ISBN : 2822500363
Éditeur : Kirographaires (2011)


Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Le temps d’une nuit, la dernière passée au chevet de sa grand-mère, l’auteur replonge en enfance. Dans un aller-retour permanent entre l’instant présent et le passé, elle revit les nombreux moments de complicité qu’elles ont partagés. Nous les suivons au gré de leurs vo... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par CorinneGatelChol, le 09 mai 2012

    CorinneGatelChol
    Entre ce livre et moi ce fut une histoire rondement menée ! Reçu des mains de mon fils le dimanche matin, lu dans l'après-midi (la morosité du temps aidant), chroniqué le soir même ! ça chez moi ça tient du record ^^

    Mais STOP, je vous vois venir avec vos grands sabots ! Ne pensez surtout pas que je ne l'ai pas aimé : JE L'AI DEVORE !
    ...et pour causes : nous avons Sylvie et moi la même enfance, les mêmes souvenirs.
    NON, Sylvie n'est pas ma soeur !...mais elle aurait pu l'être.
    Grand-mère qui parait éternelle mais qui ne l'est pas, et qui vous quitte un jour, comme ça, emportant avec elle des scènes de votre vie d'enfant.
    Hauts plateaux de l'Ardèche du Nord pour elle et de la Haute-Loire du Sud pour moi (oui la distance à vol d'oiseau n'est pas énorme).
    Famille à rallonge que l'on (re)découvre en été avec des Augusta, des Robert, des Clément... et ce mot charmant de TATAN qui n'existe je crois que par chez nous (oui chez vous les autres on dit "tatie" ou "tata" ou "tantine"... mais pas Tatan ;-) !
    Les airelles que l'on ramasse au peigne et qui tachent les doigts... et surtout les dents^^
    Le canevas avec le chaton que l'on t'offre vers 6 ans parce que tu deviens grande (perso j'ai jamais réussi à le finir^^).
    Les bugnes à la forme si particulière qui sentent le rhum et la fleur d'oranger.
    Le pain que l'on taille en larges tranches (toi de la châtaigne moi du seigle) et que ta grand-mère tartine de beurre et soupoudre de cacao.
    Les maisons des vieux qui font un peu peur lorsque l'on y entre.
    La burle sur les plateaux qui forment des congères.
    La sanguette que je trouvais moi-aussi dégueulasse aussi je tournais le dos à la table pour ne pas la voir.
    Les rideaux contre les mouches faits avec des bouchons plastique évidés que ma grand-mère crochetait avec des laines de couleurs vives.
    Le saucisson plié dans du journal et mis sous la cendre.
    La tombe du cimetière qu'on allait nettoyer et celles des autres qu'elle me présentait comme si on visitait des amis (d'où mon goût immodéré pour les cimetières).
    Les histoires "d'avant" qui font que tu deviens une accro de généalogie (moi mon passage préféré c'était lorsque ma grand-mère me racontait comment elle s'était faite couper les cheveux -qu'elle portait en macaron- alors que son père ne voulait pas !)
    ...et même le fait qu'elle se faisait un plaisir de partir en voiture avec moi alors qu'elle était fatiguée pour les autres !
    Bon j'arrête ?! MDR
    Je ne vous parlerai pas de ce livre, touchant, discret, suave, parce que je l'ai ressenti plus que lu. Je l'ai absorbé. Je dirai simplement qu'il m'a souvent mis les larmes aux yeux mais m'a fait aussi souvent sourire... et que vous devriez impérativement le lire !
    Je te félicite Sylvie, tu m'as eu "au livre témoignage" moi qui n'aime pas vraiment ça et le pire c'est que j'ai aimé me laisser prendre par tes madeleines ;-)

    PS (message privé à Sylvie) : alors comme ça toi-aussi l'Auberge de Peyrebeille te foutait la frousse ? le haut de l'escalier : "alors là c'est ici que ce tenait celui qui assomait les clients en se mettant sur cette planche...et c'est dans cette cour qu'ils ont été guillotinés"... avec l'accent... MDR
    Ma seule différence, un grand regret, je n'ai pas pu me rendre au chevet de ma grand-mère (qui est morte à 90 ans) parce que j'accouchais à 500km de chez elle (en Alsace^^)

    Lien : http://www.les-etrangers-du-temps.com/article-mes-chroniques-mamy-gr..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par pascale.madeleine, le 12 mai 2012

    pascale.madeleine
    J'ai acheté le livre, par « sympathie » entre auteurs, car je lis rarement de « témoignages familiaux ».
    Pourtant, la photo a attisé ma curiosité, ce chemin qui s'éloigne dans la campagne Ardéchoise m'entraînait presque à mon insu.
    Sylvie Arnoux dévoile dès les premières lignes, une sensibilité de petite fille dans laquelle je me suis retrouvée, lorsqu'elle se souvient de leur connivence et des nombreux jeux qu'elle échangeait avec sa grand-mère.
    A coups de phrases simples mais finement ciselées, elle nous emmène dans un univers connu de tous, mais oublié parfois : l'enfance.
    Et nous voilà avec l'auteure, fillette, nous plongeant dans ses souvenirs, qui nous apostrophent parfois, dans de singulières similitudes. Quoi de plus naturel ? Il s'agit là d'une histoire universelle : les sentiments, les échanges que nous avons tissé avec sa mère, son père, sa grand-mère... La somme de tous les petits bonheurs vécus, qui, même au-delà de la mort, restent, comme autant de madeleines de Proust...
    La mort y est évoquée avec beaucoup de pudeur. Nous vivons la dernière nuit de Mamy Grand, comme si nous quittions notre propre grand-mère, dans les mots délicats de Sylvie Arnoux… La mort y est évoquée avec beaucoup de pudeur.
    Si les mots de Sylvie Arnoux sont simples comme les petits bonheurs évoqués, ils sont empreints de douceur.
    Et l'on se laisse aller à une douce nostalgie …

