ISBN : 2070768813
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 1/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

" J'ai alors giflé son visage d'ange. Si j'avais eu une pierre, un bâton, n'importe quoi, je l'aurais massacré jusqu'à ce qu'il ne soit qu'une bouillie de chair, je crois. Mais je n'avais que mes mains pour dire ma colère et mes yeux ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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  • Par de, le 15 octobre 2011

    de
    « L'Afrique – qui fit – refit- et qui fera. » Michel LEIRIS
    Les premiers livres publiés dans cette collection bénéficiaient d'une présentation de Jean Noël Schifano directeur de la collection. J'en extrait deux phrases emblématiques « Nous parions, ici, sur les Africains d'Afrique et d'ailleurs, de langue française et de toute langue écrite, parlée et sans doute pas écrite encore, nous parions sur l'écriture des continents noirs pour dégeler l'esprit romanesque et la langue française du nouveau siècle. Nous parions sur les fétiches en papier qui prennent le relais de fétiches en bois. ». le frontispice des premières parutions a disparu mais l'orientation éditoriale demeure.
    C'est après avoir lu de nombreux auteurs, africains, antillais, publiés dans cette collection (et chez d'autres éditeurs), que j'ai souhaité, dans une note aux dimensions modestes, faire partager des plaisirs de lecture et peut-être vous entraîner dans ces espaces si proches et si peu connus. En ces temps d'éphémères, je choisis de puiser dans les premiers ouvrages publiés.
    Laissez vous guider par les titres et leurs résonances, passez la porte des jaquettes tachées et entrez dans ces continents, vous y trouverez des écrivain-e-s passionné-e-s et passionnants.
    Vous avez peur de l'inconnu, vous chercher des repères, pourquoi ne pas commencer par les deux livres de Boniface MONGO MBOUSSA « Désirs d'Afrique » et « L'indocilité » qui présentent un large panorama d'auteurs, odeurs classiques, fragrances modernes, ténèbres rwandaises, flamboyances congolaises, diaspora et casques coloniaux.
    L'écriture des un-e-s vous enchantera, celle d'autres vous fera rire, leurs rêves vous sembleront proches et d'autres si lointain. Contes, récits épiques, aventures, livres accrochés à la vie.
    Quelques idées, pour vous mettre l'eau à la bouche, espérances de lectures à venir.
    Plongez vous dans la langue savoureuse de Abdourahman WABERI « Transit » qui de Roissy à Djibouti évoque la guerre et l'exil ou « Rift, routes, rails » variations au passé et au présent sur les déserts, les océans et les mythes. Choisissez la langue brutale de la martiniquaise Fabienne KANOR qui dans « D'eaux douces » raconte l'aliénation d'une femme au prise avec les questions identitaires.
    Peut-être serez vous attiré par le titre « Ma grand-mère Bantoue et mes ancêtres les Gaulois » de Henri LOPES qui revient sur le mouvement de la négritude et s'interroge sur la création, la francophonie, le métissage à l'heure de la globalisation .
    Choisissez l'un des romans de Ananda DEVI, originaire de l'île Maurice, par exemple « Soupir » et son premier paragraphe « La terre est enflée comme une langue qui n'a pas bu depuis longtemps. le sable coule aux pores. Les horizons et les regards sont scellés. Au dessus de nous, le ciel semble ouvert. Mais il n'y a rien d'ouvert, ici. Nous sommes nés enfermés. »
    Suivez la quête d'amour de Maya, héroïne de Nathacha APPANAH-MOURIQUAND.
    Vous n'aimez pas le foot, que cela ne vous rebute pas d'entrer dans « La divine colère » du camerounais Eugène EBODE, pour y partager sa critique de la compétition et des passions « transformant les stades en crachoir et en cratère de tous les exutoires ».
    Que dire de « L'ivrogne dans la brousse » du nigérian Amos TUTUOLA, qui fait figure d'ancêtre de ces littératures. La traduction de Raymond QUENEAU est un régal.
    Allez à « Lisahohé » capitale imaginaire mais si réelle du togolais Théo ANANISSAH pour suivre et vous perdre dans une enquête où le narrateur même ne semble pas si innocent.
    Rejoignez la tendresse de la gabonaise Justine MINTSA dans « L'histoire d'Awu » à moins que vous ne vouliez suivre le chemin du journaliste qui vous entraînera sur les traces de Lidia do Carmo Ferrerira poétesse dans « La saison des fous » de l'angolais José Eduardo AGUALUSA.
    Mais peut-être serez vous plus sensible à la confrontation entre modernité et privilèges ancestraux dans « La révolte du Komo » du malien Aly DIALLO, au récit du congolais Mambou Aimée GNALI et son « Beto na beto, le poids de la tribu » ou au destin de l'aveugle Doumé dans le roman « Le cri que tu pousses ne réveillera personne » du camerounais Gaston-Paul EFFA .
    Admirez le portrait dressé de l'île Maurice par Amal SEWTOHUL dans « Histoire d'Ashok et d'autres personnages de moindre importance », ou parcourez l'effacement de la société traditionnelle dans le système colonial de Donato NDONGO dans « Les ténèbres de ta mémoire ».
    Je ne veux ni vous lasser si substituer mes propres découvertes à vos possibles lectures.
    J'ai gardé pour la fin la mosaïque de Sylvie KANDE « Lagon, Lagunes » et la petite postface si belle de Edouard GLISSANT qui se termine par cette invitation « Je voulais seulement, à cette place, partager avec vous l'insondable et l'imprévisible. Écrire est une divination. Lire ce qui fut écrit, c'est déchiffrer l'énigme. »
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  • Par Anjali84, le 22 novembre 2011

    Anjali84
    Blue Bay Palace est le second livre de Natacha Appanah. Il nous entraîne dans l'île Maurice, terre volcanique dont est originaire l'auteure.
    La voix d'une femme se fait entendre, celle de Maya, dix-neuf ans. Fille unique d'un couple issu des plus basses castes d'Inde, elle rêve de voyages et d'ascension sociale. Hors de question pour elle de trimer comme son père et sa communauté au Blue Bay Palace, hôtel de luxe pour touristes fortunés en quête d'exotisme. Nous ne sommes pas là dans un paysage de carte postale, mais bien dans les arrière-boutiques les plus humbles de l'île. Impensable également pour Maya de mener la vie de sa mère, en rupture avec sa famille et enfermée dans les automatismes domestiques.
    Tout comme les autres romans de Natacha Appanah, Blue Bay Palace dépeint de façon très fine mouvements et sentiments de l'âme tourmentée. L'écriture nerveuse et la concision de l'œuvre (à peine une centaine de pages) miment l'urgence dans laquelle se trouve Maya, celle de retrouver son amant, celle de mettre fin à son désespoir.


    Lien : http://los-demas.blogspot.com/2011/11/blue-bay-palace-natacha-appana..
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    • Livres 1.00/5
    Par shenaz, le 07 décembre 2010

    shenaz
    A l'ile Maurice,une jeune fille modeste de blue bay tombe amoureuse d'un riche garçon de Mahébourg et apprend brusquement qu'il se marie sans qu'elle n'en ait éré prévenue....;;
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Citations et extraits

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  • Par de, le 26 mars 2012

    Et qu'avant leurs bottes lourdes sur le sable et leurs mains calleuses sur moi, j'aurais l'illusion d'un dernier goût de mon pays
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  • Par de, le 26 mars 2012

    C'est un pays in extremis
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Vidéo de Nathacha Appanah

Interview de Nathacha Appanah, auteur du roman "Le Dernier Frère". Elle vient de remporter le Prix du Roman fnac, le 28 août 2007








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