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ISBN : 2290305952
Éditeur : J'ai Lu (2000)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 2.94/5 (sur 220 notes)
Résumé :
Admirateur de Sade, Apollinaire a retenu les leçons du Marquis dont on sent ici la nette influence. "Les onze mille verges" sont celles auxquelles le prince Mony Vibescu se condamne s’il ne parvient pas à honorer vingt fois de suite la délicieuse Culculine. L’auteur d’"Alcools" s’amuse à faire passer son héros par tous les interdits sexuels: masochisme, scatophilie, gérontophilie, pédophilie, saphisme et vampirisme. Un précis de pornographie tempéré par l’utilisatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
isajulia
isajulia05 mai 2013
  • Livres 2.00/5
Si vous avez cru hot le pâlichon Christian Grey, foutez ses cinquante nuances au placard et préparez vous à nager dans le foutre et la merde avec Mony Vibescu.
J'en vois déjà certains rigoler, Apollinaire vous me direz? L'auteur du Pont Mirabeau?
Oui, oui on parle bien du même et si vous pensiez avoir fait le tour de son oeuvre vous n'avez encore rien vu.
Dans les onze mille verges n'attendez surtout pas le meilleur mais imaginez d'ores et déjà le pire.
A travers son héros, le poète s'en donne à coeur joie et nous plonge dans le vice et la débauche la plus complète.
A défaut d'érotisme et d'esthétisme, vous allez en prendre pour votre grade et assister aux pires horreurs auxquelles on puisse penser. Un peu de scatologie par-ci, un peu de pédophilie par là et pour rajouter un peu de piquant, pourquoi ne pas commettre quelques meurtres et s'adonner aux plaisir de la chair sur leurs cadavres (ou du moins ce qu'il en reste)...
Vous pensez que j'abuse? Parole d'Isa, si vous arrivez au bout de ce roman, qui pourtant ne fait qu'une centaine de pages, sans avoir eu envie de vomir au moins une fois je vous tire mon chapeau. Oui c'est gore et crade mais aussi terriblement d'avant garde, Apollinaire n'a eu besoin que de son regard sur la société dans laquelle il vivait et de sa plume pour nous pondre ce qu'un réalisateur de porno ou de snuff-movie croit avoir inventé.
Il faut prendre pas mal de recul pour lire ces onze mille verges qui ne sont pas à mettre dans toutes les mains. C'est une oeuvre très dure et insoutenable, même si elle a été écrite avec humour, je dois avouer que j'ai eu du mal à certains moments et pourtant je suis pas bégueule et je prend pour principe qu'il faut savoir rire de tout, mais certaines choses ça passe pas.
Pour lecteurs avertis!
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Luniver
Luniver08 mai 2013
  • Livres 2.00/5
Mony Vibescu, prince roumain autoproclamé, en a un peu assez de se faire sodomiser tous les jours par son vice-consul, et décide de partir pour Paris, où, pense-t-il, un sort plus enviable l'attend. Son périple ne s'arrêtera toutefois pas là, et ses aventures se poursuivront en Allemagne et en Chine.
C'est la transgression qu'a cherché l'auteur bien plus que l'érotisme. Alors on liste tous les tabous : sodomie, viol, meurtre, torture, scatophilie, zoophilie, nécrophilie,... et on écrit un passage sur chacune de ces pratiques. L'ensemble est plutôt indigeste. Seuls quelques traits d'humour de temps en temps permettent de retenir l'attention jusqu'au bout.
J'avoue ma totale incompréhension des Sade et autres artistes, anciens ou modernes, qui ne font rimer le sexe qu'avec le sang, la violence et les corps torturés. Au vu de l'enthousiasme de leurs défenseurs, il doit sans doute y avoir quelque chose à en retirer, mais clairement ça me restera inaccessible.
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steka
steka07 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Apollinaire avait le sens de l'humour et de la provocation ainsi qu'une forte détestation pour la morale bourgeoise et son hypocrisie; ce même milieu qui aujourd'hui encore fait mine de s'extasier sur ses poèmes mais s'offusque de la crudité de ce livre ou de ceux de Pierre Louys sans parler de ceux du Marquis de Sade, pour citer quelques illustres prédécesseurs.
Certains trouveront donc la "vigueur" du prince Vibescu, décidément abusive et scandaleuse et sans doute fort politiquement incorrecte. Oubliant qu'Apollinaire fut aussi l'inventeur du terme "surréalisme". Un surréalisme qu'il illustre donc ici dans un domaine particulier avec le lyrisme et l'enthousiasme qui lui était propre. Ce qui est toujours surprenant avec la morale des bien-pensants, ce n'est pas tellement ce dont elle s'offusque, mais bien plutôt tout ce dont elle ne s'offusque pas et qu'elle cautionne benoitement.
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Ubikson
Ubikson20 avril 2016
  • Livres 1.00/5
Ce livre est un étron.
