
par chartel, le 2008-07-28 16:04:04
Antonin Artaud tenait pour primordial le principe d’incarnation de la poésie. Mais cette incarnation nécessitait également pour présenter un quelconque intérêt une relation à l’espace, au théâtre,...
par chartel, le 2008-07-28 16:05:28
-Et à quoi vous a servi, monsieur Artaud, cette Radio-Diffusion ? -En principe à dénoncer un certain nombre de saletés sociales officiellement consacrées et reconnues.
par chartel, le 2008-07-28 16:04:59
Dieu est-il un être ? S’il en est un c’est de la merde. S’il n’en est pas un il n’est pas. Or il n’est pas, mais comme le vide qui avance avec toutes ses formes dont la représentation la plus...
Le théâtre et son double
Van Gogh ou le suicide de la société
Héliogabale, ou, L'anarchiste couronné
Pour en finir avec le jugement de dieu est sans doute le livre d'Antonin Artaud qui libère le plus violemment cette voix forcenée, cette voix de fureur et de fièvre qui apparaît comme l'ultime état, l'ultime éclat de sa parole de poète.
La poésie prend ici la forme d'une profération, d'une vaticination, mais loin de vouloir faire entendre le message inspiré ou imposé à un oracle par un dieu quelconque, Artaud entreprend de transcrire les mots, les balbutiements, les cris comme s'ils étaient directement engendrés par le corps souffrant, brisé, torturé d'un médium qui refuse toute intervention transcendante.
Ce dont témoigne ce livre, c'est d'une révolte ontologique, révolte radicale qui s'affranchit de tous les recours, de tous les secours, de toutes les croyances, pour s'en tenir aux seules sonorités, aux seuls timbres, aux seules vibrations des choses. «Le timbre a des volumes, des masses de souffles et de tons, qui forcent la vie à sortir de ses repères et à libérer surtout ce soi-disant au-delà qu'elle nous cache/et qui n'est pas dans l'astral mais ici.»