ISBN : 2290305952
Éditeur : J'ai Lu (2000)

Existe en édition audio



Note moyenne : 2.66/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Admirateur de Sade, Apollinaire a retenu les leçons du Marquis dont on sent ici la nette influence. « Les onze mille verges » sont celles auxquelles le prince Mony Vibescu se condamne s’il ne parvient pas à honorer vingt fois de suite la délicieuse Culculine. L’auteur d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Sly, le 04 juillet 2010

    Sly
    J'ai voulut lire cette œuvre car j'avais vraiment beaucoup apprécié "Les exploit d'un jeune Dom Juan" du même auteur. Malgré l'avertissement d'une amie me précisant que la lecture serait plutôt difficile de par son contenu je me suis tous de même lancé.
    Et bien, force est d'avouer qu'elle avait tous à fait raison.
    Je tien à préciser que ce n'est pas vraiment un livre érotique et vous laisse découvrir cette critique qui résumera parfaitement le contenu.
    "Voici une notice aguichante de 1907 citée par Louis Perceau dans sa Bibliographie du roman érotique d'après un catalogue clandestin de l'époque. Voici cette notice, à laquelle on peut supposer, avec Toussaint Médecin-Molinie, qu'Apollinaire a mis la main, sans en être le rédacteur :
    "Plus fort que le marquis de Sade", C'est ainsi qu'un critique célèbre a jugé Les onze mille verges, le nouveau roman dont on parle à voix basse dans les salons les plus cossus de Paris et de l'étranger.
    Ce volume a plu par sa nouveauté, par sa fantaisie impayable, par son audace à peine croyable.
    Il laisse loin derrière lui les ouvrages les plus effrayants du divin marquis. Mais l'auteur a su mêler le charmant à l'épouvantable.
    On n'a rien écrit de plus effrayant que l'orgie en sleeping-car, terminée par un double assassinat. Rien de plus touchant que l'épisode de la Japonaise Kilyemu dont l'amant, tapette avérée, meurt empalé comme il a vécu.
    Il y a des scènes de vampirisme sans précédents dont l'auteur principal est une infirmière de la Croix-Rouge, belle comme un ange, qui, goule insatiable, viole les morts et les blessés.
    Les beuglants et les bordels de Port-Arthur laissent rougeoyer dans ce livre les flammes obscènes de leurs lanternes.
    Les scènes de pédérastie, de saphisme, de nécrophilie, de scatomanie, de bestialité se mêlent de la façon la plus harmonieuse.
    Sadiques ou masochistes, les personnages des Onze Mille Verges appartiennent désormais à la littérature.
    LA FLAGELLATION, cet art voluptueux dont a pu dire que ceux qui l'ignorent ne connaissent pas l'amour, est traitée ici d'une façon absolument nouvelle.
    C'est le roman de l'amour moderne écrit dans une forme parfaitement littéraire. L'auteur a osé tout dire, c'est vrai, mais sans aucune vulgarité."
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ansault, le 06 janvier 2009

    Ansault
    Mony Vibescu est un personnage atypique, roumain, richissime, héréditaire du titre d'Hospodar, c'est-à-dire ce qui pourrait correspondre au titre de sous-préfet, ce dernier s'auto-proclame "prince" trouvant ridicule de recevoir et porter un titre administratif. Lassé de se faire enculer par son ami Brandi Fornoski, vice-consul de Serbie, il décide de partir pour Paris, cette ville où les femmes sont, dit-on, toutes belles et ont aussi le cuisse légère.
    C'est ainsi que débuteront les aventures du Prince Mony Vibescu qui l'emmèneront à traverser toute l'Europe, en passant par la Serbie pour finir à Port-Arthur en plein conflit russo-japonais.
    A travers ce récit, Apollinaire trace un portrait caustique d'une Europe déchirée par des tensions intestines où fleurit les coups d'État fomentés au service d'intérêts personnels alors que l'Empire Russe affaibli est en lutte avec le Japon pour la domination du Pacifique. L'œuvre d'Apollinaire est une satire politique visant à entacher les gouvernants et les puissants qui régissent une Europe vieillissante issue des poncifs décadents du 19ème siècle. Son récit est éminemment subversif et d'une grande richesse et il fourmille d'allusions politiques et militaires et les évènements évoqués et les personnalités citées appartiennent tous à l'histoire.
    Le but d'Apollinaire est évidemment de choquer ses contemporains, avec violence, avec le secret espoir de réveiller les consciences mais sans jamais se départir d'une forte dose d'humour.
    Son récit est jouissif, et même si aujourd'hui le contexte historique nous est bien flou (en tout cas pour des lecteurs comme moi peu au fait du contexte politique de l'époque), sa verve et son style font mouche.
    Publié en 1907, ce roman est antérieur aux Exploits d'un Jeune don Juan qui paraît bien sage et bien conventionnel face à ce précédent opus. En effet dans Les onze mille verges, toutes les perversions possibles et imaginables y passent. Pédérastie, pédophilie, scatologie, nécrophilie, ondinisme, onanisme, sadisme, masochisme, meurtres et j'en passe et des meilleurs. Ici on tue des hommes, des femmes, des enfants, des bébés même, sans aucun état d'âme. Enfin bref c'est comme si tout à coup vous étiez dans la peau d'un fornicateur tueur en série et tous ces événements horribles sont racontés avec le plus grand des naturels comme s'il s'agissait de la normalité. Il faut quand même avoir le cœur bien accroché pour en poursuivre la lecture et si le décalage volontaire entre les situations d'une extrême cruauté et la verve jubilatoire dont elles sont racontées ne rendaient pas le récit d'une grande drôlerie, je crois que sa lecture en serait carrément impossible.
    Avez-vous vu ce film "C'est arrivé près de vous" de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde ? Nous sommes ici avec ce roman dans le même registre d'humour noir... Peut-être en pire même !!! Et en 1907 !!! C'est dire !!!
    Avec Les Exploits d'un jeune Don Juan, Apollinaire voulait alerter ses concitoyens sur la nécessité de procréer, ici il se livre à une satire politique de l'époque dans laquelle il vit.
    En tout cas, Apollinaire, c'est sûr quand il a quelque chose à dire, il n'y va pas par quatre chemins et il ne fait pas semblant, c'est le moins qu'on puisse dire.
    Jugez-en par vous-même...
    Les onze mille verges... Une lecture que je ne vous conseille pas !!!

