout ça…(jeu de mot)
Amen les copain
Fin (peut-être…)
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Coriolis
09 avril 2015
★★★★★
★★★★★
Votre attention s'il vous plaît ! Your attention please !
Dans quelques instants Toto fera du vélo pour la première fois. Ce que vous allez voir, restera à jamais gravé dans la tête du petit bonhomme et surtout dans le chêne séculaire dans lequel il fonce allègrement :
-Regarde maman, sans les mains. 
-Regarde maman sans les pieds...
Soudain ...BOUUUM
-Regarde maman sans les dents..
Toto fait du vélo sans dents, moi je lis un livre sans nom et le monde entier consomme des aliments sans matières grasses, sans sucres ajoutés, sans phosphates (non, ça c'est pour la lessive, zut!), sans arômes artificiels et il faut bien l'admettre sans goût !
Le livre sans nom ou l'art et la manière de ne pas se creuser les méninges pour trouver un titre accrocheur...Et pourtant, voilà un bouquin qui accroche férocement le lecteur. Celui-ci se voit méchamment collé à ses pages tel un vieux chewing-gum sur une pompe neuve, tel le jaune d'oeuf qui se meurt sur le bord d'une assiette oubliée dans l'évier, tel un bon roman quoi !
Laissons Toto sans ses dents, Rika sans chemise et sans pantalon et sans transition, direction l'Amérique du Sud ! Cap à Santa Mondega...Une bourgade plus malfamée tu meurs...De toute façon, tu y meurs souvent vu que le taux de criminalité frôle celui d'un pochtron imbibé au troisième degré. En parlant de bibine, voici le bar justement ! le Tapioca ! Repère de petites frappes en tous genres. Un endroit glauque qui ne figurera jamais dans le guide du routard. La bière est chaude en plus...C'est normal ! le patron pisse dedans...On a le sens du partage ou on ne l'a pas, pisse and love ! Parmi la clientèle de ce rade, on trouve un tueur à gages qui se prend pour le King (je ne vous conseille pas de vous soulager dans son kawa, par contre!), des moines passés maîtres dans l'art du combat, une diseuse de bonne aventure, une femme amnésique qui a passé cinq ans dans le coma , un tueur en série (celui-ci ne se contente pas d'un pitit pipi dans votre verre!), des ivrognes, des inspecteurs cinéphiles à la répartie foudroyante, des mafieux et un chasseur de primes au look de biker. Tous ne courent pas après le bonheur (sinon, ils ne végéteraient pas à Santa Mondega!) mais après une pierre bleue ayant des pouvoirs surnaturels.  Non ce n'est pas le « coeur de l'océan » pendentif cucul la praline porté par Rose dans Titanic (tout aussi cucul la praline) alors que Jack est en train de la dessiner nue...Tout ça pour se faire titaniquer en plus ! Ce n'est pas non plus le bloc wc azuré qui libère dans vos gogues de frais et salvateurs effluves après le chili de midi à la cantoche. Rien à voir non plus avec une hypothétique amulette schtroumph. Schtroumph alors !
La seule chose que je peux vous dire c'est ce que ce truc, c'est pas de la gnognotte !
Entrez vous aussi dans le Tapioca (mais évitez la bière par contre). Prenez part à cette quête loufoque truffée d'hémoglobine, d'humour noir, de testostérone, de litres de whisky et attendez que la magie opère...
Un roman incroyablement original mêlant avec habileté plusieurs genres. Des références cinématographiques à gogo, de la castagne, des dialogues efficaces et un récit déjanté rappellent inévitablement l'esprit d'une bonne série B.
Si Toto demeure sans dents après son expérience du deux roues, le livre sans nom reste quant à lui « sans-sationnel ».

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Gwen21
26 août 2015
★★★★★
★★★★★
Je n'irai pas par quatre chemins : j'ai adoré.
Tout simplement.
A-DO-RÉ.
Je me suis fendu la poire, je me suis marrée alors même que ça trucidait dans tous les coins, que des litres d'hémoglobine se déversaient dans des bars aux allures de saloons ; j'ai pensé "super, bien envoyé" quand une femme se faisait traitée de pute par le premier salaud venu, bref, j'ai lu "Le livre sans nom" qui non seulement n'a ni nom ni auteur mais n'a aussi aucune catégorie dans laquelle il puisse être classé. Et, j'ai envie de dire : TANT MIEUX. Tant mieux si, pour une fois, on n'arrive pas à classer un bouquin dans un rayon, à sa place, dans sa case ; tant mieux si, pour une fois, un bouquin nous sort de notre zone de confort tout en nous faisant nous sentir bien. C'est de la déconne, c'est du quinzième degré, c'est du Tarantino, du Grand N'imp', c'est du rire en barres et de l'humour noir en lingots. Oui, c'est violent, sanglant, vulgaire et tout ce qu'on veut mais c'est drôle. Et rire, qu'est-ce que ça fait du bien !
