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ISBN : 2290305952
Éditeur : J'ai Lu (2000)

Existe en édition audio



Note moyenne : 2.85/5 (sur 136 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Admirateur de Sade, Apollinaire a retenu les leçons du Marquis dont on sent ici la nette influence. "Les onze mille verges" sont celles auxquelles le prince Mony Vibescu se condamne s’il ne parvient pas à honorer vingt fois de suite la délicieuse Culculine. L’auteur d’"... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par isajulia, le 05 mai 2013

    isajulia
    Si vous avez cru hot le pâlichon Christian Grey, foutez ses cinquante nuances au placard et préparez vous à nager dans le foutre et la merde avec Mony Vibescu.
    J'en vois déjà certains rigoler, Apollinaire vous me direz? L'auteur du Pont Mirabeau?
    Oui, oui on parle bien du même et si vous pensiez avoir fait le tour de son oeuvre vous n'avez encore rien vu.
    Dans LES ONZE MILLE VERGES n'attendez surtout pas le meilleur mais imaginez d'ores et déjà le pire.
    A travers son héros, le poète s'en donne à coeur joie et nous plonge dans le vice et la débauche la plus complète.
    A défaut d'érotisme et d'esthétisme, vous allez en prendre pour votre grade et assister aux pires horreurs auxquelles on puisse penser. Un peu de scatologie par-ci, un peu de pédophilie par là et pour rajouter un peu de piquant, pourquoi ne pas commettre quelques meurtres et s'adonner aux plaisir de la chair sur leurs cadavres (ou du moins ce qu'il en reste)...
    Vous pensez que j'abuse? Parole d'Isa, si vous arrivez au bout de ce roman, qui pourtant ne fait qu'une centaine de pages, sans avoir eu envie de vomir au moins une fois je vous tire mon chapeau. Oui c'est gore et crade mais aussi terriblement d'avant garde, Apollinaire n'a eu besoin que de son regard sur la société dans laquelle il vivait et de sa plume pour nous pondre ce qu'un réalisateur de porno ou de snuff-movie croit avoir inventé.
    Il faut prendre pas mal de recul pour lire ces onze mille verges qui ne sont pas à mettre dans toutes les mains. C'est une oeuvre très dure et insoutenable, même si elle a été écrite avec humour, je dois avouer que j'ai eu du mal à certains moments et pourtant je suis pas bégueule et je prend pour principe qu'il faut savoir rire de tout, mais certaines choses ça passe pas.
    Pour lecteurs avertis!
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    • Livres 2.00/5
    Par Luniver, le 08 mai 2013

    Luniver
    Mony Vibescu, prince roumain autoproclamé, en a un peu assez de se faire sodomiser tous les jours par son vice-consul, et décide de partir pour Paris, où, pense-t-il, un sort plus enviable l'attend. Son périple ne s'arrêtera toutefois pas là, et ses aventures se poursuivront en Allemagne et en Chine.
    C'est la transgression qu'a cherché l'auteur bien plus que l'érotisme. Alors on liste tous les tabous : sodomie, viol, meurtre, torture, scatophilie, zoophilie, nécrophilie,... et on écrit un passage sur chacune de ces pratiques. L'ensemble est plutôt indigeste. Seuls quelques traits d'humour de temps en temps permettent de retenir l'attention jusqu'au bout.
    J'avoue ma totale incompréhension des Sade et autres artistes, anciens ou modernes, qui ne font rimer le sexe qu'avec le sang, la violence et les corps torturés. Au vu de l'enthousiasme de leurs défenseurs, il doit sans doute y avoir quelque chose à en retirer, mais clairement ça me restera inaccessible.
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    • Livres 2.00/5
    Par Sly, le 04 juillet 2010

