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ISBN : 2266126490
Éditeur : Pocket (1994)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'homme moderne perd sa vie à la gagner. Que fait-il, en effet ? Travailler pour subvenir à ses besoins ? Oeuvrer pour construire un monde d'objets dont les plus éminents sont les oeuvres d'art ? Agir au sens politique du terme pour institu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par fx131, le 31 mars 2014

    fx131
    Le 20 éme siécle a transformé le statut de l'homme . Cela est une évidence que nul ne peut nier. En quoi exactement ?? L' on peut dire qu'aujourd'hui l'homme n'est plus un , il est eux dans dans un ensemble qui le dépasse et il n' y a aucune échappatoire. La technologie qui certes aide l'homme l'a également asservi , et rendu dépendant . de cela les politiques tirent des avantages conséquents et s'imposent sans possibilité d'écart ou de fuite . La nature méme de la pensée de l'homme est conditionnée et manipulée pour en faire un simple pion , sans aspérité. Contre le mythe de l'homme objet , mme Arendt entend opposer une vision résolument transgressive : l'humanité en marche. Cet opus s'impose par la méme comme un ensemble de textes fondamentaux sur la compréhension du réflexe de soumission de l'homme a ce qu'il croit étre supérieur à lui , que cela soit la technologie , les politiques ou les médias . Il faut lire cet ouvrage ,mais le lire vraiment pour saisir toute la difficulté que l'homme rencontre pour avoir le droit simplement d'exister. L'aspiration de l'homme doit étre la liberté de corps et d'esprit , et non pas l'attente de l'ordre de la machine , ou de la voix qui résonnera le plus fortement. Cet ouvrage a une importance cruciale , en ces temps ou l'on profite impunément du réflexe de soumission de l'homme devant les autels médiatiques et pseudo humains . Un ouvrage fondamental pour comprendre la condiion humaine...
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    • Livres 4.00/5
    Par JFSERRE, le 09 mars 2014

    JFSERRE
    Essai d'anthropologie philosophique traduit en français en 1961.
    L'homme a assuré sa domination sur la terre, Il est en passe de maîtriser la nature, il a entamé la conquête de l'espace, jamais il n'échappera à la condition humaine.
    Attention "La Condition de l'homme moderne", ce n'est pas la condition de l'homme contemporain qui transgresse les normes de la modernité fondée au XVIIè siècle par Galilée et Descartes.
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    • Livres 2.00/5
    Par JackBlanchart, le 03 août 2013

    JackBlanchart
    Pour avoir suggéré un jour que l'horreur était banale lors du procès Eichmann, j'ai été interpellé par cette grande philosophe. J'ai commencé par lire ce fascicule mais j'ai calé. Trop intellectualiste pour moi. J'insiste : pour moi. Je n'y ai pas trouvé la clarté que je recherchais.
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Citations et extraits

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  • Par hupomnemata, le 22 août 2013

    On calcule qu'au moyen âge les gens ne travaillaient guère plus de la moitié de l'année. Il y avait cent quarante et une fêtes chômées (cf. Levasseur, op. cit., p.239, et Liesse, le Travail, 1889, p. 253, sur le nombre de jours ouvrables en France avant la Révolution). L'extension monstrueuse de la journée de travail caractérise le début de la révolution industrielle, les travailleurs étant obligés de concurrencer les premières machines. Auparavant, en Angleterre, la journée de travail allait de onze ou douze heures au XVe à dix heures au XVIIe (cf. H. Herkner, "Arbeitszeit", in Handwörterbuch für die Staatswissenschaft, 1923, I, 889 sq.). En bref "les travailleurs ont connu pendant la première moitié du XIXe des conditions d'existence pires que celles subies auparavant par les plus infortunés" (Edouard Dolléans, Histoires du travail en France, 1953). Le progrès accompli à notre époque est généralement surestimé puisque nous le mesurons à un véritable "âge des ténèbres". Il est possible, par exemple, que l'espérance de vie telle qu'elle est aujourd'hui dans les pays les plus civilisés corresponde seulement à ce qu'elle était dans certains siècles de l'antiquité. Nous n'en savons évidement rien, mais la longévité de nombreux personnages célèbres invite à poser la question.
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  • Par hupomnemata, le 18 août 2013

