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Critiques sur Alcools (11)


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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf le 01/07/2010


    Tension entre le moderne et l'ancien, peut-être. Est-ce ce qui touche dans Apollinaire ? Il y a de ça. Il y a d'abord les mots, répétés ou pierres précieuses déposées au coin d'un poème, d'une incantation magique, alchimie, chocs. Comme souvent, le commentaire sur la poésie est vain. Il suffirait de citer, de ne pas se creuser la tête, même si l'on ne voit pas tout, même si l'analyse en groupe des "Colchiques" a été un chouette moment. La poésie, celle d'Apollinaire, si simple si l'on veut bien ne pas tenter de l'intellectualiser, n'est rien d'autre, rien de plus et rien de moins, qu'un dépôt de formules, magiques ou triviales, dans notre esprit.

    Lire la poésie comme on va à la pêche, tirer un mot, un vers, l'accrocher à notre âme, "soleil cou coupé", ou "Mon Automne éternelle ô ma saison mentale". Encore : "C'est la lune qui cuit comme un oeuf sur le plat", "Ecoutez mes chants d'universelle ivrognerie". La poésie d'Apollinaire est cocktail d'Alcools plus ou moins forts dont on se laisse imprégner à l'envie, un petit verre par ci, un petit verre par là, et mine de rien, on s'en soûle, on voit le monde autrement, on vit plus intensément. Fulgurance du regard du chat, croisé en titubant, au coeur de la nuit : "Je souhaite dans ma maison : / Une femme ayant sa raison, / Un chat passant parmi les livres, / Des amis en toute saison / Sans lesquels je ne peux pas vivre".

    Boire sa vie comme une eau de vie, un poème d'Apollinaire en tête, la voix de Léo Ferré, le souvenir d'une Annie qui rendait fou, et se dire que la joie, jadis, et demain, et toujours, venait toujours après la peine et que sous les ponts de Paris, qui bêlent ce matin, coule la Seine, et nos amours, et que les femmes paissent parfois ce grand pré mal fleuri par l'automne que deviennent, fatalement, les poètes un brin trop sensibles. Ou trop simples.

    critique de qualité ? (17 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir le 31/03/2011


    Je redécouvre ce recueil avec un oeil curieux. Entre des lignes à la facture classique (Sous le pont Mirabeau...), le tournant du siècle est là, ainsi que ses influences. Des textes aux sujets variés, tantôt personnels (A la Santé), étranges (Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople), naturalistes (Colchiques), ils révèlent toujours une sorte d'inquiétude, de tension, d'angoisse un peus sourde. Je suis surpris à cette lecture, l'atmosphère particulière que construit Apollinaire, une sorte d'univers cohérent fait de touches d'étrangeté. Difficile d'y lire au premier abord un ensemble cohérent, et pourtant, il en sort une impression d'ensemble par petites touches. Des impressions Rhénanes entre autres qui m'ont surpris. Un bestiaire digne des poètes du XVIIème tout à fait étrange. Je m'y replonge!

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par iris le 31/03/2008


    Un de mes livres de chevet, auquel je reviens par période régulièrement depuis plus de dix ans. peut être parce qu'il y a de tout dans ces poèmes: du trivial, du quotidien, du mythique et du mystique, de la nostalgie, beaucoup de musicalité, et, ce à quoi je suis peut être la plus sensible, l'écriture de soi

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Anassete le 15/01/2012


    Apollinaire est un grand poète qui peut vous aider à renouer avec le genre : le ton n'y est ni hautain ni déférent à son égard. Alcools est une œuvre qui s'ouvre au monde mais surtout à soi. Contrairement à ce que l'on croit, l'absence de ponctuation n'est pas une idée de l'auteur mais il a été le premier à l'appliquer et à faire entrer la poésie dans une nouvelle ère. Les sujets choisis ne sont pas alourdis par une syntaxe préconçue mais ils restent très emprunts de l'expérience personnelle de l'auteur. La liberté et la fluidité balancent avec un texte très souvent élégiaque et permettent une lecture facile et vivante.
    Ni trop antique ni trop moderne, Alcools permet par son ambivalence d'être un plaidoyer pour le "c'était mieux avant mais on va faire autre chose". Les amateurs de linguistique s'amuseront à former plusieurs phrases pour trouver différents sens à une strophe ! Les néophytes en poésie pourront porter un œil neuf sur le côté archaïque qu'ils ont de leurs cours de français.
    Vitam impendere Amori est la partie la plus belle du livre, à mes yeux.

