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ISBN : 2070427641
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Que fait-on quand on regarde une peinture ? A quoi pense-t-on ? Qu'imagine-t-on ? Comment dire, comment se dire à soi-même ce que l'on voit ou devine ? Et comment l'historien d'art peut-il interpréter sérieusement ce qu'il voit un peu, beaucoup, passionnément ou pas du ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Mimimelie, le 12 avril 2014

    Mimimelie
    Vous aurez sans doute remarqué, le contraire me surprendrait, l’atmosphère quasi religieuse qui règne dans les musées (de ce point de vue les cimetières sont parfois plus gais)…. Certes, ce recueillement est justifié par le respect que les visiteurs se doivent mutuellement afin d’admirer les œuvres exposées, les musées après tout ne sont pas des lieux de communication n’est-ce pas ? d’évasion peut-être à la rigueur… recueillement donc afin de ne pas troubler l’intense concentration qui se lit sur les visages, … intense concentration, mais le plus souvent aussi perplexité, interrogation, réflexion… diable la peinture est une affaire sérieuse, un plaisir certes, mais on veut pas passer pour plus bête qu’un autre, et tout comprendre dans la mesure où il y a quelque chose à comprendre…
    Mais c’est que comme dit l’art n’est pas toujours d’un abord facile et évident, et comprendre l’art justement n’est pas toujours l’enfance de l’art… Si vous allez voir une expo d’un peintre botaniste, de marines, de paysages… jusque là ça peut aller … mais pour peu qu’un escargot aux dimensions surréalistes se balade fièrement sur une annonciation, là ça se corse un peu ! Qu’est-ce qu’il fabrique là ce bougre de gastéropode ?
    Ne vous tracassez plus, et apprenez à voir avec Daniel Arasse qui vole à votre secours dans son livre « On n’y voit rien ! ».C’ est un court recueil de six fictions presque des enquêtes même, interrogeant chacune sur la ou les significations de 6 tableaux et pas n’importe lesquels, parmi les plus célèbres s’il vous plaît : "Mars et Vénus surpris par Vulcain" de Tintoret, "L'annonciation" de Cossa, "L'adoration des mages" de Bruegel, "La Vénus d'Urbin" de Titien et "Les Ménines" de Velázquez.
    Un livre pour comprendre la peinture c’est sûrement barbant, compliqué !
    Je sais, je sais, vous voulez des explications limpides, divertissantes, accessibles tout en étant pertinentes et savantes tant qu’à faire… et bien justement ce livre est tout ça à la fois, et même en plus il est drôle, je dirais même plus encore, on a l’impression que l’auteur discute avec vous au troquet du coin en sirotant une bière bien fraîche ! Une ironie un peu « lourde » parfois, mais qu’importe puisque c’est efficace et nous emporte, laissez-vous tenter vous allez être surpris.
    En plus je vous le dis, c’est drôle, et sans façon, jugez plutôt, voici commence l’intrigue des Ménines de Velázquez : « Les Ménines ! Encore ? Non ! Non ! Par pitié ! Ça suffit, avec les Ménines ! On a tout dit sur elles ! tout et rien ? D’accord, mais quand même, maintenant, ça commence à bien faire ! »
    Et puis vous en connaissez beaucoup vous des historiens d’art qui ont le toupet de se demander si la Vénus d’Urbin est une pin-up ?!!
    Enfin bon, moi je vous dis que cette promenade dans ces 6 tableaux vaut le détour, que ce livre ou plutôt Daniel Arasse, vous ouvrira les chakras et vous permettra d’aiguiser votre regard, et vous donnera un peu plus de confiance en votre imagination propre la prochaine fois que vous irez au musée, mais bon vous faites comme vous voulez, moi je sais ce que je vais faire : lire « Le détail » de cet auteur, je pense que je vais me régaler.
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    • Livres 5.00/5
    Par Angharade, le 20 novembre 2012

    Angharade
    Etudiante en master d'arts plastqiues, ce livre m'a été conseillé lors de ma première année d'étude. En manque de références théoriques, je me sentais un peu perdue, seule au milieu de toutes ces oeuvres compliquées.
    Daniel Arasse signe ici un livre absolument merveilleux, qui m'a réconciliée avec les tableaux classiques. Il explicite bien, rendsq clair les données, est aisément citable dans les dissertations. Son style ne manque pas d'humour, les anecdotes citées sont géniales...
    un livre que je conseille à tous, même (surtout!) à ceux qui ne s'intéressent à l'histoire de l'art que pour le loisir.
    Un grand coup de coeur.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 05 janvier 2012