    Sly
    J'ai voulut lire cette œuvre car j'avais vraiment beaucoup apprécié "Les exploit d'un jeune Dom Juan" du même auteur. Malgré l'avertissement d'une amie me précisant que la lecture serait plutôt difficile de par son contenu je me suis tous de même lancé.
    Et bien, force est d'avouer qu'elle avait tous à fait raison.
    Je tien à préciser que ce n'est pas vraiment un livre érotique et vous laisse découvrir cette critique qui résumera parfaitement le contenu.
    "Voici une notice aguichante de 1907 citée par Louis Perceau dans sa Bibliographie du roman érotique d'après un catalogue clandestin de l'époque. Voici cette notice, à laquelle on peut supposer, avec Toussaint Médecin-Molinie, qu'Apollinaire a mis la main, sans en être le rédacteur :
    "Plus fort que le marquis de Sade", C'est ainsi qu'un critique célèbre a jugé Les onze mille verges, le nouveau roman dont on parle à voix basse dans les salons les plus cossus de Paris et de l'étranger.
    Ce volume a plu par sa nouveauté, par sa fantaisie impayable, par son audace à peine croyable.
    Il laisse loin derrière lui les ouvrages les plus effrayants du divin marquis. Mais l'auteur a su mêler le charmant à l'épouvantable.
    On n'a rien écrit de plus effrayant que l'orgie en sleeping-car, terminée par un double assassinat. Rien de plus touchant que l'épisode de la Japonaise Kilyemu dont l'amant, tapette avérée, meurt empalé comme il a vécu.
    Il y a des scènes de vampirisme sans précédents dont l'auteur principal est une infirmière de la Croix-Rouge, belle comme un ange, qui, goule insatiable, viole les morts et les blessés.
    Les beuglants et les bordels de Port-Arthur laissent rougeoyer dans ce livre les flammes obscènes de leurs lanternes.
    Les scènes de pédérastie, de saphisme, de nécrophilie, de scatomanie, de bestialité se mêlent de la façon la plus harmonieuse.
    Sadiques ou masochistes, les personnages des Onze Mille Verges appartiennent désormais à la littérature.
    LA FLAGELLATION, cet art voluptueux dont a pu dire que ceux qui l'ignorent ne connaissent pas l'amour, est traitée ici d'une façon absolument nouvelle.
    C'est le roman de l'amour moderne écrit dans une forme parfaitement littéraire. L'auteur a osé tout dire, c'est vrai, mais sans aucune vulgarité."
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    • Livres 4.00/5
    Par Ansault, le 06 janvier 2009

    Ansault
    Mony Vibescu est un personnage atypique, roumain, richissime, héréditaire du titre d'Hospodar, c'est-à-dire ce qui pourrait correspondre au titre de sous-préfet, ce dernier s'auto-proclame "prince" trouvant ridicule de recevoir et porter un titre administratif. Lassé de se faire enculer par son ami Brandi Fornoski, vice-consul de Serbie, il décide de partir pour Paris, cette ville où les femmes sont, dit-on, toutes belles et ont aussi le cuisse légère.
    C'est ainsi que débuteront les aventures du Prince Mony Vibescu qui l'emmèneront à traverser toute l'Europe, en passant par la Serbie pour finir à Port-Arthur en plein conflit russo-japonais.
    A travers ce récit, Apollinaire trace un portrait caustique d'une Europe déchirée par des tensions intestines où fleurit les coups d'État fomentés au service d'intérêts personnels alors que l'Empire Russe affaibli est en lutte avec le Japon pour la domination du Pacifique. L'œuvre d'Apollinaire est une satire politique visant à entacher les gouvernants et les puissants qui régissent une Europe vieillissante issue des poncifs décadents du 19ème siècle. Son récit est éminemment subversif et d'une grande richesse et il fourmille d'allusions politiques et militaires et les évènements évoqués et les personnalités citées appartiennent tous à l'histoire.
    Le but d'Apollinaire est évidemment de choquer ses contemporains, avec violence, avec le secret espoir de réveiller les consciences mais sans jamais se départir d'une forte dose d'humour.
    Son récit est jouissif, et même si aujourd'hui le contexte historique nous est bien flou (en tout cas pour des lecteurs comme moi peu au fait du contexte politique de l'époque), sa verve et son style font mouche.
    Publié en 1907, ce roman est antérieur aux Exploits d'un Jeune don Juan qui paraît bien sage et bien conventionnel face à ce précédent opus. En effet dans Les onze mille verges, toutes les perversions possibles et imaginables y passent. Pédérastie, pédophilie, scatologie, nécrophilie, ondinisme, onanisme, sadisme, masochisme, meurtres et j'en passe et des meilleurs. Ici on tue des hommes, des femmes, des enfants, des bébés même, sans aucun état d'âme. Enfin bref c'est comme si tout à coup vous étiez dans la peau d'un fornicateur tueur en série et tous ces événements horribles sont racontés avec le plus grand des naturels comme s'il s'agissait de la normalité. Il faut quand même avoir le cœur bien accroché pour en poursuivre la lecture et si le décalage volontaire entre les situations d'une extrême cruauté et la verve jubilatoire dont elles sont racontées ne rendaient pas le récit d'une grande drôlerie, je crois que sa lecture en serait carrément impossible.
    Avez-vous vu ce film "C'est arrivé près de vous" de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde ? Nous sommes ici avec ce roman dans le même registre d'humour noir... Peut-être en pire même !!! Et en 1907 !!! C'est dire !!!
    Avec Les Exploits d'un jeune Don Juan, Apollinaire voulait alerter ses concitoyens sur la nécessité de procréer, ici il se livre à une satire politique de l'époque dans laquelle il vit.
    En tout cas, Apollinaire, c'est sûr quand il a quelque chose à dire, il n'y va pas par quatre chemins et il ne fait pas semblant, c'est le moins qu'on puisse dire.
    Jugez-en par vous-même...
    Les onze mille verges... Une lecture que je ne vous conseille pas !!!