    J'avais gardé un très bon souvenir d'Apollinaire et il se confirme. Par contre, j'ai eu beaucoup de mal à m'y replonger, ne pas pratiquer régulièrement la versification c'est mauvais pour les affaires. Il n'empêche que cette deuxième lecture m'a permis de me poser des questions totalement différentes qu'à l'époque de ma 1èreL. L'usage d'octosyllabes et de décasyllabe m'a particulièrement bouleversé parce que j'étais restée à l'idée déca/octosyllabe = vers épiques. J'avais oublié que l'alexandrin était passé par là... Je me suis davantage intéressée à la signification formelle des poèmes qu'à leur contenu et c'est là, tout de même, qu'on voit la vraie beauté du texte et sa modernité. Enfin, lire Alcools avec le Bestiaire m'a permis de mieux comprendre l'importance du Christ Orphée dans ces poèmes.


    Lien : http://anassete.blogspot.com/2011/09/alcools-dapollinaire.html

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par chartel le 23/02/2010


    Parmi les grands classiques, un auteur reste encore énigmatique, c'est Apollinaire. Rien ne me prédisposait à le lire, mais devant une telle renommée, surtout chez les puristes de la littérature, je me devais de découvrir le plus célèbre de ses recueils : "Alcools".
    A la fois classique, car il traite des thèmes propres à la poésie : l'amour, la nostalgie, les références à l'antique, l'espoir et le désespoir, ce recueil, difficile à caractériser dans sa variété, est également novateur dans la forme - absence de ponctuation, variété formelle et rythmique, correspondances poétiques entre texte et image (voir les nombreux liens entretenus avec les peintres de son temps) - mais aussi dans les thèmes inattendus de sa poésie, essentiellement des portraits et paysages d'un monde en mutation, acquis aux préceptes d'une science souveraine, créant en cela un monde étrange, à la fois nostalgique d'un passé idéalisé, mais tout à la fois exalté face aux promesses de l'avenir. Un univers que le poète pouvait encore construire, avant que sonne le glas de la Première Guerre mondiale.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par Sarah_DD le 09/06/2008


    Même en ayant eu un long commentaire sur la vie et l'oeuvre d'Apollinaire je ne parviens pas à apprécier ce recueil de textes. L'absence de ponctuation y est peut-être pour quelque chose, je ne sais pas. Pourtant les thèmes sont variés, tant anciens que mythiques ou modernes.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



  • Par Aela le 15/02/2011


    Alcools est un recueil écrit en 1913; c'est la somme d'un parcours personnel. Une conception très affirmée de la modernité.
    Apollinaire nous présente un monde où tout va en s'accélérant, dans lequel les images se télescopent.
    Une poésie très lyrique, mélancolique avec la fuite du temps pour thème principal.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par olivberne le 28/04/2012


    Le texte n'est pas facile au premier abord, il peut rester un peu froid à la lecture mais quel plaisir de rentrer dans l'univers d'Apollinaire, de partir avec lui sur les bords du Rhin ou de se promener dans Paris et lire devant le pont Mirabeau que la Seine coule. On s'enivre avec lui d'amours, on se soule d'Alcools qui font souvent plus de mal que de bien. C'est un livre à lire doucement, pour savourer.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par njstella le 05/12/2010


    poésie ambiguë mais passionnante

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par urobepi le 17/08/2009


    Un petit recueil de poèmes que j'apporte toujours en voyage. Que des perles, dont l'Adieu, ce petit quatrain qui est une pure merveille. Après avoir écrit ça, on peut s'arrêter. Il n'y a plus rien à dire.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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