    brigetoun
    Le thème central pourrait être résumé par cette phrase du premier texte, lettre/controverse à propos de «Mars et Vénus surpris par Vulcain» du Tintoret : «C'est peut-être là l'essentiel de ce qui nous sépare. On dirait que tu pars des textes, que tu as besoin de textes pour interpréter les tableaux, comme si tu ne faisais confiance ni à ton regard pour voir, ni aux tableaux pour te montrer, d'eux-mêmes, ce que le peintre a voulu exprimer.»
    Six textes, à propos, outre ce premier, de «l'annonciation» de Francesco del Cossa et l'escargot, de l'«Adoration des mages», version de Londres, de Bruegel l'ancien, des Madeleines pénitentes, de la «Vénus d'Urbin» de Tien de la pin-up et de la main, et des Ménines, des formes diverses : lettre, dialogue, adresse au lecteur, exposé, toujours un ton très vivant qui colle à cette revendication du regard précis, curieux, vierge de références et à priori (nourri en fait par textes ou connaissances digérées, mais ramenées en sous conscience, ou s'appuyant sur..) - avec parfois une familiarité affichée, une ironie un peu lourde, mais qui s'oublie vite dans le plaisir pris à suivre le raisonnement, à, avec lui, partir d'un détail et arriver à tout le tableau ou à une constante de l'art.
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    • Livres 3.00/5
    Par myriampele, le 30 janvier 2013

    myriampele
    J'ai acheté ce livre après avoir vu une conférence sur les femmes dans les tableaux du Musée des beaux Arts à Nantes. Il nous avait été conseillé par la conférencière. C'est étonnant et drôle, il y a là une approche de la peinture légère et assez facile. mais je ne l'ai pas lu comme un roman, cela m'a demandé tout de même un effort.
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    • Livres 4.00/5
    Par petitours, le 12 février 2008

    petitours
    Daniel Arasse reprend ici une série de chroniques radiophoniques sur la peinture et nous initie avec un réel talent de conteur à l'art de faire parler les peintures. On le soupçonne parfois de se cacher derrière son érudition pour forcer les oeuvres à dialoguer, mais s'en défendrait-il lui même?
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Citations et extraits

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  • Par Mimimelie, le 10 avril 2014

    Si l'art a eu une histoire et s'il continue à en avoir une, c'est bien grâce au travail des artistes et, entre autres, à leur regard sur les œuvres du passé, à la façon dont ils se les sont appropriées. Si vous n'essayez pas de comprendre ce regard, de retrouver dans tel tableau ancien ce qui a pu retenir le regard de tel artiste postérieur, vous renoncez à toute une part de l'histoire de l'art, à sa part la plus artistique.
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  • Par Mimimelie, le 10 avril 2014

    Parce que, pour peindre, il faut un pinceau et, un pinceau, c'est du poil. De ceci, de cela, mais du poil de toute façon. Donc, on a toujours peint à poils. Et ne dites pas que je joue sur les mots : pinceau, qu'est-ce que ça veut dire ? Hein ? D'où ça vient, pinceau ? ça vient du latin et ça veut dire petit pénis. Oui, monsieur, petit pénis, penicillus en latin, c'est Cicéron qui le dit, pinceau, petite queue, petit pénis. Quand vous y pensez, ça vous ouvre des horizons. Vous vous rendez compte, la taille des pinceaux de Velázquez ? Il se les faisait tailler spécialement pour lui, longs et minces, pas courts et épais. Les cours et épais, c'était pour Turner. Vous vous rendez compte, l'histoire de l'art qu'on ferait ? (....) Non, je vous dis, c'est toute l'histoire de la peinture qu'il faudrait refaire.
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  • Par Mimimelie, le 10 avril 2014

    ... parce que depuis toujours, les cheveux, c'est dans l'intimité qu'elle les dénoue, une femme. Dans sa chambre, sa salle de bains, son gynécée, au lit, sur la machine à coudre, où vous voudrez, mais pas dehors. Aujourd'hui tout a changé : on sort comme on veut, habillé et coiffé n'importe comment. Mais, avant, sortir "en cheveux", comme on disait, ça faisait désordre. Une femme qui sortait en cheveux, c'est qu'elle n'avait pas mis son chapeau. Et une femme qui fait désordre, ça veut dire qu'elle mène une vie désordonnée. Vous me suivez ?
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  • Par Mimimelie, le 10 avril 2014

    Vous avez remarqué qu'il n'y avait pas d'équivalent à viril pour les femmes ? Féminin, c'est comme masculin ; et femelle, c'est comme mâle. Mais pour viril, rien. Vous ne me direz pas que c'est par hasard ! Je n'insiste pas mais je n'en pense pas moins.

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  • Par Mimimelie, le 10 avril 2014

    Vous savez ce que c'est : on réfléchit, on réfléchit, on n'avance pas et puis, tout d'un coup, ça y est, on voit. On voit ce qu'on avait sous les yeux, qu'on n'avait pas encore vu alors que c'était, justement, de l'ordre de l'évidence.

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Vidéo de Daniel Arasse

La dimension politique de la perspective par Daniel Arasse Daniel Arasse, historien de l'art, nous livre une explication politique de la naissance de la perspective à Florence. Comment se fait-il qu'un système de représentation du monde va l'emporter sur les autres et ce jusqu'au début du XXe siècle?











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