Déconcertant, réjouissant, tordant et pourtant, tellement bien ficelé, pas mal écrit du tout, très très bien rythmé et méchamment déjanté. Tout commence comme une parodie et tout finit comme... Nan, je vais pas vous le raconter, vous avez qu'à le lire et puis c'est tout.

Challenge de lecture 2015 - Un livre avec de la magie
Challenge PAVES 2015 - 2016
Challenge ABC 2014 - 2015
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Skorpionnan
24 juillet 2010
★★★★★
★★★★★
j'ai lu ce livre sans aucun temps mort ni aucune lassitude.
Au début du livre, on se dit, "il y a trop de personnages", ...à la fin du livre "si il veut faire un tome deux , il fa falloir en trouver des nouveaux!"
En effet, l'espérance de (sur) vie est assez faible dans ce roman, on pense bien sur à du Tarantino, ou à Shoot'em up.
Ca défouraille à tout va, ce n'est pas horrible, ni malsain, ni comique, juste mortel.
On retrouve la touche de fantastique chère aux productions "Grindhouse" ( Boulevard d ela mort, Planète Terreur). Et on ne peut s'empêcher de faire le parallèle aves le cinéma car ce livre est écrit comme un film, en le lisant on voit les plans , les scènes, l'ambiance est finement décrite par quelques touches qui nous permettent de visualiser facilement le décor d'une ville Hispanique US.
Long manteaux de cuir noirs, voitures rutilantes, chaleur étouffante ou nuit noire, le western spaghetti se retrouve ici à notre époque.
Le style est concis, direct, incisif, sans tomber dans l'hystérique épilepsie qui gâche souvent ce genre de scènes.
Les personnages sont attachants, notoirement plus démons que anges , mais personne n'est ici totalement innocent.
Qui plus est , ils sont réalistes, quand ils en veulent à quelqu'un, ce qui semble être leur occupation principale, ils arrivent derrière lui et lui tirent un coup de canon scié dans la nuque, sans devoir expliquer les pourquoi du comment de la physique quantique pendant 50 pages!
Un bon roman teinté de fantastique, qui n'aura certes pas le prix Nobel mais procure une jubilation assez coupable mais joyeuse.
S'il fallait choisir une ambiance musicale pour ce livre, je choisirais John Thorogood et principalement "Bad to the bone " ou "One Bourbon, One Scotch, One Gin".
Sortez votre manteau de cuir noir, votre fusil à pompe, votre cigare et votre bouteille de scotch et visitez Santa Mondega.
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Nyxlapolicecomicsansms
16 juin 2013
★★★★★
★★★★★
Le livre sans nom c'est un peu comme l'alcool. On se lance par curiosité, bien souvent après en avoir longuement entendu parler. On vide chapitres après chapitres, jusqu'à atteindre la plus complète euphorie et le lendemain, on essuie sa première "gueule de papier".
Avec joie toutefois car les effets secondaires ne sont pas les mêmes (s'il vous manquait une preuve de la suprématie du livre, la voilà). Ici en effet, le réveil n'est douloureux que si l'on n'a pas songé à acheter – ou emprunter – le deuxième tome. Pas de soif extrême non plus (si ce n'est celle d'en savoir plus !), de nausée ou encore de migraine, simplement ce maudit plaisir coupable.
Coupable car le livre sans nom est loin – très loin – du chef d'oeuvre mais que, pour autant, on passe un excellent moment en sa compagnie, si tant est du moins que l'on soit doté de second (voire troisième) degré.
Au fil des pages, l'auteur semble en effet échafauder une pastiche de série B et a constamment recours à la caricature. L'histoire par exemple, qui fait graviter policiers, mafieux, moines, serial killer (liste non exhaustive) autour d'une mystérieuse pierre à la valeur inestimable, parait on ne peut plus tirée par les cheveux. le réalisme cohabite en fait ici avec l'irrationnel, l'humour avec le gore, la mort avec la fantaisie etc. Cette surenchère tant parodique qu'oxymorique permet à mon sens d'aviser le lecteur de la tonalité décomplexée du Livre sans nom, où entre autres choses, vous pourrez voir Batman servir un verre à un membre du groupe Kiss sans vous offusquer le moins du monde du caractère quelque peu invraisemblable de la scène.
Outre cette liberté absolue – et jubilatoire ! –, le point fort du roman réside dans son rythme hautement soutenu. Chaque chapitre repose en effet sur une dynamique effrénée – chaque page recèle son lot de surprises – et voit les morts se succéder comme seul Battle Royale a su le faire jusqu'ici – à ma connaissance. L'angoisse est toutefois ici inexistante tant le livre sans nom regorge d'intrigues surréalistes qui enrayent toute identification. Résolument "tarantinesque", ce thriller est donc un condensé de violence (boyaux, cervelles et sang à gogo) que l'humour, l'extravagance et les divers clins d'oeil de l'auteur (Seven, Usual Suspects, L'armée des 12 singes etc) atténuent inexorablement.
