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ISBN : 2070424111
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 83 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
1492, où Grenade tombe aux mains des Chrétiens, est aussi l'année de la découverte des Indes Occidentales par Christophe Colomb : ainsi se font en même temps les comptes du passé et ceux de l'avenir. Les Maures d'Espagne, dont la langue ignore le futur, n'ont en fait pl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 12 novembre 2011

    vincentf
    Le voyage à travers le temps, l'espace et les mots se fait mystique d'un amour, d'une femme au nom attendu, mystère, futur et présent, passé mélangé d'aujourd'hui. Qui parle ? le fou d'hier, ce medjnoûn de Grenade au temps de Boabdil, au parfum d'Islam et d'Andalousie, ou celui d'aujourd'hui, dans ce demain jamais touché, ce maintenant d'Elsa, femme avenir de l'homme? Tout est sans cesse mélangé. Grenade tombe, et la splendeur d'Orient qui s'y dégradait fait place à une catholique refondation. le Fou ne s'en aperçoit pas, il délire d'amour, et lui seul ne change pas, tourné, révolutionnaire, vers ce nom d'Elsa, cette femme, ce sacrilège à toutes les religions, ce trésor caressé, évaporé, adulé. L'amour fou, entre extase et désespoir, donne sens à tout, aux mots musulmans qui m'échappent, aux prisons de chansons, aux philosophes incompris, aux rois déchus. le voyage, dans l'inattendu des langages nombreux, dans la quête du mot de l'amour, ce je t'aime qui dit tout et qui ne dit rien, donne au désabusé la nostalgie ou l'espoir d'un temps où tout dépend d'une femme, d'une Elsa rêvée, entrevue, échappée, peut-être morte.
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 13 mars 2011

    Il y a des choses que je ne dis a Personne Alors
    Elles ne font de mal à personne Mais
    Le malheur c'est
    Que moi
    Le malheur le malheur c'est
    Que moi ces choses je les sais

    Il y a des choses qui me rongent La nuit
    Par exemple des choses comme
    Comment dire comment des choses comme des songes
    Et le malheur c'est que ce ne sont pas du tout des songes

    Il y a des choses qui me sont tout à fait
    Mais tout à fait insupportables même si
    Je n'en dis rien même si je n'en
    Dis rien comprenez comprenez moi bien

    Alors ça vous parfois ça vous étouffe
    Regardez regardez moi bien
    Regardez ma bouche
    Qui s'ouvre et ferme et ne dit rien

    Penser seulement d'autre chose
    Songer à voix haute et de moi
    Mots sortent de quoi je m'étonne
    Qui ne font de mal à personne

    Au lieu de quoi j'ai peur de moi
    De cette chose en moi qui parle

    Je sais bien qu'il ne le faut pas
    Mais que voulez-vous que j'y fasse
    Ma bouche s'ouvre et l'âme est là
    Qui palpite oiseau sur ma lèvre

    O tout ce que je ne dis pas
    Ce que je ne dis à personne
    Le malheur c'est que cela sonne
    Et cogne obstinément en moi
    Le malheur c'est que c'est en moi
    Même si n'en sait rien personne
    Non laissez moi non laissez moi
    Parfois je me le dis parfois
    Il vaut mieux parler que se taire

    Et puis je sens se dessécher
    Ces mots de moi dans ma salive
    C'est là le malheur pas le mien
    Le malheur qui nous est commun
    Épouvantes des autres hommes
    Et qui donc t'eut donné la main
    Étant donné ce que nous sommes

    Pour peu pour peu que tu l'aies dit
    Cela qui ne peut prendre forme
    Cela qui t'habite et prend forme
    Tout au moins qui est sur le point
    Qu'écrase ton poing
    Et les gens Que voulez-vous dire
    Tu te sens comme tu te sens
    Bête en face des gens Qu'étais-je
    Qu'étais-je à dire Ah oui peut-être
    Qu'il fait beau qu'il va pleuvoir qu'il faut qu'on aille
    Où donc Même cela c'est trop
    Et je les garde dans les dents
    Ces mots de peur qu'ils signifient

    Ne me regardez pas dedans
    Qu'il fait beau cela vous suffit
    Je peux bien dire qu'il fait beau
    Même s'il pleut sur mon visage
    Croire au soleil quand tombe l'eau
    Les mots dans moi meurent si fort
    Qui si fortement me meurtrissent
    Les mots que je ne forme pas
    Est-ce leur mort en moi qui mord