Je pense que je pourrais tout à fait laisser ma critique ainsi, tout est dit. Mais je vais développer un peu, quand même.
Un auteur classique qui écrit un porno ? Pourquoi pas ?
Aucune raison de ne pas s'encanailler un peu. L'idée ne me surprend pas, et ne me choque pas. J'ai presque envie de dire que j'en ai vu d'autres, et Apollinaire n'est pas le seul à s'être lancé dans le genre, anonymement ou non.
Donc, nous voila en compagnie de l'autoproclamé Prince Mony, fervent hédoniste, qui va nous dévoiler un parcours plutôt hors du commun. Et heureusement.
Il y a là un léger côté roman initiatique, dans la montée en puissance des délires sexuels de Mony. Léger, je précise, parce qu'au delà d'une aventure, Les Onze Mille Verges ressemblent plutôt à un catalogue des pratiques sexuelles possibles et imaginables.
Alors, tout y passe. Homosexualité, sodomie, lesbianisme, triolisme, viol, candaulisme, pédophilie, gérontophilie, inceste, scatophilie, ondinisme, zoophilie, nécrophilie, meurtre, sadisme, violence, masochisme. Wikipedia offre une liste des paraphilies, et au fil du livre, on peut en cocher un certain nombre.
On trouvera donc également de la kleptophilie, excitation provoquée par le cambriolage, la biastophilie, générée par le viol, l'érotophonophilie, cette fois-ci par le meurtre, la lactophilie, avec le lait maternelle, l'olfactophilie, avec quelques bonnes odeurs de pets, et j'en oublie certainement un bon nombre.
Ah oui, le vampirisme, mais pas dans le sens "Robert Pattinson va venir me faire un bisou dans le cou" mais plutôt dans le délire "je suis excité(e) par le sang"
Nous apprendre plein de jolis mots en -isme ou en -philie serait-il le seul but de cette histoire ?
Si on passe - difficilement - sur les passages de meurtre, viol, pédophilie et autres, essayons de nous pencher sur le style.
Et là aussi, on fait dans la scatophilie, mais littéraire cette fois. A force de voir des phrases avec des mots presque enfantins comme pipi, nénés etc., on finit par se demander si le livre n'a pas été écrit dans la jeunesse de l'auteur. Mais vraiment sa première jeunesse. Douze ans en gros. Peut-être même moins.
Ce livre est issu de l'imagination frétillante d'un ado pré-pubère qui nous livre une magnifique diarrhée sexuelle et verbale.
Alors non, je n'ai pas été choqué par la sexualité du récit, et ce n'est pas le genre qui motive ma violence envers ce livre.
Ce qui me choque le plus, c'est la comparaison avec les écrits du Marquis de Sade, ou pire avec 50 Nuances de Grey.
Comment classer l'excrément d'Apollinaire entre, d'un côté, un libertin philosophe qui pense, lui, à la fois à la liberté de son corps comme à celle de sa société (voir "La Philosophie dans la Boudoir", qui se situe à des millions d'années de ce "caca") et de l'autre, un "Harlequin" maquillé contant l'histoire d'un petit fils de riches qui s'ennuie et passe son temps en claquant les fesses d'une oie blanche ?
Malheureusement, voilà où nous en sommes. Avant, quand un roman était un peu "olé-olé", on citait de Sade, généralement sans l'avoir lu. Aujourd'hui, on nous colle en plus le pudibond Grey.
A vous dégoûter de la littérature érotique/pornographique.
Quant aux Onze Mille Verges, autant le ranger aux toilettes, et s'essuyer les fesses avec. Ce qu'on y déposera ne sera pas différent de ce qu'on y trouve imprimé.
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Sly
Sly04 juillet 2010
  • Livres 2.00/5
J'ai voulut lire cette oeuvre car j'avais vraiment beaucoup apprécié "Les exploit d'un jeune Dom Juan" du même auteur. Malgré l'avertissement d'une amie me précisant que la lecture serait plutôt difficile de par son contenu je me suis tous de même lancé.
Et bien, force est d'avouer qu'elle avait tous à fait raison.
Je tien à préciser que ce n'est pas vraiment un livre érotique et vous laisse découvrir cette critique qui résumera parfaitement le contenu.
"Voici une notice aguichante de 1907 citée par Louis Perceau dans sa Bibliographie du roman érotique d'après un catalogue clandestin de l'époque. Voici cette notice, à laquelle on peut supposer, avec Toussaint Médecin-Molinie, qu'Apollinaire a mis la main, sans en être le rédacteur :
"Plus fort que le marquis de Sade", C'est ainsi qu'un critique célèbre a jugé Les Onze Mille Verges, le nouveau roman dont on parle à voix basse dans les salons les plus cossus de Paris et de l'étranger.
Ce volume a plu par sa nouveauté, par sa fantaisie impayable, par son audace à peine croyable.