    Lien : http://www.pascale-madeleine.com/pages/Mamy_Grand_Sylvie_Arnoux_Kiro..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par blackfountain, le 19 novembre 2011

    blackfountain
    Dans les pages de "Mamy Grand", de Sylvie Arnoux, pas d'actions se télescopant à un rythme effréné, pas de suspense diabolique, pas de jeune héroïne riche et belle ne sachant plus où elle en est de ses amours avec Pierre ou Paul... Non, rien de tout cela mais une histoire toute simple, écrite avec une plume trempée dans l'encre de la pudeur et de l'émotion, qui captive le lecteur dès les premières lignes.
    Mamy Grand est maman, grand-mère et arrière-grand-mère. Elle vit ses dernières heures, dans une maison de retraite. Au cours d'une ultime nuit passée en sa compagnie, l'auteure entreprend un long et paisible voyage, entre présent et passé, en suivant le fil de ses souvenirs. C'est toute son enfance qui renaît, auréolée de ses senteurs et saveurs si familières... Un temps où l'on prenait le temps. de vivre. de découvrir. de partager. D'aimer.
    Mamy Grand apparaît derrière chaque souvenir, lien incontournable entre les générations, mémoire vivante de tous les membres, décédés ou présents, qui tissent la toile de sa grande famille. Une femme forte, de caractère, à l'image de la rusticité authentique de son Ardèche natale. Ses doigts de fée savaient tout faire, elle s'intéressait à tout. Elle a pris le temps de transmettre ses savoirs, devenus cadeaux inoubliables pour ses petits-enfants...
    Au-delà de ce beau portrait de femme, l'auteure nous offre également quelques émouvantes réflexions sur la mort, la vieillesse : "Quand descend-on du train de la vie pour s'asseoir sur le quai et regarder le temps défiler..." ; ou encore sur les relations si particulières qui unissent une petite-fille à sa grand-mère. Mamy Grand, ou l'invitation à un voyage, le dernier, dans la douce lumière de la pudeur des mots.

    Lien : http://darklimelight.over-blog.com/article-challenge-les-agents-litt..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par baboue666, le 26 janvier 2012

    baboue666
    Mamy Grand
    La couverture représente, je pense, une photo de l'Ardèche. Ciel bleu, montagne à l'horizon, arbres, arbustes et plaine aux herbes grillées par le soleil du Midi. J'en ressens une forte chaleur, moi, native du Nord. Cette photo est prise un matin ou en fin de journée, les ombres sont étirées. Au dos, une tour médiévale, signe des temps passés, perdue sur un vallon vide de toute présence. Ça fait rêver cette solitude.
    Une vieille dame veillée par une femme triste qui, au fil de la nuit, redevient une enfant pour sa Mamy Grand. Peut-être aussi pour chasser le chagrin de voir partir un être cher. Beaucoup d'entre nous ont vécu cette expérience. Intimement ou par procuration. Ce récit rapproche donc les Hommes.
    Ce livre chante la vie, il nous balade entre lande et montagne, ruisseaux et chemins de traverse.
    Mamy Grand ramène loin en arrière, mais pas tant que ça. Ce récit est empreint des mœurs des années 60 et 70.
    Et toujours en arrière plan, l'approche de la mort, ce souffle suspendu sur celui d'un être cher.
    Je suis entrée dans la vie d'une famille et me suis rendu compte de quelques similitudes avec ma propre enfance. Pourtant, même si l'auteur et le lecteur ont vécu à peu près à la même époque, les façons de vivres diffèrent souvent fortement… il est intéressant de découvrir d'autres quotidiens.
    elisabeth charier

    Lien : http://fantasy666.jimdo.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par clairafalda, le 16 février 2012

    clairafalda
    Ce livre m'a transportée dans des paysages merveilleux de la montagne Ardéchoise. L'auteur aborde avec sensibilité et une belle écriture la fin de vie de sa grand mère avec laquelle elle entretenait une belle complicité. Cet instant de vie l'amène à se replonger dans ses souvenirs d'enfance pleins de petits bonheurs, du point de vue de al petite fille qu'elle était. Un livre à recommander. A noter que ce roman est le premier pour l'auteur. A suivre!

    Lien : http://passiondauteur.canalblog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par JessicaLumbroso, le 03 avril 2012

    Voilà un récit touchant de simplicité, touchant d'innocence.
    Que dire de plus ? En voilà l'essentiel de ce que j'en ai pensé.
    L'écriture est fluide, les personnages bien campés (et l'on s'y retrouve beaucoup), et le tableau peint de cette grand-mère idyllique d'une attendrissante sincérité. Voilà un ouvrage qu'on lit d'une traite, heureux d'évoluer dans un univers tendre et mélodieux qui nous a, pour certain, échapper toute notre enfance.
    La part de mystère demeure : on sent d'instinct qu'il s'agit d'un récit autobiographique, mais on se demande tout du long où se situe la part de réel. Tous les souvenirs sont bien vivants, malgré qu'il semble improbable de se rappeler avec autant d'exactitude notre enfance.
    Malgré tout, voilà un récit qui m'a plût, et je félicite l'auteur pour sa plume légère, agréable et honnête.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Mamy Grand par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz