> Jean-Francis Reille (Traducteur)

ISBN : 2070766411
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Dans les vallées du sud du Pérou, arrosées par l'Apurimac, le Pachachaca, un avocat pauvre et son fils Ernesto errent, de ville en village, à la recherche d'une résidence idéale. Lorsque son père le laisse dans un collège religieux de la province, le jeune garçon connaî... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par Aela, le 27 février 2011

    Aela
    Ce roman écrit par Jose Maria Arguedas, Péruvien, est un plaidoyer pour la reconnaissance de la culture andine, tant indienne, quechua, qu'hispanique et métissée. C'est l'histoire, partiellement autobiographique, d'Ernesto qui a quatorze ans et qui accompagne son père à Cuzco, chez le frère aîné de celui-ci, et visite l'ancienne capitale inca. Il prend conscience de la présence de deux cultures dans les Andes, et des structures de domination survivant dans la société. Sur la route d'Abancay,il se souvient de voyages antérieurs, du bon accueil que leur réservaient autrefois les Indiens. Arrivé au collège religieux où il sera interne, Ernesto remarque la complicité des religieux avec les grands propriétaires terriens qui maintiennent les Indiens dans une situation proche de l'esclavage. A l'intérieur du collège, les jeunes Indiens maîtrisant mal l'espagnol et les fils de grands propriétaires reproduisent les relations sociales de la ville. Un jour, le sel vient à manquer; quand une livraison arrive, les grands propriéataires préfèrent le garder pour leurs animaux. Les métisses de Huanupata se révoltent...
    Un grand roman pour défendre la cause andine et la culture andine...
    Pour tous les passionnés d'Amérique du Sud..
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 27 février 2011

    De Cangallo, nous nous dirigeâmes vers Huamanga, à travers la pampa des Indiens morochucos. Cavaliers à visages d'Européens; voleurs de bestiaux légendaires, les Morochucos descendent des soldats excommuniés d'Almagro qui se réfugièrent dans cette pampa froide, apparemment inhospitalière et stérile. Ils jouent du charango et du wak'rapucu, enlèvent leurs femmes et parcourent la steppe sur des petits chavaux qui courent comme des vigognes.
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  • Par Aela, le 27 février 2011

    Dans les villages indiens, les femmes se taisent quand les hommes tiennent des réunions solennelles. Dans les fêtes familiales et même au Conseil, les Indiens parlent fort et tous en même temps. Vues du dehors, ces assemblées ont l'air de congrès de fous. On ne sait qui a la parole ni à qui il s'adresse. Il y a pourtant un ordre, les phrases touchent le destinataire et un accord finit par se dégager.
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  • Par Aela, le 27 février 2011

    L'Amaru Cancha, palais de Huayna Capac, était une ruine et son fronton s'effritait. La rue était droite et nette, sans rigidité. Si elle n'avait pas été si étroite, on aurait pu distinguer les arêtes rectilignes des pierres. Elles ne grouillaient pas, elles ne parlaient pas, n'avaient pas la force énergétique de celles qui jouaient entre elles dans le mur de l'Inca Roca.
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