J'ai également apprécié la galerie – haute en couleurs – de personnages (des filles badass au mystérieux homme dont le visage est dissimulé par une capuche en passant par le Seigneur des Ténèbres ou encore les chasseurs de primes...) tous plus stéréotypés les uns que les autres, certes – mais là encore à des fins humoristiques – car j'ai trouvé qu'aucun d'entre eux n'était totalement blanc comme neige, or, vous le savez sans doute maintenant à force de me lire, j'ai horreur des visions manichéennes. Je pense toutefois que leur caractère respectif combiné à leur prénom éminemment cliché (Elvis, Rodéo Rex etc) agaceront les lecteurs anti "too much". Pour ma part, j'ai supposé qu'ils permettaient avant tout la mémorisation et ainsi, de mieux se repérer entre tous les personnages.
Si le style quant à lui n'est pas sensationnel, il a au moins le mérite de rendre compte d'une ville qui n'existe pas (Santa Mondega) et plus spécifiquement de l'atmosphère qui règne dans ce trou paumé d'Amérique du Sud à merveille. L'auteur a en effet une écriture très visuelle qui rappelle assez, en cela, celle des storyboards. Son style, court et incisif, retranscrit si minutieusement les décors (bars, carnaval etc) et l'ambiance singulière qui hantent le roman qu'on finit par fermer celui-ci avec l'impression d'avoir regardé un DVD. L'auteur n'a donc certes pas la plume de Marguerite Yourcenar mais il a assurément celle d'un metteur en scène ce qui, au demeurant, explique sans doute les rumeurs selon lesquelles Tarantino en serait l'auteur.
Mon principal bémol est d'ailleurs étroitement lié à cette supposition : certains passages du Livre sans nom sont en effet clairement inspirés de longs-métrages (Desperado et El Mariachi, pour ne citer qu'eux) et, si pour ma part je ne crie pas au plagiat car ce roman hybride est à mes yeux une parodie de tous ces films, il était toutefois très déstabilisant – éthiquement – de lire des scènes tout à fait (ou presque) identiques à ces films ou encore de suivre les aventures d'un couple (Dante et Kacy) me rappelant étrangement celui de Pulp Fiction. Si ces scènes peuvent bien sûr faire office de clins d'oeil supplémentaires, leur inspiration demeure pour moi discutable.
Dernier hic enfin, les relations entre les hommes et les femmes dans le roman. Avant tout, je tiens toutefois à préciser que j'ai conscience de l'absurdité de ma remarque à venir, au vu de l'univers que j'ai dépeint jusqu'ici – à savoir une ambiance western très caricaturale et donc, assez logiquement sexiste –, mais (c'est plus fort que moi !), même quand cela va contre la logique, je ne peux me résoudre à refréner cet élan de féminisme qui comprime ma poitrine (et me fait râler) chaque fois que je vois les femmes réduites au statut habituel de partenaire soumise (Kacy) ou de femme fatale et objet (Jessica).
En résumé, un melting-pot complètement barré, à des années lumières des proses les plus estimables mais très distrayant !
Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.
Lien : http://blopblopblopblopblopb..
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Les critiques presse (1)
Elbakin.net20 août 2015
Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’oeils à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
AcherontiaAcherontia26 février 2017
Les moines étaient sortis sans un mot. "Bon débarras", pensa Sanchez. Nettoyer le plancher du Tapioca recouvert de sang était l'une des tâches qu'il aimait le moins. Et à présent, à cause de ces deux inconnus qu'il aurait dû envoyer paître dès leur arrivée, il allait devoir s'y coller.
Il alla dans la cuisine au fond du bar pour y prendre une serpillière et un seau d'eau et revint juste à temps pour voir un homme entrer au Tapioca. Un autre inconnu. Grand. Bien bâti. Habillé bizarrement, remarqua-t-il. Comme les deux autres clowns. C'était vraiment une journée de merde que s'annonçait. Sanchez en avait déjà assez, et on n'en était qu'au début de l'après-midi. Il avait un type raide mort par terre, la cervelle éparpillée aux quatre coins de la salle, et un autre mec avec une balle dans la jambe. Il faudrait appeler la police, mais peut-être pas tout de suite.
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AcherontiaAcherontia26 février 2017
"AOUH!... PUTAIN!... Mais merde!... Espèce de putain d'abruti! Putain de merde, vous m'avez planté! BORDEL DE MERDE! Espèce de... espèce de vieil enculé!
- Ça fait mal? demanda Kacy, et ce ne fut franchement pas l'une de ses plus brillantes remarques.