Il laisse loin derrière lui les ouvrages les plus effrayants du divin marquis. Mais l'auteur a su mêler le charmant à l'épouvantable.
On n'a rien écrit de plus effrayant que l'orgie en sleeping-car, terminée par un double assassinat. Rien de plus touchant que l'épisode de la Japonaise Kilyemu dont l'amant, tapette avérée, meurt empalé comme il a vécu.
Il y a des scènes de vampirisme sans précédents dont l'auteur principal est une infirmière de la Croix-Rouge, belle comme un ange, qui, goule insatiable, viole les morts et les blessés.
Les beuglants et les bordels de Port-Arthur laissent rougeoyer dans ce livre les flammes obscènes de leurs lanternes.
Les scènes de pédérastie, de saphisme, de nécrophilie, de scatomanie, de bestialité se mêlent de la façon la plus harmonieuse.
Sadiques ou masochistes, les personnages des Onze Mille Verges appartiennent désormais à la littérature.
LA FLAGELLATION, cet art voluptueux dont a pu dire que ceux qui l'ignorent ne connaissent pas l'amour, est traitée ici d'une façon absolument nouvelle.
C'est le roman de l'amour moderne écrit dans une forme parfaitement littéraire. L'auteur a osé tout dire, c'est vrai, mais sans aucune vulgarité."
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
sarracinosarracino29 avril 2016
Il commença par s’asseoir, puis prit les deux jeunes femmes chacune sur une de ses jambes, mais en relevant leur jupon de façon qu’elles restaient décemment habillées et qu’il sentait leurs culs nus sur ses cuisses. Puis il se mit à les branler chacune d’une main, tandis qu’elles lui chatouillaient le vit. Quand il les sentit bien excitées, il leur dit :

— Maintenant nous allons faire la classe.
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Gwen85Gwen8523 mai 2012
- Mademoiselle, je ne vous ai pas plutôt aperçue que, fou d'amour, j'ai senti mes organes génitaux se tendre vers votre beauté souveraine et je me suis trouvé plus échauffé que si j'avais bu un verre de raki.
- Chez qui? Chez qui?
- Je mets ma fortune et mon amour à vos pieds. Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens!
- Et comment!
- Mes sentiments ne sont pas mensongers. Je ne parle pas ainsi à toutes les femmes. Je ne suis pas un noceur.
- Et ta soeur!
Cette conversation s'échangeait sur le boulevard Malesherbes, un matin ensoleillé. Le mois de mai faisait renaître la nature et les pierrots parisiens piaillaient l'amour sur les arbres reverdis.
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mandarine43mandarine4306 novembre 2011
[ **** ATTENTION ***
*** LIVRE POUR PUBLIC AVERTI **** ]

Brandi en souriant fit pénétrer sa pine dans le trou élastique qui se trouvait entre les deux fesses du prince. Entré là, et tandis que les trois femmes le regardaient, il se démena comme un possédé en jurant :
- Nom de Dieu ! Je jouis, serre le cul, mon joli giton, serre, je jouis. Serre tes jolies fesses. Et les yeux hagards, les mains crispées sur les épaules délicates, il déchargea. Ensuite Mony se lava, se rhabilla et partit en disant qu’il reviendrait après dîner. Mais arrivé chez lui, il écrivit cette lettre :
« Mon cher Brandi,
« J’en ai assez d’être enculé par toi, j’en ai assez des femmes de Bucarest, j’en ai assez de dépenser ici ma fortune avec laquelle je serais si heureux à Paris. Avant deux heures je serai parti. J’espère m’y amuser énormément et je te dis adieu. »
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isajuliaisajulia19 mars 2013
De même que les autres Roumains, le beau prince Vibescu songeait à Paris, la Ville-lumière, où les femmes, toutes belles, ont toutes aussi la cuisse légère. Lorsqu'il était encore au collège de Bucarest, il lui suffisait de penser à une Parisienne, à la Parisienne, pour bander et être obligé de se branler lentement, avec béatitude. Plus tard, il avait déchargé dans maints cons et culs de délicieuses Roumaines. Mais il le sentait bien, il lui fallait une Parisienne.

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LesMotsPourReverLesMotsPourRever04 février 2016
Mony Vibescu en la saisissant avait passé les mains sous son gros cul qui semblait un beau melon qui aurait poussé au soleil de minuit, tant il était blanc et plein. Chacune de ses fesses semblait avoir été taillée dans un bloc de carrare sans défaut et les cuisses qui descendaient en dessous étaient rondes comme les colonnes d’un temple grec.
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Videos de Guillaume Apollinaire (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Apollinaire
Émission des "Nouveaux Chemins" diffusée le 21 janvier 2009 sur France Culture dans le cadre d'une série dédiée aux correspondances célèbres. Invitée : Laurence Campa, maître de conférences en lettres modernes à Paris X.
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