    Le malheur c'est savoir de quoi
    Je ne parle pas à la fois
    Et de quoi cependant je parle

    C'est en nous qu'il nous faut nous taire
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  • Par Malaura, le 02 août 2012

    Sauras-tu jamais ce qui me traverse
    Ce qui me bouleverse et qui m’envahit
    Sauras-tu jamais ce qui me transperce
    Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli

    Ce que dit ainsi le profond langage
    Ce parler muet de sens animaux
    Sans bouche et sans yeux miroir sans image
    Ce frémir d’aimer qui n’a pas de mots

    Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
    D’une proie entre eux un instant tenue
    Sauras-tu jamais ce que leur silence
    Un éclair aura connu d’inconnu

    Donne-moi tes mains que mon cœur s’y forme
    S’y taise le monde au moins un moment
    Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
    Que mon âme y dorme éternellement.
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  • Par Orphea, le 06 novembre 2012

    Les mains d'Elsa

    Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
    Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
    Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
    Donne-moi tes mains que je sois sauvé

    Lorsque je les prends à mon pauvre piège
    De paume et de peur de hâte et d'émoi
    Lorsque je les prends comme une eau de neige
    Qui fond de partout dans mes mains à moi

    Sauras-tu jamais ce qui me traverse
    Qui me bouleverse et qui m'envahit
    Sauras-tu jamais ce qui me transperce
    Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli

    Ce que dit ainsi le profond langage
    Ce parler muet de sens animaux
    Sans bouche et sans yeux miroir sans image
    Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

    Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
    D'une proie entre eux un instant tenue
    Sauras-tu jamais ce que leur silence
    Un éclair aura connu d'inconnu

    Donne-moi tes mains que mon cœur s'y forme
    S'y taise le monde au moins un moment
    Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
    Que mon âme y dorme éternellement.
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  • Par marina53, le 05 novembre 2012

    Que ce soit dimanche ou lundi
    Soir ou matin minuit midi
    Dans l'enfer ou le paradis
    Les amours aux amours ressemblent
    C'était hier que je t'ai dit
    Nous dormirons ensemble

    C'était hier et c'est demain
    Je n'ai plus que toi de chemin
    J'ai mis mon cœur entre tes mains
    Avec le tien comme il va l'amble
    Tout ce qu'il a de temps humain
    Nous dormirons ensemble

    Mon amour ce qui fut sera
    Le ciel est sur nous comme un drap
    J'ai refermé sur toi mes bras
    Et tant je t'aime que j'en tremble
    Aussi longtemps que tu voudras
    Nous dormirons ensemble.
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  • Par Orphea, le 06 novembre 2012

    La croix pour l'ombre

    Les gens heureux n’ont pas d’histoire
    C’est du moins ce que l’on prétend
    Le blé que l’on jette au blutoir
    Les bœufs qu’on mène à l’abattoir
    Ne peuvent pas en dire autant
    Les gens heureux n’ont pas d’histoire

    C’est le bonheur des meurtriers
    Que les morts jamais ne dérangent
    Il y a fort à parier
    Qu’ on ne les entend pas crier
    Ils dorment en riant aux anges
    C’est le bonheur des meurtriers

    Amour est bonheur d’autre sorte
    Il tremble l’hiver et l’été
    Toujours la main dans une porte
    Le cœur comme une feuille morte
    Et les lèvres ensanglantées
    Amour est bonheur d’autre sorte

    Aimer à perdre la raison
    Aimer à n’en savoir que dire
    A n’avoir que toi d’horizon
    Et ne connaître de saison
    Que par la douleur du partir
    Aimer à perdre la raison

    Ah c’est toujours toi que l’on blesse
    C’est toujours ton miroir brisé
    Mon pauvre bonheur ma faiblesse
    Toi qu’on insulte et qu’on délaisse
    Dans toute chair martyrisée
    Ah c’est toujours toi que l’on blesse

    La faim la fatigue et le froid
    Toutes les misères du monde
    C’est par mon amour que j’y crois
    En elle je porte ma croix
    Et de leur nuit ma nuit se fonde
    La faim la fatigue et le froid
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