    Lien : http://www.michel-danzo.com
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    • Livres 4.00/5
    Par steka, le 07 avril 2013

    steka
    Apollinaire avait le sens de l'humour et de la provocation ainsi qu'une forte détestation pour la morale bourgeoise et son hypocrisie; ce même milieu qui aujourd'hui encore fait mine de s'extasier sur ses Poèmes mais s'offusque de la crudité de ce livre ou de ceux de Pierre Louys sans parler de ceux du Marquis de Sade, pour citer quelques illustres prédécesseurs.
    Certains trouveront donc la "vigueur" du prince Vibescu, décidément abusive et scandaleuse et sans doute fort politiquement incorrecte. Oubliant qu'Apollinaire fut aussi l'inventeur du terme "surréalisme". Un surréalisme qu'il illustre donc ici dans un domaine particulier avec le lyrisme et l'enthousiasme qui lui était propre. Ce qui est toujours surprenant avec la morale des bien-pensants, ce n'est pas tellement ce dont elle s'offusque, mais bien plutôt tout ce dont elle ne s'offusque pas et qu'elle cautionne benoitement.
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Citations et extraits

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  • Par Gwen85, le 23 mai 2012

    - Mademoiselle, je ne vous ai pas plutôt aperçue que, fou d'amour, j'ai senti mes organes génitaux se tendre vers votre beauté souveraine et je me suis trouvé plus échauffé que si j'avais bu un verre de raki.
    - Chez qui? Chez qui?
    - Je mets ma fortune et mon amour à vos pieds. Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens!
    - Et comment!
    - Mes sentiments ne sont pas mensongers. Je ne parle pas ainsi à toutes les femmes. Je ne suis pas un noceur.
    - Et ta soeur!
    Cette conversation s'échangeait sur le boulevard Malesherbes, un matin ensoleillé. Le mois de mai faisait renaître la nature et les pierrots parisiens piaillaient l'amour sur les arbres reverdis.
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  • Par isajulia, le 19 mars 2013

    De même que les autres Roumains, le beau prince Vibescu songeait à Paris, la Ville-lumière, où les femmes, toutes belles, ont toutes aussi la cuisse légère. Lorsqu'il était encore au collège de Bucarest, il lui suffisait de penser à une Parisienne, à la Parisienne, pour bander et être obligé de se branler lentement, avec béatitude. Plus tard, il avait déchargé dans maints cons et culs de délicieuses Roumaines. Mais il le sentait bien, il lui fallait une Parisienne.

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  • Par mandarine43, le 06 novembre 2011

    [ **** ATTENTION ***
    *** LIVRE POUR PUBLIC AVERTI **** ]

    Brandi en souriant fit pénétrer sa pine dans le trou élastique qui se trouvait entre les deux fesses du prince. Entré là, et tandis que les trois femmes le regardaient, il se démena comme un possédé en jurant :
    - Nom de Dieu ! Je jouis, serre le cul, mon joli giton, serre, je jouis. Serre tes jolies fesses. Et les yeux hagards, les mains crispées sur les épaules délicates, il déchargea. Ensuite Mony se lava, se rhabilla et partit en disant qu’il reviendrait après dîner. Mais arrivé chez lui, il écrivit cette lettre :
    « Mon cher Brandi,
    « J’en ai assez d’être enculé par toi, j’en ai assez des femmes de Bucarest, j’en ai assez de dépenser ici ma fortune avec laquelle je serais si heureux à Paris. Avant deux heures je serai parti. J’espère m’y amuser énormément et je te dis adieu. »
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  • Par Luniver, le 06 mai 2013

    Les cuisses étaient tièdes et les fesses étaient froides, ce qui est un signe de bonne santé.

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  • Par Medelie, le 22 décembre 2012

    Sitôt qu'il eut lu cette lettre, le prince regarda l'heure. Il était onze heures du matin. Il sonna pour faire monter le masseur qui le massa, et l'encula proprement. Cette séance le vivifia. Il prit un bain et il se sentait frais et dispos en sonnant pour le coiffeur qui le coiffa et l'encula artistiquement. Le pédicure-manucure monta ensuite. Il lui fit les ongles et l'encula vigoureusement. Alors le prince se sentit tout à fait à l'aise. Il descendit sur les boulevards, déjeuna copieusement, puis prit un fiacre qui le mena rue de Prony
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