    Nulle part dans l'Ancien Testament la mort n'est le "salaire du péché". Et la malédiction qui chassa l'homme du paradis ne lui donna pas pour châtiment le travail et la naissance : elle fit seulement que le travail devint pénible et que la femme enfanta dans la douleur. D'après la Genèse, l'homme (adam) avait été créé pour veiller sur la terre (adamah), comme l'indique son nom, forme masculine du mot "terre" (Genèse, 2 : 5-15). "Et Adam ne devait pas labourer l'adamah… et lui, Dieu, créa Adam de la poussière de l'adamah… Lui, Dieu, prit Adam et le plaça dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder" (je suis la traduction de Martin Buber et Franz Rosenzweig, Die Schrift, Berlin). Le mot pour "labourer" qui plus tard signifia travailler, leadwod, a le sens de "servir". La malédiction (3 : 17-19) n'emploie pas ce mot, mais le sens est clair : le service pour lequel fut créé l'homme devient servitude. La malédiction est généralement mal comprise, parce que l'on interprète inconsciemment à la lumière des idées Grecques. Les auteurs catholiques évitent d'ordinaire cette erreur (cf. par ex. Jacques Leclercq, leçons de droit naturel, vol. IV, 2° partie, "Travail, propriété", 1946, p.31) : "La peine du travail est le résultat du péché originel… L'homme non déchu eût travaillé dans la joie, mais il eût travaillé"; ou J. Chr. Nattermann, Die moderne Arbeit soziologisch und theologisch betrachtet (1953), p.9. Il est intéressant dans ce contexte de comparer la malédiction de l'Ancien Testament avec l'explication apparemment semblable de la peine du travail dans Hésiode. Hésiode dit que les dieux, pour châtier l'homme, lui dérobèrent la vie de sorte qu'il dut la chercher, alors qu'auparavant il n'avait, paraît-il, qu'à cueillir les fruits des champs et des arbres. La malédiction consiste ici non seulement dans la dureté du travail mais dans le travail lui-même.
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  • Par hupomnemata, le 01 septembre 2013

    Les actions des hommes ressemblent à des gestes de pantins manoeuvrés par une main invisible derrière le décor, de sorte que l'homme est comme le jouet d'un dieu. Il est remarquable que ce soit Platon, qui n'avait aucune idée du concept moderne d'Histoire, qui ait inventé la métaphore de l'acteur en coulisse qui, dans le dos des hommes agissant, tire les ficelles et est responsable de l'histoire. Le dieu de Platon ne fait que symboliser le fait que les histoires vraies, par opposition à celles que nous inventons, n'ont point d'auteur; comme tel c'est le véritable précurseur de la providence, de la "main invisible", de la nature, de l'esprit du monde", de l'intérêt de classe, etc., qui ont servi aux philosophes de l'histoire, chrétiens et modernes, pour tenter de résoudre le problème d'une histoire qui doit bien son existence aux hommes mais qui n'est évidement pas "faite" par eux.
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  • Par hupomnemata, le 08 août 2013

    La mortalité humaine vient de ce que la vie individuelle, ayant de la naissance à la mort une histoire reconnaissable, se détache de la vie biologique. Elle se distingue de tous les êtres par une course en ligne droite qui coupe, pour ainsi dire, le mouvement circulaire de la vie biologique. Voilà la mortalité : c'est se mouvoir en ligne droite dans un univers ou rien ne bouge, si ce n'est en cercle.
    Le devoir des mortels, et leur grandeur possible, résident dans leur capacité de produire des choses - oeuvres, exploits et paroles - qui mériteraient d'appartenir et, au moins jusqu'à un certain point, appartiennent à la durée sans fin, de sorte que par leur intermédiaire les mortels puissent trouver place dans le cosmos où tout est immortel sauf eux. Aptes aux actions immortelles, capables de laisser des traces impérissables, les hommes, en dépit de leur mortalité individuelle, se haussent à une immortalité qui leur est propre et prouvent qu'ils sont de nature "divine". La distinction entre l'homme et l'animal recoupe le genre humain lui-même : seuls les meilleurs (aristoi), qui constamment s'affirment les meilleurs (c'est le verbe aristeuein, qui n'a d'équivalent dans aucune langues) et "préfèrent l'immortelle renommée aux choses mortelles", sont réellement humains; les autres, satisfaits des plaisirs que leur offre la nature, vivent et meurent comme des bêtes. C'est l'opinion qu'on trouve encore chez Héraclite et dont on ne voit guère l'équivalent chez les philosophes après Socrate.
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  • Par hupomnemata, le 23 août 2013

    Cette qualité, dans le modèle ou l'image, de permanence, d'être là avant la fabrication et de subsister après, de survivre à tous les objets d'usage possibles que la même image contribue à faire exister, cette qualité a puissamment influé sur la doctrine platonicienne des idées éternelles. Dans la mesure où cette doctrine s'inspira du mot idea ou eidos (aspect", "forme") que Platon fut le premier à employer dans un sens philosophique, elle reposait sur des expériences de poièsis, de fabrication; Platon se servit de sa théorie pour exprimer des expériences toutes différentes et peut-être beaucoup plus "philosophique", mais il ne manqua jamais de prendre ses exemples dans le domaine du faire pour démontrer la plausibilité de ses propos. L'idée éternelle unique dominant une multitude de choses périssables tire sa plausibilité dans la doctrine de Platon de la permanence et de l'unicité du modèle d'après lequel un grand nombre d'objets périssables peuvent être fabriqués.
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