ISBN : 2253152358
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 2.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Combien d'hommes sur cette Terre ont imaginé leurs derniers instants et tenté de réciter la phrase marquante qui les fera entrer dans l'histoire. "J'étais né en perdant ma mère et mon grand-père", dit Moe. Le grand-père de Moe Ins... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 1.00/5
    Par zembla, le 12 juin 2010

    zembla
    4ième de couverture : "Orphelin de mère, petit-fils d'un baron de la pègre de Chicago, Moe a grandi en Italie, auprès d'un père ivrogne et brutal. Mais a sept ans, la rencontre d'un maitre organiste lui révèle la musique.
    Dès lors, Moe va se convaincre qu'un air se cherche en lui, que tous les évènements de son existence conspirent à la création de sa "Ballade ad vitam aeternam".... Anna Lisa, puis Adrianna, celles qu'il aime , son ami Lazarus Jesurum seront témoins de la lente éclosion de l'oeuvre.
    Mais est-ce en raison du Diabolus in musica, cet intervalle rebelle qui, du Moyen Age à l'ère du jazz, sème la discorde, que la musique de Moe semble porter la mort ?"
    Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat avec Bob et le livre de poche.
    Il y a des livres qui malgré leurs nombres de pages réduits semblent long à lire et dont on a qu'une envie c'est d'en voir la fin. C'est le cas pour ce livre qui malgré ses 280 pages m'a paru interminable. Pour cela plusieurs raisons : d'abord c'est un roman sur la musique classique qui use (et abuse) des termes techniques qui pour un profane dans ce domaine nous fait décrocher de l'histoire. le style très alambiqué et ampoulé rempli de vocabulaire très recherché qui nous oblige a ouvrir un dictionnaire tout les deux pages pour essayer de comprendre a quoi fait référence l'auteur. Les personnages excessifs dans leurs propos et leurs sentiments. Cette impression de voir évoluer des personnages dans une époque lointaine alors qu'ils sont censé vivre dans la notre. Une histoire qui ne m'a pas intéressé un seul instant car je l'ai trouvé décousue et très obscure.
    Ma note 1/10.
    A noter que ce roman a reçu le prix Médicis 2000 ce qui prouve qu'il doit posséder certaines qualités.

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 30 juin 2010

    Nanne
    Moe Baldassare Insanguine, petit-fils de Don Sigismondo - un des barons de la pègre de Chicago - et fils d'Otello, brutal et taiseux, revient sur son existence. De sa mère, morte en couches le jour même où Don Sigismondo rendait son dernier soupir, remettant son âme entre les mains de Dieu ou du Diable, Moe ne connaît que des détails insignifiants concernant celle-ci. Ce qu'il a appris d'elle, c'est qu'elle aimait chanter et possédait une belle voix. Elle avait aussi la nostalgie de son pays, l'Italie, que son mariage avec Otello avait été arrangé. Parce que Otello était tombé sous le charme d'une certaine Judith - future pianiste de confession juive -, venue à Chicago y poursuivre des études de musique auprès du professeur Piotr Wrangell. Qu'était-elle devenue, cette pauvre Judith, qui avait voulu - innocemment - sortir Otello de son milieu, de ses fructueuses et illicites affaires de famille ? Elle qui menaçait l'équilibre de ce monde calfeutré, clôt, silencieux, par la pureté de ses sentiments, que lui était-il donc arrivé ?

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2010/06/ballade-ad-vitam-a..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 30 juin 2010

    Je suis certain, tous les jours qu'il gravissait la colline pour tirer les registres de l'orgue et abîmer son âme dans les couloirs de ses gravures, balayait les allées de l'église, coupait son bois, attisait le feu, s'endormait en musique et se réveillait au son du diamant claquant au bout de sillon sur le tourne-disque - je suis certain, disais-je, qu'une présence manquait à son bonheur. Il avait attendu huit ans, presque jour pour jour, huit années solitaires et studieuses, en compagnie de Frescobaldi, de Bach, de Bruxtehude et de Haendel, que je tinsse debout, que la sauterelle bondît, hors d'atteinte, dans les épis, et que mon père m'apprît, ces mêmes années interminables, à lui survivre.
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  • Par Nanne, le 30 juin 2010

    C'était le même soir, c'était en même temps ; au Memorial Hospital, sur Berg-op-Zoom Street, un enfant venait au monde. Sept bloks plus loin, au 18, Danbury Avenue, le cœur d'un vieil homme rabiotait quelques minutes à l'inconnu. Entre une salle d'accouchement à l'éclairage cru et la pénombre familière de la chambre, entre son devoir de père et le sacerdoce d'une filiation unique, le combat était perdu d'avance, pour lui comme pour ma mère et moi, parce qu'il n'apprendrait jamais de la bouche de Sigismondo ce qu'il voulait tant savoir, parce que ma mère s'éteignit sans me connaître, sans le revoir.
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  • Par Musikant, le 18 août 2010

    "...Vous connaissez la bulle du pape Jean XXII, Datée de 1322. Ecoutez."
    Le docteur Stuckenschmidt ouvrit sa mallette - un modèle plus récent que le mien, mais je préférais ma mallette à la sienne, de loin - et sortit un document photocopié qu'il me lut : " Certains disciples d'une nouvelle école, mettant toute leur attention à mesurer les temps, s'appliquent par des notes nouvelles à exprimer des airs qui ne sont qu'à eux. Il coupent les mélodies , les efféminent par le déchant. les fourrent quelques fois de triples et de motets vulgaires, en sorte qu'ils vont souvent jusqu'à dédaigner les principes fondamentaux de l'Antiphonaire et du Graduel, ignorant le fonds même sur lequel ils bâtissent, ne discernant pas les tons, les confondant même, faute de les connaître. Ils courent et ne font jamais de repos, enivrent les oreilles, et ne guérissent point les âmes."
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  • Par Musikant, le 18 août 2010

    Sur la gamme diatonique des morts possibles, j'adopte celle qui procède du naufrage, dis-je à Lazarus. Si j'en ai la licence, je plaquerai, l'heure venue, cet accord en la mineur, neuvième augmentée et treizième diminuée. Je n'imagine pas qu'au moment de sombrer je sentirai grand-chose, rien de très nouveau. Une effusion de pensées variées et vaines, une précipitation continue du tempo, un quart de soupir, un néant ébloui, et l'éternelle double barre, tracée à la va-vite, parce que je me refuserai jusqu'au bout, lui dis-je, à mourir inachevé.
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  • Par Musikant, le 18 août 2010

    - Sortez de ma chambre, monsieur Merlini, dit-il, renversant sur la couverture le contenu de la mallette. C'est un vrai arsenal que vous avez là, Insanguine. Un beau feu d'artifice pour nos oreilles? De quoi faire sauter un Conservatoire deux fois comme le nôtre, n'est-ce pas ? et des siècles et des siècles de culture. Qu'est-ce-que je lis ici, voyons un peu : Milesse Dâvisse.
    - Miles Davis.
    -Dans le Concerto di Aranjuez! Oh, oh, oh, voilà qui commence bien! Et là? Thelinous... Thelinus... Thelounis...
    - Thelonious Monk.
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