- BIEN SÛR QUE CA FAIT MAL, PUTAIN! JE VIENS DE ME FAIRE POIGNARDER, BORDEL!"
Dante agrippait son bras, tentant désespérément de juguler l'hémorragie, dont le débit était fort impressionnant. Cromwell avait tiré de sa poche un mouchoir en papier avec lequel il essuyait la lame de son couteau.
"Sentez-vous la blessure guérir d'elle-même, Dante? demanda-t-il posément.
- Vous vous foutez de ma gueule? Vous avez failli me couper le bras en deux. Bien sûr que c'est pas en train de guérir tout seul. Ça va prendre des putains de semaines à guérir. Il va sûrement falloir me faire des points de suture. Putain, Cromwell, mais qu'est-ce qui vous est passé par la tête? Je pensais que vous alliez juste me faire une petite entaille, pas me découper le bras, bordel de merde!
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AcherontiaAcherontia26 février 2017
"Vous êtes censés être déguisés en quoi? demanda Sanchez.
- On est les rangers solitaires, répondit Miguel, prenant le pas sur Carlito de manière inhabituelle.
- Les Rangers solitaires? répéta Mukka d'un ton moqueur. C'est une blague, c'est ça?
- Non, pourquoi? Miguel semblait légèrement troublé.
- Peut-être parce que le principal trait du Ranger solitaire, c'est d'être seul, justement, répondit Mukka. D'où le surnom "Ranger solitaire"."
Miguel paraissait à présent tout à fait perdu. Carlito, de son côté, semblait se désintéresser totalement de la conversation.
"Écoute, ducon, finit par lancer Miguel. Dans la série télé, il avait toujours son fidèle Tonto à ses côtés, donc il était pas tout à fait "solitaire", pas vrai?
- Mais Tonto était pas un "ranger", pas vrai? C'était un "indien" corrigea Mukka. S'ensuivit un long silence.
- Ah, d'accord! dit Miguel, saisissant enfin où Mukka voulait en venir. Ouais, c'est vrai. T'as raison, en fait."
+ Lire la suite
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AcherontiaAcherontia26 février 2017
- Dis-moi, petit con, ça te dirait que je t'en mette une autre devant tous ces gens?
- Non.
- Alors ferme ta gueule et laisse-moi finir.
- Désolé.
- Tu m'étonnes que t'es désolé, putain. Maintenant écoutez bien, tous les deux. Dieu m'emploie au même titre qu'Il emploie Ses prêtres ou Ses exorcistes. Mais je suis le seul à faire ce que je fais. Je suis unique en mon genre." Il se pencha légèrement afin de s'assurer que toute l'attention des deux moines lui était acquise. "Notre Seigneur Tout-Puissant m'a chargé de débarrasser le monde des créatures du mal. Et Santa Mondega, mes bien chers frères, est la capitale mondiale des créatures du mal."
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AproposdelivresAproposdelivres24 janvier 2011
Sanchez avait horreur que des inconnus entrent dans son bar. En fait, il détestait également les habitués, mais il les accueillait tout simplement parce qu'il avait peur d'eux. Éconduire un habitué, ce serait signer son propre arrêt de mort. Les criminels qui fréquentaient le Tapioca étaient toujours à l'affût de la moindre occasion d'y prouver ce qu'ils valaient, parce que c'était le plus sûr moyen d'acquérir une renommée, jusqu'au sommet de la hiérarchie du monde du crime.

Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. Ses murs étaient jaunes, et pas d'un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. Rien d'étonnant à cela : l'une des nombreuses règles tacites du Tapioca était l'obligation, pour l'ensemble de la clientèle, de fumer. Cigares, pipes, cigarettes, joints, narguilés, cigarillos, bangs, tout était autorisé, excepté ne pas fumer. Ne pas fumer était tout à fait inacceptable. Le fait de ne pas boire de l'alcool était aussi considéré comme un péché, mais le plus grand des péchés, c'était d'être un inconnu dans ses lieux. Dans ce bar, personne n'aimait les inconnus. Les inconnus n'apportaient que des problèmes. On ne pouvait pas se fier à eux.
Aussi, lorsqu'un homme, vêtu d'une longue cape, capuche rabattue sur la tête, entra et s'assit sur un tabouret de bois au bar, Sanchez eut la certitude qu'il ne ressortirait pas en un seul morceau.
La vingtaine d'habitués attablés cessèrent leur conversation et toisèrent longuement l'homme encapuchonné assis au bar. Sanchez remarqua qu'ils s'étaient également arrêtés de boire. C'était mauvais signe. S'il y avait eu une musique d'ambiance, elle se serait sûrement interrompue dès l'entrée de l'inconnu. Le seul son audible était à présent le bourdonnement continuel du gros ventilateur fixé au plafond.

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