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ISBN : 2070424111
Éditeur : Gallimard (2002)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 146 notes)
Résumé :
1492, où Grenade tombe aux mains des Chrétiens, est aussi l'année de la découverte des Indes Occidentales par Christophe Colomb : ainsi se font en même temps les comptes du passé et ceux de l'avenir. Les Maures d'Espagne, dont la langue ignore le futur, n'ont en fait plus de lendemain à attendre. Parmi eux se reflètent tous les schismes de l'Islam et se débat la question de l'origine du Mal. Cependant un vieillard, un chanteur de rues qu'on appelle le Medjnoûn, c'es... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
vincentf
12 novembre 2011
  • 5/ 5
Le voyage à travers le temps, l'espace et les mots se fait mystique d'un amour, d'une femme au nom attendu, mystère, futur et présent, passé mélangé d'aujourd'hui. Qui parle ? le fou d'hier, ce medjnoûn de Grenade au temps de Boabdil, au parfum d'Islam et d'Andalousie, ou celui d'aujourd'hui, dans ce demain jamais touché, ce maintenant d'Elsa, femme avenir de l'homme? Tout est sans cesse mélangé. Grenade tombe, et la splendeur d'Orient qui s'y dégradait fait place à une catholique refondation. le Fou ne s'en aperçoit pas, il délire d'amour, et lui seul ne change pas, tourné, révolutionnaire, vers ce nom d'Elsa, cette femme, ce sacrilège à toutes les religions, ce trésor caressé, évaporé, adulé. L'amour fou, entre extase et désespoir, donne sens à tout, aux mots musulmans qui m'échappent, aux prisons de chansons, aux philosophes incompris, aux rois déchus. le voyage, dans l'inattendu des langages nombreux, dans la quête du mot de l'amour, ce je t'aime qui dit tout et qui ne dit rien, donne au désabusé la nostalgie ou l'espoir d'un temps où tout dépend d'une femme, d'une Elsa rêvée, entrevue, échappée, peut-être morte.
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raton-liseur
25 mai 2015
Je suis peu versée en poésie, et je m'attendais à un recueil de poésies d'amour, confondant peut-être avec Les Yeux d'Elsa, c'est dire mon peu de connaissance de l'auteur…
Quelle ne fut donc pas ma surprise de tomber sur un poème historique, une grande fresque de la chute de Grenade lors de la Reconquista espagnole de 1492. Destinée, liberté, toutes les grandes questions de la condition humaine sont abordées dans ces vers. L'amour bien sûr aussi, avec cette belle vision d'un amour qui est avant d'avoir été, bien plus beau et plus original que l'amour qui durera toujours, juste un amour qui est.
Etrange lecture, à laquelle je ne suis pas habituée, pour laquelle je ne dispose pas de cadre de référence, et c'est une expérience dont je sors toute secouée, sans pouvoir véritablement expliquer tout cela en mots. Je ne saurais pas non plus résumer les thèses de l'auteur, je suis certaine qu'il y en a mais je ne pourrais pas les extraire de la gangue poétique dans laquelle elles sont prises.
Une drôle d'expérience, difficile à expliquer, encore plus difficile à partager. Je ne renouvellerai pas souvent ce genre de lecture trop loin de mes habitudes, mais j'ai apprécié cette incursion inattendue dans un domaine nouveau pour moi.
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docline
01 décembre 2014
Pfff Je picore de ci de là quelques jolis passages, mais je suis incapable de rentrer dans ce texte (alors que j'étais persuadée que l'histoire de Boabdil m'intéresserait). Je retenterai dans une période de meilleure disponibilité...
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Aude_85
18 avril 2015
  • 4/ 5
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Citations & extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
MacabeaMacabea07 décembre 2016
Ah c’est toujours toi que l’on blesse
C’est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur ma faiblesse
Toi qu’on insulte et qu’on délaisse
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MacabeaMacabea07 décembre 2016
Donne-moi tes mains pour l'inquiétude

Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé

Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude

Donne-moi tes mains que je sois sauvé
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MacabeaMacabea07 décembre 2016
Sauras-tu jamais ce qui me traverse
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LiliGalipetteLiliGalipette13 mars 2011
Il y a des choses que je ne dis a Personne Alors
Elles ne font de mal à personne Mais
Le malheur c'est
Que moi
Le malheur le malheur c'est
Que moi ces choses je les sais

Il y a des choses qui me rongent La nuit
Par exemple des choses comme
Comment dire comment des choses comme des songes
Et le malheur c'est que ce ne sont pas du tout des songes

Il y a des choses qui me sont tout à fait
Mais tout à fait insupportables même si
Je n'en dis rien même si je n'en
Dis rien comprenez comprenez moi bien

Alors ça vous parfois ça vous étouffe
Regardez regardez moi bien
Regardez ma bouche
Qui s'ouvre et ferme et ne dit rien

Penser seulement d'autre chose
Songer à voix haute et de moi
Mots sortent de quoi je m'étonne
Qui ne font de mal à personne

Au lieu de quoi j'ai peur de moi
De cette chose en moi qui parle

Je sais bien qu'il ne le faut pas
Mais que voulez-vous que j'y fasse
Ma bouche s'ouvre et l'âme est là
Qui palpite oiseau sur ma lèvre

O tout ce que je ne dis pas
Ce que je ne dis à personne
Le malheur c'est que cela sonne
Et cogne obstinément en moi
Le malheur c'est que c'est en moi
Même si n'en sait rien personne
Non laissez moi non laissez moi
Parfois je me le dis parfois
Il vaut mieux parler que se taire

Et puis je sens se dessécher
Ces mots de moi dans ma salive
C'est là le malheur pas le mien
Le malheur qui nous est commun
Épouvantes des autres hommes
Et qui donc t'eut donné la main
Étant donné ce que nous sommes

Pour peu pour peu que tu l'aies dit
Cela qui ne peut prendre forme
Cela qui t'habite et prend forme
Tout au moins qui est sur le point
Qu'écrase ton poing
Et les gens Que voulez-vous dire
Tu te sens comme tu te sens
Bête en face des gens Qu'étais-je
Qu'étais-je à dire Ah oui peut-être
Qu'il fait beau qu'il va pleuvoir qu'il faut qu'on aille
Où donc Même cela c'est trop
Et je les garde dans les dents
Ces mots de peur qu'ils signifient

Ne me regardez pas dedans
Qu'il fait beau cela vous suffit
Je peux bien dire qu'il fait beau
Même s'il pleut sur mon visage
Croire au soleil quand tombe l'eau
Les mots dans moi meurent si fort
Qui si fortement me meurtrissent
Les mots que je ne forme pas
Est-ce leur mort en moi qui mord

Le malheur c'est savoir de quoi
Je ne parle pas à la fois
Et de quoi cependant je parle

C'est en nous qu'il nous faut nous taire
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MalauraMalaura02 août 2012
Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m’envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d’aimer qui n’a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D’une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d’inconnu

Donne-moi tes mains que mon cœur s’y forme
S’y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.
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