    Lien : http://www.michel-danzo.com
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Epytafe, le 13 octobre 2011

    Epytafe
    Ce livre est une farce, une facre immense. Apollinaire se doit de dépasser toutes les limites, ce qu'il fait allégrement. le résultat fait osciller le lecteur entre les éclats de rire et le dégout se lon la sensibilité de chacun. Mais il faut absolument être doté d'un solide sens du deuxième degré pour attaquer ce livre.
    La scène dans le train entre la France et l'Allemagne lors de laquelle une orgie assez abominable se déroule, scène constament mis en paralèlle avec la campagne allemande qui subit elle aussi la féroce ironie de l'auteur est un exemple d'humour totalement débridé.
    Pour lecteur averti, doté d'un estomac solide et dépourvus de préjugés et de principes.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par coquecigrue, le 12 juillet 2011

    coquecigrue
    Un jour où je paie avec ma CB, ce petit Librio complète utilement le montant dû, à un niveau acceptable par mon vendeur. Avouez que comme motivation de lecture, ce n'est pas très sexy. Je m'y attelle pourtant. Consciencieusement, j'avale quelques pages en prenant garde à bien mâcher mais la digestion reste lourde. Pourtant c'est de l'Apollinaire, courage, encore quelques pages... puis, non, j'ai arrêté. "Trop c'est trop".
    Je vais me contenter de citer (traduire) ce que l'en a dit il y a cinquante ans Julia Hartwig (poétesse polonaise) dans sa biographie du poète :
    "Certains romans portent des titres prometteurs mais leur seule justification artistique sont la clarté et la beauté de la langue. Pour "Les onze mille verges", hélas, rien d'autre ne vient à l'esprit comme circonstance atténuante, et il est également difficile de supposer, que par simple culte de l'auteur l'on puisse un jour le mettre à la grande lumière, tout au contraire, c'est ce même culte qui le fait garder dans les oubliettes des bibliothèques."
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par neophyte332, le 12 juin 2010

    neophyte332
    Un comte roumain,Vibescu,traverse Paris pour aller à la rencontre de phantasmes érotiques, des plus coquins aux plus improbables! Cet ouvrage fut publié clandestinement ,car trop licencieux pour l'époque,et fut signé G.A.
    Je vous conseille vivement cet ouvrage et n'écoutez point les mauvais ragots des scribouillards!
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Citations et extraits

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  • Par Gwen85, le 23 mai 2012

    - Mademoiselle, je ne vous ai pas plutôt aperçue que, fou d'amour, j'ai senti mes organes génitaux se tendre vers votre beauté souveraine et je me suis trouvé plus échauffé que si j'avais bu un verre de raki.
    - Chez qui? Chez qui?
    - Je mets ma fortune et mon amour à vos pieds. Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens!
    - Et comment!
    - Mes sentiments ne sont pas mensongers. Je ne parle pas ainsi à toutes les femmes. Je ne suis pas un noceur.
    - Et ta soeur!
    Cette conversation s'échangeait sur le boulevard Malesherbes, un matin ensoleillé. Le mois de mai faisait renaître la nature et les pierrots parisiens piaillaient l'amour sur les arbres reverdis.
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  • Par mandarine43, le 06 novembre 2011

    [ **** ATTENTION ***
    *** LIVRE POUR PUBLIC AVERTI **** ]

    Brandi en souriant fit pénétrer sa pine dans le trou élastique qui se trouvait entre les deux fesses du prince. Entré là, et tandis que les trois femmes le regardaient, il se démena comme un possédé en jurant :
    - Nom de Dieu ! Je jouis, serre le cul, mon joli giton, serre, je jouis. Serre tes jolies fesses. Et les yeux hagards, les mains crispées sur les épaules délicates, il déchargea. Ensuite Mony se lava, se rhabilla et partit en disant qu’il reviendrait après dîner. Mais arrivé chez lui, il écrivit cette lettre :
    « Mon cher Brandi,
    « J’en ai assez d’être enculé par toi, j’en ai assez des femmes de Bucarest, j’en ai assez de dépenser ici ma fortune avec laquelle je serais si heureux à Paris. Avant deux heures je serai parti. J’espère m’y amuser énormément et je te dis adieu. »
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