ISBN : 2070427641
Éditeur : Editions Gallimard (2003)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Que fait-on quand on regarde une peinture ? A quoi pense-t-on ? Qu'imagine-t-on ? Comment dire, comment se dire à soi-même ce que l'on voit ou devine ? Et comment l'historien d'art peut-il interpréter sérieusement ce qu'il voit un peu, beaucoup, passionnément ou pas du ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 05 janvier 2012

    brigetoun
    Le thème central pourrait être résumé par cette phrase du premier texte, lettre/controverse à propos de «Mars et Vénus surpris par Vulcain» du Tintoret : «C'est peut-être là l'essentiel de ce qui nous sépare. On dirait que tu pars des textes, que tu as besoin de textes pour interpréter les tableaux, comme si tu ne faisais confiance ni à ton regard pour voir, ni aux tableaux pour te montrer, d'eux-mêmes, ce que le peintre a voulu exprimer.»
    Six textes, à propos, outre ce premier, de «l'annonciation» de Francesco del Cossa et l'escargot, de l'«Adoration des mages», version de Londres, de Bruegel l'ancien, des Madeleines pénitentes, de la «Vénus d'Urbin» de Tien de la pin-up et de la main, et des Ménines, des formes diverses : lettre, dialogue, adresse au lecteur, exposé, toujours un ton très vivant qui colle à cette revendication du regard précis, curieux, vierge de références et à priori (nourri en fait par textes ou connaissances digérées, mais ramenées en sous conscience, ou s'appuyant sur..) - avec parfois une familiarité affichée, une ironie un peu lourde, mais qui s'oublie vite dans le plaisir pris à suivre le raisonnement, à, avec lui, partir d'un détail et arriver à tout le tableau ou à une constante de l'art.
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    • Livres 4.00/5
    Par petitours, le 12 février 2008

    petitours
    Daniel Arasse reprend ici une série de chroniques radiophoniques sur la peinture et nous initie avec un réel talent de conteur à l'art de faire parler les peintures. On le soupçonne parfois de se cacher derrière son érudition pour forcer les oeuvres à dialoguer, mais s'en défendrait-il lui même?
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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 09 août 2011

    meyeleb
    Avec un professeur comme Arasse, on comprend tout à l'histoire de l'art. Arasse sait "raconter" les oeuvres, les rendre vivantes, c'est un formidable pédagogue!!
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Citations et extraits

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  • Par jovidalens, le 03 septembre 2011

    Je ne prétends pas que les oeuvres n'auraient qu'un seul sens et qu'il n'y aurait donc qu'une seule "bonne" interprétation....Non, ce qui me préoccupe, c'est plutôt le type d'écran (fait de textes, de citations et de références extérieures) que tu sembles à tout prix, à certains moments, vouloir interposer entre toi et l'oeuvre, une sorte de filtre solaire qui te protégerait de l'éclat de l'oeuvre et préserverait les habitudes acquises dans lesquelles se fonde et se reconnait notre communauté académique.
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  • Par brigetoun, le 05 janvier 2012

    La toile blanche, la «table rase», c'est le revers de la toile que nous voyons et dont l'avers contient, en puissance, un tableau que nous ignorons et que conçoit seul, le peintre qui nous regarde – et le moment choisi est celui du suspens «entre la fine pointe du pinceau et l'acier du regard» (encore Foucault), avant que le pinceau ne mette en acte cette puissance de peinture, cette peinture en puissance qu'implique la toile.
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  • Par brigetoun, le 05 janvier 2012

    Il suffit que Gaspard soit plus proche de Marie pour qu'une force étrange se dégage de la scène – à tel point l'habitude de voir le roi noir à l'écart a été vite prise, comme si cette distance, par-delà celle de la lointaine Afrique, trahissait un reste de prudence par rapport à ce nouveau venu de couleur, une réluctance à l'admettre de plein pied dans la cour des grands. Ces trois éléments (luxe vestimentaire ostentatoire, jeunesse, mise à l'écart) lui paraissent confirmer l'opinion de Richard Trexler selon lequel le troisième roi formerait le «pôle exotique» d'une représentation «duelle» de la trilogie «nominale» des Mages.
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  • Par brigetoun, le 05 janvier 2012

    Si l'art a eu une histoire et s'il continue d'en avoir une, c'est bien grâce au travail des artistes et, entre autres, à leur regard sur les oeuvres du passé, à la façon dont ils se les sont appropriées. Si vous n'essayez pas de comprendre ce regard, de retrouver dans tel tableau ancien ce qui a pu retenir le regard de tel artiste postérieur, vous renoncez à toute une part de l'histoire de l'art, à sa part la plus authentique.
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  • Par brigetoun, le 05 janvier 2012

    On a inventé Madeleine en condensant plusieurs figures de femmes et, à leur tour, ses cheveux condensent plusieurs choses. Ils indiquent à la fois les péchés anciens de Madeleine et leur exclusion, leur rejet ; ils exhibent sa pénitence actuelle et son impudeur passée. En fait, ils montrent, révèlent, dévoilent la péché dans la figure qui l'exclut, «puella sed non virgo»
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Video de Daniel Arasse

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Daniel Arasse : Léonard de Vinci
Olivier BARROT depuis l'Ecole Nationale des Beaux Arts, propose à la lecture : "LEONARD DE VINCI" de Daniel ARASSE aux éditions HAZAN, livre dans lequel l'auteur présente VINCI de façon thématique.











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